lundi 8 décembre 2025 | Login
La rédaction

La rédaction

Dakar a accueilli les 18 et 19 novembre 2025 un colloque international sur l'innovation et le développement durable en Afrique. Organisé par l'Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA) et le Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis, en collaboration avec le ministère de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire du Sénégal, cet événement a réuni des experts et des professionnels pour discuter des enjeux et des opportunités liés à l'innovation et au développement durable en Afrique.

Encourager un dialogue multidisciplinaire entre les chercheurs, les décideurs, les entrepreneurs et les acteurs de terraina da

Le Président de l’Alliance pour le Sénégal / Andando Ngir Senegaal, Alioune Sarr, a présidé la Conférence nationale de son mouvement, marquée par deux annonces majeures : la publication de son ouvrage La République des Carrés – Notto Diobasse Smart City et la présentation du récépissé légal de son parti, désormais pleinement reconnu.

Portée par le thème « La République des Territoires », la rencontre a été l’occasion pour Alioune Sarr de dévoiler les fondements de sa vision politique : la Troisième Voie, qu’il décrit comme une alternative au duel classique entre pouvoir et opposition. Une voie qui met au centre la production, la stabilité, la dignité citoyenne et la valorisation des territoires.

Un programme axé sur les territoires et la souveraineté productive

Dans son discours, Alioune Sarr a défendu :

la création d’une Agence unique des PME et de l’Artisanat pour structurer le secteur privé national ;

une intégration respectueuse du secteur informel, fondée sur la protection sociale et l’accès au financement ;

une politique agricole tournée vers la souveraineté alimentaire ;

une stratégie Gas-to-Power pour réduire le coût de l’électricité ;

l’instauration d’une Assistance Médicale Nationale Solidaire pour les populations vulnérables ;

la promotion de villes intelligentes, inspirées du modèle de Notto Diobasse ; et un renforcement de l’Économie Sociale et Solidaire dans les territoires.

Il a également plaidé pour une doctrine nationale de sécurité et de diplomatie fondée sur la stabilité et la souveraineté.

Un message fort : « Nos adversaires, ce sont la cherté de la vie et la précarité »

En conclusion, Alioune Sarr a lancé un appel national :« Nos adversaires, ce sont la cherté de la vie, le chômage, la précarité, l’abandon des territoires. Rejoignez la Troisième Voie. »

Cette Conférence nationale s’impose ainsi comme un moment charnière, affirmant l’entrée en scène d’une nouvelle offre politique fondée sur la production, l’équité territoriale et la dignité citoyenne.

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles (Québec, Canada) a célébré cette semaine la diplomation de la toute première cohorte sénégalaise de son Attestation d’études collégiales (AEC) en Techniques d’éducation à l’enfance. Déployée à Dakar en partenariat avec l’Institut Académique des Bébés (IAB), cette formation est soutenue par le Programme Québec-Francophonie en formation technique et vise à répondre aux besoins croissants en personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance.

La cérémonie de remise des diplômes a réuni les étudiantes et étudiants, leurs familles ainsi que des représentants du Cégep, dont la directrice générale, Yolaine Arseneau. Cette dernière a souligné l’importance du projet pour le développement des compétences et l’employabilité :

« La cérémonie de remise des diplômes illustre la réussite d’un partenariat éducatif fort et durable entre le Québec et le Sénégal. »

Grâce à cette initiative, les diplômées et diplômés reçoivent une double reconnaissance académique : une AEC délivrée par le Québec et un Certificat professionnel de spécialisation (CPS) du Sénégal, renforçant leur mobilité professionnelle au sein de l’espace francophone.

L’ouverture de cette formation à Dakar s’inscrit dans un projet de coopération internationale de trois ans financé par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, en collaboration avec le ministère des Relations internationales et de la Francophonie et la Fédération des cégeps. En plus du programme en éducation à l’enfance, une seconde formation — l’AEC en Maintenance d’éoliennes — a également été lancée au Sénégal.

Ce déploiement a été rendu possible grâce au bureau du Cégep à Dakar, ainsi qu’à la collaboration du Fonds de Financement de la Formation Technique et Professionnelle (3FPT) et de l’IAB.

Lors de son allocution, Yolaine Arseneau a rappelé que le Cégep de la Gaspésie et des Îles mène depuis plus de 30 ans des projets de coopération internationale dans plusieurs pays, guidé par la conviction que l’éducation contribue directement au développement durable et à l’équité sociale.

