mercredi 10 juin 2026 | Login
La rédaction

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Entre souveraineté énergétique, industrialisation et coopération internationale, le Sénégal veut transformer ses ressources naturelles en moteur de développement durable

Dakar accueille la 23e édition du Salon international de l’énergie et du pétrole en Afrique (SIEPA 2026), un rendez-vous stratégique devenu incontournable pour les acteurs du secteur énergétique africain. Pendant deux jours, autorités publiques, industriels, investisseurs, experts et partenaires internationaux échangent autour du thème : « Industries extractives : enjeux et perspectives ».

Dans un contexte marqué par les défis de la transition énergétique mondiale, de la sécurité énergétique et de la valorisation des ressources naturelles, le Sénégal ambitionne de positionner ses ressources pétrolières et gazières comme un levier majeur de transformation économique et industrielle.

Dès la cérémonie d’ouverture, les interventions ont mis en lumière les grandes priorités du continent : accès universel à l’énergie, gouvernance transparente des ressources extractives, développement des compétences locales, industrialisation et renforcement des partenariats internationaux.

Mouhamed Seck plaide pour une exploitation au service des populations africaines et prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président de l’ASDEA et initiateur du SIEPA, le président Mouhamed Seck, a insisté sur l’urgence pour les pays africains de transformer leurs richesses naturelles en véritables moteurs de croissance inclusive.

Selon lui, les ressources pétrolières, gazières et minières ne doivent plus être limitées à une logique d’exportation brute, mais servir de socle à une industrialisation durable capable de créer des emplois, favoriser le transfert de compétences et renforcer l’intégration économique africaine.

« Les ressources extractives doivent devenir des instruments de création de valeur locale, d’industrialisation et d’emplois durables », a-t-il déclaré devant un parterre d’acteurs du secteur énergétique.

Mouhamed Seck a également appelé à une gouvernance plus transparente des ressources naturelles, à un meilleur financement des infrastructures énergétiques et à une montée en puissance de l’expertise africaine dans les métiers de l’énergie.

Dans un moment empreint d’émotion, il a rendu hommage à plusieurs figures disparues du secteur énergétique, saluant leur contribution au développement du Sénégal et du continent africain.

Jean-Pierre Favennec : « L’Afrique ne peut renoncer à son droit au développement énergétique »

Le président de l’ADEA, Jean-Pierre Favennec, a dressé un état des lieux des grands enjeux énergétiques mondiaux, évoquant notamment l’augmentation continue de la demande énergétique, les défis de la transition écologique et les tensions géopolitiques qui fragilisent les chaînes d’approvisionnement.

Il a rappelé que l’Afrique ne représente qu’environ 3 % des émissions mondiales de CO₂, estimant que le continent ne peut être privé des ressources fossiles nécessaires à son développement économique et industriel.

« L’Afrique dispose de ressources pétrolières et gazières essentielles à son développement », a-t-il affirmé, plaidant pour une transition énergétique progressive et adaptée aux réalités africaines.

Selon lui, le développement des énergies renouvelables doit s’accompagner d’une exploitation intelligente des ressources fossiles afin de garantir la souveraineté énergétique des États africains.

Revenant sur l’histoire du salon, il a rappelé que le SIEPA a été lancé en 2002, exprimant son souhait de voir l’événement célébrer prochainement son quart de siècle.

L’Italie renforce son partenariat énergétique avec le Sénégal car pays invité d’honneur de cette édition 2026, l’Italie a marqué sa présence à travers une importante délégation d’acteurs économiques et industriels.

Le président de la Chambre de commerce italienne au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, Félix Maria Marina, a souligné l’importance stratégique du partenariat énergétique entre l’Afrique et l’Italie.

Il a plaidé pour une exploitation des ressources naturelles davantage orientée vers les intérêts des populations africaines, mettant l’accent sur le transfert technologique, la formation du capital humain et les partenariats équilibrés.

Pour lui, la transition énergétique représente une opportunité historique pour l’Afrique de concilier croissance économique et préservation de l’environnement.

De son côté, le représentant de la délégation italienne, Germinot Alexandre, a mis en avant l’expertise industrielle italienne dans les secteurs du pétrole et du gaz, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des équipements industriels et des solutions techniques spécialisées.

Il a révélé que l’Italie compte près de 140 entreprises spécialisées dans les vannes industrielles destinées au secteur pétrolier et gazier, pour un chiffre d’affaires estimé à 3,4 milliards d’euros en 2025.

Selon lui, les entreprises italiennes souhaitent désormais renforcer leur présence au Sénégal à travers des investissements durables et des partenariats gagnant-gagnant.

Cheikh Niane : « Les ressources naturelles doivent transformer durablement notre économie » représentant le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, le secrétaire général du ministère, Cheikh Niane, a rappelé que cette 23e édition du SIEPA intervient dans un contexte historique pour le Sénégal, désormais entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz.

