La rédaction
Forum international de Dakar : l’Afrique de l’Ouest et du Centre face aux défis urgents de la transition écologique
La capitale sénégalaise a abrité, ce mercredi 6 mai 2026, la quatrième édition du Forum international de Dakar sur l’environnement, l’économie verte et le climat, une initiative de Actions Citoyennes sur le Climat (ACC), en collaboration avec plusieurs partenaires techniques et financiers.
Placée sous le thème « Transition écologique, finance verte, sécurité alimentaire, pastoralisme et gouvernance climatique : quels défis pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ? », cette rencontre d’envergure a rassemblé plus de 500 participants venus d’horizons divers, notamment des institutions publiques, du secteur privé, des ONG, du monde académique ainsi que de la société civile
Dans un contexte marqué par une aggravation des effets du changement climatique, les intervenants ont dressé un constat préoccupant : l’Afrique de l’Ouest et du Centre fait face à une convergence de crises environnementales, économiques et sociales. La dégradation des ressources naturelles, la perte de biodiversité, l’insécurité alimentaire et la fragilisation du pastoralisme constituent autant de défis urgents à relever.
Le forum a ainsi offert un cadre d’échanges pour mieux comprendre ces enjeux, identifier des solutions locales et promouvoir une approche intégrée du développement durable.
Prenant la parole, le président de l’ACC, Ousmane Kandé, a souligné l’importance de fédérer l’ensemble des acteurs autour de la transition écologique.
Selon lui, ce forum constitue un espace scientifique et citoyen visant à sensibiliser, mobiliser et proposer des réponses concrètes face aux impacts du changement climatique. Il a insisté sur la nécessité de repenser les modèles de développement, en favorisant une transition écologique juste, inclusive et adaptée aux réalités africaines.
Il a également rappelé que les pays africains restent confrontés à un déficit de financement climatique, malgré les opportunités offertes par la finance verte, les marchés carbone et les partenariats publics-privés.
Dans une intervention engagée, Khady Camara, écoféministe et présidente de l’Association Vacances Vertes, a mis en lumière les inégalités face aux impacts climatiques.
Elle a rappelé que les femmes, particulièrement en milieu rural, sont en première ligne face aux effets du changement climatique, tout en étant des actrices clés de la résilience communautaire.
Plaidant pour une approche écoféministe, elle a appelé à :
● Une meilleure accessibilité des financements climatiques pour les femmes
● La promotion de l’agroécologie
● Le soutien aux circuits courts
● L’intégration des femmes dans les politiques climatiques
« La transition écologique doit être juste, sinon elle ne sera ni viable ni durable », a-t-elle martelé.
Représentant le ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Malick Ba a mis en avant le rôle stratégique de la formation dans la transition écologique.
Il a souligné que les métiers verts constituent une opportunité majeure d’insertion professionnelle pour les jeunes, à travers :
■ L’intégration des compétences vertes dans les programmes de formation
■ Le développement de filières liées à l’économie circulaire et à l’agroécologie
■ La digitalisation des parcours de formation.
Pour lui, la transition écologique représente non seulement un impératif environnemental, mais aussi une opportunité économique et sociale pour le Sénégal et le continent africain.
Au-delà des échanges, le forum a mis en évidence la nécessité de renforcer la gouvernance climatique, encore jugée fragile et insuffisamment inclusive.
Les participants ont plaidé pour :
● Une meilleure coordination régionale
● Une implication accrue des jeunes et des femmes
● Des institutions plus fortes et transparentes
● Des politiques publiques intégrant les solutions locales
Cette quatrième édition du Forum international de Dakar confirme la volonté des acteurs africains de reprendre l’initiative face aux défis climatiques.
Au terme des travaux, un consensus se dégage : l’Afrique ne doit plus subir les effets du changement climatique, mais devenir un acteur majeur de la transition écologique mondiale, en s’appuyant sur ses ressources, ses savoirs et sa jeunesse
Moussa Diba
AFRICAINES DE LA DIASPORA : CES FEMMES QUI FAÇONNENT L’AFRIQUE DE DEMAIN
Le 6 mai, la Salle Averroès accueillera bien plus qu’une simple table ronde. Ce rendez-vous s’annonce comme un moment fort de réflexion, de partage et d’engagement autour d’un enjeu majeur : la place des femmes africaines de la diaspora dans la transformation du continent.
