lundi 14 septembre 2026 | Login
La rédaction

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La Ville de Dakar, à travers la Direction de la Santé et de l'Action Sociale, a ouvert, ce jeudi 3 septembre, un atelier de mise à niveau consacré à la lutte contre les maladies non transmissibles liées à l’alimentation et à l’étiquetage des produits alimentaires. Placée sous le thème « Promouvoir une alimentation saine en milieu scolaire », cette rencontre vise à renforcer les connaissances et les capacités des différents acteurs intervenant dans la prévention des maladies liées aux mauvaises habitudes alimentaires.

L’atelier est présidé par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, en présence du maire de Dakar, Abass Fall, ainsi que de plusieurs professionnels de santé et acteurs de l’éducation. La rencontre met particulièrement l’accent sur la nécessité d’agir en amont, notamment auprès des enfants et des jeunes, afin de favoriser l’adoption de comportements alimentaires plus sains.

À travers cette initiative, la Ville de Dakar entend contribuer à une meilleure compréhension des risques liés à la consommation excessive de sucre, de sel et de matières grasses, mais également à une utilisation plus éclairée des informations figurant sur les emballages des produits alimentaires. Mieux, ajoute Abass Fall, ''les maladies dont il est question au cours de cet atelier ne font, semble-t -il, aucun bruit : elles ne permettent pas de fermer les frontières et n’interrompent aucune classe. Et pourtant, au Sénégal, les maladies non transmissibles — hypertension artérielle, diabète, insuffisance rénale, cancers, maladies respiratoires chroniques — emportent plus d’un décès sur deux''. Dans ce cadre, poursuit le premier magistrat de la Ville de Dakar, ''une enquête sur la population dakaroise nous apprend qu’un adulte sur quatre est hypertendu. Mais elle nous apprend surtout autre chose, et c’est ce chiffre-là que je voudrais que vous reteniez de mes propos : sur 100 Dakarois hypertendus, moins de 30 savent qu’ils le sont ; 16 sont traités ; et 05 seulement 05 ont une tension maîtrisée.

Autrement dit : plus de 95% des hypertendus de notre ville portent en eux, sans le savoir, une maladie qui, jour après jour et sans douleur, affecte leur organisme''.

Plusieurs communications scientifiques sont au programme. Le Professeur Labour Ndao, cardiologue, intervient sur les maladies cardiovasculaires, leurs principaux facteurs de risque et l’importance de la prévention. Le Professeur Demba Diedhiou, spécialiste des maladies métaboliques et intervenant dans une perspective interinstitutionnelle, apporte son éclairage sur le diabète, une pathologie dont la progression constitue un enjeu majeur de santé publique.

Le Professeur Moustapha Faye, néphrologue, aborde pour sa part les problématiques liées aux maladies rénales et les liens entre alimentation, facteurs de risque et santé des reins. Des interventions qui permettent de mettre en évidence l’interdépendance entre les différentes maladies non transmissibles et l’importance d’une prévention précoce.

Présidant l'ouverture de l'atelier, le Ministre de la Santé et de l'hygiène Publique à laissé entendre que ''l’école constitue un cadre privilégié pour développer cette culture de la prévention. En sensibilisant les élèves, mais également les enseignants, les personnels des établissements et les autres acteurs concernés, il s’agit de créer un environnement favorable à de meilleurs choix alimentaires''.

 En effet, selon Ibrahima Sy ''cet atelier traduit la volonté de placer la prévention au cœur des politiques de santé publique, en misant sur l’éducation nutritionnelle et la sensibilisation pour réduire, à long terme, le poids des maladies non transmissibles au sein de la population''.

Y. NDIONGUE

Lors de son interview, Seynabou Sankarè est également revenue sur les mesures sociales annoncées dans le cadre du nouveau programme économique.

Elle s’est notamment félicitée de l’augmentation annoncée des bourses familiales, qui devraient passer de 70 à 140 milliards de FCFA, avec une couverture élargie de près de 500 000 ménages à plus d’un million de ménages.

Selon elle, cette mesure constitue un signal important dans un contexte où les ménages les plus vulnérables doivent être davantage protégés.

