La rédaction
DGID: ATELIER DE FORMATION SUR LA COPROPRIÉTÉ*
Dakar, Sénégal - La Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID) a organisé un atelier de formation sur la copropriété, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme foncière au Sénégal. Cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion foncière et à améliorer la compréhension de la copropriété.
L'atelier a réuni des représentants de la DGID, des conservateurs de la propriété et des experts en droit foncier. Les participants ont discuté des enjeux et des défis liés à la copropriété, ainsi que des mécanismes de gestion et de résolution des conflits.
La copropriété est un régime juridique qui permet à plusieurs personnes de détenir un bien immobilier en commun. La réforme foncière au Sénégal vise à améliorer la sécurité foncière et à promouvoir l'accès à la propriété pour tous les citoyens.
L'atelier de formation sur la copropriété est une initiative importante pour renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion foncière et pour promouvoir la transparence et la sécurité juridique dans le secteur foncier.
Kaffrine : les étudiants de l’USSEIN descendent dans la rue pour réclamer leurs bourses et l’achèvement des travaux
Après les mouvements d’humeur enregistrés à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la contestation estudiantine s’étend désormais à l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN).
Hier, c’est le campus de Fatick qui est sorti dans la rue. Aujourd’hui, ce sont les étudiants du campus de Kaffrine qui ont battu le pavé pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice persistante.
Très tôt dans la matinée, les manifestants ont érigé des barricades, brûlé des pneus et déversé des ordures sur plusieurs axes stratégiques de la ville, paralysant par moments la circulation. Les forces de défense et de sécurité sont rapidement intervenues pour contenir la situation et empêcher les étudiants des autres établissements de rejoindre le mouvement. S’en sont suivis des échanges tendus entre étudiants et forces de l’ordre, ponctués par des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogènes.
Selon Moustapha Sène, délégué et porte-parole du jour, les étudiants réclament le paiement des bourses de la 5ᵉ promotion, le versement des rappels de bourses, mais aussi l’achèvement total des travaux de l’USSEIN, un chantier dont la lenteur ne cesse d’alimenter la frustration.
« Nous ne demandons rien de plus que nos droits. Tant que ces préoccupations ne sont pas prises en charge, nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure », a déclaré le porte-parole.
En fin de journée, un retour au calme a été noté autour du campus. Mais les étudiants préviennent que cette accalmie n’est que provisoire si les autorités ne répondent pas à leurs doléances.
Mamadou Ndiaye
Vulgarisation de la loi 2022 portant Code de lAquaculture: L'Ana sensibilise les acteurs sur la nécessité de mieux connaître la réglementation
Comme le code de la route dans le secteur des transports, l'aquaculture aussi dispose de sa réglementation détaillée dans la loi datée déjà en 2022. Seulement, ce code mérite d'être vulgariisé auprès des principaux acteurs établis à travers les 14 régions du Sénégal, en ce sens que désormais, ''les aquaculteurs vont devoir distinguer les principaux niveaux de culture et de pêche qui caractérisent leur domaine d'activité. Un atelier de sensibilisation sur cette loi est ouvert ce mardi à L'hôtel de Ville de Dakar sous la présidence de Dr Samba Ka, directeur de l'Agence Nationale de l'Aquaculture (Ana).
En conformité avec les directives de lUEMOA, le Sénégal a promulgué en 2022 le Code de lAquaculture à travers la loi N°2022- 06 du 15 avril 2022 portant Code de lAquaculture. Son décret dapplication a été récemment adopté en conseil des ministres à travers le décret n°2024-859 du 29 mars 2024 portant application de la loi portant Code de lAquaculture au Sénégal. En effet, le sous-secteur de l'aquaculture est devient de plus en plus attractif et connait même l'avènement de partenaires étrangers. Donc, force est de reconnaitre la nécessité d'encadrer cette activité par un dispositif législatif et réglementaire cohérent.
Pour le docteur Samba Ka, ''nous avons toujours nourri cette volonté de développer le sous-secteur de l'aquaculture, nous avons, à cet effet, entamé un processus d’élaboration d’un nouveau Plan Stratégique de Développement de l’Aquaculture (PSD-2026-2030) suivant une démarche inclusive impliquant lensemble parties prenantes (structures publiques, secteur privés, producteurs aquacoles, Partenaires techniques au développement etc.).
