La rédaction
VOIX ET PLUMES À CONTRE COURANT DE LA CANDIDATURE DE MACKY SALL
La candidature du Président Macky Sall au secrétariat général des Nations Unies fait naturellement débat. Il s'intensifie au fur et à mesure que l'on s'approche de la période fatidique de l'élection du remplaçant d"Antonio Gutiérrez.
Faute d'avoir des arguments solides qui puissent prospérer et convaincre, des voix et plumes font dans la diversion par des élucubrations indigestes et soporifiques à telle enseigne que l'opinion, même la plus avertie, se perd dans leurs pensées défaites par le subjectivité et la partisanerie.
Des opinions qui abrutissent beaucoup plus qu'elles n’éveillent les consciences. Concernant les émeutes de 2021 et 2024 , il faut être conséquent. Il suffit de demander l’abrogation de la loi d’amnistie et la justice dira le droit .
Dans ce qu'on pourrait appeler le réquisitoire du mauvais procès qu’on fait à l'ancien Président de la République du Sénégal, ces voix insinuent que le séjour du Président Sall en terre marocaine n'est pas républicain , que le Président Sall cherche une lumière internationale pour éclairer son magistère sombre.
Faudrait t-il rappeler que le Président Macky Sall n'est pas tombé du ciel comme une baguette magique pour devenir Président du Sénégal. Un livre qui pourrait avoir comme titre: « De Fatick à l'Onu » ne serait pas superfétatoire pour rappeler à ses contempteurs circonstanciels que Macky Sall au secrétariat Général de l' Onu ne serait ni un concours de circonstances ni le fait d'un hasard mais la suite logique d'un destin unique qui présageait d'un parcours atypique. Il s'est écrit à jamais et de façon immuable dans le Sine il y a 65 ans.
L'Heure est à un regret généralisé de tout un peuple d'avoir "perdu" Macky Sall. Une clameur des cœurs ! Ceux qui ne souhaitaient pas sa candidature à l'Onu sont ceux qui veulent toujours son retour pour tenir le pays. Singulièrement par le bon bout afin de le hisser encore plus haut. Attendre que le moment soit si favorable à son avènement à la tête du secrétariat général de l'ONU pour lui imputer la responsabilité de l'état déliquescent du pays relève tout simplement d'une malhonnête intellectuelle.
Macky Sall est bien au dessus des compromis et des compromissions dégradants et réducteurs. Il ne veut pas obtenir par le larbinisme, l'opportunisme et les combines ce que la vergogne, la compétence et les valeurs ne donnent pas.En réalité ce qui perturbe ces voix et plumes fades n'est pas tant l'état du pays qu'il ne dirige plus depuis deux ans mais bien l'aura international dont il jouit sur la scène mondiale au point de frapper à la porte de l'Onu.
En définitive, le moins que l'on puisse dire est que le Président a les prédispositions requises pour être le prochain secrétaire général des Nations Unies. De par les compétences, les qualités et l'expérience. Le poste est largement à sa portée. C'est tout à l'honneur du Sénégal et de l’Afrique qu'il l’occupe . Soutenir le contraire par des divagations intellectuelles très loin de la réalité ne fait qu'amuser davantage la galerie.
Racine TALLA
Maire de Wakhinane Nimzatt
Ancien DG de la RTS
La Haute Autorité du Waqf promeut la solidarité et le financement du développement lors de son Iftar institutionnel
La Haute Autorité du Waqf (HAW) a organisé, ce jeudi 5 mars 2026 à l’Hôtel Noom Dakar, la deuxième édition de son Iftar institutionnel, une rencontre dédiée au dialogue avec les acteurs de l’écosystème du waqf au Sénégal.
L’événement a réuni un public de haut niveau composé de représentants des pouvoirs publics, de leaders religieux, de partenaires techniques et financiers, d’acteurs du secteur privé, de philanthropes, ainsi que de membres du corps diplomatique et de la société civile.