Il a notamment évoqué la mise en production du champ pétrolier de Sangomar ainsi que le démarrage du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), considérés comme des tournants majeurs pour l’économie nationale.

Mais pour les autorités sénégalaises, l’enjeu dépasse largement la seule dimension financière.

« Nos ressources naturelles doivent devenir un puissant levier de transformation structurelle de notre économie », a déclaré Cheikh Niane.

Le secrétaire général a insisté sur la volonté du Sénégal de bâtir une industrie énergétique capable de soutenir durablement la croissance, de renforcer le tissu industriel national et de favoriser l’emploi des jeunes.

Il a également mis en avant la stratégie énergétique du Sénégal fondée sur un mix équilibré associant gaz naturel, solaire, éolien et biomasse, conformément aux ambitions du référentiel Sénégal 2050.

Le SIEPA, vitrine des ambitions énergétiques africaines car au-delà des discours officiels, le SIEPA 2026 se positionne comme une plateforme majeure de dialogue et de réflexion sur l’avenir énergétique du continent.

Financement des infrastructures, contenu local, exploitation pétrolière et gazière, transition énergétique, formation des ressources humaines et coopération régionale figurent parmi les principaux sujets débattus durant cette rencontre.

Pendant deux jours, experts, industriels et décideurs tenteront d’identifier les stratégies capables de faire des ressources extractives africaines un véritable moteur de souveraineté économique et de développement durable.

À travers cette nouvelle édition, Dakar confirme ainsi son statut de hub stratégique des discussions énergétiques africaines, à un moment où les enjeux de sécurité énergétique et de valorisation des ressources naturelles occupent une place centrale dans les politiques publiques du continent.

Mamadou Touré 

 

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a appelé l’ensemble des acteurs du secteur agricole à une mobilisation rigoureuse autour des prévisions climatiques fournies par l’ANACIM, en vue de la préparation de la campagne agricole 2026.

Dans une note adressée aux gouverneurs, opérateurs, directeurs agricoles, DRDR, SDRDR ainsi qu’aux différents services du ministère, le ministre souligne que les données météorologiques transmises par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie constituent désormais « une référence stratégique » pour l’organisation de la prochaine campagne dans les 46 départements du Sénégal.

Selon le ministre, le calendrier de mise en place et de distribution des intrants agricoles devra être « rigoureusement aligné » sur ces prévisions climatiques afin de garantir une campagne « efficace, anticipée et adaptée aux réalités agroclimatiques de chaque zone ».

Dans cette dynamique, Mabouba Diagne a invité le ministre Dr Alpha Ba, le Secrétaire général ainsi que l’ensemble des directions agricoles compétentes à renforcer la coordination logistique et opérationnelle pour assurer le respect strict du calendrier agricole arrêté.

Le ministre a également insisté sur les enjeux liés à la souveraineté alimentaire du Sénégal, estimant que la réussite de la campagne agricole 2026 dépendra de « la capacité collective à agir avec rigueur, anticipation et efficacité ».

À travers cette démarche, les autorités entendent mieux adapter les interventions agricoles aux réalités climatiques et améliorer les performances de la production nationale dans un contexte marqué par les défis du changement climatique et de la sécurité alimentaire.

M. Touré 

Face aux défis croissants liés à la soutenabilité de la dette, le Sénégal veut tourner la page des pratiques opaques et engager un redressement économique durable. Réunis à Dakar à l’occasion d’une rencontre internationale organisée par l’Ideas Africa Network sous le patronage du Premier ministre Ousmane Sonko, experts, économistes et responsables publics ont débattu des enjeux de l’endettement et des solutions adaptées aux pays en développement.

Dans un contexte mondial marqué par les tensions financières, les autorités sénégalaises ont rappelé que la dette publique ne se limite pas à une question économique, mais touche également à la souveraineté et à la gouvernance. « Parler de dette publique, c’est parler de responsabilité, de transparence et de vérité dans la gestion des ressources publiques », ont souligné plusieurs intervenants.

Les échanges ont mis en avant le rôle stratégique de l’endettement lorsqu’il sert à financer des projets structurants capables de soutenir la croissance et le développement. Toutefois, les experts ont également alerté sur les risques liés à une dette mal contrôlée, susceptible de fragiliser les finances publiques et de réduire les marges de manœuvre budgétaires de l’État.

Le gouvernement sénégalais affiche désormais sa volonté de faire toute la lumière sur la situation réelle des finances publiques après plusieurs révélations concernant les mécanismes de gestion et de suivi de la dette. Les autorités reconnaissent des insuffisances dans les dispositifs de contrôle et souhaitent renforcer les outils de gouvernance financière.

Pour l’exécutif, la transparence constitue aujourd’hui un levier essentiel de redressement. « La transparence n’est pas une faiblesse, mais le fondement de la confiance et du redressement économique », ont insisté les responsables présents lors de la rencontre.