L'ambition de ce nouveau plan est de lever les contraintes liées à laccès aux intrants notamment laliment de poisson, les alevins de qualité et en quantité, le renforcement des capacités techniques et les moyens de mobilisation de ressources au bénéfice du secteur, mais également de créer un cadre propice au développement de l'aquaculture. De sorte que l'atelier qui nous réunit aujourdhui sinscrit dans le cadre de ce dernier aspect, à savoir la création dun cadre propice au développement de lAquaculture''.
Il faut dire que la tenue de cet atelier entre dans le cadre d'une tournée de sensibilisation des acteurs établis dans les régions sur cette loi en vigueur de 2022.
''Je suis aujourdhui parmi vous dans la région de Dakar, une région très stratégique dans la vision de lEtat en matière daquaculture, une région à fort potentiel aquacole.
En effet, La région de Dakar possède des potentialités aquacoles diverses, incluant l'élevage en mer avec des cages flottantes sur la Petite Côte et l'élevage en circuit fermé en milieu terrestre. Le potentiel est également lié aux différentes structures de formation en Pêche et aquaculture (IUPA, CNFTPA) qui existent dans la région mais aussi, aux ressources marines, créant ainsi une opportunité pour l'aquaculture marine de suppléer la demande croissante en produits halieutiques'', à indiqué Dr Samba Ka.
Dakar Court 2025 : la 8e édition confirme l’essor du court-métrage en Afrique
Le Festival international de courts-métrages Dakar Court s’apprête à célébrer, en 2025, sa huitième édition, confirmant sa place centrale dans le paysage cinématographique sénégalais et africain. Lancé en décembre 2018 à l’Institut Français du Sénégal, puis à Canal Olympia Teranga et au cinéma Empire Médina, le festival s’est imposé comme le premier rendez-vous africain exclusivement dédié au court-métrage de fiction.
Au fil des années, Dakar Court est devenu un espace de rencontres, de formation et de découverte, réunissant professionnels confirmés, jeunes réalisateurs et un public toujours plus nombreux. L’événement attire désormais des acteurs de tout le continent, mais aussi d’Europe, notamment de France, témoignant de son rayonnement grandissant.
Représentant la Direction de la cinématographie, Mounir Baro, en charge de la coopération et de la communication, a salué l’importance de cette initiative portée par Molucan. Présent au nom du directeur de la cinématographie, M. Germain Colly, il a rappelé l’engagement constant de l’État du Sénégal et de l’Euphopica dans l’accompagnement de ce festival :
« Huit éditions, ce n’est pas rien. L’État du Sénégal est très content d’accompagner Dakar Court, comme tous les festivals qui participent à la vitalité culturelle du pays. Depuis le début, nous sommes là pour soutenir, aider et encourager ces initiatives. »
Cet appui institutionnel s’inscrit dans une mission de service public visant à promouvoir la création audiovisuelle et à renforcer la place du Sénégal dans l’écosystème cinématographique africain.
Des partenaires fidèles et une ouverture internationale car parmi les partenaires historiques, l’Institut Français du Sénégal réaffirme son soutien à Dakar Court, soulignant l’importance de la stabilité et de la continuité dans l’accompagnement d’un festival désormais incontournable.
Le Théâtre de Verdure accueillera de nouveau la soirée d’ouverture ainsi que les projections en compétition. Plusieurs institutions françaises, telles que l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), Grec France Télévisions ou encore le Festival de Clermont-Ferrand, contribueront à la formation, à la professionnalisation et à la diffusion des films sélectionnés.
France Télévisions remettra notamment un prix ouvrant une porte vers la diffusion internationale.
Un festival au service du court-métrage africain et pour cette 8e édition, Dakar Court poursuit son ambition : mettre en lumière les talents du Sénégal et du continent, accueillir des films du nord au sud, d’est en ouest de l’Afrique, et offrir aux jeunes cinéastes un accès aux réseaux professionnels internationaux.
Les organisateurs rappellent que l’avenir du court-métrage à Dakar passe par l'émergence de nouvelles voix africaines, mais aussi par leur capacité à dialoguer avec ce qui se fait de mieux dans le monde. Le festival s’inscrit ainsi dans la même dynamique que les rendez-vous majeurs comme Clermont-Ferrand ou le Festival de Cannes, qui accordent une place stratégique au court-métrage.