« Ce qui est important, c’est que les fruits du redressement économique commencent progressivement à toucher directement les populations », estime-t-elle, soulignant l’importance d’une politique sociale ciblée et efficace.

Seynabou Sankarè évoque également la question du coût de l’électricité.

Elle rappelle que le gouvernement travaille sur une réforme de la politique de subvention énergétique et que Cheikh Diba a annoncé un objectif de réduction de près de 30 % du prix de l’électricité.

Pour elle, cette baisse serait particulièrement importante pour le pouvoir d’achat des ménages et pour la compétitivité des entreprises sénégalaises.

Elle souligne toutefois la nécessité de mieux cibler les subventions. Selon les données avancées par le gouvernement, 20 % des Sénégalais bénéficieraient actuellement d’environ 65 % de la subvention énergétique.

L’objectif est donc de revoir le mécanisme afin que l’effort public bénéficie davantage aux populations qui en ont réellement besoin.

« Dans un contexte où le prix du pétrole peut dépasser les 90 dollars le baril, il faut trouver le juste équilibre entre la protection du pouvoir d’achat des Sénégalais et la soutenabilité des finances publiques », explique-t-elle.

Pour Seynabou Sankarè, l’enjeu n’est pas seulement de redresser les comptes de l’État, mais de faire en sorte que ce redressement se traduise progressivement par une amélioration concrète des conditions de vie des Sénégalais.

Propos de Seynabou Sankarè recueillis lors de son interview.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, à travers l’École Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés, a officiellement lancé ce mardi le Programme de Formation Complémentaire des Aides Sociaux. Ce programme est mis en œuvre en partenariat avec AMREF Health Africa.

La cérémonie, tenue à Dakar, a été marquée par la présence de plusieurs autorités, partenaires techniques et acteurs du secteur social.

Pour les initiateurs, cette formation vient combler un besoin urgent de renforcement des capacités des aides sociaux, acteurs essentiels de la santé communautaire.

«Les aides sociaux sont au cœur de la relation entre les services de santé et les populations.Il est de notre devoir de les outiller pour qu’ils répondent avec professionnalisme aux défis sanitaires et sociaux actuels», a déclaré M. Abdoulaye Mamadou Mbow, Directeur Général de l’ENTSS.Représentant le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique,M. Abdoulaye Ndiaye, Conseiller Technique en charge de l’Action Sociale, a souligné la portée de cette initiative.

«Ce programme s’inscrit dans la vision du MSHP de rapprocher les services sociaux des communautés et d’améliorer la qualité de la prise en charge des populations les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé.

Le partenariat avec AMREF Health Africa apporte un appui technique et financier important.

Selon Mme Ndeye Marieme Ly Diagne, Représentante de AMREF Health Africa, «des communautés en bonne santé commencent par des agents de santé et des acteurs sociaux bien formés. Cette formation va permettre aux aides sociaux de sauver des vies et de renforcer la résilience des communautés face aux problèmes de santé publique».

Le programme de formation complémentaire portera sur plusieurs modules clés:santé communautaire, hygiène et assainissement, nutrition, protection de l’enfance, lutte contre les violences basées sur le genre et gestion des cas sociaux.

L’ambition du Ministère et de ses partenaires est claire: professionnaliser davantage les aides sociaux pour une intervention plus efficace et plus humaine sur le terrain.

Alioune Ndiaye

L’Agence de Régulation des Marchés ARM a organisé ce mercredi à Dakar un atelier de restitution et de validation du diagnostic du Système d’Information sur les Marchés SIM en partenariat avec ENABEL.

L’objectif est de doter le Sénégal d’un outil de veille économique plus fiable, plus digital et plus utile à la régulation.

L’atelier a réuni les acteurs du commerce, de l’agriculture, de la statistique, des collectivités territoriales, des organisations de producteurs, de consommateurs et les partenaires techniques et financiers. Le Système d’Information sur les Marchés permet de collecter, analyser et diffuser les données sur les prix, les stocks, l’offre et la demande des produits de grande consommation.

