dimanche 19 avril 2026 | Login
La rédaction

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À Dakar, la souveraineté n’est plus un concept abstrait : elle s’impose comme une urgence politique. Réunis ce jeudi à l’initiative de l’Afrikajom Center, décideurs, universitaires et acteurs de la société civile ont confronté leurs visions lors du lancement du programme Agora/Penc, un espace de dialogue consacré aux grands enjeux nationaux.

Dans un monde structuré par les interdépendances, la souveraineté apparaît de plus en plus sous tension. Mondialisation économique, dépendances technologiques, alliances sécuritaires : autant de facteurs qui limitent la capacité des États à décider pleinement pour eux-mêmes. Les experts parlent désormais de « souveraineté sous contrainte », voire de « souveraineté négociée ».

Pour Alioune Tine, président exécutif de l’Afrikajom Center, le constat est clair : aucune souveraineté ne s’exerce aujourd’hui en vase clos.

« On peut revendiquer une souveraineté numérique tout en dépendant de plateformes privées. De même, la sécurité repose souvent sur des alliances qui peuvent fragiliser l’autonomie des États », a-t-il souligné.

Mais derrière ce concept mobilisateur se cache aussi un risque. « La souveraineté peut être instrumentalisée pour justifier des dérives autoritaires et affaiblir la démocratie », a-t-il mis en garde.

En Afrique, la question prend une dimension particulière. Héritées de l’histoire coloniale et confrontées à des fragilités persistantes, notamment dans le Sahel, les souverainetés africaines restent incomplètes et souvent vulnérables.

Une universitaire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a insisté sur une évolution majeure : la souveraineté ne se pense plus au singulier.

Numérique, alimentaire, énergétique, culturelle ou sécuritaire : elle se décline désormais en plusieurs dimensions, toutes stratégiques.

Mais au-delà du discours, c’est dans l’action que se joue la crédibilité de cette ambition. Produire localement, garantir la sécurité alimentaire, valoriser les langues nationales : autant de leviers concrets pour renforcer une souveraineté effective.

« Être souverain, ce n’est pas seulement décider, c’est pouvoir agir et assumer ses choix », a-t-elle rappelé, appelant à repenser en profondeur les modèles de production et de consommation.

Au terme des échanges, un constat s’impose : la souveraineté ne peut être ni un slogan ni un repli. Elle exige lucidité, cohérence et pragmatisme pour concilier aspiration à l’indépendance et réalité d’un monde interdépendant.

Avec Agora/Penc, l’Afrikajom Center s’affirme ainsi comme un acteur clé d’un débat devenu incontournable au Sénégal.

Mamadou Touré 

C'est avec une foule innombrable que la Coalition Diomaye Président de la région de Tambacounda a tenu, ce jeudi 16 avril 2026, un important meeting à l’esplanade de la Mairie de Tambacounda.

  Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la consolidation de la présence et de l'influence sur le terrain de cette coalition.

Ce rassemblement, à forte portée politique et symbolique, a constitué un véritable moment de communication stratégique et de partage avec les populations. Il a été marqué par une mobilisation exceptionnelle, traduisant l’adhésion croissante des citoyens aux idéaux et à la vision portés par la coalition.

Plusieurs figures de premier plan ont pris part à cette rencontre, notamment Le Maire de Tambacounda, Pape Banda Dièye, dont l’engagement constant témoigne de l’ancrage local de la dynamique en cours,le Directeur général de l’ADEPME, Alpha Thiam, acteur clé dans l’accompagnement des politiques de développement économique,du consultant international en communication M.Aliou Diallo, aussi Coordonnateur de la cellule communication de la CDP, qui a su impulser une stratégie de communication et de visibilité efficace avec des éléments delangage tres bien structurés.

Il faut aussi noter la présence de nombreuses personnalités politiques, économiques et sociales venues apporter leur soutien.

Les différentes interventions ont permis de revenir sur les enjeux majeurs du moment, en mettant l’accent sur la nécessité de renforcer l’unité, la solidarité et l’engagement collectif autour des ambitions portées par la Coalition Diomaye Président.