Dans son mot de bienvenue, le président de la Commission de supervision de la Haute Autorité du Waqf, M. El Hadji Amar Lo, a rappelé que l’institution constitue une initiative pionnière en Afrique subsaharienne. Il a souligné que son architecture repose sur deux organes complémentaires : la Commission de supervision et la Direction générale.
Selon lui, la Commission de supervision veille à la conformité, à la transparence et à la bonne gouvernance dans la gestion des waqf publics et privés, des éléments essentiels pour consolider la confiance et assurer la crédibilité de l’institution.
Insistant sur la dimension sociale du waqf, il a expliqué que ce mécanisme constitue un instrument structuré de solidarité et de justice sociale, capable de mobiliser des ressources au service du développement. Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs ,autorités publiques, secteur privé, partenaires techniques et diaspora ,à s’approprier davantage cet outil dans un cadre formel et sécurisé, en cohérence avec les ambitions de transformation portées par l’Agenda Sénégal 2050.
De son côté, le Directeur général de la HAW, Dr Ahmed Lamine Athie, a présenté le bilan des activités de l’institution pour l’année 2025 ainsi que les perspectives de développement du waqf au Sénégal.
Il a notamment indiqué que douze nouveaux waqf privés ont été enregistrés entre janvier 2025 et janvier 2026, pour une valeur cumulée de plus de 408 millions de francs CFA. La valeur globale des waqf formalisés et enregistrés auprès de la Haute Autorité du Waqf est aujourd’hui estimée à plus de 4,6 milliards de francs CFA. Par ailleurs, le potentiel identifié des waqf non encore formalisés dépasserait 17 milliards de francs CFA.
Prenant la parole au nom du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale Mamba Guirassy a salué la contribution du waqf à la consolidation des mécanismes de solidarité et à la mobilisation de ressources au service du développement national.
La cérémonie a également été marquée par la remise de huit attestations de constitution de waqf privés formalisés au cours de l’année 2025, illustrant la dynamique croissante autour de ce mécanisme de financement solidaire.
Cette deuxième édition de l’Iftar institutionnel a ainsi permis de renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et de promouvoir le waqf comme un levier durable de solidarité et de financement du développement inclusif au Sénégal.
La CEO de Mercy Ships reçue par Bassirou Diomaye Faye pour consolider un partenariat sanitaire durable
La Directrice générale (CEO) de Mercy Ships, la Dr Michelle White, a été reçue au Palais de la République à Dakar par le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération entre l’organisation humanitaire et l’État du Sénégal.
Cette audience, tenue le 27 février 2026, a permis aux deux parties d’échanger sur l’avenir du partenariat stratégique qui lie le Sénégal à Mercy Ships depuis près d’une décennie. Les discussions ont notamment porté sur l’approfondissement de la collaboration afin de soutenir les priorités nationales en matière de santé et de renforcer les systèmes chirurgicaux du pays sur le long terme.
Au cours de sa visite à Dakar, la Dr Michelle White s’est également entretenue avec le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le professeur Ibrahima Sy, ainsi qu’avec la cheffe de cabinet du ministre des Affaires étrangères, l’ambassadrice Fatou Gaye Ngom. Ces échanges ont permis de réaffirmer la volonté de Mercy Ships d’aligner ses interventions sur les priorités sanitaires du Sénégal et de consolider la coopération diplomatique et régionale.
Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur le souhait partagé de voir un navire-hôpital de Mercy Ships revenir prochainement au Sénégal. L’objectif est d’instaurer des missions régulières, combinées à des initiatives durables de renforcement des capacités médicales, notamment à travers le programme de Medical Capacity Building (MCB).