Présidant l’atelier, M. Babacar Sambène, Directeur Général de l’ARM, a souligné l’importance stratégique de ce diagnostic.

«Le SIM est le baromètre de nos marchés. Sans données fiables et en temps réel, nous ne pouvons ni anticiper les ruptures, ni stabiliser les prix. Ce diagnostic est une étape décisive pour moderniser notre dispositif et aller vers un SIM 2.0 », a-t-il déclaré dans son discours.  

Représentant le Ministère du Commerce et de l’Industrie, M. Khalifa Ababacar Ndiaye, Secrétaire Général, a salué l’initiative de l’ARM et l'importance du SIM.

«Le Gouvernement, à travers le Ministère du Commerce et de l’Industrie, accorde une importance capitale à la disponibilité de l’information économique.Un SIM performant est indispensable pour éclairer la décision publique, protéger le pouvoir d’achat des ménages et sécuriser l’approvisionnement du pays ». 

Après les travaux, les participants ont validé le rapport de diagnostic et retenu 5 priorités:

1.Étendre la couverture du SIM à toutes les régions et aux marchés ruraux

2.Accélérer la digitalisation avec des applications mobiles et une plateforme web

3.Renforcer les capacités des agents collecteurs et des points focaux

4.Améliorer la diffusion de l’information auprès des consommateurs et des opérateurs

5.Renforcer la coordination entre l’ARM, l’État et les collectivités.

  

Alioune ndiaye

Une stratégie audacieuse pour traiter la dette sans recourir à une restructuration classique

Le Sénégal franchit une étape majeure dans la gestion de sa dette. À la faveur d’une stratégie présentée comme spécifiquement adaptée à la situation du pays, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, entend démontrer qu’il est possible de traiter les difficultés liées à l’endettement sans passer nécessairement par une restructuration classique.

Cette démarche, défendue avec conviction par le ministre lors d’une conférence de presse organisée en marge de la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal, constitue une véritable prouesse dans un contexte financier particulièrement exigeant.

Pour expliquer sa vision, Cheikh Diba a choisi une métaphore médicale particulièrement parlante : la dette représente le « malade », tandis que la restructuration classique s’apparente à une intervention chirurgicale lourde.

Le Sénégal, explique-t-il, a fait le choix d’une autre thérapie : un traitement progressif, administré par « doses successives », avec l’objectif de parvenir au résultat recherché tout en limitant les conséquences négatives d’une restructuration traditionnelle.

« Le plan de traitement de la dette du Sénégal n'est pas une restructuration au sens classique du terme », a martelé le ministre.

Cette approche constitue, selon lui, une réponse conçue sur mesure pour le Sénégal. Elle ne saurait être transposée mécaniquement à d’autres pays comme le Ghana, la Zambie ou le Mozambique, dont les configurations financières et les structures d’endettement sont différentes.

Une prouesse dans un contexte financier difficile car la réussite de cette stratégie est d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans un environnement où la confiance des partenaires financiers et des marchés demeure un élément déterminant.

Cheikh Diba semble ainsi avoir privilégié une approche fondée sur la négociation, la progressivité et la préservation des intérêts du Sénégal. Une démarche qui traduit une volonté de rechercher des solutions innovantes plutôt que de s’enfermer dans des mécanismes conventionnels.

L’objectif est clair : traiter la dette, préserver les équilibres économiques du pays et éviter que le remède ne produise davantage de séquelles que le mal lui-même.

Le ministre assume d’ailleurs pleinement cette stratégie : le traitement pourrait demander du temps, mais il permettrait, selon lui, de construire une solution durable et mieux adaptée aux réalités du Sénégal.

Autre engagement affiché par Cheikh Diba : la transparence dans la mise en œuvre du plan.

« Il sera déployé dans la transparence, des communications régulières pour donner les différentes étapes de la mise en œuvre de ce plan de traitement », a-t-il assuré.

Cette volonté de communiquer progressivement sur les différentes étapes vise à maintenir la confiance des citoyens, des partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs.

Au-delà des considérations strictement techniques, la démarche portée par Cheikh Diba mérite d’être saluée comme une démonstration de détermination et de responsabilité dans la conduite des finances publiques.