Les orateurs ont également insisté sur l’importance d’une mobilisation continue pour accompagner les actions engagées et répondre aux attentes des populations, en insistant sur les réalisations de son Excellence M. Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye. 

Au-delà des discours, ce meeting a été un véritable espace d’écoute et d’échanges, favorisant une proximité renforcée entre les leaders et les citoyens. Il a également permis de galvaniser les militants et sympathisants, tout en consolidant les bases d’une organisation structurée et tournée vers l’action.

En définitive, cette rencontre confirme la dynamique ascendante de la coalition dans la région de Tambacounda. Elle traduit une volonté claire d’occupation du terrain, de structuration des forces et de préparation des échéances à venir, avec pour objectif de bâtir une mobilisation durable et efficace au service des populations.

Les responsables ont félicité Mme Aminata Touré la superviseur général de la coalition Diomaye Président, de par son engagement sans faille à soutenir son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye.

Afrikajom Center organise ce jeudi 16 avril 2026 à Dakar un grand débat national sur la souveraineté.

La rencontre a mobilise membres du gouvernement, hommes politiques, experts, universitaires, journalistes et acteurs de la société civile. Elle se tient dans le cadre du programme AGORA/PENC, initié par Afrikajom Center pour créer des espaces de réflexion sur les enjeux stratégiques d’intérêt national.

Pour Alioune Tine, Directeur Exécutif d’Afrikajom Center, « la souveraineté ne peut pas être un simple slogan. Elle doit se construire dans le débat contradictoire, avec toutes les composantes de la nation. C’est le sens d’AGORA/PENC : croiser les expertises pour passer des intentions aux politiques publiques ».

Les échanges ont été portes sur les dimensions politique, économique, alimentaire, monétaire, numérique et culturelle de la souveraineté. L’objectif : renforcer la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance.

Dans un contexte sous-régional marqué par la remise en cause des modèles de coopération et la montée des aspirations à plus d’autonomie, le Sénégal cherche à concilier ouverture au monde et maîtrise de ses choix stratégiques.

Alioune Ndiaye

Dans un contexte mondial marqué par la transformation des modes de travail, le Sénégal confirme son positionnement en tant que hub stratégique en Afrique de l’Ouest. C’est dans cette dynamique que Wojo, marque du groupe Accor spécialisée dans les espaces de travail flexibles, annonce son implantation à Dakar, au sein du Novotel Dakar.

Déjà présent dans plusieurs capitales africaines comme Abidjan, Nairobi et Kigali, Wojo poursuit ainsi son expansion sur le continent avec une ambition claire : accompagner la mutation des environnements de travail.

Le choix de Dakar ne doit rien au hasard. Ville dynamique, dotée d’un tissu économique en pleine croissance et d’une forte communauté entrepreneuriale, la capitale sénégalaise offre un terrain fertile pour le développement de nouvelles solutions de travail.

« L’arrivée de Wojo transforme le Novotel Dakar en un véritable carrefour d’usages au cœur du Plateau », souligne Naoufel Chtara, Directeur Général de l’établissement. « Avec le concept de Workspitality®, nous combinons l’exigence des espaces professionnels avec le confort et la qualité des services hôteliers. »

Au cœur de l’offre Wojo se trouve le concept de Workspitality®, une approche qui fusionne espaces de travail et services hôteliers. Concrètement, les utilisateurs bénéficient :

de bureaux privatifs pour les entreprises

d’espaces de coworking flexibles

de salles de réunion entièrement équipées

ainsi que de services hôteliers (restauration, hébergement, salle de sport, piscine, sécurité)

Contrairement aux espaces de coworking traditionnels, souvent limités en horaires et en services, Wojo propose une accessibilité 24h/24 et une expérience “tout-en-un”.

L’intégration de Wojo au Novotel Dakar, actif du portefeuille de Kasada Capital Management, s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation des hôtels en véritables écosystèmes économiques.

« En diversifiant les usages de nos infrastructures, nous répondons à une demande croissante de flexibilité immobilière tout en renforçant l’attractivité de la région », explique Khalil Ketari.

Ce modèle pourrait inspirer d’autres promoteurs immobiliers en Afrique de l’Ouest, en quête de valorisation de leurs actifs.