Intitulée « Enjeux culturels et économiques – Africaines du Monde : voix, féminisme décolonial et leviers d’une Afrique nouvelle », cette rencontre réunira des profils d’exception, portés par une même ambition : penser et construire une Afrique souveraine, moderne et inclusive.
Quand la diaspora féminine devient force de transformation car chercheuses, entrepreneures, artistes, responsables politiques ou encore figures d’influence… Ces femmes ont en commun des parcours riches, souvent façonnés entre plusieurs cultures. Si certaines ont quitté leur terre natale, d’autres ont grandi entre deux mondes, mais toutes partagent une volonté forte : contribuer activement au rayonnement et au développement de l’Afrique.
À travers leurs expériences, elles incarnent une nouvelle dynamique : celle d’une diaspora engagée, qui ne se contente plus d’observer, mais agit concrètement sur les réalités économiques, culturelles et sociales du continent.
Des voix fortes pour repenser les modèles car a la table ronde réunira des personnalités influentes telles que Najat Vallaud-Belkacem, Aminata Sonko et Danielle France Engolo, avec une modération assurée par Taoufik Boubker.
Au-delà des parcours individuels, c’est une vision collective qui se dessine : celle d’un féminisme africain décolonial, ancré dans les réalités locales, affranchi des schémas imposés et résolument tourné vers l’avenir.
Le message est clair : construire une Afrique forte passe nécessairement par la reconnaissance et la valorisation du rôle des femmes.
Longtemps perçue comme un simple relais culturel ou économique, la diaspora africaine s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique majeur.
Par leurs compétences et leurs réseaux internationaux, ces femmes contribuent à :
transformer les systèmes éducatifs,
promouvoir les cultures africaines,
stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat,
renforcer la diplomatie culturelle,
influencer les politiques publiques.
Leur impact dépasse largement les discours : il façonne les imaginaires, inspire les jeunes générations et redéfinit les perspectives du continent.
Des parcours inspirants, entre défis et résilience car derrière chaque réussite se cachent des combats souvent invisibles : discriminations, barrières culturelles, sacrifices personnels… Pourtant, ces femmes transforment les obstacles en leviers de réussite.
Leurs témoignages constituent une source d’inspiration essentielle pour une jeunesse africaine en quête de repères authentiques et de modèles accessibles.
Raconter ces trajectoires, c’est aussi transmettre de l’espoir. car au-delà de l’événement, une question centrale se pose : quelle place accorder aux femmes africaines dans la construction de l’Afrique de demain ?
La réponse se construit déjà à travers :
la reconnaissance des compétences,
l’accès aux sphères de décision,
l’émancipation économique,
la valorisation des savoirs africains,
la réappropriation des récits historiques et culturels.
À travers cette initiative, un message fort émerge : celui d’une Afrique qui innove, qui pense, qui crée et qui ose.
Une Afrique portée par ses talents. Une Afrique portée par sa diaspora. Et surtout, une Afrique portée par ses femmes.
M. Touré
les Agri-Innovation Hubs, nouveau moteur de la souveraineté agricole
Le Sénégal franchit une étape stratégique dans la transformation de son agriculture et de son élevage. À travers le lancement des Agri-Innovation Hubs et le renforcement des coopératives communautaires, les autorités misent sur un modèle structurant pour moderniser durablement le secteur primaire et renforcer la souveraineté alimentaire.
Au cœur de cette dynamique, le projet de Dahra Agro-Innovation Hub se positionne comme une plateforme intégrée dédiée au développement agro-pastoral dans la zone du Djolof. Pensé comme un pôle d’excellence, ce hub combine production agricole maîtrisée, services à l’élevage, formation technique, innovation, stockage et exploitation des données.
L’initiative repose sur plusieurs axes majeurs : la sécurisation des ressources en eau, l’inclusion des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur, le renforcement des compétences, ainsi que l’intégration du numérique et de l’agriculture de précision.
