mardi 13 octobre 2026 | Login
La rédaction

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Ce dimanche 4 octobre 2026, au terme de sa tournée de suivi de la campagne agricole 2026, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a poursuivi sa démarche de proximité en allant à la rencontre des guides religieux du département de Matam.

‎Cette démarche de ziar avait notamment pour objectif de solliciter leurs prières pour la paix, la cohésion nationale et la prospérité du Sénégal.

‎La délégation ministérielle s’est successivement rendue à Ourossogui, auprès de Thierno Aliou Thiam, puis à Matam, auprès du fils aîné de Thierno Samassa, actuellement absent du pays, ainsi qu’auprès de Chérif Amadou Haïdara de Matam.

‎Elle a ensuite fait étape à Doumga Ouro Alpha, auprès de Thierno Mamadou Ly, Khalife de feu Thierno Cheikh Ly, avant de poursuivre jusqu’au village de Thianécone Boguel, auprès de Thierno Chérif Baboye Aïdara.

‎Des prières, mais aussi un dialogue de proximité. 

‎Au-delà de la dimension spirituelle de ces rencontres, ces visites ont constitué de véritables moments d’écoute et de dialogue avec les forces vives du territoire.

‎Les guides religieux ont notamment attiré l’attention du Ministre sur la situation préoccupante de l’hivernage dans la région, marquée par un déficit pluviométrique, ainsi que sur plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs et les éleveurs.

‎En réponse, Dr Cheikhou Oumar Ba a réaffirmé la volonté de l’État d’apporter des réponses concrètes et rapides aux préoccupations exprimées.

‎Il a notamment rappelé les décisions prises à l’issue de la rencontre tenue la veille à la Gouvernance de Matam, en présence des différents acteurs du secteur agro-pastoral de la région.

‎Parmi les mesures annoncées figure la mise à disposition, dès la semaine prochaine, de semences de maïs, d’engrais et d’herbicides, afin de permettre aux producteurs de compenser, autant que possible, les pertes liées au déficit pluviométrique.

‎Le Ministre a également annoncé la mise en œuvre d’un programme d’urgence destiné à accompagner les populations impactées par cette situation.

‎Après les champs, le dialogue avec les forces vives des territoires

‎De la visite des exploitations agricoles aux échanges avec les producteurs, puis au dialogue avec les guides religieux, une même démarche guide l’action du Ministère :

‎Écouter. Comprendre. Répondre. Co-construire.

‎Cette approche traduit la volonté de maintenir un dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs des territoires et de construire, avec eux, des réponses adaptées aux réalités locales.

‎Le Ministre s’est, par ailleurs, réjoui de la disponibilité des guides religieux à accompagner les efforts engagés sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République, en mobilisant toutes les forces vives de la Nation.

‎Du travail des champs au dialogue avec les forces vives des territoires, la méthode reste la même : être à l’écoute, comprendre les réalités du terrain et co-construire les solutions pour un Sénégal de paix, de souveraineté alimentaire et de prospérité partagée.

‎

Par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Dakar a pris connaissance du document intitulé « Liste noire N° 1 », diffusé le 2 octobre 2026 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, dans lequel il figure parmi les « établissements privés d’enseignement supérieur non reconnus par le Ministère ».

Le CEDS de Dakar y est en particulier présenté comme un établissement non autorisé à délivrer des diplômes de doctorat.

Par son intitulé et sa présentation, ce document donne publiquement à penser que le CEDS serait assimilé à des opérateurs frauduleux, comme s’il avait été mis en cause pour des agissements répréhensibles.

Le CEDS de Dakar exprime sa vive préoccupation et élève sa protestation énergique devant cette inscription. Il demande que son nom soit retiré sans délai de la liste, afin de mettre un terme aux conséquences particulièrement graves que cette publication entraîne pour l’institution, ses auditeurs et ses partenaires aussi bien au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

Le CEDS de Dakar dont la création en 1999 avait été souhaitée et soutenue par les plus hautes autorités sénégalaises dans le cadre de la coopération internationale, n’est pas un établissement supérieur d’enseignement privé. Il est une organisation internationale à vocation académique, établie au Sénégal par un accord de siège et bénéficiant des privilèges et immunités diplomatiques qui lui sont reconnus. Pour renforcerses nouveaux programmes dans le système sénégalais LicenceMaster-Doctorat

(LMD), il a demandé et obtenu l’agrément provisoire n°212/MESR/DGES/DESP/A du 19 décembre 2014, couvrant toutes ses offres de formation LMD.

Cet agrément a été conforté par l’agrément définitif n° Repsen/Ensup-priv/AD/004-2016, en vigueur à partir de l’année académique 2016. Cet agrément définitif précise qu’il couvre toutes les formations de l’établissement autorisées par le ministère chargé de l’enseignement supérieur, de la Licence au Doctorat. Il importe dès lors de clarifier la portée de la position ministérielle : le Ministère ne remet en cause ni la reconnaissance du CEDS de Dakar ni son droit à délivrer les diplômes de Licence et de Master. Il s’oppose toutefois à la délivrance par le CEDS de Dakar du diplôme de Doctorat, alors même que l’agrément définitif précité couvre les formations de l’établissement de la Licence au Doctorat. Cette différence de traitement paradoxale appelle assurément une clarificationLa portée de cette inscription erronée dépasse donc la seule situation du CEDS. Elle porte gravement atteinte à l’image du Sénégal et à la confiance placée dans ses institutions de formation.

Elle affecte également l’image des milliers d’auditeurs aussi bien sénégalais qu’étrangers qui, de 1999 à nos jours, ont suivi les formations du CEDS de Dakar : hauts fonctionnaires sénégalais et internationaux, officiers supérieurs et officiers généraux, diplomates, avocats, ministres, magistrats, dirigeants d’organisations non gouvernementales et parlementaires… en provenance du Sénégal et de nombreux pays étrangers qui, pour la quasi totalité occupent d’éminentes fonctions de décideurs dans le monde.