Au-delà des infrastructures, Wojo met l’accent sur une approche humaine du travail. L’objectif : offrir aux entreprises un cadre propice à l’innovation et à la collaboration, sans les contraintes de gestion immobilière classique.

« Wojo signifie Working with Mojo, soit travailler avec énergie, chance et prospérité », explique Prisca Tevoedjre, en charge de la marque en Afrique de l’Ouest. « Nous voulons créer des espaces où les professionnels peuvent s’épanouir et performer. »

À l’occasion de son ouverture à Dakar, Wojo propose une offre promotionnelle attractive :

15 % de réduction sur les abonnements coworking jusqu’au 30 juin 2026

Accès au programme ALL Meeting & Events du groupe Accor

Doublement des points de fidélité pour les organisateurs d’événements

Ces avantages sont valables dans l’ensemble du réseau international du groupe.

Une nouvelle ère du travail en Afrique

Avec cette implantation stratégique, Wojo confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur clé de la transformation

Mamadou Touré 

La commune de Kaffrine a procédé au lancement des activités de conduite du changement du Programme de digitalisation de l’administration publique, une initiative inscrite dans la stratégie nationale de modernisation des services publics.

Selon le coordonnateur du programme, Souleymane Ba, la digitalisation est désormais « une priorité stratégique », visant à améliorer la performance, la transparence et l’accessibilité de l’administration.

Au-delà des outils numériques, le programme met l’accent sur l’accompagnement des acteurs et des populations, à travers des actions de formation et de sensibilisation.

La démarche adoptée se veut participative, avec des consultations prévues pour identifier les besoins réels des citoyens et proposer des solutions adaptées. La question de la cybersécurité est également prise en compte.

Pour sa part, le maire de Kaffrine, Abdoulaye Seydou Sow, a salué une réforme « majeure » et réaffirmé l’engagement de la commune à en faire un modèle de réussite.

 

Avec ce lancement, Kaffrine se positionne comme un territoire pilote dans la mise en œuvre de la digitalisation des services publics au Sénégal.

Mamadou Ndiaye

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée cette année sous le thème « Unissons-nous pour la santé, soutenons la science », l’Institut Pasteur de Dakar a accueilli une cérémonie officielle de haut niveau réunissant autorités sanitaires, chercheurs et partenaires internationaux.

La rencontre a été présidée par le Médecin-Colonel M. Fall, représentant du ministre de la Santé Dr Ibrahima Sy, en présence notamment du Dr Michel Yao, représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Sénégal, ainsi que de nombreux scientifiques et universitaires.

Au cœur de cette journée, une table ronde scientifique de haut niveau a permis d’engager une réflexion approfondie sur la nécessité d’investir collectivement dans l’innovation et dans des politiques fondées sur des preuves, afin d’accélérer la couverture sanitaire universelle au Sénégal.

Prenant la parole, le Dr Michel Yao a rappelé l’importance cruciale de la science dans le développement des systèmes de santé. Selon lui, « la science permet non seulement de mieux comprendre les problèmes de santé, mais surtout d’apporter des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales ».

Il a également insisté sur le rôle fondamental des données dans la prise de décision. « Une collecte rigoureuse et structurée des données est indispensable pour orienter efficacement les politiques publiques et répondre aux besoins spécifiques des populations », a-t-il souligné.

L’innovation scientifique, a-t-il poursuivi, constitue un levier majeur pour améliorer les réponses sanitaires. Toutefois, celle-ci nécessite un engagement politique fort, des investissements conséquents et des partenariats solides, tant au niveau national qu’international.

Face à la montée de la désinformation, le représentant de l’OMS a également mis en garde contre les effets de “l’infodémie”. Il a plaidé pour une meilleure communication scientifique et une implication accrue des communautés afin de restaurer la confiance du public dans la recherche.

Les échanges ont aussi mis en lumière l’importance de l’approche « One Health », qui intègre la santé humaine, animale et environnementale. Cette approche a notamment démontré son efficacité dans la gestion de certaines épidémies au Sénégal, en permettant une réponse coordonnée et plus efficace.