Dans un contexte où plusieurs pays ont dû recourir à des restructurations lourdes de leur dette, le Sénégal cherche à tracer une voie différente. La capacité du ministre à défendre cette option, à négocier une solution adaptée et à préserver la marge de manœuvre du pays constitue un signal fort.

Cette prouesse mérite donc d’être reconnue et vivement saluée. Cheikh Diba apparaît aujourd’hui comme l’un des artisans d’une nouvelle approche sénégalaise de la gestion de la dette : une approche fondée sur la maîtrise, la négociation et la recherche d’une solution durable.

Le défi reste désormais de transformer cette stratégie en résultats concrets et durables. Mais une chose est déjà acquise : le Sénégal a choisi de ne pas subir sa dette, mais de la traiter avec sa propre méthode. Et Cheikh Diba entend bien en être l’un des principaux architectes.

Je peux aussi vous faire une version encore plus percutante, digne de la Une d’un grand quotidien sénégalais, avec un titre du type : « Cheikh Diba, le pari gagnant : le Sénégal réussit son opération de traitement de la dette ».

KIIRAAY Les Patriotes Républicains salue l’accord conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) autour d’un nouveau programme de financement d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 240 milliards de francs CFA.

Dans un communiqué rendu public ce mardi 1er septembre 2026, le parti exprime sa satisfaction à la suite de cet accord qu’il qualifie d’« historique » et qui, selon lui, constitue « une étape majeure dans le processus de redressement, de stabilisation et de relance de l’économie nationale ».

KIIRAAY adresse, à cette occasion, ses chaleureuses félicitations au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi qu’au Gouvernement. La formation politique met notamment en avant leur persévérance, leur sens des responsabilités et leur ouverture au dialogue et à la concertation dans la conduite des discussions avec l’institution financière internationale.

Pour les camarades de Madame Aminata Touré, le nouvel accord traduit surtout la volonté des autorités sénégalaises de s’attaquer aux défis liés aux finances publiques. Le parti estime qu’il devrait contribuer à restaurer la soutenabilité de la dette, renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et créer les conditions d’une croissance durable.

Kiiray insiste sur la démarche de responsabilité et de dialogue engagée par le chef de l’État et son Gouvernement. Une approche qu’elle considère comme nécessaire pour permettre au Sénégal de retrouver progressivement des marges de manœuvre financières et de consolider son économie. Le parti présidentiel n’oublie pas de féliciter le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, ainsi que l’ensemble des équipes sénégalaises ayant participé aux négociations et contribué à la conclusion de l’accord avec le FMI.

Au-delà des considérations financières et macroéconomiques, le parti appelle toutefois à ce que les ressources mobilisées profitent directement aux populations. « Les ressources mobilisées doivent prioritairement contribuer à améliorer les conditions de vie des populations », souligne-t-il. L’enjeu est donc désormais de traduire cet accord en résultats concrets pour les Sénégalais, notamment à travers une gestion rigoureuse et transparente des ressources et des politiques publiques susceptibles de soutenir durablement la croissance et le bien-être des populations.

L’Association nationale des professionnels de la viande et du bétail au Sénégal (ANPROVBS) organise, du 1er au 5 septembre, à la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS), un atelier de formation des formateurs consacré aux techniques d’embouche. Cette initiative est mise en œuvre en partenariat avec le Projet national d’appui au pastoralisme, PRAPS-2/SN.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par Mamadou Fall, dit Doudou, président de l’ANPROVBS. Elle réunit des acteurs de la filière autour d’un objectif majeur : renforcer leurs connaissances et leurs compétences afin d’améliorer les pratiques d’élevage et, par conséquent, la qualité de la production destinée au marché.

Pendant cinq jours, les participants sont appelés à approfondir leurs connaissances sur les différentes techniques d’embouche, notamment la conduite et l’alimentation des animaux, le suivi sanitaire, la gestion des animaux en période d’engraissement ainsi que les bonnes pratiques permettant d’obtenir de meilleures performances.