Un rendez-vous désormais incontournable car avec une audience croissante, une programmation exigeante et un réseau de partenaires solides, Dakar Court s’affirme comme un pilier du cinéma africain contemporain.
Cette 8e édition s’annonce comme un moment fort de célébration, de création et de partage, confirmant Dakar comme l’un des carrefours culturels majeurs du court-métrage.
Mamadou Touré
Sport Taekwondo : L’Académie Prozenkool Team Warriors brille à Abidjan avec quatre médailles
Abidjan, Côte d’Ivoire – Belle performance pour le taekwondo sénégalais ! L’Académie Prozenkool Team Warriors de Pikine Djidah Thiaroye Kao, dirigée par Maître Elhadji Malick Fall, ceinture noire 4ᵉ DAN, est rentrée au pays avec quatre médailles remportées lors de la Grande Finale African Series, tenue du 27 au 29 novembre 2025 à Abidjan.
Une moisson de médailles qui honore la délégation sénégalaise qui s’est illustrée dans plusieurs catégories féminines et masculines :
Soukayna Ndiaye (55 kg) : finaliste, médaille d’argent, 2ᵉ place ???
Banel Ndiaye (-46 kg) : demi-finaliste, médaille de bronze, 3ᵉ place ???
Fatoumata Mbaye (-53 kg) : demi-finaliste, médaille de bronze, 3ᵉ place ???
Amadou Mbaye (58 kg) : demi-finaliste, médaille de bronze, 3ᵉ place ???
Ces résultats témoignent du travail constant et de la discipline des athlètes, qui ont su représenter le Sénégal avec honneur, engagement et dignité.
Coaching et solidarité : les clés du succès car une mention spéciale est adressée au coach Khadim Gueye, dont l’implication et l’énergie ont fortement contribué aux performances de l’équipe.
L’Académie a également salué le soutien de Pierre Mathieu Dione, Coach Good Entrepreneur Emploi, qui a obtenu un partenariat déterminant avec l’entreprise BATICHIMIE, sponsor officiel.
Cette dernière a assuré la prise en charge complète des billets d’avion Dakar–Abidjan, un geste fortement apprécié.
La directrice de BATICHIMIE, Mme Ngom, a été chaudement remerciée pour son engagement, son soutien exceptionnel aux jeunes sportifs et son amour pour le Sénégal. L’entreprise, lauréate du Prix Ardo Sow, est reconnue comme une référence dans son domaine.
L’Académie a également salué l’appui des autorités locales ainsi que l’efficacité de Maodo Voyage, qui a assuré l’organisation du déplacement de la
délégation.
M. TOURÉ
Abdou GUER, l’autodidacte qui fascine : quand la clarté vaut mieux qu’un diplôme
Dans un paysage médiatique saturé de voix, certaines se distinguent moins par leurs titres que par leur force d’évidence. Abdou GUER en fait partie. Chroniqueur autodidacte, souvent présenté comme un homme sans formation académique formelle, il illustre mieux que quiconque que l’intelligence ne se mesure ni aux diplômes ni aux distinctions universitaires.
Ce qui frappe chez lui, c’est cette capacité presque instinctive à simplifier les problématiques les plus complexes. À la manière d’un Einstein populaire, Abdou GUER décompose les sujets, les schématise et en dégage l’essentiel avec une justesse déconcertante. Là où d’autres s’enlisent dans les détours théoriques, lui dissipe les mystères, éclaire les mécanismes et offre au public une compréhension limpide.
Cette démarche, profondément intuitive, explique l’attention qu’il polarise aujourd’hui. Dans la presse comme sur les réseaux sociaux, ses analyses suscitent un engouement rare. Les internautes parlent de « clarté brutale », de « lucidité désarmante » ou encore « d’éclairage sans filtre ». Autant de témoignages d’un public en quête de voix authentiques, capables de dire le vrai sans jargon ni vernis.
Mais l’un de ses atouts les plus singuliers reste sa maîtrise du wolof. Chez Abdou GUER la langue n’est pas un simple outil : c’est un levier de précision, de profondeur et de justesse. En s’exprimant dans un wolof riche, nuancé et pleinement approprié, il parvient à rendre accessibles des questions réputées complexes. La langue devient alors un pont, un espace de clarté où la pensée se déploie avec une évidence rare.