De son côté, la direction de l’Institut Pasteur de Dakar a rappelé son rôle stratégique dans la recherche en Afrique, notamment dans l’étude des virus, le développement de vaccins et la surveillance des épidémies. L’institution contribue également au renforcement des capacités sanitaires dans plus de 40 pays du continent.

La question de la souveraineté sanitaire a également été au centre des discussions. Les intervenants ont souligné que celle-ci passe inévitablement par un investissement accru dans la recherche locale. Aujourd’hui encore, moins de 4 % de la recherche clinique mondiale est réalisée en Afrique, un déséquilibre qui limite l’adaptation des solutions aux réalités du continent.

À travers cette célébration, les acteurs de la santé ont lancé un appel fort : faire de la science un véritable moteur de transformation des systèmes de santé, au service de populations mieux protégées et équitablement prises en charge.

La Journée mondiale de la santé 2026 aura ainsi marqué, à Dakar, une mobilisation collective en faveur d’une santé fondée sur la connaissance, l’innovation et la solidarité.

Mamadou Touré 

Dans un paysage médiatique sénégalais en pleine mutation, la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) suscite un intérêt renouvelé. Cette fois, ce n’est ni la polémique ni la contestation qui dominent le débat, mais un ton plus nuancé : celui d’acteurs du secteur qui saluent des avancées notables en matière de transparence, tout en plaidant pour un approfondissement du dialogue et des réformes structurelles.

Une transparence saluée, mais scrutée

Ces dernières semaines, plusieurs professionnels reconnus du secteur médiatique — directeurs de publication, journalistes, responsables d’organes audiovisuels — ont publiquement exprimé leur satisfaction quant aux efforts de transparence dans la gestion du FADP.

Publication des critères d’éligibilité, clarification des procédures d’attribution, communication plus ouverte : autant d’éléments qui, selon eux, traduisent une volonté de rupture avec certaines pratiques opaques du passé. Pour beaucoup, cette évolution marque un tournant important dans la gouvernance du fonds.

Mais cette reconnaissance n’est pas un blanc-seing. « La transparence ne doit pas être un événement, mais une culture et il faut que tous les acteurs s'y mettent », confiait un jour le directeur de la Communication Habibou Dia, lors d'une rencontre avec les acteurs. Une phrase qui résume bien l’état d’esprit général : encourager les avancées, sans renoncer à l’exigence.

Les “vrais acteurs” montent au créneau

Au-delà des déclarations institutionnelles, ce sont surtout les acteurs de terrain — souvent discrets mais influents — qui structurent aujourd’hui le débat. Rédactions indépendantes, patrons de presse, jeunes médias numériques : tous revendiquent leur place dans la redéfinition du secteur.

Leur message est clair : la gestion du FADP doit continuer à évoluer pour refléter la diversité et la réalité du paysage médiatique sénégalais. Ils insistent notamment sur : une meilleure prise en compte des médias émergents, un équilibre entre presse traditionnelle et plateformes digitales, une répartition plus équitable des ressources, etc. 

Pour ces acteurs, la transparence est une base, mais pas une finalité, et le dialogue vu comme une exigence, plus qu’une option. 

Si les avancées sont reconnues, une demande revient avec insistance : celle d’un dialogue permanent entre autorités et professionnels des médias. Le Ministre de la Communication, pourtant ouvert dans ce sens, en a reçu, malgré, des coups. 

Beaucoup estiment que les réformes ne peuvent être efficaces sans une concertation élargie et inclusive. « Il ne suffit pas d’informer, il faut co-construire. C'est ce que nous voulons», souligne un responsable de rédaction.

Dans ce sens, certains proposent la mise en place de cadres formels de discussion, comme il en a eu lors des assises de la presse et les rencontres récurrentes sur initiative du Ministère de la Communication et des associations de presse. Ces conclaves réunissaient les autorités de tutelle, les organisations professionnelles, les représentants des médias publics et privés. 

L’objectif de manière générale, c'est d'instaurer une gouvernance participative du secteur.

Vers des réformes structurelles attendues

Au-delà du FADP, c’est toute l’architecture du secteur médiatique qui est questionnée. Les appels à réforme portent sur plusieurs axes :

1. Modernisation du cadre légal

Adapter les textes aux réalités du numérique et aux nouveaux modèles économiques.