Dans cette perspective, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a récemment tenu une réunion stratégique avec les équipes de l’organisation Stockholm Food Initiative. Objectif : poser les bases d’un partenariat public-privé pour la mise en œuvre du premier Agri-Innovation Hub à Dahra.
Ce projet ambitionne de former une nouvelle génération d’agriculteurs et d’éleveurs capables d’intégrer les outils numériques et les pratiques agroécologiques. Il vise également à améliorer la performance des chaînes de valeur, de la production à la commercialisation, en passant par la transformation et la logistique.
Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui font de l’autosuffisance alimentaire un pilier du développement national.
Trois objectifs structurent cette stratégie : la mise en place de hubs territoriaux opérationnels, le renforcement des dispositifs de formation et d’innovation, et l’appui aux organisations de producteurs, notamment les coopératives agricoles.
Malgré un potentiel important, le secteur sylvo-pastoral reste confronté à plusieurs défis, notamment la fragmentation des marchés, l’accès limité aux services et la faible valorisation des productions. Le modèle des Agri-Innovation Hubs entend répondre à ces contraintes en favorisant une agriculture plus productive, mieux organisée et orientée vers la création de valeur.
Conçu comme un modèle modulaire et réplicable, le projet pourrait être étendu à d’autres régions du pays. Pour les autorités, il s’agit d’un levier clé pour faire de l’agriculture et de l’élevage des moteurs de croissance, d’emploi et de résilience.
Avec ce programme, le Sénégal pose les bases d’une agriculture moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, ancrée dans les territoires et portée par l’innovation.
Fonds politiques : Le juge Dème va saisir la justice de la CEDEAO
Ibrahima Hamidou Dème va saisir la Cour de justice de la CEDEAO dans les prochains jours.
Cette décision intervient suite au rejet par la Cour Suprême de sa requête contre Ousmane Sonko, Premier ministre, Cheikh Diba, Ministre des Finances et du Budget et l’État du Sénégal au sujet des fonds spéciaux, communément appelés « fonds politiques ».
Le Sénégal à l’heure du repositionnement diplomatique et économique.
Pour le Sénégal, Pays de la Teranga, Terre de démocratie et de stabilité institutionnelle, l’heure est venue de restaurer pleinement son image et son attractivité sur la scène internationale à travers une diplomatie plus résiliente, plus crédible et davantage orientée vers les enjeux économiques.
Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique, la recomposition des alliances géopolitiques et la forte concurrence entre nations pour capter les investissements directs étrangers, le Sénégal se doit de projeter une image de stabilité, de cohérence institutionnelle et de maturité politique. Cela suppose la mise en place d’une gouvernance apaisée, inclusive et fédératrice, portée par un gouvernement d’union nationale composé de personnalités reconnues pour leur maturité politique et leur solide expertise.
Le choix d’hommes et de femmes d’Etat présentant un background institutionnel et économique de premier ordre constituerait un signal fort envoyé aux partenaires internationaux (bailleurs de fonds, investisseurs, etc). La confiance des marchés repose avant tout sur la prévisibilité, la stabilité réglementaire et la qualité de la gouvernance publique. Sans ces fondamentaux, les flux d’investissement ralentissent, le coût du financement augmente et la compétitivité nationale s’affaiblit.
Le Sénégal doit ainsi retrouver sa position de référence en Afrique de l’Ouest, en réaffirmant son statut de place forte diplomatique, de hub économique régional et de destination privilégiée pour les capitaux internationaux. Il en va de notre crédibilité souveraine, mais également de notre capacité à soutenir durablement la croissance, l’emploi et la transformation structurelle de notre économie.
Par ailleurs, à titre personnel et en toute modestie, je recommanderais à l’Etat d’initier un dialogue stratégique avec le secteur privé, principal moteur de la création de richesse et de la valeur ajoutée nationale. Une attention particulière devrait être accordée au secteur industriel dans toute sa diversité, véritable levier de souveraineté économique, de compétitivité et de résilience productive, sans pour autant oublier le secteur des services, qui représente environ 60 % du PIB.
Aujourd’hui, un climat d’incertitude et d’anxiété économique persiste au sein du tissu entrepreneurial national. Les industriels, les PME, les investisseurs locaux ainsi que les acteurs financiers ont besoin de visibilité, de stabilité fiscale, de sécurité juridique et d’un cadre réglementaire rassurant pour engager durablement leurs capitaux. Sans confiance, il n’y a ni investissement massif, ni création d’emplois soutenue, ni industrialisation effective.