Les deux parties ont également exploré de nouvelles perspectives de collaboration dans plusieurs domaines, notamment le développement des infrastructures de santé, l’innovation dans la prestation des soins et le renforcement de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest. Grâce à sa position stratégique, le Sénégal pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de l’accès aux soins chirurgicaux spécialisés et à la formation dans la sous-région.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les missions en cours de Mercy Ships sur le continent africain, avec notamment le retour du navire-hôpital Africa Mercy à Madagascar prévu en avril 2026, ainsi que la mission du Global Mercy en Sierra Leone avant son arrivée programmée au Ghana en août 2026.
Au cœur de l’engagement de Mercy Ships au Sénégal figure l’Africa Service Center (ASC) basé à Dakar, qui soutient les opérations de l’organisation à l’échelle du continent et renforce la coordination avec les autorités nationales et les partenaires du secteur de la santé.
« L’Africa Service Center incarne notre engagement à être présents, responsables et profondément ancrés sur le continent », a déclaré la Dr Michelle White, soulignant que cette structure contribue à renforcer le leadership africain au sein de l’organisation et à soutenir les équipages africains.
Les prochaines étapes de ce partenariat seront définies à travers un dialogue continu entre le Gouvernement du Sénégal et Mercy Ships, avec l’ambition commune de construire des systèmes chirurgicaux durables et accessibles aux populations.
Événements politiques répressifs de mars 2021 à février 2024: Les victimes se souviennent encore
Il y a aujourd'hui 5 ans, des Sénégalais avaient subi de sévères répressions pour avoir montré leur soutien à leur leader politique en difficulté avec l'ancien régime. Ces événements douloureux restent encore dans leur mémoire, et des activités commémoratives sont même initiées.
A l’occasion du cinquième anniversaire du début de la répression politique de mars 2021 –février 2024, les Collectifs de victimes démarrent leurs activités par une conférence de presse ce vendredi 06 mars 2026 à la salle de conférence des Editions l’Harmattan. Ce sera l’occasion pour les collectifs de victimes de se prononcer sur l’état des plaintes déposées auprès de la justice et de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU
Une autre cérémonie de récital collectif de Coran pour les victimes se tiendra également le dimanche 08 mars à Sicap Mbao. En attendant la suite à donner par les autorités face à leurs éventuelles requêtes.
Youssouf Ndiongue
Produits Softcare: le ministre Ibrahima Sy rassure les consommateurs
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Professeur Ibrahima Sy, a fait face à la presse afin d’apporter des éclaircissements sur l’affaire dite Softcare Industries, une controverse qui a suscité une vive inquiétude au sein de la population. Cette rencontre s’est tenue en présence de plusieurs personnalités du secteur de la santé.
Prenant la parole, le ministre a indiqué qu’il s’exprimait « en sa qualité de garant, au nom de l’État, de la protection de la santé des populations et de l’intégrité du système de régulation ». Il a rappelé que la polémique autour de l’entreprise avait soulevé des interrogations liées à la sécurité sanitaire, à la fiabilité des contrôles et au fonctionnement des institutions.
Face à la controverse née après la publication d’un rapport d’inspection daté du 29 octobre 2025, le ministre a affirmé avoir immédiatement ordonné une enquête approfondie conduite par l’inspection interne de son département. Un comité ad hoc interinstitutionnel a également été mis en place afin d’examiner l’ensemble du dossier.
Ce comité, composé d’experts scientifiques et administratifs, avait pour mission d’auditionner les parties concernées, notamment l’entreprise Softcare Industries et l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), d’analyser les documents disponibles et d’effectuer des visites sur le site de production. Une inspection de l’usine a ainsi été réalisée le 7 janvier 2026 pour examiner toute la chaîne de fabrication, depuis les matières premières jusqu’aux entrepôts et aux laboratoires de contrôle qualité.
Selon les conclusions du comité, les matières premières utilisées dans la fabrication des serviettes hygiéniques et des couches pour bébés sont composées de matériaux couramment utilisés dans ce type de produits, notamment du polypropylène, du polyéthylène, de la pâte de bois et du polyacrylate de sodium.
Le ministre a précisé que ces composants « ne contiennent pas de substances nuisibles ou dangereuses pour la santé des usagers ».