Cette atteinte touche aussi les professeurs éminents qui, depuis vingt-six ans, mettent leur compétence et leur autorité académique au service de l’encadrement des auditeurs. Leur engagement, comme celui des générations d’auditeurs formés au CEDS de Dakar , mérite considération et respect.

À toutes celles et à tous ceux qui ont étudié au CEDS de Dakar, nous adressons un message renouvelé de confiance et de sérénité. Nous rassurons tout particulièrement les auditeurs actuellement inscrits ainsi que ceux dont l’inscription est en cours : ils sont pleinement pris en compte dans la défense de l’institution et dans les démarches engagées pour faire clarifier cette situation. La publication de ce document ne saurait effacer la réalité de leur parcours, le travail qu’ils accomplissent ni la valeur de l’encadrement qu’ils reçoivent.

Le Conseil d’Orientation Stratégique (COS) du CEDS de Dakar demeure pleinement mobilisé pour défendre les droits et l’honneur de l’institution, préserver la confiance de ses auditeurs etpoursuivre sa mission académique dans le respect des règles applicables.

Le CEDS conteste son inscription dans le document et en demande le retrait immédiat. Il entend faire valoir ses droits par les voies appropriées. Il reste disponible pour engager avec les autorités compétentes un dialogue sérieux, respectueux et constructif, en vue d’une clarification institutionnelle conforme aux textes, aux engagements de l’État et à l’intérêt supérieur du Sénégal.

Le CEDS de Dakar, ouvert à toute l’Afrique, demeure attaché au Sénégal, à son rayonnement diplomatique auquel il a toujours contribué et à la formation des cadres appelés à servir les institutions nationales, africaines et internationales.

 

À quelques semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la randonnée pédestre organisée par la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu a pris les allures d’une véritable mobilisation citoyenne. Au cœur de cette initiative, la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) a réaffirmé son engagement aux côtés de la jeunesse sénégalaise. Son Directeur général, Mamadou Faye, a appelé à une mobilisation collective pour faire de ce premier rendez-vous olympique organisé en Afrique une pleine réussite.

Ce n’était pas une simple randonnée. Dans les rues de Dakar, la marche a symbolisé bien davantage : une invitation adressée à toute la nation à se mobiliser autour des JOJ Dakar 2026 et à faire vivre les valeurs de sport, de solidarité, de discipline et de fair-play.

Organisée sous l’égide de la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu, cette initiative citoyenne a réuni responsables institutionnels, acteurs du mouvement sportif, anciens champions, jeunes, forces de défense et de sécurité, personnel médical et nombreux randonneurs.

Pour les organisateurs, l’objectif était clair : préparer les esprits à l’accueil de la jeunesse du monde et rappeler que les Jeux ne se limitent pas aux infrastructures sportives. Ils constituent également un projet national auquel chaque Sénégalais peut apporter sa contribution.

Prenant la parole à l’issue de la randonnée, le Directeur général de la BNDE, Mamadou Faye, a salué la forte mobilisation des participants et souligné la portée symbolique de cette marche.

Pour lui, le rendez-vous de Dakar 2026 représente une occasion historique pour le Sénégal, premier pays africain à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse.

« Nous avons marché ensemble, nous avons fait une très belle marche », a-t-il relevé, avant d’insister sur la nécessité d’une mobilisation massive de toutes les composantes de la société sénégalaise.

Le patron de la BNDE a appelé les Sénégalais à réserver un accueil chaleureux aux athlètes et visiteurs qui viendront au Sénégal. Hôtels, maisons, stades et espaces publics devront, selon lui, participer à cette dynamique d’hospitalité qui fait la réputation du pays.

« Nous sommes la Banque des Sénégalais », a également affirmé Mamadou Faye, donnant ainsi le ton de son intervention : au-delà de sa vocation bancaire, la BNDE entend jouer pleinement son rôle dans le développement économique et social du pays.

Mamadou Faye a rappelé que la recherche de la rentabilité ne constitue pas l’unique finalité de la BNDE. La banque, a-t-il expliqué, doit également être jugée à l’aune de son impact sur l’économie nationale.

Accompagner les secteurs stratégiques, soutenir les initiatives entrepreneuriales et contribuer au financement de l’économie constituent, selon lui, des missions essentielles de l'institution.

Avec son implantation dans plusieurs régions du Sénégal et son réseau de points de présence à travers le territoire, la BNDE entend ainsi renforcer sa proximité avec les populations et les acteurs économiques.

Cette vision rejoint l’esprit de la randonnée : investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir du Sénégal.

Dans son intervention, le président de la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu, Serigne Moctar Diouf, a insisté sur la dimension morale et citoyenne de la manifestation.

« La vertu, c’est le fair-play avant la victoire. La vertu, c’est la solidarité avant l’individualisme. La vertu, c’est le respect de l’autre, de l’environnement et de soi-même », a-t-il rappelé.

La randonnée se voulait ainsi une marche de sensibilisation et de mobilisation en direction des JOJ, mais également une démonstration des valeurs que le Sénégal souhaite transmettre aux jeunes générations.

La présence des anciennes gloires du sport a, dans cette perspective, revêtu une importance particulière. Leur parcours et leur engagement constituent des références pour la jeunesse.

À travers cette randonnée, la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu et la BNDE ont voulu porter un message simple : les JOJ Dakar 2026 ne sont pas seulement l’affaire des sportifs ou des organisateurs. Ils sont l’affaire de toute la nation.