Un dialogue structuré et orienté vers des solutions concrètes permettrait de désamorcer les tensions, de restaurer la confiance et de repositionner le partenariat public-privé comme pilier central de la relance économique nationale. La croissance durable ne peut être portée uniquement par l’Etat ; elle repose nécessairement sur une synergie forte entre action publique et initiative privée.
Face aux tensions persistantes dans la sous-région, notamment autour de la situation au Mali, le retour progressif de notre pays frère au sein de la CEDEAO constitue un enjeu majeur pour l’équilibre sécuritaire et économique régional.
Dans cette perspective, le Sénégal, en raison de son positionnement diplomatique et de son rôle traditionnel de médiateur, pourrait utilement contribuer aux efforts de stabilisation, au renforcement du dialogue régional ainsi qu’à la préservation des intérêts communs de l’espace communautaire.
Alassane LY - B&F
SANTÉ : un nouveau bloc chirurgical à l’hôpital Abbas Ndaw, hommage vibrant à Feu Armet Sakr
L’Hôpital Abbas Ndao a inauguré un nouveau complexe chirurgical moderne, fruit d’un partenariat exemplaire avec la famille Sakr. Ce bâtiment, véritable bijou architectural et médical, porte désormais le nom de Feu Armet Sakr, en hommage à cet homme décrit comme généreux et profondément engagé pour le bien-être des populations.
La cérémonie, empreinte d’émotion et de reconnaissance, s’est déroulée en présence du personnel médical, administratif et de nombreux invités. Le directeur de l’établissement a salué une collaboration née d’une rencontre fortuite mais décisive avec M. Sakr, qui a conduit à la réalisation rapide de cette infrastructure essentielle.
« Ce projet est le résultat d’une volonté commune de servir la population sénégalaise », a-t-il déclaré, rappelant que l’hôpital, fort de ses 90 ans d’existence, fait face à une forte demande en soins spécialisés.
Le nouveau bloc chirurgical permettra de désengorger les installations existantes, jusque-là insuffisantes face au nombre croissant de patients. Avec seulement quelques blocs opératoires pour de nombreux chirurgiens, les délais d’intervention pouvaient compromettre la prise en charge de certains cas urgents.
Grâce à cette nouvelle infrastructure, les équipes médicales pourront améliorer significativement la qualité des soins et réduire les délais d’attente. « C’est un soulagement pour nous et pour les patients », a confié un membre du personnel soignant.
Au-delà de l’aspect technique, cette inauguration a été marquée par un moment de recueillement. Une minute de silence a été observée en mémoire d’Armet Sakr, disparu récemment, dont l’engagement continue d’inspirer. « Les morts ne sont pas morts », a rappelé un intervenant, soulignant que son héritage vivra à travers ce bâtiment.
La famille Sakr, désormais liée à l’histoire de l’hôpital, a réaffirmé son attachement au Sénégal et son désir de contribuer au développement du système de santé. « Ce n’est qu’un début », a déclaré un représentant, promettant de poursuivre les actions en faveur des populations.
Ce projet illustre l’importance des partenariats public-privé dans le renforcement des infrastructures sanitaires. Il témoigne également de la force des initiatives individuelles au service de l’intérêt général.
Avec cette nouvelle réalisation, l’Hôpital Abbas Ndaw franchit une étape importante dans sa modernisation et confirme son ambition d’offrir des soins de qualité accessibles à tous.
M Touré
PARIS: Un partenariat stratégique scellé pour réaliser un pôle industriel à Thiès
En marge de la première édition du Forum Price 2026 tenu à Paris, un moment d’une portée stratégique s’est discrètement imposé comme l’un des jalons majeurs d’une ambition industrielle portée par des acteurs engagés entre l'Afrique et l'Europe.