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le cadre du Plan de redressement économique et social 2025-2028 ainsi que de l’Agenda Sénégal 2050. Les priorités annoncées portent notamment sur l’assainissement des finances publiques, l’amélioration de la mobilisation des ressources internes, la maîtrise des dépenses publiques et une meilleure qualité des investissements.

Au-delà du cas sénégalais, les participants ont plaidé pour une approche internationale plus équitable dans l’analyse de la dette africaine, prenant davantage en compte les réalités économiques et sociales du continent.

Les conclusions de cette rencontre devraient aboutir à plusieurs recommandations destinées à concilier stabilité financière, croissance économique et justice sociale.

M. Touré 

Huit (8) startups sénégalais et six (6) du Bénin pour sa 3ème cohorte de formation

La cérémonie de lancement de la troisième (3ème) cohorte du Mastercard Foundation

EdTech Fellowship à vécu ce lundi 11 mai 2026 à Dakar. Ce programme accompagne et accélère des startups engagées dans la

transformation des systèmes d’apprentissage au Sénégal et au Bénin. Fort du succès

des deux premières cohortes ayant permis d’accompagner

10 startups et d’impacter plus de 240.000 apprenants au Sénégal, ce lancement

marque une étape dans le développement d’un écosystème éducatif innovant et inclusif. ''D'ou la sélection sur 300 candidatures possibles de 8 startups au Sénégal et au Bénin'', informe Amayel Talla, directrice du Programme Mastercard Foundation de Technologie Fellowship. 

C'est une cérémonie qui a offert aux différents participants des opportunités de contenus à forte valeur éditoriale,

notamment, des perspectives sur l’avenir du numérique éducatif au Sénégal. En effet, explique Amayel Talla, ''l'importance de cette activité réside dans le fait que c'est un programme financé par la Fondation Mastercard et implémenté par EtriLabs qui vise à accompagner les voies technologiques dans les immersions au Sénégal et au Bénin et à les accélérer''. Il est déployé dans ces deux pays dont les écosystèmes entrepreneuriaux se développent de plus en plus. Pour la directrice du programme Mastercard Foundation, ''on a des jeunes startups, notamment dans le domaine de l'éducation qui se développent. Et notre objectif, c'est vraiment contribuer à l'émergence de cet écosystème-là. En finançant ces startups, on leur offre une subvention de 75.000 dollars''.

Mieux, poursuit-elle, ''en leur offrant un accès à des mentors, des experts et à des experts d'Université, on déploie un plan d'accélération qui permet de développer ces boîtes dîtes technologiques dans l'éducation. Notre objectif, c'est vraiment de faire éclore des écosystèmes d'Edtec dans ces deux pays, avec un objectif final d'atteindre 8.000 apprenants par an''.

Ce qui est envisagé derrière, ''c'est vraiment de faire en sorte que de plus en plus de Béninois et de Sénégalais aient accès à un apprentissage de qualité''. 

Revenant sur le choix des sélectionnés, Amayel Talla laisse entendre que ''c'est un long processus, et on est très content de voir qu'au fil des années où on a eu de plus en plus de candidatures. Pour vous dire, à Tidex, la première année, on a démarré avec 100 candidatures environ. Cette année, nous avons eu plus de 300 candidatures. Donc, on accélère des startups qui ont un produit technologique existant, qui ont déjà des revenus et qui ont déjà des apprenants''.

 

À l’heure où le Sénégal accélère sa marche vers la Vision Sénégal 2050, la qualité, l’hygiène, la sécurité et la protection de l’environnement s’imposent désormais comme des piliers incontournables du développement économique et social. C’est dans cette dynamique que l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, organise les 19 et 20 mai 2026 la troisième édition des Journées Nationales de la Qualité.

Lors d’un point de presse tenu à Dakar, le Directeur général de l’ASN, El Hadji Abdourahmane  Ndione, a présenté les grandes orientations de cette rencontre stratégique qui ambitionne de vulgariser la culture de la qualité dans tous les secteurs de la société sénégalaise.

Une qualité qui concerne autant les entreprises que les ménages car au-delà des normes industrielles, l’ASN veut faire comprendre que la qualité touche directement le quotidien des Sénégalais : hygiène dans les ménages, sécurité alimentaire, protection de l’environnement, santé publique, gestion des déchets, qualité des services et compétitivité des entreprises.

« La qualité ne doit plus être perçue comme une contrainte administrative, mais comme un levier de progrès économique, sanitaire et social », a souligné le Directeur général de l’ASN.

Dans les entreprises modernes, les normes de qualité permettent aujourd’hui de réduire les risques professionnels, d’améliorer les conditions de travail, de protéger les consommateurs et de renforcer la confiance des marchés internationaux. Une transformation devenue indispensable dans un contexte de mondialisation et de concurrence accrue.