De Dakar à Ziguinchor, de Saint-Louis à Thiès, chaque quartier, chaque famille, chaque association sportive et chaque citoyen est appelé à devenir un ambassadeur de l’hospitalité sénégalaise.

Aux jeunes, le message est particulièrement fort : montrer au monde la Teranga, la discipline, le respect et la grandeur du Sénégal.

En s’associant à cette dynamique, la BNDE confirme ainsi une conception de son rôle qui dépasse les murs de ses agences : être une banque au service du développement, mais aussi un acteur engagé dans les grandes causes nationales.

À l’approche de Dakar 2026, la marche est donc lancée. Et avec elle, une ambition : faire des premiers JOJ organisés sur le sol africain non seulement une réussite sportive, mais également une grande fête de la jeunesse, de la solidarité et de la fierté nationale.

Le Sénégal marche. La jeunesse avance. Et la BNDE entend être au rendez-vous.

Par Mamadou Touré 

La tournée nationale de suivi de la campagne agricole 2026 s’est achevée samedi à Matam, après moins de quatre mois de terrain dans les 14 régions du Sénégal. À cette dernière étape, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a poursuivi le dialogue direct avec les producteurs autour des principales contraintes du secteur et des réponses à apporter.

À Matam, les préoccupations ont porté notamment sur le coût de l’électricité, qui pèse sur l’irrigation et l’utilisation des motopompes. La solarisation des forages et des systèmes d’irrigation, particulièrement dans les périmètres rizicoles, a ainsi été évoquée comme une solution permettant de réduire les charges de production.

Les producteurs ont également appelé à une meilleure adaptation des systèmes agricoles au déficit pluviométrique, à travers l’utilisation de variétés améliorées et adaptées aux conditions climatiques, notamment certaines variétés hybrides de maïs.

La place des femmes et des jeunes dans le développement agricole a également été au cœur des échanges. Les participants ont insisté sur le renforcement d’initiatives telles qu’Agri-jeunes, l’accès des jeunes aux opportunités économiques et l’accès des femmes au foncier et aux facteurs de production.

Le renforcement de l’accompagnement technique des producteurs, notamment à travers la SAED et la DPV fait partie des enjeux majeurs. Les échanges ont également mis en avant la nécessité d’une approche intégrée des chaînes de valeur, avec une implication plus forte du secteur privé et des opérateurs économiques dans la production, la transformation et la commercialisation.

La disponibilité des intrants au plus tard le 15 mai et la recherche de solutions durables à la mévente du riz ont enfin été présentées comme des priorités, notamment à travers une meilleure organisation des circuits de commercialisation.

Le président du CNCR, Nadjirou Sall, a salué une démarche fondée sur le dialogue avec le monde rural et appelé les organisations paysannes à poursuivre leur réflexion sur leur organisation et leur contribution au développement agricole.

Pour le ministre Cheikhou Oumar Ba, cette démarche doit désormais dépasser le simple constat. « On ne vient pas seulement pour écouter et partir. On vient pour comprendre les problèmes, résoudre ce qui peut l’être sur place et envisager avec vous une planification pour corriger le reste », a-t-il déclaré.

Après 14 régions parcourues, le MASAE compte transformer les remontées du terrain en actions coordonnées et suivies. La tournée nationale s’achève, mais une nouvelle séquence s’ouvre, avec le suivi des engagements et la préparation des prochaines étapes consacrées notamment à l’élevage et à l’horticulture à partir de novembre.

L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (ACBEP) ouvre une nouvelle page de son histoire. Cheikh Issa Sall a officiellement pris les rênes de l’institution à l’issue d’une cérémonie de passation de service tenue ce vendredi au siège de l’agence. Une transition placée sous le signe de la continuité, de la performance et de l’accélération des projets d’infrastructures publiques.

C’est sous la supervision d’Abdoulaye Guèye, secrétaire général du ministère des Infrastructures, que s’est déroulée la cérémonie de passation de service entre le directeur général sortant, Baye Niass, et son successeur, Cheikh Issa Sall. Cette prise de fonction intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de réalisation et de modernisation des infrastructures publiques.

En prenant officiellement ses fonctions, le nouveau directeur général a affiché sa volonté d’inscrire son action dans les orientations nationales de développement, notamment celles du Plan national de développement et de la Vision Sénégal 2050. Son ambition est de renforcer l’efficacité de l’ACBEP et d’en faire un véritable instrument de performance au service de l’État et des collectivités territoriales.

Fort d’une expérience dans les domaines de la gouvernance publique, de l’ingénierie financière et de la maîtrise d’ouvrage, Cheikh Issa Sall entend mettre l’accent sur la qualité de la commande publique, l’optimisation des projets et le respect des engagements. Devant les agents de l’agence et les représentants de la tutelle, il a souligné la responsabilité qui lui est confiée.

« Le chef de l’État m’assigne une mission de haute responsabilité au cœur des enjeux de modernisation et de développement socio-économique », a-t-il déclaré.

Le nouveau directeur général a également fixé le cap de son mandat : faire de l’ACBEP une structure davantage tournée vers l’excellence et les résultats.

« Nous devons faire de cette agence un instrument d’excellence, de performance et d’efficacité », a-t-il affirmé.

La cérémonie a également été l’occasion de dresser le bilan des vingt-six mois de gestion de Baye Niass. Le directeur général sortant a rappelé les efforts entrepris pour renforcer les capacités de l’agence et accompagner l’élargissement de son portefeuille de projets.

Parmi les réalisations et projets cités figurent notamment les infrastructures liées à l’Université Amadou Mahtar Mbow ainsi que celles associées aux Jeux olympiques de la jeunesse.

Baye Niass a également mis en avant l’évolution des moyens financiers de l’agence. Selon lui, l’ACBEP disposait, à son arrivée, d’un budget de 5 milliards de francs CFA pour sept projets. En 2026, ce budget s’élève à 8,717 milliards de francs CFA.

