C’est avec une profonde peine et un réel regret que le mouvement PROGRÈS a appris les affrontements survenus entre les forces de défense et de sécurité et les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
De tels événements sont inadmissibles dans un espace universitaire qui devrait demeurer un sanctuaire du savoir, du dialogue intellectuel et de la formation citoyenne. À ce titre, le mouvement PROGRÈS condamne fermement et sans réserve toute forme de violence dans l’espace universitaire, quelle qu’en soit l’origine.
En effet, l’université ne saurait être assimilée à un champ de confrontation ou à un lieu de répression. Elle constitue avant tout un pilier fondamental de la République, un espace de réflexion critique et un levier essentiel du développement national. Par conséquent, toute atteinte à son intégrité porte gravement préjudice non seulement aux étudiants, mais également à l’avenir de la Nation. Une jeunesse, en particulier la jeunesse estudiantine, doit être accompagnée et encadrée avec intelligence, sagesse, retenue et patience, car elle incarne l’espoir, la relève et la capacité d’innovation du pays.
Par ailleurs, l’histoire politique et sociale récente du Sénégal démontre que les réponses exclusivement sécuritaires aux revendications universitaires ont souvent conduit à des crises plus profondes et durables. L’absence de dialogue, le refus de traiter les causes structurelles des tensions et le recours systématique à la force ne peuvent qu’aggraver les incompréhensions et fragiliser davantage la cohésion nationale. Comme le rappelle une évidence historique, les mêmes causes produisent inévitablement les mêmes effets.
Dans ce contexte, le mouvement PROGRÈS appelle solennellement le Président de la République, en sa qualité de garant des institutions et de l’unité nationale, à assumer pleinement ses responsabilités. Cela suppose, d’une part, l’identification rigoureuse des commanditaires des actes survenus en 2026 et, d’autre part, l’application de sanctions justes et conformes à l’État de droit. Toutefois, ces mesures doivent impérativement s’accompagner d’une volonté politique claire visant à restaurer un dialogue sincère, permanent et inclusif entre l’État, les autorités universitaires et les étudiants.
Enfin, le mouvement PROGRÈS rappelle que le Sénégal a parcouru un long chemin dans la consolidation de la paix sociale, de la stabilité institutionnelle et du respect des libertés académiques. Les événements récents montrent cependant que ces acquis demeurent fragiles. Il est donc urgent de tirer toutes les leçons du passé, de préserver l’espace universitaire de toute violence et, surtout, de ne pas porter atteinte aux étudiants, car en les touchant, c’est l’avenir même du Sénégal qui est compromis.
Mouvement PROGRÈS
Le Président, Djibril Ba