En effet, c'est dans une atmosphère empreinte de deresponsabilité et de projection vers l’avenir, Mamadou Faye, Directeur Général de la Banque Nationale de Développement Économique, Catherine Faure, consultante et architecte de projets structurants, Mayoro Mbaye, opérateur économique chevronné, et Bulgarelli, représentant de Caseitaly, ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente ouvrant la voie à la création d’un pôle industriel dédié à la production de matériaux et d’équipements de construction.
Ce geste, loin d’être protocolaire, s’inscrit dans une dynamique beaucoup plus profonde, celle d’une volonté affirmée de transformer structurellement les économies africaines en réduisant leur dépendance aux importations dans un secteur aussi stratégique que celui du bâtiment. Le projet trouve un écho particulier dans les réflexions portées autour de la Citadelle Industrielle de Thiès, une initiative qui ambitionne de repositionner le Sénégal comme un acteur industriel capable de produire localement les intrants essentiels à son développement urbain et social . Dans un contexte marqué par une croissance démographique soutenue et une pression constante sur le logement, la mise en place d’une industrie locale des matériaux de construction apparaît comme une réponse à la fois économique, sociale et politique.
La présence de la Banque Nationale de Développement Économique dans cette signature n’est pas anodine. Elle traduit une volonté claire d’accompagner financièrement des projets structurants capables de générer de la valeur ajoutée locale et de stimuler l’emploi. De son côté, l’expertise de Catherine Faure, fortement impliquée dans la conception de projets industriels intégrés, apporte une dimension technique et stratégique essentielle, en lien direct avec les orientations définies dans les politiques d’industrialisation durable. Quant à Mayoro Mbaye, son expérience dans la conduite de projets et sa capacité à mobiliser des réseaux économiques internationaux renforcent la crédibilité opérationnelle de l’initiative, tandis que l’implication de Caseitaly à travers son représentant Bulgarelli ouvre la voie à un transfert de savoir-faire et à une coopération technologique déterminante.
Au-delà de la signature elle-même, c’est toute une vision qui se dessine, celle d’un écosystème industriel ca pable d’intégrer production, formation et innovation. Le projet ne se limite pas à la fabrication de matériaux, il ambitionne de structurer une chaîne de valeur complète, allant de la transformation des ressources locales à la mise à disposition d’équipements modernes pour le secteur du BTP. Une telle approche permet non seulement de réduire les coûts de construction, mais également de favoriser l’émergence d’une main-d’œuvre qualifiée, apte à répondre aux exigences d’un marché en mutation.
Dans cette perspective, le futur pôle industriel apparaît comme un levier puissant pour la création d’emplois et la montée en compétences des jeunes, répondant ainsi à des enjeux sociaux majeurs. Il s’inscrit également dans une logique de souveraineté économique, en permettant au pays de produire ce qu’il consomme et de valoriser ses propres ressources. L’ambition est claire, transformer une contrainte structurelle en opportunité durable, en faisant de l’industrialisation un moteur de croissance et de stabilité.
Ce mémorandum d’entente, signé dans un cadre international, symbolise ainsi la convergence d’intérêts entre acteurs publics, privés et partenaires étrangers autour d’un objectif commun, celui de bâtir les fondations d’un développement endogène, résilient et tourné vers l’avenir. Il marque le début d’un processus qui, s’il est mené avec rigueur et constance, pourrait redéfinir durablement les contours du secteur de la construction en Afrique de l’Ouest et offrir un modèle reproductible à l’échelle continentale.
Tambacounda bascule : la vague Diomaye emporte tout sur son passage, c’est une déferlante politique
À Tambacounda, la coalition Diomaye Président ne progresse plus… elle s’impose. Ce mardi à Dakar, Dr Aminata Touré a enregistré une nouvelle victoire stratégique avec le ralliement massif de responsables territoriaux du département de Goudiry.
Six maires tombent dans l’escarcelle de la Coalition: Bala, Komoti, Sinthiou Bocar, Boutouko Fara, Koulor, Niani Toucouleur.
À cela s’ajoute une série de responsables locaux qui actent, sans ambiguïté, leur choix : celui de la vision portée par le Président Bassirou Diomaye Faye.
Ce n’est plus un simple mouvement. C’est un basculement. Dans une région clé comme Tambacounda, longtemps considérée comme difficile et enclavée, la majorité présidentielle prend désormais le contrôle du terrain, des relais et du quotidien des populations.