« L’ACBEP change d’échelle. Cette dynamique doit être poursuivie, les chantiers engagés doivent être consolidés et les acquis préservés », a-t-il indiqué.

Le directeur sortant a ainsi appelé son successeur à poursuivre les efforts engagés et à consolider les bases posées durant son mandat.

La transition à la tête de l’ACBEP intervient également avec des attentes exprimées par les travailleurs. Prenant la parole au nom du personnel, Fatou Diagne Seck a assuré le nouveau directeur général de la disponibilité des agents à l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission.

Les travailleurs ont toutefois insisté sur l’importance d’une gouvernance interne fondée sur l’écoute, l’équité et le dialogue social. Ils souhaitent notamment être davantage associés à la marche de l’agence et à la mise en œuvre de ses orientations.

Un message qui rejoint les attentes de la tutelle. Abdoulaye Guèye a invité la nouvelle direction à préserver un climat de travail favorable et à veiller à la continuité du service public.

Au-delà de la cérémonie protocolaire, le ministère des Infrastructures a clairement rappelé les priorités assignées à la nouvelle direction. Le changement à la tête de l’ACBEP ne doit, selon la tutelle, entraîner aucun ralentissement dans l’exécution des projets en cours.

Le respect des délais, la qualité des ouvrages et l’efficacité dans la conduite des projets constituent ainsi les principaux défis du nouveau directeur général.

Avec cette passation de service, Cheikh Issa Sall prend donc les commandes d’une agence appelée à jouer un rôle important dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’infrastructures. Sa feuille de route est désormais clairement établie : consolider les acquis, améliorer la performance et accélérer la réalisation des ouvrages destinés à accompagner les ambitions de développement du Sénégal.

Par Mamadou Touré 

Décédé dans la nuit du 3 au 4 octobre 2026, Cheikh Hamidou Kane laisse derrière lui l’héritage immense d’un intellectuel d’exception, d’un écrivain de renommée internationale et d’un grand serviteur de la Nation. De L’Aventure ambiguë aux plus hautes responsabilités de l’État, son parcours restera marqué par la quête du savoir, le sens du devoir et la fidélité aux convictions. Quatre vingt dix huit ans (98 ans ) de vie pleine de sens.

 

Par Ousmane Macka LY, journaliste, expert-consultant en communication et formateur des médias.

 

Le Sénégal est en deuil. Le Fouta est en deuil. L’Afrique intellectuelle et littéraire perd l’une de ses figures les plus emblématiques. Cheikh Hamidou Kane, le Géant, s’en est allé. Avec sa disparition, survenue dans la nuit du 3 au 4 octobre 2026, c’est une page importante de l’histoire intellectuelle, littéraire et politique du Sénégal qui se tourne.

 

Il est des hommes dont la grandeur ne se mesure ni aux titres qu’ils portent ni aux fonctions qu’ils occupent, mais à la profondeur de leur pensée, à la hauteur de leurs convictions et à la trace qu’ils laissent dans la mémoire collective. Cheikh Hamidou Kane était de ceux-là.

 

Écrivain mondialement reconnu, philosophe de formation, administrateur de la France d’Outre-mer, haut fonctionnaire international et ancien ministre de la République, il aura traversé les époques sans jamais perdre de vue les questions essentielles qui ont guidé son existence : le savoir, la dignité humaine, l’identité culturelle, la responsabilité publique et le sens du devoir.

 

Mais au-delà de ses titres et de ses réalisations, un trait résume particulièrement son itinéraire : sa capacité à dire non lorsque ses convictions lui interdisaient de dire oui.

 

De Matam aux sommets du savoir

 

Né le 2 avril 1928 à Matam, dans le nord du Sénégal, Cheikh Hamidou Kane appartient à une grande famille peule, héritière d'une tradition culturelle, spirituelle et intellectuelle profondément enracinée dans l'histoire du Fouta.

 

Deuxième fils de Mamadou Lamine Kane et de Yéya Racine Kane, il est surnommé Samba, conformément à une tradition familiale. Ce prénom deviendra célèbre à travers Samba Diallo, le personnage central de son œuvre majeure, «L’Aventure ambiguë.»

 

Son père, fonctionnaire à Louga, était reconnu pour sa piété et sa générosité. Il destinait son fils à une formation religieuse. Dès l'âge de sept ans, le jeune Cheikh Hamidou est ainsi confié à Thierno Moctar Gadio, maître coranique à Saldé, village natal de sa mère.

 

Cette première éducation constitue un socle essentiel dans la formation de l'homme. La connaissance du Coran, la discipline intellectuelle et les valeurs de sa communauté nourriront durablement sa réflexion sur les rapports entre la foi, la culture et la modernité.

 

À neuf ans, il rejoint l'école française de Louga. Très tôt, il manifeste un goût prononcé pour la lecture et nourrit une ambition peu ordinaire : devenir philosophe.

 

Dans le contexte colonial, les obstacles sont nombreux. Mais le jeune élève refuse de se laisser enfermer dans les limites que l'administration entend lui imposer. Alors qu'une orientation vers l'école des fils de chefs semble lui dessiner un avenir administratif prédéterminé, il s'obstine à poursuivre ses études secondaires.

 

Par son travail personnel et sa détermination, il réussit à intégrer le lycée Van Vollenhoven de Dakar, où il accomplit de brillantes études.

 

Cette première victoire annonce déjà les grandes lignes de sa personnalité : une intelligence exigeante, une volonté inébranlable et une liberté de pensée qui ne s'accommode pas des destins imposés.