Dans un monde qui confond parfois érudition et intelligence, Abdou GUER rappelle qu’une idée bien comprise vaut mieux qu’un discours bien décoré. Son parcours démontre que la pensée peut jaillir partout, pourvu qu’elle soit portée par une rigueur intérieure et un rapport sincère à la vérité. Et c’est sans doute cette authenticité, plus que tout, qui en fait aujourd’hui l’une des voix les plus captivantes de la scène médiatique sénégalaise.
M. TOURÉ
Ralliement: le Pr Cheikh Ibrahima Diallo(PJD) rejoint la Coalition "Diomaye Présodent"
La Coalition "Diomaye Président" continue d'étendre ses tentacules. La structure coordonnée par Madame Aminata Touré dite Mimi a ainsi fait bonne prise avec l'adhésion dans ses rangs du Professeur Cheikh Ibrahima Diallo, Secrétaire Général du Parti Justice et Développement
(PJD). Ainsi, le guide religieux de la Fayda Al Ibrahimya
(Médina Baye, Kaolack) promet de mobiliser , désormais, pour la cause du Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye:"Nous rallions la Coalition présidentielle avec armes et bagages. Nous allons nous donner corps et âme pour la réussite du mandat du Président Diomaye et ce, derrière Madame Aminata Touré dite Mimi. Cette dame de valeur, charismatique a une expérience gouvernementale de qualité qu'elle compte mettre à profit du régime en place. A Médina Baye, dans les différents quartiers de Kaolack et, par extension, dans tout le Sine Saloum naturel, le PJD entend s'y déployer davantage pour mobiliser le maximum de personnes. Cela, nous en ferons un sacerdoce, une préoccupation tenace", a fait savoir le Pr Diallo qui conclut:"Notre formation politique ne veut pas jouer les seconds rôles au sein de "Diomaye
Président". Il a une bonne assise politique,des ressources humaines de qualité et cela, nous allons le mettre à la disposition de notre cher pays. Avec le Président Diomaye, le Sénégal peut décoller et il va décoller. Nous appelons donc à une dynamique des énergies positives pour le pousser vers la réussite socio-
économique", souhaite le marabout-politicien.
Première édition de Agora Afrika Forum : Pour un réseautage des entrepreneurs dans la relance du commerce intracommunautaire africain
La première édition du Salon de l'Agora s'est ouverte ce lundi à Dakar, avec pour objectif de promouvoir l'entrepreneuriat et l'innovation en Afrique. Cet événement majeur est organisé par le Club Panafricain des Affaires (CP2A) et vise à relancer le commerce intracommunautaire africain. En effet, cette activité constitue une occasion pour les entrepreneurs africains de se connecter, de partager leurs expériences et de trouver des opportunités de croissance.
Décideurs, entrepreneurs et experts de différents secteurs d’activités se réunissent donc pour discuter des défis et des opportunités de l'entrepreneuriat en Afrique, sous le thème "Relancer le commerce intracommunautaire africain par les critères de mise en œuvre de la ZLECAF". A en croire Mme Ikir Manal, Présidente du Club Panafricain des Affaires (CP2A) et principale organisatrice de l’évènement, «le salon propose une double approche stratégique, avec un salon de l'entrepreneuriat axé sur la création de partenariats entre entrepreneurs, l'assistance technique et financière, ainsi que le partage de savoir-faire dans la gestion d'entreprise ». Ce rendez-vous économique offre l’avantage d’identifier des opportunités pour un partenariat équitable et durable, l’établissement et l’entretien d’un environnement économique positif et le développement des relations pour l’élaboration et la mise en œuvre conjointes des projets / programmes de développement. Ce qui fait dire à Mme Ikir que «ce forum constitue une vitrine d’exposition où se côtoient exposants et visiteurs professionnels et où se font les partenariats de demain. Il faut rappeler que le CP2A est un réseau de décideurs et d'acteurs économiques africains qui vise à promouvoir l'entrepreneuriat et le développement économique en Afrique. «Son objectif est de partager les bénéfices d’une coopération entre les communautés dans le soutien et la poursuite des échanges mutuels incluant le renforcement de la coopération entre les entrepreneurs africains afin de mettre en valeur leurs compétences et leurs expériences», souligne la Présidente du CP2A.