2.Professionnalisation du secteur

Renforcer la formation des journalistes et lutter contre la précarité dans les rédactions. Dans ce cadre, le directeur du Cesti a fortement salué, hier, dans une émission diffusée sur la télévision nationale, l'augmentation de l'enveloppe dédiée à son institution. 

3. Une régulation équitable avec 

garantie des règles du jeu justes pour tous les acteurs, sans favoritisme ni exclusion.

4. Indépendance économique des médias par une réduction évolutive de la dépendance aux financements publics en encourageant des modèles économiques durables. 

Un moment charnière pour la presse sénégalaise

Le débat autour du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) dépasse désormais la simple question de la distribution des ressources. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir du journalisme au Sénégal.

Entre satisfaction prudente et vigilance assumée, les acteurs des médias semblent envoyer un message équilibré : reconnaître les progrès, mais refuser toute complaisance.

Dans un contexte où l’information joue un rôle crucial dans la vitalité démocratique, cette posture pourrait bien être le signe d’une maturité nouvelle du secteur. En attendant l'évolution des réformes pour un secteur assaini et une viabilité économique des médias. 

Youssouf Ndiongue

Dakar,15 avril 2026– L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) a organisé ce mercredi 15 avril 2026 à Dakar la cérémonie officielle de remise des accréditations aux fournisseurs et installateurs d’équipements solaires.

L’objectif principal : professionnaliser la filière solaire, garantir la qualité des installations et renforcer la confiance des ménages, entreprises et collectivités dans les technologies photovoltaïques.

L’accréditation est délivrée après examen des dossiers techniques, des compétences du personnel, des références chantier et de la conformité aux normes sénégalaises et internationales. Elle devient un prérequis pour accéder aux marchés publics, aux projets d’électrification rurale et aux programmes d’appui financés par l’État et ses partenaires.

Selon le professeur Diouma Kobor, Directeur général de l’ANER, « Le marché du solaire connaît une croissance rapide. Il fallait un filtre qualité pour écarter les équipements contrefaits et les installations dangereuses », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture lors de cette cérémonie de remise. Avec la baisse des coûts du solaire, les offres se multiplient. L’accréditation permet aux clients d’identifier les opérateurs fiables. Elle engage les entreprises accréditées à respecter un cahier des charges : garantie des équipements, service après-vente, formation du personnel, respect des normes de sécurité.

 Des contrôles qualité seront menés sur le terrain pour maintenir le niveau d’exigence à 

expliqué le représentant du ministre de l'énergie, du Pétrole et des énergies renouvelables Dr El hadji ndiaye par ailleurs Directeur de énergies renouvelables.

Cette régulation s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement des énergies renouvelables. Le Sénégal vise 30% d’énergies renouvelables dans le mix électrique et l’accès universel à l’électricité. Le solaire individuel et les mini-réseaux sont des axes majeurs pour atteindre les zones non connectées au réseau Senelec.

Alioune Ndiaye

Dans toute démocratie, l’Assemblée nationale constitue le cœur battant de la représentation populaire. Elle est le lieu où s’exprime la volonté du peuple, où se construisent les lois et où se garantit l’équilibre des institutions.

 À ce titre, elle ne peut ni être affaiblie ni être perçue comme instrumentalisée.

Aujourd’hui, dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes, il est essentiel de rappeler que la légitimité des députés repose sur leur capacité à agir dans l’intérêt général. La loi ne saurait être conçue pour répondre à des situations particulières ou à des intérêts spécifiques. Elle doit incarner l’équité, la justice et l’égalité entre tous les Sénégalais.

Le Sénégal s’est toujours distingué par sa tradition de dialogue politique et de concertation inclusive. Les grandes questions nationales, notamment électorales, ont historiquement été traitées en associant l’ensemble des acteurs : partis politiques, société civile, autorités religieuses et coutumières. C’est cette culture du consensus qui a permis de préserver la stabilité du pays et de renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés.