 

Un intellectuel entre deux univers

 

Après son baccalauréat, Cheikh Hamidou Kane poursuit ses études à l'Institut des Hautes Études de Dakar, ancêtre de l'Université Cheikh-Anta-Diop. Il s'intéresse au droit, aux lettres et à la philosophie, tout en participant activement à la vie estudiantine.

 

En 1952, il poursuit son parcours en France, notamment au lycée Louis-le-Grand et à la Sorbonne. Il obtient deux licences, l'une en droit, l'autre en philosophie, avant de réussir, en 1956, le concours d'entrée à l'École nationale de la France d'Outre-Mer.

 

Son itinéraire universitaire témoigne d'une remarquable capacité à s'approprier les savoirs de plusieurs civilisations sans renier ses propres racines.

 

Formé à l'école coranique, nourri par la culture peule et initié aux grandes traditions philosophiques occidentales, il devient un observateur privilégié des transformations du monde contemporain.

 

Cette double appartenance intellectuelle n'est pas chez lui une source de reniement, mais un terrain de réflexion. Elle lui permet de questionner les contradictions de la modernité et les défis auxquels les sociétés africaines sont confrontées.

 

L’Aventure ambiguë, le livre d’une vie

 

En 1961 paraît L’Aventure ambiguë, roman commencé en 1952 et qui recevra le Grand Prix littéraire d'Afrique noire en 1962.

 

Avec cette œuvre, Cheikh Hamidou Kane entre dans le cercle des grands écrivains africains dont la pensée dépasse les frontières du continent.

 

À travers Samba Diallo, son personnage emblématique, il explore le déchirement d'un homme partagé entre l'enseignement coranique et l'école occidentale, entre les certitudes de sa tradition spirituelle et les interrogations suscitées par une autre conception du savoir.

 

Le roman pose une question fondamentale : comment accueillir la modernité sans perdre son identité ? Comment acquérir les connaissances du monde sans renoncer à ce qui fonde son humanité ? Comment concilier la foi, la raison et l'héritage culturel ?

 

Ces interrogations, formulées il y a plus de six décennies, demeurent d'une actualité remarquable.

 

Dans un monde confronté à la mondialisation, aux mutations technologiques et aux crises identitaires, L’Aventure ambiguë continue d'interpeller les lecteurs, les étudiants, les enseignants et les intellectuels.

 

Cheikh Hamidou Kane n'a donc pas seulement écrit un roman. Il a légué à l'Afrique et au monde une œuvre de réflexion sur le destin de l'homme, la transmission du savoir et la rencontre des civilisations.

 

Son deuxième roman, Les Gardiens du Temple, prolonge cette interrogation sur les sociétés africaines, leurs héritages et les transformations qui les traversent.

 

L'homme d'État au service du Sénégal indépendant

 

À la veille de l'indépendance, Cheikh Hamidou Kane choisit de mettre ses compétences au service de son pays.

 

En 1959, Mamadou Dia, alors président du Conseil du gouvernement du Sénégal, remarque ses qualités professionnelles et lui confie des responsabilités au ministère du Développement économique.

 

En mars 1960, il est nommé gouverneur de la région de Thiès, appelée à jouer un rôle important dans l'expérimentation des politiques de développement rural.

 

En 1961, le président Léopold Sédar Senghor le nomme Haut-Commissaire général au Plan.

 

L'intellectuel devient ainsi un acteur de la construction nationale. Il participe aux efforts visant à organiser l'administration, à définir les priorités économiques et à donner au jeune État les instruments nécessaires à son développement.

 

Il exercera par la suite plusieurs hautes responsabilités, notamment dans le domaine industriel, artisanal et économique.

 

Après son retour au Sénégal en 1976, il prend part à la conduite du projet Dakar-Marine. En 1978, il devient ministre du Développement industriel et de l'Artisanat.

 

De 1981 à 1988, sous la présidence d'Abdou Diouf, il occupe le portefeuille du Plan et de la Coopération.

 

Son parcours témoigne d'une expertise reconnue et d'une longue expérience de la gestion publique.

 

Mais l'histoire de Cheikh Hamidou Kane ne peut être racontée uniquement à travers les postes qu'il a occupés. Pour comprendre l'homme, il faut revenir sur l'un des choix les plus significatifs de sa vie.

 

1962 : le refus des honneurs au nom des convictions

 

La crise politique de décembre 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia constitue un tournant majeur dans l'histoire du Sénégal indépendant.

 

Le conflit entre les deux dirigeants aboutit à l'arrestation de Mamadou Dia et à une transformation profonde du régime politique.

 

Cheikh Hamidou Kane se retrouve alors devant un choix qui aurait pu bouleverser sa destinée.

 

Selon les récits de son parcours, Senghor lui propose de devenir vice-président de la République dans le cadre d'une réforme institutionnelle destinée à renforcer le pouvoir présidentiel.

 

La proposition est prestigieuse. Elle ouvre les portes du sommet de l'État à un homme encore relativement jeune, déjà reconnu pour ses compétences et promis à une brillante carrière politique.

 

Pourtant, Cheikh Hamidou Kane refuse.

 

En désaccord avec la manière dont le différend entre Senghor et Dia a été réglé, il choisit de quitter le Sénégal en 1962. Il s'éloigne ainsi du pouvoir et de ses honneurs, préférant rester fidèle à ses convictions.

 

Voilà le Géant : un homme qui accepte de renoncer aux plus hautes fonctions plutôt que de se résoudre à un compromis contraire à sa conscience.

 

Ce choix constitue l'un des épisodes les plus marquants de sa vie. Il rappelle que l'intégrité ne se proclame pas uniquement dans les discours : elle se révèle dans les décisions difficiles, lorsque les intérêts personnels entrent en conflit avec les principes.

 

Durant douze années, son éloignement du Sénégal ne l'empêchera pas de poursuivre une carrière internationale de premier plan.

