mercredi 10 juin 2026 | Login
La rédaction

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La capitale sénégalaise accueille la 7ᵉ édition de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA), un rendez-vous économique et culturel majeur qui met en lumière le potentiel productif du continent. Placée sous le thème « Le numérique au service du développement durable : opportunités et défis pour l’Afrique », la cérémonie d’ouverture s’est tenue au Monument de la Renaissance Africaine, en présence d’autorités administratives, d’acteurs économiques et de délégations venues de plus de 35 pays.

Représentant le ministre Dr Serigne Diop Guèye, le Secrétaire général Seydina Ndiaye a procédé à l’ouverture officielle de la foire. Dans son allocution, il a souligné que le numérique constitue désormais un levier incontournable pour transformer les économies africaines.

« Le numérique doit être envisagé non comme une mode, mais comme un outil stratégique capable de moderniser nos secteurs productifs, de renforcer notre souveraineté et d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.

Il a notamment insisté sur les opportunités qu’offre la transformation digitale dans l’agriculture, le commerce intra-africain, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que la promotion des produits locaux à travers le e-commerce. Toutefois, il a alerté sur les défis persistants, notamment la fracture numérique, le déficit de compétences, les enjeux de cybersécurité et l’impact environnemental des technologies.

Prenant la parole, la présidente de la plateforme Bay Sa Warr, Fatou Dramé dite Fabira, a rappelé la vocation panafricaine de la FIPA. Elle a présenté la foire comme un espace de valorisation des richesses du continent et de promotion des initiatives entrepreneuriales africaines.

« La FIPA est une plateforme d’espérance, un lieu de rencontre et de valorisation de nos savoir-faire, portée par une ambition claire : renforcer la souveraineté économique de l’Afrique », a-t-elle affirmé.

Elle a également salué l’engagement des partenaires techniques et financiers ainsi que la mobilisation des exposants venus des quatre coins du continent.

représentant le maire de Ouakam, a mis en exergue les enjeux liés à l’appropriation du numérique par les populations, en particulier les jeunes.

Elle a plaidé pour une généralisation de l’alphabétisation numérique, tout en appelant à une vigilance accrue face aux dérives liées aux réseaux sociaux. Elle a également insisté sur la nécessité de produire des contenus numériques africains et d’adapter les technologies, notamment l’intelligence artificielle, aux réalités locales.

Représentant l’administration du Monument de la Renaissance Africaine, Latsouck Faye a souligné que la FIPA dépasse le cadre d’une simple foire commerciale.

Selon lui, l’événement constitue un véritable acte d’engagement pour l’intégration africaine, favorisant la création de valeur locale, la promotion du consommer africain et le développement de partenariats durables.

Durant plusieurs jours, la FIPA 2026 offrira un cadre d’échanges entre producteurs, investisseurs, innovateurs et consommateurs. L’événement ambitionne de stimuler les partenariats, de faciliter l’accès aux marchés et de renforcer les réseaux économiques panafricains.

À travers cette 7ᵉ édition, la FIPA confirme son rôle de catalyseur du développement économique africain. En plaçant le numérique au cœur des débats, elle ouvre la voie à une transformation structurelle des économies du continent.

Une dynamique qui, selon les organisateurs et les autorités présentes, pourrait permettre à l’Afrique de s’imposer comme un acteur majeur d’un développement durable, inclusif et souverain.

Moussa Diba

Face à une urbanisation accélérée et à des défis socio-économiques croissants, l’érection de Diamniadio en département s’impose comme une option stratégique pour renforcer la gouvernance territoriale et accompagner le développement de cette zone clé du Sénégal.

Dans un contexte de réforme profonde de la décentralisation, à travers l’Acte 4, le Sénégal ambitionne de faire des collectivités territoriales de véritables moteurs du développement économique local. Cette dynamique intervient alors que la région de Dakar concentre une forte pression démographique, avec plus du quart de la population nationale sur une portion réduite du territoire.

C’est dans ce cadre que l’arrondissement de Diamniadio, créé par le décret n°2021-687 du 28 mai 2021, suscite une attention particulière. Regroupant les communes de Diamniadio, Yenne et Sébikhotane, cette zone en pleine expansion fait face à des défis majeurs liés à la santé, à l’éducation, à l’environnement, à la jeunesse et à l’aménagement du territoire.