Le dossier portait principalement sur un film en polyéthylène perforé utilisé dans certaines serviettes hygiéniques. Ce matériau périmé avait été retrouvé dans la zone de production de l’usine.
Le comité a reconnu que la présence de cette matière périmée constituait un manquement dans la gestion des stocks de l’entreprise. Toutefois, l’enquête n’a trouvé aucune preuve de son utilisation effective dans la production.
Plusieurs éléments ont été avancés pour étayer cette conclusion, notamment :
● la différence de taille entre la matière périmée et celle réellement utilisée dans la production ;
● l’absence de produits issus de cette matière dans la base de données des ventes de 2025 ;
● la contradiction entre certaines fiches de stock et les conclusions initiales de l’inspection.
Les investigations menées par le comité concluent qu’aucune preuve scientifique ne démontre l’utilisation de matières premières périmées dans les produits commercialisés.
De plus, aucune alerte sanitaire ni signal de matériovigilance n’a été enregistré. Des analyses indépendantes réalisées par un laboratoire allemand ont confirmé la conformité des produits aux standards internationaux et l’absence de contaminants environnementaux.
Le ministre a également rappelé que ces produits, essentiellement textiles et absorbants, présentent une faible dangerosité intrinsèque lorsqu’ils sont fabriqués conformément aux normes.
Les conclusions de l’enquête ont toutefois mis en évidence plusieurs insuffisances dans les inspections menées par l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique.
Selon le ministre, les rapports d’inspection comportaient des incohérences, notamment l’absence de prélèvements d’échantillons pour analyses, l’absence de mise sous scellé des produits incriminés et des contradictions dans les documents examinés.
Le comité a également relevé que l’inspection reposait sur un cadre juridique fragile en raison de l’absence du décret d’application encadrant spécifiquement les produits d’hygiène corporelle.
L’enquête a estimé que la décision de retrait généralisé des produits n’était pas fondée sur des preuves scientifiques suffisantes. Elle n’a pas été précédée de tests sur les produits finis et ne reposait sur aucune donnée épidémiologique démontrant un risque sanitaire.
Le ministre a ainsi qualifié cette mesure de « précaution mal encadrée ».
Le comité a toutefois relevé plusieurs insuffisances dans le système de management de la qualité de l’entreprise Softcare Industries. Celles-ci concernent notamment la gestion de la documentation qualité, la traçabilité des matières premières, la gestion des stocks et le système d’étiquetage.
Toutefois, ces manquements n’ont pas été jugés suffisants pour justifier le retrait des produits du marché en l’absence de preuve d’un risque sanitaire.
En conclusion, le ministre de la Santé a tenu à rassurer les populations quant à l’absence de danger sanitaire lié aux produits concernés.
Il a également annoncé plusieurs mesures correctives visant à renforcer la sécurité sanitaire, notamment :
● l’adoption rapide du décret encadrant les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle ;
● l’élaboration de normes nationales de qualité et d’étiquetage ;
● la mise en place d’un système renforcé de matériovigilance ;
● le renforcement de la coordination entre les institutions de contrôle ;
● l’accompagnement des industriels vers une conformité totale aux exigences réglementaires.
« La priorité du ministère reste la protection des populations tout en soutenant le développement d’une industrie responsable », a conclu le professeur Ibrahima Sy.
Moussa Diba
Passation de service au FSE : Assane Ndir prend les rênes pour conduire la nouvelle ère énergétique du Sénégal
Le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE) a officiellement changé de direction. À l’issue d’une cérémonie de passation de service, l’administrateur sortant Théophile Édouard Amine a transmis les rênes de l’institution à Assane Ndir, marquant ainsi l’ouverture d’un nouveau chapitre pour cet instrument stratégique de la politique énergétique nationale.