S’adressant aux diplômées, elle a salué leur engagement et leur rôle à venir dans leurs communautés :

« Vous êtes désormais des agentes de changement, prêtes à contribuer au bien-être et à l’éveil des tout-petits. Vous êtes les premières, et vous ouvrez la voie à plusieurs autres. »

À propos du Cégep de la Gaspésie et des Îles:

Établissement public québécois composé de trois campus et d’une école nationale, l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ), le Cégep offre des formations préuniversitaires, techniques et professionnelles équivalentes au brevet de technicien supérieur (BTS). Son bureau en Afrique de l’Ouest, implanté à Dakar depuis 2020, soutient de nombreux projets d’ingénierie de formation, d’adaptation aux changements climatiques et de conservation de la biodiversité.

 

 

 

Après une période de profondes mutations politiques au Sénégal, de nouvelles forces émergent pour proposer des orientations différentes. C’est dans ce contexte que le Parti Africain pour la Résilience et l’Écocitoyenneté (PARÉ) a été officiellement lancé le samedi 15 novembre 2025 au complexe Léopold Sédar Senghor de Pikine. La cérémonie a réuni de nombreux militants, sympathisants et acteurs engagés pour la protection de l’environnement.

S’inspirant de l’héritage de figures écologistes telles qu’Ali Haidar de la FEDES et Ousmane Sow Huchard du RES-Les Verts, le président Omar Baldé et son équipe défendent l’idée que la gestion des enjeux environnementaux est désormais indispensable pour assurer un développement durable et une exploitation responsable des ressources naturelles.

« L’écologie n’est pas un luxe, mais une urgence nationale et une voie d’avenir », a déclaré Omar Baldé. Il a présenté une feuille de route axée sur la gouvernance verte, la transition écologique, la promotion des énergies renouvelables et la souveraineté énergétique grâce à un mix combinant solaire, éolien et biomasse. Le PARE défend également une agriculture durable, la sécurité alimentaire, l’interdiction des pesticides dangereux et des OGM, ainsi qu’un programme national de recyclage et de reboisement.

Le secrétaire général et membre fondateur, Pape Sow, a souligné l’importance d’une organisation interne solide pour porter efficacement les ambitions écocitoyennes du parti.

Renforcement institutionnel et engagement des femmes

Le vice-président, Khadim Dioum, a rappelé la nécessité de renforcer les compétences techniques et l’indépendance des organismes chargés de l’environnement, comme la DIREC, le CGQA ou l’ANACIM. Il appelle à une meilleure coordination des politiques publiques pour garantir un contrôle fiable et transparent.

Au nom des femmes du parti, Mme Fatou Antoinette Boury Diouf, Mme Ndeye Astou Diongue et Ami Collé Gueye ont plaidé pour la consolidation du Ministère de la Transition Écologique, l’adoption d’une Constitution verte assurant un environnement sain pour tous, et la digitalisation de l’administration afin de réduire la consommation de papier. Elles ont réaffirmé l’engagement du parti pour les énergies renouvelables et la souveraineté énergétique.

Un programme global : énergie, agriculture, santé, assainissement, jeunesse

Le PARE prévoit de subventionner l’installation de panneaux solaires pour les ménages et les entreprises, tout en renforçant la formation des jeunes dans les métiers de l’énergie verte afin de favoriser une véritable souveraineté énergétique.

Sur les questions de santé et d’environnement, le parti s’engage à lutter contre toutes les formes de pollution, à moderniser la santé publique et à proposer des solutions durables contre les inondations qui dégradent les habitations, contaminent les nappes phréatiques et favorisent les maladies hydriques. Le PARE souhaite aussi renforcer les systèmes de drainage, protéger les zones humides et intégrer l’écologie dans toutes les politiques publiques.

Le parti insiste également sur la nécessité d’un modèle économique inclusif. Une partie de la jeunesse reste marginalisée dans une économie inégalitaire. Le PARE propose d’augmenter la production nationale, de soutenir l’entrepreneuriat, de moderniser l’agriculture, de développer la transformation locale et d’adapter la formation professionnelle aux besoins réels du marché.

L’éducation demeure un pilier central : l’école doit redevenir un lieu d’excellence capable de garantir l’avenir du pays et de redonner confiance aux jeunes.

Un appel à l’unité et à la construction collective

Enfin, Omar Baldé et son équipe affirment leur volonté de promouvoir un débat public fondé sur le dialogue et la réflexion collective. Leur ambition est de construire un Sénégal uni, équitable et durable, où la jeunesse a confiance en son avenir, où les ressources naturelles sont protégées et où chaque citoyen peut vivre dignement de son travail.