Aujourd’hui rattaché au département de Rufisque, Diamniadio présente des spécificités économiques et territoriales qui plaident en faveur d’une autonomie administrative. Entre la zone des Niayes propice au maraîchage, l’ouverture maritime favorable à la pêche et au tourisme, ainsi que la présence d’activités industrielles, le territoire dispose d’un potentiel important nécessitant une gestion de proximité.

La départementalisation permettrait ainsi de renforcer la gouvernance locale à travers la mise en place d’un conseil départemental doté de compétences élargies, notamment en matière d’éducation, d’environnement et de planification territoriale.

Avec une superficie d’environ 83 km², l’arrondissement de Diamniadio connaît une croissance démographique soutenue. Le projet de ville nouvelle prévoit une population de près de 350 000 habitants à l’horizon 2030-2040, avec des projections pouvant atteindre jusqu’à 500 000 habitants d’ici 2050.

Dans ce contexte, une réorganisation administrative apparaît indispensable pour anticiper les besoins en infrastructures, en services publics et en sécurité, tout en soutenant les activités économiques locales telles que le commerce, la pêche et l’agriculture.

Pensé comme une alternative à la saturation de Dakar, le pôle urbain de Diamniadio devait incarner un modèle de développement moderne. Toutefois, des difficultés liées à une gouvernance centralisée et à une faible implication des collectivités territoriales freinent encore son plein essor.

L’érection en département offrirait un cadre institutionnel plus adapté, avec une autorité administrative de proximité, capable de mieux coordonner les politiques publiques et de répondre aux enjeux fonciers et sociaux.

Diamniadio bénéficie déjà de plusieurs atouts : une histoire administrative commune entre ses collectivités, une intercommunalité en construction et la présence de services étatiques structurants, notamment dans les domaines fiscal, sécuritaire, sanitaire et éducatif.

Ces éléments constituent un socle solide pour envisager sa transformation en département.

Au-delà de l’aspect institutionnel, la départementalisation de Diamniadio répond à une demande croissante des populations pour une administration plus proche, plus efficace et plus adaptée à leurs réalités.

Elle apparaît ainsi comme une réforme structurante, capable d’améliorer le cadre de vie des habitants tout en accompagnant durablement le développement de cette zone stratégique pour l’avenir du Sénégal.

 Adama Mohamed MBAYE

Commissaire aux Enquêtes Économiques, Premier Adjoint au Maire de la Commune de Diamniadio

l’Association nationale des livreurs “Tiak Tiak” du Sénégal a tenu, ce 3 mai 2026, une assemblée générale très attendue, marquée par la réélection de son président, Monsieur Seydina Alioune Fall. Organisée dans une ambiance conviviale en bord de mer, cette rencontre a rassemblé des membres engagés autour d’enjeux majeurs pour l’avenir du secteur.

Après une absence d’assemblée générale depuis 2023, cette rencontre revêtait une importance particulière pour l’organisation. Créée en 2014, l’association comptait initialement plus de 200 membres. Aujourd’hui, elle s’est recentrée autour d’un noyau de livreurs actifs et engagés, déterminés à structurer leur activité.

La journée a débuté par une lecture du Coran, suivie d’un match de gala symbolique opposant les membres mariés aux célibataires, remporté par les premiers sur le score de 6 buts à 2.

À l’issue des travaux, le bureau sortant a été reconduit dans son intégralité. Seydina Alioune Fall reste ainsi président, aux côtés du secrétaire général Ibrahima Badji et du trésorier Ahmad Sylla. Plusieurs responsables de commissions et coordinateurs territoriaux complètent l’organigramme.

Cette reconduction témoigne de la confiance renouvelée des membres envers une équipe qui dirige l’association depuis sa création.

Transparence financière et structuration du secteur car selon Ibrahima Badji, secrétaire général, cette assemblée a permis de faire un bilan financier détaillé, notamment face aux interrogations de certains contributeurs non membres.