Après plusieurs années à la tête du FSE, Théophile Édouard Amine a dressé un bilan marqué par la mise en œuvre de réformes et d’outils de gestion destinés à renforcer la stabilité du secteur énergétique. Nommé en décembre 2019 et entré en fonction en janvier 2020, il affirme avoir œuvré, avec ses équipes, à la réalisation des missions assignées à l’institution.
« Nous avons essayé de faire le maximum pour atteindre les objectifs fixés et mettre en œuvre les missions du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie », a-t-il déclaré lors de la cérémonie.
Durant son mandat, plusieurs initiatives structurantes ont été mises en place, notamment l’élaboration d’un plan stratégique de développement couvrant la période 2020-2024 ainsi qu’un contrat de performance 2021-2023.
Le FSE a également contribué à la sécurisation de l’approvisionnement énergétique du pays, à la gestion des mécanismes de compensation dans les secteurs pétrolier et électrique, ainsi qu’au financement de certaines initiatives liées à l’électrification rurale.
Sur le plan financier, l’ancien administrateur a souligné la mobilisation de ressources importantes, notamment à travers un partenariat avec la Banque islamique de développement et sa filiale ITFC, qui a permis de mettre en place une ligne de financement dédiée au FSE.
« En 2022, nous avons signé un financement de 172 millions d’euros, utilisé jusqu’en 2024. Il a ensuite été renouvelé et porté à 200 millions d’euros afin de renforcer l’autonomie financière du Fonds », a-t-il expliqué.
Au-delà des aspects financiers, Théophile Édouard Amine a rendu hommage aux équipes du FSE, saluant « des collaborateurs dévoués et engagés », avec lesquels il affirme avoir travaillé dans un esprit familial.
Assane Ndir : « Le Sénégal entre dans une nouvelle ère énergétique »
Prenant la parole à son tour, le nouvel administrateur Assane Ndir a exprimé sa gratitude au Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République, pour la confiance placée en sa personne.
Ancien agent comptable du FSE entre 2016 et 2019, il signe ainsi un retour au sein de l’institution, cette fois à sa tête.
« C’est avec un profond sens de responsabilité que je prends aujourd’hui mes fonctions », a-t-il déclaré devant les membres du conseil d’administration, les inspecteurs des finances et les collaborateurs du Fonds.
Dans son discours de prise de fonction, Assane Ndir a insisté sur la transformation du contexte énergétique sénégalais. Avec le démarrage de projets pétroliers et gaziers majeurs comme Sangomar Oil Field et Grand Tortue Ahmeyim, le Sénégal entre désormais dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures.
Selon lui, cette nouvelle réalité impose une réorientation stratégique du FSE.
« Nous passons d’une logique de gestion de pénurie à une logique d’optimisation de la chaîne de valeur énergétique », a-t-il expliqué.
Le nouvel administrateur ambitionne de transformer le FSE en un véritable outil d’ingénierie financière capable de soutenir les investissements structurants du secteur énergétique.
Parmi les axes prioritaires évoqués figurent :
le financement d’études de faisabilité pour des projets énergétiques ;
le développement d’infrastructures gazières et de réseaux de distribution ;
le soutien aux projets de raffinage et de transformation locale ;
le recours à des mécanismes innovants de financement, notamment les partenariats public-privé et les obligations vertes.
Assane Ndir souhaite également renforcer la gouvernance et la transparence du Fonds afin de garantir un impact concret sur l’économie nationale.
« Chaque franc mobilisé devra contribuer à réduire le coût de l’énergie, sécuriser l’approvisionnement et améliorer la compétitivité des entreprises », a-t-il affirmé.
Pour le nouveau dirigeant du FSE, l’enjeu est clair : faire du Fonds un pilier de la souveraineté énergétique du Sénégal.
« Notre ambition est de sécuriser l’approvisionnement, réduire la dépendance aux importations et transformer nos ressources naturelles en prospérité durable », a-t-il conclu.
Avec cette passation de service, le FSE entame ainsi une nouvelle phase de son développement, dans un contexte marqué par l’exploitation des hydrocarbures et les ambitions du Sénégal de bâtir une économie énergétique intégrée et durable.