Face aux enjeux actuels, il appartient aux députés de se hisser à la hauteur de leur mission. Ils doivent être les garants de la crédibilité institutionnelle et les défenseurs vigilants des principes démocratiques. Chaque décision prise au sein de l’hémicycle engage non seulement le présent, mais aussi l’avenir de la Nation.

Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les élus. Le peuple sénégalais, conscient et attaché à ses acquis démocratiques, doit également jouer son rôle. Une citoyenneté active, informée et engagée constitue le meilleur rempart contre toute dérive. Il ne s’agit pas de confrontation, mais de vigilance républicaine, dans le respect des institutions.

Préserver la démocratie, c’est préserver notre avenir commun. Cela exige rigueur, responsabilité et engagement de tous.

 L’Assemblée nationale

 doit rester un symbole de rupture positive, de transparence et de service exclusif au peuple sénégalais.

Mamadou Ndiaye

Conseiller départemental de Bambey

Coordonnateur de l’Alliance pour l’Émergence du Baol

 

Un atelier national de restitution consacré aux vulnérabilités climatiques et aux dynamiques de mobilité s’est tenu ce mardi dans la capitale sénégalaise, marquant une étape clé dans la mise en œuvre du projet EMBRACE. Cette initiative vise à renforcer la résilience des communautés, en particulier celle des femmes, face aux effets croissants du changement climatique.

Organisée avec la participation de représentants des institutions publiques, des collectivités territoriales, de la société civile et des communautés locales, la rencontre a permis de partager les résultats d’une étude participative menée dans plusieurs régions du pays, notamment Kolda, Kédougou, Matam, Tambacounda et Thiès.

Les travaux présentés mettent en évidence une intensification des phénomènes climatiques extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations et la variabilité des précipitations. Ces aléas affectent directement des secteurs essentiels à l’économie locale, notamment l’agriculture pluviale, l’élevage et la pêche artisanale.

Dans ces zones, déjà marquées par des fragilités socio-économiques structurelles, ces perturbations contribuent à accentuer la précarité des ménages, tout en exerçant une pression accrue sur les ressources naturelles.

L’étude souligne également le caractère différencié des impacts du changement climatique selon le genre. Les femmes, fortement impliquées dans la gestion des ressources naturelles et les activités de subsistance, demeurent confrontées à des contraintes importantes, notamment un accès limité aux ressources productives, aux services financiers et aux mécanismes de prise de décision.

Dans ce contexte, le projet EMBRACE propose de renforcer les capacités d’adaptation des femmes, en valorisant leur rôle dans les stratégies de résilience communautaire et en soutenant leurs initiatives locales.

Les dynamiques de mobilité constituent un autre axe central de l’analyse. Selon les conclusions de l’étude, la migration apparaît, pour de nombreux ménages, comme une réponse aux contraintes environnementales et économiques.

Toutefois, comme l’a indiqué le coordonnateur du programme, Lawali Abdoulaye Hassan, « l’enjeu est de transformer la mobilité en une stratégie d’adaptation planifiée, plutôt qu’en une réponse contrainte aux effets du changement climatique ».

Parallèlement, certaines populations restent confrontées à des situations d’immobilité forcée, liées à l’insuffisance de ressources, ce qui limite leurs capacités d’adaptation.

L’atelier a permis de valider les principales conclusions de l’étude et de recueillir les contributions des différentes parties prenantes. Les échanges ont notamment porté sur l’intégration des dimensions de genre et de mobilité dans les politiques publiques d’adaptation climatique.

Le projet EMBRACE, lancé en 2025 pour une durée de trois ans, s’inscrit dans une logique de recherche-action. À ce titre, ses interventions seront progressivement ajustées en fonction des besoins exprimés par les communautés bénéficiaires.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités locales, l’appui aux initiatives économiques sensibles au climat et la promotion de cadres de concertation inclusifs.

Les participants ont également insisté sur la ضرورة de consolider les partenariats entre acteurs publics, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers, afin de garantir une mise en œuvre efficace et durable des actions envisagées.

La tenue de cet atelier marque ainsi le lancement officiel du projet au niveau national et ouvre la voie à une meilleure prise en compte des interactions entre changement climatique, genre et mobilité dans les politiques de développement au Sénégal.

M. Touré 

CMU
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