À travers cette formation de formateurs, l’ANPROVBS entend favoriser la transmission des connaissances à un plus grand nombre d’éleveurs et de professionnels de la filière. Les bénéficiaires pourront ainsi, à leur tour, accompagner et encadrer d’autres acteurs sur le terrain.

Pour Dr Ousmane Ndiaye, représentant le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, ''le renforcement des capacités de ces 15 participants issus de toutes les régions du Sénégal constitue un levier essentiel pour moderniser la filière bétail-viande et améliorer sa compétitivité. Il s’agit également de contribuer à une meilleure valorisation du cheptel national et à l’amélioration des revenus des acteurs''. 

Le partenariat avec le PRAPS-2/SN traduit, par ailleurs, la volonté de soutenir les professionnels de l’élevage et du pastoralisme à travers des actions concrètes de formation et d’accompagnement.

Durant cette session qui se poursuit jusqu’au 5 septembre, les participants seront ainsi outillés pour mieux maîtriser les techniques d’embouche et assurer une diffusion plus large des bonnes pratiques au sein de la filière bétail-viande au Sénégal.

Y. Ndiongue

Un nouvel outil pour mieux accompagner les femmes entrepreneures sénégalaises, c'est ce que le Cégep de la Gaspésie et des Îles, établissement d’enseignement supérieur québécois (Canada), a présenté ce mardi à la presse. C'est un guide d’information destiné à orienter, sensibiliser et accompagner les femmes engagées dans l’entrepreneuriat au Sénégal.

Réalisé en collaboration avec la Direction de l’Orientation Professionnelle (DOP) et des membres du Projet d’appui à l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes au Sénégal (PAFEJ), ce guide vise à rendre l’information entrepreneuriale plus accessible aux femmes, quelle que soit leur région, leur niveau d’alphabétisation ou leur secteur d’activité.

Selon Katia Diamé, coordonnatrice de projets au Bureau d’Afrique de l’Ouest du Cégep de la Gaspésie et des Îles, l’objectif est avant tout de proposer un outil simple et pratique. « Ce guide est conçu pour rendre l’information entrepreneuriale plus simple, pratique et accessible. Il s’adresse aux femmes de toutes les régions du Sénégal, quel que soit leur niveau d’alphabétisation ou leur secteur d’activité », a-t-elle expliqué face à la presse.

Le document s’articule autour de six grandes étapes, permettant aux entrepreneures de s’interroger concrètement sur leurs activités et leur évolution. Il met également à leur disposition des outils pratiques, des points de vigilance, ainsi que des conseils liés au développement durable et à l’économie circulaire. Des témoignages de femmes entrepreneures viennent également enrichir le contenu et offrir des expériences concrètes aux bénéficiaires.

Pour Papa Abdou Ndiaye, expert en entrepreneuriat, ce guide constitue l’un des principaux livrables du partenariat institutionnel établi entre le Cégep et la DOP. Cette collaboration vise à promouvoir et à renforcer l’entrepreneuriat féminin au Sénégal, notamment dans 14 établissements techniques et auprès d’organisations de la société civile.

Il précise que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Mille femmes : je suis femme, j’existe, je participe (FEP) », financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par Collèges et instituts Canada.

À travers cet outil, le Cégep et ses partenaires ambitionnent de contribuer à lever certaines barrières auxquelles sont confrontées les femmes dans leur parcours entrepreneurial. L’objectif est de leur permettre d’accéder plus facilement à des ressources et à des informations susceptibles de les aider à structurer, développer et pérenniser leurs activités.

Avec cette initiative, le Cégep de la Gaspésie et des Îles et ses partenaires entendent ainsi renforcer l’autonomisation économique des femmes et leur participation au développement économique et social du Sénégal.

En plein hivernage, à chaque pluie, nos villages redeviennent des îles. Cela résulterait d’une “réhabilitation” qui aurait coûté des centaines de millions de FCFA… mais qui aurait supprimé ou négligé l’essentiel : les dalots et les buses.

L’entreprise attributaire du marché aurait remplacé des ouvrages hydrauliques fonctionnels, même vieillissants, par des radiers. Ces radiers cauchemardesques, inadaptés à la zone, sont devenus de véritables pièges pour les automobilistes dès les premières pluies.