M. TOURÉ
SG de l'ONU:Cissé Lô bénit la candidature de Macky et invite le Président Diomaye d'en faire de même...
Les soutiens en faveur du Président Macky Sall dans la course pour le contrôle du Secretariat Général de l'Organisation des Nations Unies
(ONU) se multiplie. Moustapha Cissé Lô, ancien député et premier vice-président à l'Assemblée Nationale vient de prendre fait et cause pour l'ancien Chef de l'État sénégalais. A l'en croire:"Pour ma part, je bénis ardemment et soutiens sans réserve la candidature du Président Macky Sall pour le poste de Secrétaire Général de l'ONU. Il est le candidat de l'Afrique. Alors, nous devons tout faire pour qu'il lui revienne. C'est un honneur de voir un fils du Sénégal, de surcroît, du continent africain trôner à la tête de cette haute station mondiale", a soutenu l'ancien Président du Parlement de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest
(CEDEAO). Cissé Lô d'inviter le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son gouvernement d'en faire de même:"Je demande au Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et à son gouvernement de soutenir officiellement la candidature du Président Macky pour ce poste si stratégique et ce, dans l'intérêt supérieur de notre cher pays et du continent africain. Il a le profil de l'emploi et le back-round nécessaire pour manager cette structure. En plus d'être un honneur, cela peut aussi constituer un déclic pour la cohésion sociale. Cela va militer pour un dégel, voire pour l'apaisement du climat politique très enfièvrée depuis des années au Sénégal."
El Pistolero de lancer un vibrant appel à tout le monde:"Je lance un vibrant appel à tous les détracteurs du Président Macky. Je les invite à faire preuve de dépassement et à soutenir cette candidature pour lui donner plus de chance. Tous les patriotes doivent se lever pour la bénir. Je demande également à tous les chefs religieux et à toutes les forces vives du pays de faire de ce combat le leur, ne serait-ce que pour la gloire et l'honneur de notre très chère nation, le Sénégal. Faisons alors preuve de discernement en plaçant l'intérêt supérieur du Sénégal au-dessus de toute considération partisane. Puisse Allah bénir le Sénégal en ce mois de Ramadan et du Saint temps de Carême. Amine", a conclu le Président Moustapha Cissé Lô.
POUR LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ.
Il ne peut y avoir de justice véritable sans la manifestation pleine et entière de la vérité. C’est pourquoi, si les circonstances l’exigent, la mise en place d’une Commission nationale de vérité pour la Justice pourrait constituer une étape nécessaire pour éclairer l’opinion et consolider l’État de droit.
Une telle commission devrait être composée de personnalités indépendantes et crédibles issues de la magistrature, du barreau, des forces de défense et de sécurité, de la société civile, des organisations syndicales ainsi que d’autres composantes représentatives de la nation. Sa mission serait de contribuer, en toute impartialité, à l’établissement de la vérité sur les faits graves survenus au Sénégal entre le 1er mars 2021 et le 2 avril 2024.
Pour garantir sa légitimité et son autorité morale, cette commission devrait être instituée par un acte juridique de portée suffisante — idéalement une loi adoptée par l’Assemblée nationale, ou à défaut un décret — définissant clairement son mandat, ses pouvoirs et ses modalités de fonctionnement.
Dans un État de droit, il ne saurait être acceptable que la responsabilité de citoyens sénégalais ayant participé, à divers niveaux, à la gestion du pays durant cette période soit décrétée ou imputée de manière unilatérale, sans que la vérité des faits ne soit établie de manière rigoureuse, transparente et contradictoire.
La justice ne peut se construire sur des présomptions ou des récits partisans. Elle exige, avant toute chose, la recherche méthodique et sereine de la vérité.
Me El Hadji Ayé Boun Malick DIOP,
Secrétaire général national du Syndicat
des travailleurs de la Justice.