Cette édition des Journées Nationales de la Qualité sera marquée par trois moments majeurs.

Le premier temps fort sera le lancement officiel de la 11e édition du Prix National de la Qualité, encore appelé « Oscar National de la Qualité », qui récompense les entreprises sénégalaises les plus performantes en matière de management de la qualité et d’innovation.

Le second moment important concernera la remise de certificats de conformité à plusieurs PME sénégalaises ayant participé à un programme pilote mené avec l’Organisation Africaine de Normalisation. Ces entreprises bénéficieront d’une double certification : nationale avec la marque NS et continentale avec la marque africaine ARSO.

Ce programme vise particulièrement les secteurs agroalimentaire et textile afin de permettre aux entreprises sénégalaises de mieux accéder aux marchés africains et internationaux.

Enfin, les autorités présenteront les grandes orientations de la nouvelle Politique Nationale Qualité du Sénégal, élaborée à travers plusieurs groupes de réflexion réunissant acteurs publics, secteur privé et experts techniques.

Cette nouvelle politique devra être alignée sur la Vision Sénégal 2050 ainsi que sur les exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Une culture de la qualité pour renforcer la compétitivité du Sénégal car prenant la parole, le président du Conseil d’administration de l’ASN, Monsieur Dia, a rappelé le chemin parcouru par l’institution depuis la première édition organisée en 2005.

Selon lui, l’ASN bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance internationale, notamment auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Il a également évoqué plusieurs initiatives historiques menées au Sénégal, notamment à l’île de Gorée, dans le cadre des normes environnementales.

Pour le PCA de l’ASN, la compétitivité du Sénégal passera nécessairement par des entreprises professionnelles, innovantes, créatives et respectueuses des normes de qualité, de sécurité et d’environnement.

« Nous voulons des entreprises performantes et porteuses de progrès. Une entreprise moderne doit aujourd’hui intégrer la responsabilité sociétale, protéger son environnement et contribuer au bien-être des populations », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur le rôle essentiel des médias dans la vulgarisation de la culture de la qualité auprès des citoyens.

Expositions, panels et partage d’expériences car durant les deux journées, plusieurs entreprises, PME et grandes industries exposeront leurs produits et services dans un espace dédié. Des panels techniques réuniront décideurs publics, experts, industriels et acteurs du secteur privé autour de thématiques liées à la qualité, à l’hygiène, à la santé, à la sécurité au travail et à la protection de l’environnement.

À travers cette initiative, l’ASN entend faire de la qualité un véritable moteur de transformation économique et sociale au Sénégal.

Dans un monde où les normes deviennent un passeport pour accéder aux marchés internationaux, le Sénégal veut désormais inscrire durablement la culture de la qualité dans ses entreprises, ses administrations… mais aussi dans les habitudes quotidiennes des citoyens.

Mamadou Touré 

Le retour de Farba Ngom dans le Fouta, ce samedi 9 mai 2026, a donné lieu à une mobilisation exceptionnelle. Entre soutien populaire, présence religieuse et démonstration de force politique, plusieurs responsables locaux se sont fortement impliqués, notamment son allié stratégique, Dr Cheikh Oumar Anne.

Honorable Député, Maire de Ndioum et ancien ministre, Dr Cheikh Oumar Anne s’est illustré comme l’un des soutiens les plus constants de Farba Ngom durant cette période marquée par des tensions judiciaires et politiques.

Dès mars 2026, il avait publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de l’affaire visant à fragiliser l’opposition dans le Fouta. Dans cette dynamique, il avait également initié à Ndioum une importante journée de récital de Coran et de prières pour la libération du député-maire des Agnam.

Farba Ngom a effectué un retour marqué par une forte ferveur populaire. À Matam, il a été accueilli par des militants, sympathisants et délégations religieuses venus lui témoigner leur soutien.

Son passage à Doumga Ouro Alpha lui a permis de rendre visite au Khalife afin d’exprimer sa gratitude envers tous ceux qui ont prié pour lui durant cette période.

À Agnam, son village natal, l’accueil a pris une dimension particulière. Les jeunes se sont fortement mobilisés pour embellir les principales artères et réserver à leur leader un retour à la hauteur de l’événement.

À travers cette mobilisation et l’implication visible de leaders comme le Dr Cheikh Oumar Anne, le Fouta confirme une nouvelle fois son rôle central dans les dynamiques politiques nationales

Dans le cadre solennel d’une audience pontificale, le Saint-Siège a rendu un hommage vibrant au modèle de coexistence religieuse du Sénégal. En recevant une délégation de familles religieuses du Sénégal à sa tête, Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, le Pape Léon XIV a salué une diplomatie de la paix portée par la foi et la fraternité, érigeant la "Teranga" spirituelle en exemple mondial.