L'indifférence humaine: Amadou Ousmane Wade invite à une réflexion plus approfondie
L’INDIFFERENCE HUMAINE
A chaque acte barbare, Sauvage, on attend le même dicton « Le monde est méchant ». Mais s’est-on déjà demandé : qui est ce monde, sinon nous tous ? Qui est ce monde, sinon toi, moi, nos voisins, nos amis, nos silences ? nos complices et nos absences ?
Si vous vous rappelez, hier nous avions perdu un jeune frère, un étudiant, un rêveur à l’UGB (Université Gaston Berger de Saint Louis) au nom de Matar Diagne.
Ainsi, avant de commettre l’irréparable suicide, il nous a laissé un message bouleversant, poignant, triste et écœurant espérant que cela nous poussera à repenser notre comportement dans la société.
Mais Hélas !!! La méchanceté humaine sévit et roule à une vitesse de l’éclair.
Le récit du défunt Matar Diagne nous raconte que ce dernier se sentait seul, abandonné, invisible dans une foule de visages familiers. Il avait crié sans qu’on entende, souri sans qu’on voie, souffert sans qu’on s’en soucie.
Et quand il a chuté, ce n’est pas la mort qui l’a tué, mais l’indifférence. Après son départ, les médias et les réseaux sociaux se sont enflammés de messages poignants, de regrets tardifs, de leçons de morales.
Mais à quoi bon pleurer les morts si l’on ne sait pas aimer les vivants ?
Aujourd’hui, une autre tragédie nous secoue. Une jeune mère au nom de Nogaye Thiam a été retrouvée sans vie dans sa chambre, son nourrisson affamé pleurant à ses côtés, cherchant en vain la chaleur d’un sein devenu froid. Deux jours. Deux jours de silence, d’oubli, d’absence.
Deux jours où personne n’a frappé à sa porte, pas même sa belle-mère, pas même un voisin. Et pourtant, elle vivait en famille. Comment expliquer qu’aucun cœur n’ait perçu l’écho de son absence ? Comment avons-nous pu devenir si sourds, si aveugles, si éloignés les uns des autres ?
Ce n’est pas le monde qui est cruel. C’est notre indifférence qui tue. Ce sont nos regards fuyants, nos jugements hâtifs, nos priorités inversées. Nous avons appris à détourner les yeux plus vite qu’à tendre la main.
Nous avons appris à commenter les drames sans jamais les prévenir. Nous avons appris à compatir à distance, mais oublié comment aimer de près. Et pendant ce temps, des vies s’éteignent dans le silence, des âmes se brisent dans l’ombre, des cœurs se fanent dans l’oubli.
Il est temps de nous regarder en face. De reconnaître que nous sommes tous responsables, à des degrés divers, de ce que devient notre société.
Car chaque fois que nous choisissons le confort de l’indifférence plutôt que l’inconfort de l’empathie, nous renforçons ce mur invisible qui sépare les êtres ce qui est anormal. Chaque fois que nous laissons quelqu’un s’éteindre sans lui tendre la main, nous trahissons notre humanité. Et chaque fois que nous attendons qu’un drame éclate pour nous émouvoir, nous arrivons trop tard.
Avez-vous demandé une fois qu’avoir bonne foi, ce n’est pas seulement croire en Dieu ou en un idéal mais aussi croire en l’autre. Et croire en l’autre, c’est croire aussi que chaque être humain mérite d’être écouté, soutenu, entouré quel que soit sa nature.
C’est aussi oser poser une question sincère, offrir un sourire gratuit, prendre des nouvelles sans raison, refuser de laisser la solitude gagner du terrain.
C’est comprendre également que la bonté n’est pas une faiblesse, mais une force révolutionnaire.
Une force qui sauve, qui répare, qui rallume les étincelles dans les regards éteints.
Ainsi, il est urgent pour nous de réapprendre à vivre ensemble, pas seulement à cohabiter. Mais réapprendre à sentir l’absence d’un voisin, à entendre le silence d’un ami, à deviner la tristesse derrière un sourire. Nous devons redevenir des veilleurs, des passeurs de chaleur, des bâtisseurs de liens.
Car une société qui ne sait plus prendre soin des siens est une société qui se meurt lentement, dans le vacarme de ses distractions et le tumulte de ses égoïsmes.