Il
RUFISQUE : Quatre individus arrêtés pour trafic de faux billets d'une contre valeur de 2 milliards
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité économique au Sénégal, la Section de Recherches de la Brigade de Gendarmerie de Keur Massar a procédé, ce 2 mars 2026, à l’arrestation de quatre personnes à la Cité Tacko de Rufisque, dans une affaire présumée d’association de malfaiteurs et de tentative de trafic de faux billets.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’opération fait suite à un renseignement ayant permis d’identifier un homme d’environ 70 ans, présenté comme un maillon central du réseau. Ce dernier projetait de "laver" des billets noirs d’une contre-valeur estimée à près de deux milliards de francs CFA. Les coupures auraient été introduites sur le territoire sénégalais par voie maritime depuis la Gambie.
Les investigations menées par les gendarmes ont permis de surprendre le principal suspect en flagrant délit, en compagnie de trois de ses complices, dans un immeuble en chantier situé à la Cité Tacko. Les quatre individus ont été interpellés puis conduits dans les locaux de la brigade pour les besoins de l’enquête.
La Gendarmerie nationale rappelle l’importance de la collaboration citoyenne et invite les populations à signaler toute activité suspecte via son centre d’appel, accessible gratuitement aux numéros verts 800 00 20 20 ou 123
A.S
PROMOREN : Kaffrine valide un budget de 11,3 milliards FCFA pour accélérer la sécurisation des ressources en eau
La Gouvernance de Kaffrine a abrité, ce mardi 03 mars 2026, la 3ᵉ réunion du Comité de Pilotage du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin Versant du Nianija Bolong (PROMOREN), en présence du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, et de la Directrice générale de l’Office des Lacs et Cours d'Eau (OLAC), Mme Diarra Sow, également coordonnatrice du projet.
Financé par la Banque islamique de développement, le PROMOREN se positionne comme un projet structurant pour la sécurisation durable des ressources en eau, la valorisation agricole et le renforcement de la résilience environnementale dans le bassin du Nianija Bolong.
Cette rencontre, tenue dans la continuité des « 48 Heures d’Action pour l’Eau et l’Assainissement » à Kaffrine et Kaolack, a rassemblé l’État, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, la société civile ainsi que les représentants des usagers.
Les travaux ont permis :
● de présenter un taux d’exécution physique estimé à 30 % après une année de mise en œuvre, malgré certaines contraintes ;
● de dresser le bilan des activités réalisées en 2025 ;
● d’examiner et d’adopter le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, arrêté à 11 376 495 851 F CFA ;
● de recueillir les recommandations des membres afin de renforcer l’efficacité et l’inclusivité du projet.
Au-delà des infrastructures hydrauliques en cours de réalisation, le PROMOREN vise à :
■ mobiliser durablement plusieurs millions de m³ d’eau douce par an ;
■ freiner l’intrusion saline ;
■ valoriser près de 12 000 hectares de terres agricoles ;
■ impacter positivement environ 175 000 bénéficiaires directs dans les communes concernées.
Dans son intervention, le ministre Dr Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la nécessité de renforcer l’implication des communautés locales et des élus territoriaux, en veillant à une meilleure prise en compte de leurs préoccupations dans la mise en œuvre.
« Je salue la qualité des échanges et la dynamique de responsabilité partagée qui caractérisent la gouvernance du PROMOREN. Ce projet illustre notre engagement collectif à faire de la gestion intégrée des ressources en eau un levier stratégique de développement durable, d’équité territoriale et de prospérité inclusive. Il revêt également une importance particulière pour Son Excellence le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, et l’Office des Lacs et Cours d’Eau s’engage pleinement à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires pour garantir sa réussite », a martelé le ministre.
À travers cette session, le PROMOREN confirme son rôle central dans la politique nationale de gestion intégrée des ressources en eau, au service du développement territorial et de la souveraineté hydrique du Sénégal.
Moussa Diba