COMMUNIQUÉ DU CRDP-50 SUR LES DÉRIVES FRACTIONNISTES DE CERTAINS RESPONSABLES POLITIQUES

Le CRDP-50 exprime sa profonde préoccupation face aux attitudes et prises de position récentes de Mme AMINATA TOURÉ, dite MIMI, et de M. ABDOURAHMANE DIOUF. Leurs démarches publiques et politiques s’apparentent manifestement à des tentatives de fractionnisme, menaçant non seulement la cohésion interne de PASTEF-Les Patriotes, mais aussi la stabilité institutionnelle de notre pays.

Depuis l’accession au pouvoir du PASTEF porteur du PROJET VISION 2050, notre organisation politique n’a jamais été aussi vivement interpellée par des comportements susceptibles de créer une fracture interne, d’alimenter une crise au sommet de l’État et, par ricochet, d’installer un malaise national injustifié. Ces agissements, loin d’être anodins, s’inscrivent à contre-courant de l’esprit de loyauté, de discipline et de responsabilité qui fondent l’engagement militant au sein de notre parti. Leur objectif est clair : tenter de séparer le tandem qui a cheminé ensemble vers la victoire. Il est pourtant évident que ces deux individus, à savoir AMINATA TOURÉ et ABDOURAHMANE DIOUF, ont toujours combattu DIOMAYE et SONKO. 

Donc ils n’ont plus leur place dans l’entourage du PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, encore moins dans un gouvernement dirigé par le Premier Ministre OUSMANE SONKO .

Le CRDP-50 rappelle qu’à chaque fois que le contexte politique l’exige, nous avons toujours assumé notre rôle d’alerte et de veille afin de préserver l’intégrité du PROJET et de protéger les acquis démocratiques chèrement conquis par notre peuple. 

En cette période où notre jeune gouvernance s’efforce de consolider un nouveau paradigme politique basé sur l’éthique, la justice sociale et la souveraineté nationale, toute dérive, quelle qu’en soit l’origine, doit être dénoncée avec vigueur et fermeté.

Nous affirmons avec clarté que la cohérence, la logique et l’ADN même du PASTEF nous commandent de défendre l’unité de notre parti, la stabilité des institutions et l’intérêt supérieur de la Nation. À ce titre, le CRDP-50 met en garde contre toute tentative de manipulation, de distraction ou de division interne qui viserait à détourner notre mouvance de ses objectifs stratégiques.

Ainsi, le CRDP-50 appelle tous les patriotes (militants et sympathisants) à se remobiliser pour mettre en orbite la nouvelle coalition APTE. Nous exhortons notre leader naturel, OUSMANE SONKO, à trouver la bonne alchimie avec le Président BASSIROU DIOMAYE FAYE afin de poursuivre l’action gouvernementale en cours et de réaliser la vision transformatrice qui guide l’ensemble des Patriotes dans la sérénité et la paix des cœurs.

Aux militants, sympathisants et responsables, nous demandons de demeurer solidaires, vigilants et résolument engagés dans la construction d’un Sénégal nouveau, porté par le PROJET.

Fait à Dakar, le 17 novembre 2025

Le CRDP-50

Dakar a accueilli ce lundi 17 novembre un atelier régional sur la numérisation et la préservation numérique, organisé par l'Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (AHJUCAF), en collaboration avec la Cour suprême du Sénégal. Cet événement a rassemblé des représentants de 15 Hautes Cours africaines et de la Cour de cassation française pour discuter des enjeux et des opportunités liés à la numérisation et à la préservation numérique des archives

Selon le ministre secrétaire général adjoint du gouvernement M.Abdoulaye faye,cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des participants dans la numérisation et l'anonymisation des arrêts, ainsi que de mettre en place des outils numériques pour améliorer la gestion et la diffusion de la jurisprudence francophone. Les participants ont également discuté des défis et des opportunités liés à l'utilisation des technologies numériques dans le système judiciaire.

Les discussions ont porté sur les processus de numérisation et d'anonymisation des arrêts, ainsi que sur la diffusion de la jurisprudence francophone via la base JURICAF. Les participants ont également échangé sur les meilleures pratiques en matière de numérisation et de préservation numérique des archives.