Le message est clair : la dynamique est irréversible. Pendant que certains s’agitent, Diomaye Président construit, fédère et gagne.
Et ce n’est qu’un début.
Sénégal : la première cotation du FCTC Croissance Agricole, un pas décisif vers la souveraineté alimentaire
Le Sénégal franchit une étape majeure dans le financement de son agriculture avec la première cotation du Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) « Croissance Agricole » à la BRVM. Cette opération innovante, portée par la Banque Agricole du Sénégal en partenariat avec plusieurs acteurs financiers, a permis de mobiliser 80 milliards de francs CFA au profit du secteur agricole.
Présidant la cérémonie, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a salué une avancée « stratégique et innovante » tout en rappelant l’ampleur des défis à relever.
« Lever 80 milliards de francs CFA est une très bonne chose, mais cela reste modeste face aux besoins réels du secteur agricole, estimés à près de 3 000 milliards de francs CFA pour atteindre une véritable souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré.
Le FCTC « Croissance Agricole » repose sur un mécanisme de titrisation des créances agricoles, permettant de mobiliser l’épargne du marché financier pour financer l’économie réelle. Structurée en plusieurs tranches, cette opération constitue une première dans le secteur agricole sénégalais.
Pour le ministre, cette initiative illustre une nouvelle dynamique : « C’est exactement le type d’innovation dont l’Afrique a besoin pour financer durablement son agriculture. »
Il a particulièrement félicité la direction de la Banque Agricole ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur rôle dans la structuration de cette levée de fonds.
Malgré cette avancée, les besoins restent considérables. Le ministre a rappelé que le Sénégal doit produire plus d’un million de tonnes de riz et environ 450 000 tonnes de maïs pour atteindre l’autosuffisance.
Les investissements nécessaires concernent également :
l’aménagement de milliers d’hectares agricoles,
le développement de l’irrigation,
la transformation des produits,
et le renforcement des capacités de stockage.
À titre d’exemple, les infrastructures de stockage nécessiteraient à elles seules entre 25 et 30 milliards de francs CFA pour réduire significativement les pertes post-récolte.
Profitant de cette tribune, le ministre a lancé un appel au secteur privé sénégalais afin de recourir davantage au marché financier régional.
« La Bourse régionale est une opportunité encore sous-exploitée. Les entreprises sénégalaises doivent s’y engager davantage pour mobiliser des ressources durables et assurer leur croissance », a-t-il insisté.
Il a également souligné l’importance de renforcer la souveraineté financière du continent à travers des initiatives portées par des acteurs africains.
Le ministre a mis en avant les progrès récents du Sénégal dans plusieurs filières agricoles, notamment la production d’oignons, de pommes de terre, d’arachide et de bananes. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de passer à une nouvelle étape, axée sur la transformation industrielle et la création de valeur.
Il a également rappelé le rôle central des femmes et des jeunes dans le développement agricole, appelant à une meilleure inclusion dans les politiques publiques et les dispositifs de financement.
Au-delà de l’aspect financier, cette première cotation symbolise une ambition plus large : celle d’un Sénégal capable de financer lui-même son développement agricole.
« Cette cloche de la BRVM ne marque pas seulement une opération financière. Elle porte la voix des agriculteurs, des éleveurs et de tous ceux qui travaillent la terre », a conclu le ministre.
Avec cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté d’inscrire l’agriculture au cœur de sa stratégie de transformation économique et de souveraineté nationale.
Mamadou Touré
DÉCLARATION POLITIQUE*
La Coordination Départementale de la coalition Diomay Président, réunie en Assemblée Générale Départementale le 25 avril à l’hôtel Aldjana de Kaolack, a procédé à la désignation de ses responsables communaux.
*À cet effet, Monsieur Diatta Ndao a été élu Coordinateur communal de la coalition Diomay Président dans la commune de Thiomby*.
Cette nomination consacre son engagement, sa loyauté ainsi que son dévouement constant au service des idéaux de la coalition.
La Coordination Départementale lui adresse ses vives félicitations et lui souhaite plein succès dans l’accomplissement de sa mission au service des populations et du rayonnement de la coalition.
Fait à Kaolack
Le 25 avril