Sous les coupoles chargées d’histoire du Palais Apostolique, le temps s’est arrêté pour laisser place à un dialogue de haute portée civilisationnelle. En effet, le souverain pontife a accueilli Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor et Ambassadeur de la paix, à la tête d’une délégation des foyers religieux du Sénégal dont la composition même racontait une histoire : celle d’un Sénégal uni, où l’Islam et le Christianisme ne font qu’un face aux défis de l’humanité.

Très heureux d'accueillir les représentants des confréries et communautés musulmanes du Sénégal, aux côtés des représentants de l’Église catholique du Sénégal, le Saint-Père dira que cette rencontre est "une expression significative" de l'amitié qui les lie mais aussi de leur "engagement commun à promouvoir une société inclusive, pacifique et fraternelle".

"Vous venez du Sénégal, pays de la "teranga", l’hospitalité et la solidarité, terre de liens familiaux vivaces, de convivialité et de coexistence pacifique entre chrétiens, musulmans et croyants d’autres traditions. Cette réalité constitue le fondement d’un dialogue entre des peuples distincts par leur appartenance religieuse et leur origine ethnique. Ce trésor de fraternité, qu’il convient de sauvegarder avec soin, est un bien précieux non seulement pour votre nation, mais pour l’humanité tout entière", a indiqué le souverain pontife aux représentant des familles religieuses du Sénégal, soulignant que la convention signée avec les dicastères du Vatican n’était pas qu’un protocole administratif, mais une "avancée historique" pour la coopération spirituelle internationale. Dans un monde fragmenté par les tensions identitaires, le modèle sénégalais a été présenté comme une boussole de paix.

La République des Religions réunie

L’image était forte : aux côtés du Khalife de Bambilor, se tenaient des figures de proue de la nation

notamment de Saliou Mbacké, représentant du Khalife général des Mourides,

de l'Imam Thierno Seydou Mountaga Tall et de Cheikh Ahmed Tidiane Tall Représentants du Khalife général de la Famille omarienne

, de Issa Ba, Imam de Gorée, de Mame Libasse Laye Thiaw, Représentant du Khalife général des Layènes 

, illustrant cette osmose unique au monde. 

La présence de Mgr André Guèye, Archevêque de Dakar et Président de la commission épiscopale pour le dialogue interreligieux au Sénégal, de l'Abbé Joseph Maïssa Guèye, Secrétaire nationale de la commission pour le dialogue interreligieux, du Curé de la Cathédrale Sainte Anne de Thiès, du Père Zacharie Ndione, Président du Conseil Majeur des Spiritains, de l'abbé Alphone Ndour de Gorée, des Ambassadeurs du Sénégal au Vatican et à Rome témoigne de la solidité du dialogue islamo-chrétien. Le monde académique n'était pas en reste, représenté par le Dr Demba Thilel Diallo de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, soulignant que la paix se construit aussi par le savoir et la recherche.

Le Lion de Bronze : symbole de souveraineté et de paix

L’un des moments les plus marquants de cette rencontre fut l’échange de cadeaux, orchestré sous le regard bienveillant de l’ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, S.E.M. Isidore Séne. Thierno Amadou Ba a offert au souverain pontife un impressionnant lion en bronze de 17 kilogrammes, paré des couleurs nationales.

Plus qu'une œuvre d'art, ce lion symbolise la dignité, la force morale et la stabilité du peuple sénégalais. 

Un message clair envoyé au monde : le Sénégal, fort de sa foi et de sa diversité, reste un gardien infatigable de la fraternité universelle.

Une reconnaissance internationale

Cette audience au Vatican consacre l’œuvre de Thierno Amadou Ba sur la scène mondiale. Elle rappelle que le rayonnement du Sénégal ne repose pas seulement sur sa géopolitique, mais sur son patrimoine immatériel le plus précieux : sa capacité à faire vivre ensemble les fidèles de tous horizons. En quittant le Vatican, la délégation sénégalaise n’emporte pas seulement des souvenirs, mais la confirmation que le dialogue interreligieux, tel que pratiqué à Bambilor et partout au Sénégal, est plus que jamais une urgence mondiale.

Aly Saleh

Prolongement de son précédent ouvrage ‘’Symbil et le décret royal’’ - qui a obtenu le Grand Prix Ken Bugul du livre féminin 2024 au Sénégal - ‘’Le fils de Symbil’’ est le nouveau chef d’œuvre romanesque de l’ex-Première Dame du Tchad, Fatimé Raymonne Habré, juriste de formation.  

Edité par le Carré culturel, joyau culturel créé et dirigé par Mme Habré sis aux Almadies, cet ouvrage, écrit avec rage, est un fort plaidoyer et un véritable cri du cœur contre le racisme, plus particulièrement dans le monde arabe.