Le résultat est dramatique: véhicules en panne, moteurs cassés, marchandises perdues, usagers de la route désemparés. Les villages de Diarrère, de Sobeme, de Bicole, de Diohine et toutes les localités que cette piste devait désenclaver sont devenus subitement isolés. On a encore régressé et grave. 

Où sont les contrôles ? Où est la responsabilité ?

Nous exigeons des comptes. À l’entreprise d’abord. Aux services techniques qui ont réceptionné ces travaux ensuite. Et à notre équipe municipale enfin, dont le silence face à cette forfaiture semblerait confiner à la complicité. Aujourd’hui encore, face à la détresse des usagers, elle brille par son mutisme et son absence sur le terrain. 

Il est urgent que l’État et les autorités compétentes ordonnent une contre-expertise et engagent des travaux de correction immédiats. Il faut construire des ouvrages dignes de ce nom avant que le pire n’arrive.

Cette situation nous ramène à une autre urgence: l’axe Keur Martin – Diohine – Wakhaldiam. Promis et re-promis, le bitumage n’arrive toujours pas. La livraison de l’autoroute à péage Mbour- Fatick- Kaolack ne devrait pas nous faire oublier l’urgence qui entoure cette route. Les populations de Tattaguine, Diarrère et Ngayokheme attendent toujours, certes avec dignité, mais avec impatience. 

Assez de bricolage. Nous voulons des routes qui résistent à la pluie. Nous voulons le respect de la parole donnée.

Les populations ne demandent pas l’impossible. Elles exigent simplement le respect des engagements et le droit élémentaire à la mobilité et à la sécurité.

Moise SARR,

Responsable politique

Une nouvelle étude révèle comment les réseaux internationaux de l’arnaque exploitent les applications de messagerie du quotidien pour s’emparer de l’argent et des données personnelles des internautes africains en quelques minutes seulement.

Abidjan, le 31 août 2026 - Pour la toute première fois, une étude mondiale menée par Kaspersky chiffre la rapidité, le coût et le lourd impact psychologique des arnaques par messagerie. En s'appuyant sur les témoignages de victimes du monde entier, l'enquête révèle que les escrocs se servent de simples messages du quotidien pour subtiliser argent et données personnelles en quelques minutes seulement, causant ainsi des dommages financiers et émotionnels à long terme.

En Afrique, les conséquences sont particulièrement marquées. En Côte d'Ivoire, 69 % des victimes déclarent avoir perdu de l'argent à la suite d'une arnaque par messagerie, tandis que 63 % affirment s'être fait dérober des données personnelles. Au Sénégal, plus de trois quarts des victimes (77 %) ont subi une perte financière. Dans bien des cas, les victimes tombent dans le piège avant même que le doute ne puisse s'installer, remettant leur argent ou leurs données personnelles à des cybercriminels qui se font passer pour des proches, des amis ou des marques de confiance.

Derrière ces messages du quotidien se cache un réseau mondial de l'arnaque ultra-rapide, opérant à l'échelle industrielle et utilisant l'IA pour se faire passer pour des proches, des amis ou des marques de confiance.

Ce phénomène a engendré une véritable économie de l'usurpation d'identité à grande échelle, reposant sur les fonds et les données personnelles dérobés. Les victimes se retrouvent ainsi lésées financièrement, ébranlées et profondément traumatisées.

Arnaqués en quelques minutes : le délit le plus rapide dont on puisse être victime aujourd'hui

Des e-mails professionnels aux conversations en famille, en passant par les notifications de livraison, les applications de messagerie sont au centre de notre quotidien. Mais elles deviennent aussi le vecteur privilégié de la fraude.

En Afrique francophone, ces arnaques débutent le plus souvent sur les plateformes que nous utilisons tous les jours. WhatsApp arrive en tête des canaux utilisés par les fraudeurs, cité par 63 % des victimes au Sénégal et 45 % en Côte d'Ivoire. Les SMS demeurent également un vecteur majeur, notamment au Sénégal où ils sont mentionnés par 51 % des répondants.