 

Douze années au service de l'Afrique et du développement

 

Cheikh Hamidou Kane rejoint l'UNICEF, où il exerce des responsabilités à Lagos puis à Abidjan, supervisant des opérations dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne.

 

Il poursuit ensuite son engagement au Centre de recherches pour le développement international, basé à Ottawa, dont il devient vice-président.

 

Ces responsabilités l'amènent à parcourir plusieurs régions du monde et à prendre part aux réflexions sur le développement, la coopération internationale et les politiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations.

 

Loin de son pays, il continue ainsi à servir l'Afrique, en mettant son expérience administrative et ses compétences intellectuelles au service d'institutions internationales.

 

En 1974, la libération de Mamadou Dia marque une étape importante dans l'histoire politique du Sénégal et dans le parcours de Cheikh Hamidou Kane. Celui-ci reviendra finalement au pays en 1976.

 

Son retour témoigne d'une volonté de reprendre sa place dans la construction nationale, sans que les années d'éloignement aient effacé les convictions qui avaient motivé son départ.

 

Une retraite active au service de la société

 

Après avoir consacré une trentaine d'années à la vie publique, Cheikh Hamidou Kane décide de quitter ses fonctions gouvernementales.

 

Mais il ne se retire pas de la vie de la Nation.

 

Il poursuit son engagement dans le monde associatif, culturel et humanitaire. Son implication dans des initiatives liées au développement, à la préservation du patrimoine peul et à la protection des enfants vulnérables traduit la continuité de ses préoccupations sociales.

 

Ses liens avec Tabital Pulaagu témoignent notamment de son attachement à la valorisation de l'identité et de l'héritage culturel peuls.

 

Son engagement associé au PARRER s'inscrit, quant à lui, dans les efforts visant à protéger les enfants en situation de rue et à favoriser leur réinsertion.

 

Cette retraite active révèle une autre dimension de sa personnalité : pour lui, le service de la société ne se limite ni aux ministères ni aux institutions officielles. Il se poursuit dans la culture, la solidarité, l'éducation et la transmission.

 

Cheikh Hamidou Kane aura ainsi incarné plusieurs formes d'engagement : celui de l'écrivain qui éclaire les consciences, celui du responsable public qui participe à la construction de l'État et celui du citoyen qui continue de servir la collectivité après avoir quitté les fonctions officielles.

 

Le Fouta perd un fils illustre

 

Pour le Fouta, la disparition de Cheikh Hamidou Kane revêt une signification particulière.

 

De Matam à Saldé, en passant par les différentes localités de cette terre de culture, de spiritualité et de transmission, son parcours constitue une source de fierté.

 

Il est la preuve qu'un enfant du terroir peut accéder aux plus hautes sphères du savoir et de la décision sans renier ses origines.

 

Son itinéraire parle particulièrement aux jeunes générations. Il leur rappelle que l'éducation, la discipline, la lecture et la persévérance sont des leviers puissants d'émancipation.

 

Mais il leur transmet aussi une autre leçon, peut-être plus exigeante encore : la réussite n'a de véritable valeur que lorsqu'elle demeure compatible avec la dignité et les principes.

 

Dans une époque où les honneurs et les positions peuvent parfois prendre le pas sur les convictions, l'exemple de Cheikh Hamidou Kane invite à repenser le sens de la responsabilité publique. Son héritage ne se limite donc pas aux livres qu'il a écrits ni aux fonctions qu'il a exercées. Il réside également dans la cohérence entre sa pensée, ses engagements et ses choix.

 

Le Géant s'en est allé, mais son héritage demeure

 

La mort de Cheikh Hamidou Kane laisse un vide immense dans le paysage intellectuel sénégalais et africain.

 

Mais les hommes de cette dimension ne disparaissent jamais tout à fait. Ils demeurent présents à travers leurs œuvres, les valeurs qu'ils ont défendues et les générations qu'ils ont inspirées.

 

Avec L’Aventure ambiguë, il a donné au monde une œuvre universelle. Par son parcours administratif et ministériel, il a participé à la construction du Sénégal indépendant. Par son engagement associatif et culturel, il a contribué à la préservation des patrimoines et à la défense de la dignité humaine. Par son refus de 1962, il a laissé une leçon durable sur la fidélité à ses principes.

 

Le Sénégal perd un grand intellectuel. L'Afrique perd un écrivain majeur. Le Fouta pleure l'un de ses fils les plus illustres.

 

Mais son œuvre continuera de parler, ses interrogations demeureront vivantes et son exemple rappellera aux générations futures qu'un homme se grandit aussi par les renoncements qu'il consent au nom de ses convictions.

 

Cheikh Hamidou Kane, le Géant, s'en est allé. Mais les géants de la pensée ne meurent pas dans la mémoire des peuples.

 

Hommage et condoléances

 

En cette douloureuse circonstance, j'adresse mes condoléances les plus attristées à ses familles, notamment les familles Kane, Niang, Ly, Wane, Ba, Diallo, Tall et toutes les familles apparentées de Saldé, de Matam, de Doumga Ouro Alpha, du Fouta et d'ailleurs.

 

Mes pensées vont également au peuple sénégalais, à la communauté peule (Pulaar), à la Mauritanie, à l'Afrique et à l'ensemble des lecteurs, admirateurs et compagnons de route de cet homme d'exception.

 

En ma qualité de petit-fils, je m'incline avec émotion devant la mémoire de cet illustre fils du Fouta, dont le parcours demeure une source de fierté et d'inspiration.

 

Puisse Allah, dans Son infinie miséricorde, lui pardonner ses péchés, accueillir son âme dans Son Paradis éternel et accorder à ses proches la patience et la force nécessaires pour surmonter cette épreuve.