‘’Est-il possible d’être noir et arabe à la fois aujourd’hui ?’’. C’est sans conteste la question centrale que pose le nouveau livre de Fatimé Raymonne Habré qui, avec sa plume alerte et très engagée, narre une histoire bouleversante et livre un combat contre l’oubli. Pour elle, le silence autour de cette traite arabo-musulmane dans les pays africains ne doit plus prospérer, surtout que le simple fait d’avoir du sang noir peut vous ramener à la condition d’esclave de vos ancêtres d’il y a plusieurs siècles.

Dans ‘’Le fils de Symbil’’, Fatimé Raymonne Habré raconte une histoire poignante, celle de Sharif Al Walid, un homme né dans un harem - où sa mère a passé toute sa vie - devenu ambassadeur, doit faire face à une société où les arabes qui ont du sang noir sont victimes d’ostracisme et de de discrimination. Surtout lorsqu’il tombe éperdument amoureux d’une jeune femme de la haute société arabe du nom de Noor.

Touché dans son amour-propre après le refus d’une partie de la famille de sa bienaimée de bénir son union avec Noor, parce qu’il est asmer (noir, esclave), le diplomate banni, mais surprotégé en même temps du fait de son sang royal, va sonner la révolte. Il décide de croiser le fer avec ses pourfendeurs, mais surtout d’aller à la quête de sa véritable identité et de ses racines, avec le soutien de Naïm, un eunuque qui a vécu avec sa mère dans le harem et qui l’avait déposé dans un orphelinat après sa naissance.

On lui avait fait croire que ses parents étaient décédés dans un accident. Toute son histoire avait été effacée. Au niveau des Renseignements généraux, son histoire faisait l’objet d’une notice rouge.   

A force d’abnégation et d’opiniâtreté, Sharif Al Walid - qui réussira à décrocher un poste prestigieux - finira par renverser la vapeur. Il retrouvera sa mère se fera accepter par l’ensemble de la famille de Noor.

Une acceptation de raison pour ses contempteurs qui durent s’incliner devant le pouvoir et la puissance de l’argent.   

Pour l’autrice, il était important de faire un plaidoyer contre le racisme dans le monde arabe. D’autant plus qu’elle indique, dans l’émission littéraire ‘’L’Entretien’’ sur 2STV, que les récits de l’histoire africaine ‘’ont été amputés de toute cette partie très importante et qui a des répercussions jusqu'à aujourd'hui’’.

‘’Ce sont des sujets qui m'interpellent et qui font donc l'objet de tous ces écrits et qui expriment ainsi mon engagement et surtout informer notre jeunesse, susciter un éveil de conscience, pour que les gens s'engagent à écrire tout ce qu'ils vivent. C'est l'un des engagements du Carré culturel. Notre vision, c'est vraiment promouvoir, susciter des écrits sur tous nos événements politiques, économiques, sociaux, culturels, pour que les Africains eux-mêmes aient leur regard sur leur histoire et pour la souveraineté narrative de notre vécu’’, explique clairement Fatimé Raymonne Habré.

Toujours selon la juriste de formation, ‘’cette amnésie collective des pays africains sur une partie importante de leur histoire, elle désarme intellectuellement nos jeunes et même des adultes pour pouvoir réagir face à ce qu'ils subissent au quotidien, un racisme parfois brutal, violent. Et donc, à partir de ce moment-là, je pense que les gens devraient prendre conscience de ça et essayer d'armer intellectuellement nos jeunes par un récit national complet pour qu'ils puissent déconstruire les racines de ce racisme’’.

(Vox Populi)

LA FINALE DE LA CAN ET SES PERIPETIES

L’analyse de Fatimé Raymonne Habré

Autrice et éditrice, Fatimé Raymonne Habré est aussi passionnée de football. Dans l’émission littéraire ‘’L’Entretien’’ sur la 2STV, l’ex-Première Dame du Tchad livre son analyse sur dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations et ses différentes péripéties.   

Pour la juriste de formation, ce qui s’est passé lors de la finale de la CAN ‘’est extrêmement grave’’.

‘’Pour comprendre un peu ce qu'il y a derrière cette affaire, et qui explique l'attitude du Maroc, c'est qu'aujourd'hui, le football, ce n'est plus un divertissement. Le football est devenu un élément de stratégie pour un rayonnement international pour le Maroc. Ce pays a organisé cette CAN, avec des investissements massifs, avec des infrastructures, avec aussi tout un récit national qui a été écrit, autour d'une grosse propagande, autour de l'idée que le Maroc est la locomotive de l'Afrique, en Afrique régionale, sur le plan des banques, sur le plan économique, sur le plan de la diplomatie religieuse aussi’’, indique Fatimé Raymonne Habré.