Bien que cela ne soit guère surprenant vu la quantité de messages reçus quotidiennement, c'est la rapidité avec laquelle ces arnaques se déroulent qui est frappante. À l'échelle mondiale, plus de la moitié des arnaques par messagerie (52 %) aboutissent en moins de 30 minutes et, pour 14 % des victimes, l'ensemble du processus est terminé en moins de cinq minutes. Les victimes sont poussées à agir dans l'urgence, souvent avant même d'avoir pu vérifier l'identité de leur interlocuteur.

Et pour mieux déstabiliser leurs victimes, les escrocs restent rarement au même endroit. En Côte d'Ivoire, près de neuf victimes sur dix (91 %) déclarent que l'arnaque s'est poursuivie sur au moins une autre plateforme, basculant par exemple d'un SMS à WhatsApp ou d'une application à une autre, et imitant ainsi les conversations et les notifications du quotidien pour ne pas éveiller les soupçons.

« Les fraudeurs s'appuient sur des contextes familiers, des environnements sociaux connus et des codes linguistiques bien ancrés pour persuader les victimes que leurs décisions sont rationnelles et raisonnées sur le moment », explique le Dr Elisabeth Carter, experte en linguistique légale et criminologue à l'Université de Kingston (Londres). « En réalité, ils construisent de toutes pièces une réalité factice où ces mêmes décisions finissent par causer de graves préjudices financiers et psychologiques. Il est extrêmement difficile de discerner une fausse réalité lorsque l'on y est plongé. Restez proches de vos amis et de votre famille, et parlez-leur de vos activités en ligne : il est bien plus facile, avec un regard extérieur, de repérer quand quelque chose cloche. »

Un impact financier immédiat et profondément personnel pour chaque ménage

L'aspect financier est tout aussi dévastateur. En Côte d'Ivoire, 69 % des victimes déclarent avoir perdu de l'argent, tandis que 63 % se sont fait dérober des données personnelles telles que des numéros de téléphone, des adresses e-mail, des coordonnées postales ou des identifiants de connexion.

Pour de nombreux ménages, ces pertes représentent un choc financier réel. En Côte d'Ivoire, plus de 22 % des victimes ayant perdu de l'argent déclarent un préjudice compris entre 386 574 et 772 010 francs CFA, tandis que 26 % évoquent des pertes comprises entre 195 005 et 386 008 francs CFA.

Les arnaques sont rarement des cas isolés : les cybercriminels ciblent régulièrement plusieurs fois les mêmes personnes lorsqu'ils identifient une vulnérabilité ou un comportement exploitable.

L'effet de l'IA : les arnaques touchent toutes les générations et laissent des cicatrices émotionnelles

Les cartels de l'arnaque ne piègent plus seulement les personnes inexpérimentées ou âgées. Les données montrent que les victimes sont issues de toutes les générations, de la génération Z à la génération X. Face à la rapidité de ces attaques et à leur apparence familière, l'expérience et la maîtrise du numérique n'offrent plus de réelle protection.

L'intelligence artificielle est le véritable moteur de cette évolution, balayant définitivement l'époque des messages mal écrits et des signaux d'alerte évidents. Au Sénégal, 57 % des victimes estiment avoir été confrontées à des messages générés par l'IA et 60 % à des voix de synthèse ou clonées. En Côte d'Ivoire, 55 % évoquent l'utilisation de voix artificielles et 40 % de contenus deepfake.

En imitant les styles d'écriture, les tons de voix et même les relations personnelles, les escrocs peuvent rendre les faux messages suffisamment crédibles pour déjouer le doute instinctif, peu importe le niveau d'aisance numérique que pense avoir la victime.

Mais le préjudice subi par les victimes ne se limite pas aux pertes financières : le traumatisme émotionnel laisse des traces durables. En Côte d'Ivoire, les sentiments qui prédominent sont la frustration (41 %), le sentiment de trahison (39 %) et la colère (39 %). Bien après les faits, 43 % des victimes déclarent ressentir encore de la colère, tandis que 37 % se disent toujours affectées émotionnellement par l'expérience.