« Il était important de montrer clairement où vont les cotisations et de renforcer la transparence dans notre gestion », a-t-il déclaré.

L’association entend également poursuivre ses efforts pour structurer un secteur en pleine expansion, en mettant l’accent sur :

la régularisation administrative des livreurs (permis, assurance, carte grise),

la formation en sécurité routière,

l’amélioration de la relation client.

Des avancées concrètes pour les livreurs

Parmi les réalisations mises en avant :

une campagne d’immatriculation gratuite menée avec le ministère des Transports,

des partenariats avec des compagnies d’assurance pour des tarifs préférentiels,

un accompagnement social avec une aide financière aux membres victimes d’accidents.

L’association revendique également une forte action sociale, avec plusieurs centaines de milliers de francs CFA mobilisés pour soutenir les livreurs en difficulté.

Parmi les projets phares figure un programme immobilier destiné aux livreurs, avec des terrains accessibles à paiement échelonné dans la zone de Toubab Dialaw, en partenariat avec des structures comme Dem Dikk et le Crédit Mutuel.

En parallèle, des discussions sont en cours avec des partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, pour financer des programmes de formation et de professionnalisation.

L’association ambitionne également la création d’une plateforme nationale dédiée aux livreurs sénégalais, afin de mieux structurer le secteur face à la concurrence des plateformes étrangères.

Des échanges sont déjà engagés avec le groupe La Poste dans le cadre du projet JotNasi.

En conclusion, les responsables ont lancé un appel aux livreurs non encore affiliés à rejoindre l’association :

« L’avenir du secteur passe par l’unité et la structuration. Il est essentiel que chaque livreur soit identifié et intégré dans une base nationale », a insisté Ibrahima Badji.

Avec pour slogan « Sama casque, sama sécurité », l’association entend poursuivre son combat pour une profession mieux organisée, plus sécurisée et reconnue par les autorités.

Mamadou Touré 

QNET, une entreprise internationale de bien-être et de mode de vie, est consciente de la publication par jallale.net, qui a catalogué plusieurs opérations policières à Mbour, Niacourab et Tivaouane Peulh ayant entraîné l'arrestation de nombreux individus pour des infractions liées à des cas allégués de kidnapping, de trafic d'êtres humains et de fraude à l'emploi, qui ont été à tort attribués à QNET. L'entreprise se dissocie des présumés auteurs de ces crimes.

QNET a, à plusieurs reprises, répondu rapidement à des nouvelles d'arrestations similaires et a clarifié que certains individus se servent délibérément du nom de l'entreprise pour tromper des personnes innocentes.

Réaffirmant l'engagement de QNET à fournir des informations précises sur ces événements, Biram Fall, Vice-Président de QNET pour l'Afrique subsaharienne, a déclaré : « Nous continuerons à fournir des informations authentiques sur notre entreprise au public afin de l'aider à comprendre comment les fraudeurs abusent du nom de l'entreprise et comment les éviter. Personne ne devrait tomber dans le piège de ces individus malveillants qui abusent du nom et des produits de QNET. QNET n'offre pas d'emplois à l'étranger ni de visas en échange d'argent. L'entreprise ne contraint pas les gens à rejoindre son activité par le kidnapping ou le trafic.”

Selon M. Fall, le moyen le plus simple d'identifier ces escrocs est lorsqu'ils commencent à faire de fausses promesses d'emploi, de visas ou d'investissements et demandent aux victimes de voyager vers d'autres pays pour ces fausses opportunités, parfois en utilisant le nom de QNET.

Il a averti : « Nous prenons des mesures strictes, y compris des sanctions disciplinaires et des actions légales, contre tout distributeur indépendant qui viole notre code d'éthique. Nous sommes pleinement engagés à protéger notre image et à éviter toute association avec des activités illégales. »

Récemment, QNET a organisé un webinaire médiatique réunissant environ 35 journalistes expérimentés de diverses organisations médiatiques au Sénégal afin d'approfondir leur compréhension des efforts de l'entreprise pour lutter contre la désinformation et l'utilisation abusive de son nom et de ses produits.

