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Sandaga sous pression fiscale : les commerçants dénoncent une hausse « brutale et chaotique » des taxes municipales

Sandaga sous pression fiscale : les commerçants dénoncent une hausse « brutale et chaotique » des taxes municipales Spécial

Le Collectif pour la Défense des Intérêts des Commerçants et Couturiers de Sandaga (CDICCS), en synergie avec l’UNACOIS et l’ACIS, a annoncé la tenue prochaine d’un point de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie d’augmentation excessive, unilatérale et injustifiée des taxes municipales au marché Sandaga, décidée par la Mairie de Dakar-Plateau.

Selon le collectif, depuis le mois de décembre 2025, les commerçants et couturiers du plus grand marché de Dakar font face à une intention d’augmentation brutale des taxes sur les cantines, sans aucune concertation préalable avec les principaux acteurs concernés. Une situation qui suscite une vive inquiétude dans un contexte économique déjà difficile.

À titre illustratif, le CDICCS indique qu’une cantine qui s’acquittait jusque-là d’une taxe mensuelle de 10 000 FCFA serait désormais appelée à payer jusqu’à 90 000 FCFA par mois, selon les informations recueillies auprès de la mairie de Dakar-Plateau. Une hausse jugée anormale et économiquement insoutenable, d’autant plus qu’elle s’ajoute à de nombreuses autres charges administratives et fiscales déjà en vigueur.

Pour rappel, l’ancienne taxe municipale, fixée à 10 000 FCFA par mois, soit 120 000 FCFA par an, était considérée comme raisonnable, supportable et acceptée par les commerçants et couturiers. La nouvelle imposition envisagée représente ainsi une rupture brutale avec les pratiques antérieures.

Face à cette situation, le CDICCS dénonce fermement une mesure injuste, excessive et arbitraire, et alerte l’opinion publique nationale et internationale sur les conséquences graves qu’une telle décision pourrait avoir sur la survie des activités commerciales et artisanales du marché Sandaga.

Le collectif souligne que les commerçants et couturiers, déjà fragilisés par la conjoncture économique nationale, risquent de ne pas pouvoir supporter une telle pression fiscale, ce qui pourrait entraîner des fermetures de cantines, des pertes d’emplois et une détérioration du climat social.

Le CDICCS informe que les commerçants et couturiers du marché Sandaga restent mobilisés, unis et déterminés à défendre leurs droits et à refuser toute forme d’imposition abusive.

Par conséquent, le collectif exige l’arrêt immédiat et sans condition de cette intention d’augmentation chaotique des taxes municipales. Il lance également un appel solennel aux autorités compétentes afin qu’elles interviennent d’urgence pour corriger cette situation et éviter des tensions inutiles entre la Mairie de Dakar-Plateau et les acteurs économiques du marché Sandaga.

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