Un appel à la vigilance face aux menaces en ligne

Alors que les internautes, toutes générations confondues, peinent désormais à distinguer les vrais messages des faux, l'essor des arnaques générées par l'IA a provoqué une véritable crise de confiance. Kaspersky appelle le grand public à prendre du recul et à multiplier les niveaux de protection, en associant de bons réflexes à des outils spécialement conçus pour déjouer ces pièges fondés sur la précipitation et l'urgence. Parmi les mesures à adopter :

● Prendre un temps d'arrêt avant de réagir : Les messages réclamant une action immédiate, un paiement ou des données personnelles constituent un signal d'alerte majeur. Prendre le temps de la réflexion, ne serait-ce que quelques instants, permet de casser la dynamique de l'escroc.

● Vérifier les identités par soi-même : Utiliser des canaux de vérification sécurisés, recouper les informations des profils et, au moindre doute, ne pas hésiter à exiger des preuves d'identité supplémentaires.

● Protéger ses comptes avec des mots de passe robustes : L'utilisation de mots de passe uniques, générés par un gestionnaire de mots de passe, aide à consolider une bonne hygiène de sécurité numérique en évitant la réutilisation d'un même mot de passe d'un compte à l'autre. Ainsi, même si l'un des comptes est compromis, les autres restent à l'abri.

● Rester vigilant face aux liens et notifications suspects : La plupart des arnaques se propagent via des liens d'apparence légitime reçus sur les applications de messagerie ou par e-mail. Des solutions de sécurité permettent de surveiller l'activité des appareils, de détecter les comportements anormaux et de signaler les liens malveillants avant qu'ils ne fassent des dégâts.

« Ces nouvelles arnaques par messagerie sont pensées pour être indiscernables de nos communications habituelles », déclare Marc Rivero, Lead Security Researcher au sein du GReAT de Kaspersky. « De plus, l'IA accélère le mouvement : elle aide les escrocs à usurper l'identité de marques, de voix connues et de proches, à une échelle inédite. Être simplement informé des risques n'offre donc plus une protection suffisante. »

Il conclut : « Les utilisateurs doivent repérer les dangers plus tôt, avant d'être poussés à agir dans la précipitation. Il est essentiel de combiner de bonnes habitudes, comme faire une pause et vérifier les identités de manière indépendante, avec l'utilisation de solutions de sécurité robustes qui détectent et bloquent ces menaces en temps réel. »

Pour en savoir plus sur les analyses et les recommandations de Kaspersky pour des échanges en ligne plus sûrs, rendez-vous sur le blog Kaspersky Daily.

Télécharger le rapport de recherche complet.

Méthodologie de recherche

L'étude a été menée par Censuswide pour le compte de Kaspersky en avril 2026, auprès de 2 806 victimes d'arnaques par messagerie âgées de 16 à 61 ans, réparties en Europe (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Serbie), en Amérique du Nord (États-Unis) et en Afrique (Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire).

À propos de Kaspersky

Kaspersky est une société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique fondée en 1997. Pionnière dans le secteur grâce à son approche de « Cyber Immunité », Kaspersky protège les particuliers, les entreprises, les infrastructures critiques et les gouvernements contre les cybermenaces, avec plus d’un milliard d’appareils protégés à ce jour.

Kaspersky garantit une cybersécurité adaptée aux besoins des entreprises, en mettant l'accent sur l'obtention de résultats concrets, la protection du chiffre d’affaires, l'allègement de la charge de travail et la prévention des interruptions de service. Les connaissances approfondies de Kaspersky en matière de menaces et son expertise en sécurité se traduisent constamment par des solutions et des services innovants destinés aux organisations de toutes tailles, des petites entreprises aux grandes sociétés, combinant des technologies de protection éprouvées basées sur l'IA avec une gestion simple et un support expert.

Reconnue par des tests indépendants et bénéficiant de la confiance de millions de particuliers à travers le monde et de près de 200 000 organisations, Kaspersky aide à détecter les menaces plus tôt, à réagir plus rapidement et à opérer avec davantage de confiance et de liberté, en protégeant ce qui compte le plus pour nos clients.

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