 

Repose en paix, Géant. Ton œuvre demeure, ton exemple nous oblige et ton souvenir vivra dans la mémoire de la Nation.

 

Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un.

 

Ousmane Macka LY

 

Journaliste – Expert-consultant en communication – Formateur des médias - Directeur de Radio Doumga FM 93.6 - Groupe Tabaldé Communication - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dans le cadre de son programme de modernisation et de renforcement des infrastructures électriques, réalisé avec l'appui du Millennium Challenge Account (MCA), Senelec procédera, du samedi 3 au lundi 5 octobre 2026, au basculement des ouvrages du poste de Bel Air vers un nouveau poste GIS de dernière génération.

Ce nouvel équipement stratégique va renforcer la fiabilité et la sécurité du réseau électrique de Dakar et permettra de mieux répondre à la hausse constante de la demande en énergie dans la capitale.

Cette opération nécessitera momentanément, une mise hors tension de certains ouvrages et entrainera une réduction provisoire des capacités de production de la centrale de Karpowership.

Des perturbations pourraient donc être observées sur la fourniture d'électricité pendant cette période d'intervention, du 3 au 5 octobre 2026, notamment dans les environs de Bel Air.

Senelec présente ses excuses pour les éventuels désagréments occasionnés et remercie sa clientèle pour sa compréhension.

La Direction Communication et Marketing

 

 

À l’issue de la première Université d’hivernage du parti KIIRAAY (les patriotes républicains), tenue le 3 octobre 2026, la dynamique politique engendrée par la formation continue de susciter de vives réactions sur le terrain. M. Cheikh Ibrahima Diallo, coordonnateur départemental chargé des affaires religieuses et culturelles, est monté au créneau pour saluer et décrypter la forte allocution prononcée par Mme la Superviseure générale, Aminata Touré.

 

Abordant les grands axes de ce discours marquant lors de cette assise studieuse, M. Diallo a exprimé une vive adhésion aux positions tranchées de la haute responsable du parti. Il a notamment fustigé l’attitude de certains acteurs politiques et, sans ambages, affirmé que l’actuelle Assemblée nationale restera gravée dans les annales de la politique sénégalaise comme étant la plus mauvaise et la plus antirépublicaine de l’histoire du pays. Pour le coordonnateur kaolackois, s’abriter derrière des privilèges ou des immunités parlementaires pour mener des charges disproportionnées ou cibler injustement les institutions de la République relève d’une posture inacceptable, voire de la « plus grande lâcheté » politique face aux aspirations légitimes du peuple.

 

Dans le même sillage, Cheikh Ibrahima Diallo a insisté sur les impératifs de terrain pour le parti KIIRAAY au sortir de cette Université d’hivernage. Au-delà des efforts nécessaires de massification, de structuration et d’ancrage local dans la région de Kaolack, le parti et ses alliés doivent impérativement œuvrer à faire de leur engagement un véritable vecteur d’espoir pour les populations sénégalaises. Dans un contexte où plus de 500 partis et organisations ont fusionné au sein de la grande coalition KIIRAAY, l’heure est à la cohésion et à la mobilisation générale.

 

Cet élan unitaire s’inscrit dans une perspective électorale claire et ambitieuse, portée par la vision du président Bassirou Diomaye Faye. En effet, l’objectif affiché par la direction du mouvement est de s’implanter durablement dans chaque recoin du territoire national afin de viser la victoire dans près de 80 % des communes lors des prochaines échéances électorales de 2027. Pour le coordonnateur départemental de Kaolack, cet horizon passe nécessairement par une écoute attentive des préoccupations des citoyens, un réarmement civique et moral et une défense farouche de la Constitution sénégalaise, garantissant ainsi que l’intérêt général et la souveraineté populaire priment toujours sur les calculs politiciens partisans.

Protéger aujourd’hui, construire notre souveraineté demain

 

« Il a débloqué le pays. »

 

Cette formule de l’honorable députée Félicité Mbougar Sarr traduit une perception qui mérite d’être analysée : celle d’une nouvelle étape de l’action publique, davantage tournée vers les préoccupations concrètes des Sénégalais.

 

Avec le Président Bassirou Diomaye Faye, notre pays a engagé une séquence qui place au cœur de l’action publique trois exigences : protéger, réformer et transformer.

 

Notre soutien à cette orientation est clair.

 

Il s’inscrit dans une démarche institutionnelle et républicaine : accompagner les politiques qui renforcent la souveraineté du Sénégal, améliorent les conditions de vie des citoyens et créent les bases d’une économie plus productive.

 

La question de l’énergie illustre parfaitement cette ambition.

 

Protéger les Sénégalais face au choc

 

La hausse des cours du pétrole et les contraintes qui pèsent sur les finances publiques placent notre pays face à un défi important.

 

Dans ce contexte, les subventions à l’énergie sont portées à 790,3 milliards de FCFA en 2026, contre 250 milliards auparavant.

 

Ce choix répond à une préoccupation immédiate : amortir le choc et protéger le pouvoir d’achat des ménages.

 

Mais la protection doit également être mieux ciblée.

 

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo l’a résumé ainsi :

 

« On ne subventionnera plus des produits. On va subventionner des personnes. »

 

Cette évolution vise à mieux orienter la solidarité nationale vers les populations qui en ont le plus besoin.

 

L’augmentation des bourses de sécurité familiale, dont l’enveloppe atteint 70 milliards de FCFA en 2026, s’inscrit également dans cette logique.

 

Protéger les plus vulnérables tout en améliorant l’efficacité de la dépense publique : c’est une responsabilité de l’État.

 

De la protection à la souveraineté énergétique

 

La réponse au défi énergétique ne peut cependant pas être uniquement budgétaire.