Les participants vont acquérir des connaissances et des compétences nouvelles en matière de numérisation et de préservation numérique des archives. L'atelier a également permis de renforcer la coopération entre les pays participants et de promouvoir l'utilisation des technologies numériques dans le système judiciaire. 

Cet atelier régional sur la numérisation et la préservation numérique de Dakar est un événement important pour les professionnels de l'archivage et les acteurs du système judiciaire. Il est à espérer que les résultats de cet atelier seront mis en œuvre et que les pays participants pourront bénéficier des connaissances et des compétences acquises pour améliorer la gestion de leurs archives.

Alioune ndiaye

L’Amicale des infirmiers et infirmières chefs de poste du district sanitaire de Kaffrine (AMIICP) a organisé, ce week-end, la troisième édition de sa journée de consultation et de dépistage gratuits. Cette initiative sanitaire communautaire, présidée par l’adjoint au sous-préfet de Katakel, Omar Diémé, s’est tenue au poste de santé de Ndiao Bambaly, après les étapes de Kathiotte et de Gniby lors des éditions précédentes. Elle vise à renforcer l’accès aux soins pour les populations rurales souvent confrontées à un déficit d’infrastructures de santé.

Selon Mamadou Badji, président de l’AMIICP, cette journée a pour objectif de rapprocher les services de santé des communautés et de favoriser le dépistage précoce des maladies chroniques. Plus de 600 patients ont ainsi été consultés pour diverses pathologies, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, l’hépatite B et le cancer de la prostate à travers le dépistage du PCA.

À l’issue des examens, quatre cas d’hépatite B positive ont été recensés. « Ces personnes portent le virus, mais cela ne signifie pas que la maladie est déclarée », a expliqué M. Badji, précisant qu’elles seront orientées vers un spécialiste à l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao de Kaffrine pour un suivi adéquat.

En marge des consultations, les équipes médicales ont mené des activités de sensibilisation sur les maladies comportementales, notamment le diabète et l’hypertension. Les professionnels de santé ont insisté sur l’importance d’une alimentation équilibrée, de la réduction de la consommation de sel, de sucre et de graisses, ainsi que de la pratique régulière d’une activité physique.

Cette journée a également permis d'offrir des services très attendus par les familles. Au total, 229 garçons ont été circoncis, un acte médical très sollicité en milieu rural. De leur côté, les femmes enceintes ont bénéficié de 133 échographies obstétricales gratuites, contribuant ainsi à un meilleur suivi de leur grossesse.

Baye Thiam, infirmier-chef de poste de Ndiao Bambaly et membre actif de l’amicale, a appelé les autorités administratives et territoriales à inscrire ces journées dans l’agenda départemental et à renforcer l’appui logistique et financier afin d’assurer la pérennité de cette initiative.

Présidant la cérémonie, l’adjoint au sous-préfet, Omar Diémé, a salué « une initiative exemplaire de santé communautaire ». Il a encouragé l’AMIICP à intégrer, lors des prochaines éditions, des panels d’information sur les maladies chroniques pour élargir la portée éducative de ces rencontres.

À travers cette troisième édition, l’AMIICP confirme son engagement à rapprocher les soins des populations, à promouvoir la prévention et à renforcer le dépistage dans tout le district sanitaire de Kaffrine. Une démarche fortement appréciée par les acteurs communautaires et les autorités locales, qui souhaitent sa continuité.

Mamadou Ndiaye

L'Alternative pour la Relève Citoyenne

(ARC) tisse sa toile au niveau de la grande banlieue dakaroise. Ce week-end, l'honorable députée et Présidente de la dite formation politique a présidé un meeting de ralliement au quartier Fith-Mith. La rencontre a vu l'adhésion officielle du CAADIS (Consortium des Acteurs et Actrices pour le Développement Intégré et Social) dans les rangs de ce mouvement. Madame Ndèye Penda Diop, Présidente des Femmes de l'ARC et leader du CAADIS, a réussi une mobilisation record, tout en s'engageant de manière résolue avec ses membres derrière la Présidente Anta Babacar Ngom. Séance tenante, Fatou Sylla a été promue chargée de la massification et de la formation de l'ARC/Guédiawaye qui entend placer la promotion et l'autonomie des femmes aux premiers rangs de ses priorités. Ces femmes ambtionnent d'accompagner leur leader jusqu'au Palais de la République.