‘’Le refus du prince marocain de remettre le trophée à l'équipe de Sadio Mané, est l'acte 1 de la crise diplomatique’’

Et d’ajouter : ‘’Donc cela veut dire que le Maroc a construit une histoire qui était de dire qu'il y a un sentiment d'exceptionnalisme, une espèce d'invincibilité, et que nous allons gagner. Et ce jour-là, le Maroc, quand il arrive sur le terrain, le Sénégal est arrivé pour jouer la finale et prendre le trophée. Mais le Maroc, ce n'est pas seulement le trophée. Le Maroc est venu pour dérouler et valider son statut de géant africain et arabe. Donc il y a eu toute cette histoire qui est derrière, et qui fait que ce sentiment d'exceptionnalisme et d'invincibilité a été heurté, ce récit-là, national, s’est heurté à la réalité du terrain. Il ne s'agit plus de sport, ce n'est plus un divertissement. Donc la réalité du terrain les rattrape, et ils sont battus, écrasés’’.

A son avis, ‘’le refus du prince marocain de prendre le trophée et de le remettre à l'équipe de Sadio Mané, est l'acte 1 de la crise diplomatique’’.

‘’C'est incroyable, parce que cet homme, c'est un prince. Ça veut dire que dès l'âge de 6 ans, il est éduqué à respecter le protocole. Il est formaté pour ça. Toute sa vie, c'est le protocole. Ses relations avec sa famille, ses relations avec son entourage, avec le personnel. Toute sa vie, c'est le protocole. Et le voilà qui arrive et qui refuse d'exécuter ce protocole. Moi, je trouve que cet acte était un acte très violent et devant 60 000 supporters marocains et devant les caméras du monde entier. 180 pays ont suivi la CAN’’, assène Mme Habré.

Avant de se dire choquée par la question des supporters sénégalais. ‘’L'arbitre siffle et le Sénégal gagne. Les supporters, qu'est-ce qu'ils font ? Tout le monde saute et danse. Eux, ils ne sont pas dans la bagarre, ils n'ont rien à faire dans la bagarre. Eux, ils chantent, ils dansent, ils jubilent, tout simplement. Mais quand les gens voient la plus haute autorité du pays sur le terrain qui dit ‘je ne donne pas la coupe, je refuse’. Ça pose problème. Le prince rejette immédiatement et totalement cette défaite. Les 60 000 supporters marocains le voient. Donc, ils disent ‘notre prince a rejeté, nous aussi, on manifeste, nous aussi, on attaque’. C'est Dieu qui les a sauvés. On a vu des photos extraordinaires où tu as des gaillards qui leur donnent des coups de poings. Ces gaillards-là sont des éléments de la sécurité’’, souligne l’autrice du roman ‘’Le fils de Symbil’’.

Pour Mme Habré, ‘’le Maroc n'était pas venu pour jouer simplement la coupe. Il voulait valider son statut de locomotive du continent, de la sous-région. Et donc, ça veut dire que la défaite a été rejetée’’.

‘’Pour les Marocains, leur défaite face au Sénégal est une anomalie politique à corriger. C'est ça qui explique tout cet investissement, ce lobbying médiatique, ces recours juridiques auprès du Tribunal arbitraire du sport. Vous savez, moi, je ne crois ni au droit dans ce monde d'aujourd'hui ni à la vérité ni à la justice. Je sais que c'est un monde du pouvoir de l'argent, un monde de lobbies, de réseaux, un monde de la diplomatie souterraine. Vous savez que si le Maroc est allé chercher la coupe-là, pour la récupérer deux mois après, auprès de la CAF, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils savent que le Sénégal, qui s'est battu corps et âme pour prendre cette coupe sportivement sur le terrain, n'allait pas rester tranquille, dormir, parce qu'ils avaient toute la légitimité de contester cette action. J'ai même regardé la jurisprudence du tribunal arbitral. Ils n'ont jamais géré ce genre d'affaire’’, affirme l’écrivaine.

Et elle ne manque pas de pointer ‘’la défaillance totale de la CAF’’. Pour Mme Habré, ‘’il y a eu trois précédents très dangereux’’.

‘’Le premier précédent dangereux, c'est la première fois qu'un pays gagne une coupe sportivement et qu'on fasse des recours administratifs pour pouvoir récupérer une coupe deux mois après. Ça, c'est du jamais vu. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, maintenant, l'arbitre n'est plus le maître du terrain. C'est-à-dire que, demain, la coupe du monde, on pourra aussi encore aller chercher une coupe deux mois après, dans un recours administratif. C'est un dangereux précédent. Et là, on n'a pas entendu la CAF. Autre dangereux précédent, c'est le fait de prendre en otage des supporters. Mais, demain, le Maroc va se déplacer aussi, non ? Donc, le Maroc, s'il se déplace maintenant, il montre quoi ? Vous êtes pays organisateur. Vous avez la responsabilité de la sécurité des gens, mais vous laissez les débordements. Votre plus haute autorité, c'est elle qui déclenche les hostilités. Et maintenant, vous prenez les jeunes-là en otage’’, déclare-t-elle.  