 

Le Sénégal dispose désormais de ressources pétrolières et gazières importantes. L’enjeu est de faire de ces ressources un levier de transformation économique.

 

Le gas-to-power ouvre à cet égard une perspective majeure : utiliser davantage notre propre gaz pour produire notre électricité, réduire progressivement notre dépendance aux combustibles importés et renforcer la compétitivité de notre économie.

 

C’est ici que le choix stratégique porté par le Président Bassirou Diomaye Faye prend tout son sens.

 

La souveraineté énergétique doit se traduire par des résultats économiques et sociaux.

 

Notre gaz doit contribuer à produire une énergie plus accessible.

 

Notre énergie doit renforcer nos entreprises.

 

Notre électricité doit soutenir l’agriculture et l’industrialisation.

 

Et nos ressources naturelles doivent contribuer à améliorer le quotidien des Sénégalais.

 

Une énergie pour tous les territoires

 

La souveraineté ne peut être complète si une partie du territoire reste à l’écart.

 

La stratégie d’accès universel identifie 6 471 localités pour lesquelles le financement reste à couvrir, avec près de 400 milliards de FCFA à mobiliser à l’horizon 2029.

 

Derrière ces chiffres, il y a une réalité humaine.

 

Une femme qui peut développer son commerce.

 

Un jeune qui peut créer son activité.

 

Un agriculteur qui peut transformer sa production.

 

Un poste de santé qui peut fonctionner dans de meilleures conditions.

 

Un enfant qui peut étudier le soir.

 

L’accès à l’énergie est donc aussi une politique d’égalité des territoires et d’égalité des chances.

 

Un soutien fondé sur une vision

 

Notre soutien au Président Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans cette perspective.

 

Il ne s’agit pas seulement de soutenir une personne ou un mandat.

 

Il s’agit de soutenir une orientation nationale lorsque celle-ci vise à renforcer notre souveraineté, protéger les populations, valoriser nos ressources et transformer notre économie.

 

Nous considérons que le pétrole et le gaz doivent être utilisés pour accélérer l’industrialisation, soutenir l’agriculture, renforcer les entreprises nationales et créer davantage d’opportunités pour la jeunesse.

 

Nous considérons également que les politiques publiques doivent être évaluées à l’aune de leur impact concret sur la vie des citoyens.

 

Soutenir l’action du Président, c’est aussi encourager la réussite des réformes, accompagner leur mise en œuvre et contribuer, avec esprit républicain, à leur amélioration lorsque cela est nécessaire.

 

Maintenant, passer de l’ambition à l’action

 

Le Sénégal dispose d’une occasion historique.

 

Mais aucune politique publique ne peut réussir sans la mobilisation de ceux qui doivent la mettre en œuvre et en bénéficier.

 

L’État doit continuer à réformer. Les collectivités territoriales doivent accompagner la transformation des territoires. Le secteur privé doit investir et produire.

 

Les agriculteurs doivent être davantage intégrés aux chaînes de valeur. La jeunesse doit être placée au cœur de la création de valeur. Les citoyens doivent participer, suivre et évaluer l’action publique.

 

C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation autour d’un objectif simple : faire de nos ressources un moteur de production et non une simple rente.

 

Chaque territoire doit identifier ses potentialités. Chaque secteur doit rechercher les moyens de produire davantage.

 

Chaque acteur économique doit contribuer à la création de valeur. Chaque citoyen doit pouvoir mesurer les résultats de l’action publique. Et chacun doit prendre sa part dans la construction du Sénégal que nous voulons.

 

Faire réussir la transformation du Sénégal Le Président Bassirou Diomaye Faye a devant lui une responsabilité historique. Notre responsabilité collective est de contribuer à la réussite de cette étape.

 

Soutenir, c’est aussi participer. Participer au débat. Participer à la transformation. Participer au développement de nos territoires.

 

Participer à la construction d’une économie plus souveraine et plus productive. Le temps est désormais à la mobilisation des compétences, des énergies et des initiatives.

 

Protéger aujourd’hui. Réformer maintenant. Produire davantage. Transformer durablement. C’est cette dynamique que nous devons accompagner. C’est cette ambition que nous devons porter.

 

Et c’est par l’action collective que nous donnerons un contenu concret à la souveraineté. Le Sénégal est en mouvement.

Faisons de chaque réforme, de chaque investissement et de chaque initiative une contribution à sa transformation.

 

*Papa Ibrahima 

Directeur Général de la Société Nationale de Recouvrement

(SNR).

L’étape de Matam de la tournée agricole 2026 du ministre Dr Cheikhou Oumar Bâ a été marquée par plusieurs annonces destinées à répondre aux principales préoccupations des producteurs.

Face aux contraintes pluviométriques, le MASAE mise sur le renforcement de la maîtrise de l’eau et la contre-saison. Des semences de maïs seront distribuées dès la semaine prochaine aux producteurs intéressés.

Sur l’énergie, la prime fixe sur les factures SENELEC des compteurs agricoles sera supprimée à partir de lundi, à la suite de l’accord trouvé à Podor.

La mécanisation sera également renforcée avec la suppression annoncée de la TVA de 18 % sur le matériel agricole importé et la prochaine distribution de 500 mini-tracteurs et 500 motoculteurs, dont Matam bénéficiera.

Pour mieux protéger les producteurs, une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA, via la CNAAS et la LBA, est annoncée pour l’indemnisation des producteurs assurés.

Le ministre a enfin annoncé le renforcement de la SAED et une meilleure coordination des interventions, notamment avec une implication accrue du secteur privé.

À Matam, la tournée passe ainsi de l’écoute aux réponses concrètes, avec quatre priorités : maîtriser l’eau, réduire les contraintes, équiper et protéger les producteurs.

CMU
cmu