Alors, que chacun se pose cette question simple mais essentielle :
« Suis-je ce monde que je dénonce ? »
Et si la réponse est oui, alors il est temps de changer. Non pas demain, mais aujourd’hui. Car chaque geste compte. Chaque regard bienveillant, chaque mot doux, chaque main tendue est une victoire contre la froideur ambiante.
Et peut-être qu’un jour, quand on dira que le monde est méchant, on pourra répondre : « Pas celui que nous avons choisi de bâtir
Amadou Ousmane Wade, Altesse Tel : 77-621-76-04 Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Célébration de "Thiaroye 44": Contre l’oubli de cette cruelle barbarie ! Par Ibrahima NGOM Damel
Ce fut douloureux comme un matin de gèsine ! De braves et dignes fils d’Afrique recrutés de force par l’empire français colonial envahi par l’Allemagne nazie, furent réprimés dans le sang par les forces militaires de cette même grande Métropole. Tragique ! Ces sénégalais et gens venus d’ailleurs, pompeusement appelés « Tirailleurs sénégalais », démobilisés au camp de Thiaroye (Dakar) un 1èr décembre de l'an 1944 et qui ne demandaient que ce qui leur devait revenir de droit (pécules et indemnités). Cela en dit long sur l’ingratitude, le manque de mémoire du cœur, la barbarie moyennâgeuse de ces faux-frères qu’ils prêtaient main forte pour briser les chaînes. Ils furent, pourtant, venus chez nous pour nous apporter les valeurs civilisationnelles. Que nenni ! Ils ont brimé, volé, violé, trahi, pressuré, pogromisé et, cela reste… encore. Ils furent le symbole de la pire et pure cruauté.
De méchants cons,
de vrais chenapans, d’honteux brigands coléreux !
Ces tirailleurs sénégalais ont bravé les rigueurs du climat d’outre-mer pour faire face à l’ennemi. En dépit de la supériorité mécanique du camp d’en face, ils n’ont jamais fléchi sur le champ de l’honneur. Ils avaient en bandoulière les valeurs purement africaines le
"joom", le
"fuula", le
"fayda", le "ngoor" comme viatique, pour ne pas dire, comme seul et unique aiguillon pour sauver la France des griffes du nazisme naissant et ses agents noirs. Même l’inhumain-cruel- Satan Adolf Hitler a pu reconnaître le couragne des forces noires en ces termes:"Si ce n’étaient pas les noirs, braves comme des lions et nombreux comme des fourmis, je bombarderai la France en 24 heures et je mettrais Paris dans une bouteille". Cela en dit long sur l’exploit des régiments noirs sur tous les théâtres d’opération durant cette grande conflagration mondiale. Pardi ! Leur contribution à l’émancipation de la France, à l’avènement d’un monde libre était de loin d’être vaine. Les tirailleurs ont ,de cette manière-ci, écrit les plus belles pages de l’Histoire de l’ex- puissance dominatrice.
Après avoir défendu une cause qui n’était pas la leur, ils ont été froidement pris à partie, massacrés un matin du 1èr décembre 1944. Les yeux bouffis d’espoir de rentrer chez leurs familles respectives et ce, après des années de sacrifices, ils ont été envoyés au boulevard des allongés (méchamment tués !), au camp militaire de Thiaroye, à Dakar. Voilà tant de rêves brisés d'un coup, de nombreuses familles démantibulées par cette vacherie innommable, ce carnage indigne de l’époque des barbares. Une véritable pratique de Kamikaze ! Leur belle épopée ne doit pas être couverte du linceul de l’oubli. Ce sera une seconde mort pour ces vaillants Soldats libérateurs. C’est heureux que pour l’an 80 de la commémoration de ce massacre de masse, le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye ait pris des mesures dignes de louanges pour rétablir la vérité sur cet épisode si atroce de notre passé colonial. En tant que noir et fier de l’être, en notre qualité d’ami de l’Afrique et du monde noir, nous applaudissons des deux mains l’institutionnalisation d’une
"Journée des Tirailleurs sénégalais"(1er décembre de chaque année), l’intégration de cette parenthèse douloureuse du fait colonial dans nos curricula scolaires pour une meilleure intelligence par les générations montantes et celles futures. L'érection d’un centre de documentation et de recherche dédié à ce pan tragique de notre histoire est aussi à saluer.
Ibrahima NGOM Damel,
Journaliste.
NB: Cet article a été écrit et publié
le 1èr décembre 2024.