Le troisième grave précédent, selon elle, ‘’c'est le refus d'exécuter le protocole’’.

(Vox Populi)

Au Sénégal et dans plusieurs pays du Sahel, moins de 2 % des contenus médiatiques traitent des énergies renouvelables. Un déficit d’information jugé préoccupant par les experts réunis à Dakar lors d’un atelier organisé par Africa Climate Insights et Teranga Lab.

La transition énergétique avance au Sahel, mais son traitement médiatique reste largement insuffisant. C’est le principal constat dressé lors d’un atelier organisé à Dakar par l’Africa Climate Insights, en partenariat avec l’Teranga Lab, autour du thème : « Le traitement médiatique des énergies renouvelables au Sahel ».

Réunissant journalistes, chercheurs, organisations de la société civile et acteurs du secteur énergétique, la rencontre a permis de présenter les résultats d’une étude menée au Sénégal, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger sur la couverture médiatique des questions liées à la transition énergétique.

Le diagnostic est sans appel : les sujets portant sur les énergies renouvelables occupent une place marginale dans les médias sahéliens.

« Il est regrettable de constater qu’on est à peine à 1 % de couverture médiatique autour de la transition énergétique », a alerté Awa Trawaré. Selon elle, ce faible intérêt médiatique constitue un frein majeur à l’émergence d’un débat public éclairé sur des enjeux pourtant décisifs pour l’avenir énergétique de la région

Face à l’urgence climatique et à la nécessité d’assurer un accès universel à l’énergie, plusieurs pays sahéliens multiplient les investissements dans les infrastructures vertes : centrales solaires, parcs éoliens ou encore projets hydroélectriques. Pourtant, ces transformations restent peu expliquées au grand public.

Pour Awa Trawaré, les médias doivent jouer un rôle central dans l’appropriation citoyenne de ces politiques publiques.

« On ne peut pas imaginer un débat public solide sans un journalisme de qualité capable d’expliquer les enjeux de la transition énergétique », a-t-elle insisté.

L’étude révèle également que les contenus publiés se limitent souvent à des comptes rendus institutionnels, sans analyse critique ni vulgarisation accessible. Une situation qui réduit la capacité des citoyens et des organisations de la société civile à participer aux débats sur les choix énergétiques nationaux.

Pour Alexandre Guberlet, cette faible couverture s’explique aussi par les priorités éditoriales dominantes dans les médias.

« Le narratif dominant dans nos contenus médiatiques reste la politique, parfois le sport ou les faits sensationnels. Les questions climatiques et environnementales sont perçues comme trop techniques ou trop sérieuses », analyse-t-il.

Le responsable de Teranga Lab estime toutefois que les rédactions gagneraient à diversifier leurs formats journalistiques afin de rendre ces sujets plus attractifs et engageants.

Il plaide notamment pour le développement du journalisme de solutions, une approche qui permet d’évaluer concrètement l’impact des politiques et projets énergétiques sur les populations.

« Le compte rendu est aujourd’hui le format dominant, mais il reste souvent plat et insuffisant pour restituer toute la complexité des enjeux », souligne-t-il.

Chercheur en médias et environnement, Birame Faye met en avant une autre difficulté : le conservatisme des lignes éditoriales.

Selon lui, de nombreux médias continuent de privilégier des rubriques traditionnelles comme la politique, les faits divers ou le sport, au détriment des enjeux climatiques et énergétiques.

« Les lignes éditoriales n’ont pratiquement pas évolué depuis plusieurs décennies, alors que les enjeux de société ont profondément changé », regrette-t-il.

L’étude montre également que 97 % des contenus analysés relèvent du simple compte rendu et que les principales sources citées restent les autorités institutionnelles, limitant ainsi la diversité des points de vue.

Parmi les obstacles identifiés figurent également :

le manque de formation spécialisée des journalistes ;

les difficultés de financement ;

l’accès limité aux sources d’information ;

l’absence de rubriques environnementales permanentes dans les rédactions.

Pour tenter de combler ce déficit, Africa Climate Insights affirme avoir engagé plusieurs initiatives depuis 2023, notamment des sessions de formation destinées aux journalistes spécialisés en environnement.

L’organisation a également mis en place un consortium de journalistes francophones dédié aux questions de transition énergétique afin de créer une dynamique de collaboration durable entre experts et professionnels des médias.

Les participants à l’atelier ont enfin insisté sur la nécessité d’institutionnaliser davantage le traitement des questions environnementales dans les rédactions africaines, à travers la création de desks spécialisés et de rendez-vous éditoriaux réguliers.

Dans un contexte marqué par les débats autour du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables au Sénégal et dans l’espace sahélien, les organisateurs estiment qu’une information de qualité constitue désormais un enjeu démocratique majeure 

Mamadou Touré 

CMU
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