À l'approche du choix du futur président de la Commission de la CEDEAO, l'ancien député au Parlement de la CEDEAO, Abdoulaye Vilane, est monté au créneau pour défendre la candidature du Général Birame Diop. Dans une contribution, il invite à dépasser les préjugés liés au passé militaire du candidat et à privilégier une appréciation fondée sur ses compétences et son parcours.
Réagissant à une analyse critique de cette candidature, Abdoulaye Vilane estime que les arguments avancés ne démontrent pas que le Général Birame Diop serait inapte à diriger l'institution sous-régionale. Selon lui, réduire le débat à son ancienne carrière militaire revient à ignorer les critères essentiels qui président au choix des dirigeants des grandes organisations internationales.
L'ancien parlementaire relève notamment ce qu'il considère comme une contradiction dans les critiques formulées contre le candidat. Il rappelle que le Général Yakubu Gowon, figure emblématique de la création de la CEDEAO, était lui aussi un militaire. Dès lors, soutient-il, il est difficile de faire du seul passé militaire un motif d'exclusion pour accéder à la présidence de la Commission. Abdoulaye Vilane met également en avant le parcours du Général Birame Diop, marqué par de hautes responsabilités au sein des Nations Unies dans les domaines de la paix, de la prévention des conflits et de la coopération internationale. Il souligne aussi son expertise en matière de gouvernance et de sécurité, qu'il considère comme des atouts dans un contexte régional marqué par de nombreux défis.
L'auteur conteste par ailleurs les affirmations selon lesquelles l'ancien militaire manquerait de crédibilité pour défendre les principes démocratiques ou condamner les coups d'État. Il estime que de telles appréciations ne reposent sur aucun élément objectif et que les valeurs démocratiques se mesurent davantage aux actes qu'au parcours professionnel.
Abdoulaye Vilane rejette également les insinuations faisant état d'influences extérieures derrière cette candidature, affirmant qu'aucune preuve n'est apportée pour étayer cette hypothèse.
En conclusion, il appelle à un débat fondé sur les qualités des candidats plutôt que sur leur profession d'origine. Selon lui, la compétence, l'intégrité, le leadership, l'expérience et la capacité à répondre aux défis de l'Afrique de l'Ouest doivent demeurer les principaux critères d'appréciation pour la présidence de la Commission de la CEDEAO.
Mamadou Ndiaye