La scène politique sénégalaise est en ébullition depuis que des rumeurs insistantes évoquent une fissure entre le président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, et son Premier ministre, Ousmane SONKO. Si cette « brouille » supposée occupe une bonne partie de l’espace médiatique, une lecture plus fine laisse entrevoir qu’il pourrait s’agir moins d’un désaccord véritable que d’une stratégie réfléchie — voire d’un repositionnement politique subtil.

En effet, l’adage « SONKO moy DIOMAYE, DIOMAYE moy SONKO », qui traduisait la fusion idéologique et stratégique entre les deux hommes durant la conquête du pouvoir, semble aujourd’hui remis sur la table avec plus de force encore. Car si le realpolitik impose une gestion pragmatique du pouvoir, il n’interdit pas des approches complémentaires, voire apparemment divergentes, pour arriver à des objectifs communs.

Dans le contexte actuel, la supposée division pourrait servir à plusieurs fins :

1. Phagocyter l’opposition mouvante :

Ces dernières semaines, l’opposition, profitant du flou sur certaines questions institutionnelles et du pari sur l’usure du nouveau pouvoir, commençait à reprendre du terrain. Cette dualité apparente entre SONKO et DIOMAYE pourrait donc être un moyen de neutraliser ces ambitions adverses en forçant les différents segments de l’opposition à montrer leur jeu trop tôt, ou à se diviser.

2. Structurer le camp présidentiel en deux pôles stratégiques :

D’un côté, SONKO polariserait l’aile pastefienne traditionnelle, idéale pour contenir les radicaux et regrouper les militants de la première heure ainsi que les alliés proches. De l’autre, DIOMAYE se positionnerait comme le pilier institutionnel, capable de rassurer les sceptiques, les républicains, voire les adversaires réconciliables — ceux qui n’ont jamais digéré le style SONKO.

3. Permettre une double alliance stratégique en vue des municipales :

Dans cette configuration, le camp présidentiel se donne la possibilité de mener deux stratégies électorales intelligentes : l’une plus idéologique, l’autre plus consensuelle. De quoi consolider davantage son assise territoriale et neutraliser les dynamiques adverses.

4. Cap 2029 : un pari sur la continuité du duo :

En réalité, cette dynamique apparente de dualité pourrait être une mise en scène au service d’un projet commun : préparer l’après-2029 en positionnant ensemble, au moment opportun, un candidat issu du système SONKO-DIOMAYE. Tout le reste ne serait que mise en contexte pour créer une illusion d’indépendance et de maîtrise institutionnelle.

En définitive, la « brouille », loin de signifier une rupture réelle, pourrait représenter l’expression la plus aboutie de la maturité politique de SONKO et DIOMAYE. Une manière de montrer que l’alliance qui a fait trembler le système depuis 2014 n’a pas fini de surprendre, ni de se réinventer.

Meissa THIAM 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, M. Papa Malick Ndao, a représenté ce week-end le ministre Moustapha Mamba Guirassy à l’Assemblée générale du Syndicat national des enseignants de langue arabe du Sénégal (SENELAS/SFC). La rencontre a été marquée par le lancement officiel de la nouvelle collection pédagogique « 1, 2, 3 », destinée à renforcer l’enseignement de l’arabe dans les écoles élémentaires du pays.

Selon M. Ndao, cette initiative constitue « une contribution importante de l’enseignement arabe au niveau de l’élémentaire », fruit d’un travail collaboratif entre le syndicat et plusieurs services techniques du ministère, notamment la Division de l’enseignement arabe, l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF), ainsi que la Direction de l’enseignement élémentaire.

Le secrétaire général a salué « un processus long mais rigoureux » ayant abouti à la mise à disposition de supports pédagogiques qui pourraient représenter, selon lui, « une révolution et un tournant historique pour l’enseignement de l’arabe au Sénégal ». Les documents seront prochainement transmis de manière officielle au ministère pour intégration dans les dispositifs éducatifs.

M. Ndao a par ailleurs adressé ses félicitations aux inspecteurs et experts ayant participé à la conception des supports, ainsi qu’aux membres du SENELAS/SFC. Il a rappelé que le rôle d’un syndicat ne se limite pas aux revendications : « Les syndicats doivent aussi accompagner l’État et contribuer à l’amélioration du système éducatif en proposant des solutions qui lèvent les obstacles du secteur », a-t-il souligné.

Ce lancement marque une nouvelle étape dans la valorisation et la structuration de l’enseignement de la langue arabe dans les écoles publiques sénégalaises, un domaine en pleine évolution.

Mamadou Touré 

 

 

 

CMU
cmu