À travers l'Afrique subsaharienne, QNET intensifie ses campagnes de sensibilisation grâce à son initiative « QNET Against Scams », diffusée à la télévision, à la radio, sur les médias en ligne, les réseaux sociaux et les panneaux d'affichage, ainsi que dans les médias imprimés.

L'entreprise renforce également sa collaboration avec les institutions de sécurité et travaille à répliquer son partenariat exemplaire avec le Bureau de la Criminalité Économique et Organisée (EOCO) du Ghana dans d'autres régions de l'Afrique de l'Ouest pour lutter efficacement contre ces pratiques frauduleuses.

Le public est conseillé de vérifier toute opportunité prétendant être liée à QNET en contactant directement l'entreprise via son service de conformité sur WhatsApp au +233 2566 30005 ou par email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

L’ambiance  rique d’être  électrique ces jours prochains à Dendèye. Face à une assemblée de jeunes et de notaires locaux, Cheikh Mbaye Guèye, fils de la commune, a officialisé le lancement de son mouvement politique : «Suxali Tundu Dendèye  » . L’homme, qui se présente comme un acteur de terrain, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’équipe municipale sortante. « Un seul centre de santé pour toute une commune, c’est humiliant »Dès les premières minutes de son intervention, Cheikh Mbaye Guèye a dressé un tableau sans concession de la situation locale. « C’est inimaginable qu’une commune de cette envergure ne dispose que d’un centre de santé », a-t-il martelé, dénonçant une carence qu’il qualifie d’« humiliante ». Le secteur de l’éducation n’a pas été épargné : « On s’étonne de ce manque de salles de classes qui saute aux yeux », a-t-il ajouté, en rappelant son expérience personnelle : « J’ai construit plus de 100 salles de classes à travers le pays. »Pour lui, l’absence de recettes fiscales locales aggrave encore la paralysie de la commune. « Comment développer Dendèye sans exploiter correctement les niches de fonds ? », s’est-il interrogé, avant de porter l’estocade : « L’actuel maire a échoué sur toute la ligne. »Cheikh Mbaye Guèye a tenu à préciser que son mouvement, Suxali Tundu Dendèye, « n’appartient à aucune structure politique ». Une façon de se démarger des appareils traditionnels tout en laissant une porte ouverte : « Cette structure n’écarte aucune alliance stratégique pour le bien des populations de la commune Dendèye-Gouygui. »L’homme se veut pragmatique, affirmant être « différent des politiciens classiques qui ont l’art de faire dans la démagogie ».Malgré son ambition affichée de briguer les suffrages lors des prochaines municipales, Cheikh Mbaye Guèye a surpris son auditoire en ajoutant une clause d’humilité : « Je suis prêt à faire le nécessaire pour développer cette commune qui m’est très chère. Mais si jamais je rencontre un meilleur candidat pour cette commune, je n’hésiterai pas à me ranger derrière lui. »Reste à savoir si cette déclaration d’intention et cette critique acerbe de la gestion sortante suffira à convaincre les électeurs de Dendèye.  Affaire à suivre …

À quelques années de l’échéance de 2030, le Sénégal s’apprête à présenter en juillet 2026 à New York son troisième rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable. En amont, le CONGAD et plusieurs partenaires ont organisé des ateliers régionaux pour renforcer la contribution de la société civile à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, autour de questions majeures comme le capital humain, l’accès aux services sociaux et l’inclusion des groupes vulnérables.    

  Le Sénégal se prépare à présenter en juillet 2026 à New York son troisième rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable (ODD), dans le cadre du Forum politique de haut niveau. Ce rapport, qui s’inscrit dans la continuité de ceux de 2018 et 2022, marque une étape importante à cinq ans de l’échéance de 2030.

Pour alimenter ce rapport, la société civile s’organise. Le CONGAD, à travers son groupe de travail sur les ODD, a tenu des ateliers régionaux en partenariat avec plusieurs organisations dont Brooke, Plan International, Sightsavers, la DGPPE et Forus, autour de la contribution des acteurs non étatiques à l’Agenda 2030.

Lors de ces échanges, Ibrahima Yade, président du conseil d’administration du CONGAD, explique : « On s'est retrouvé ici entre organisations de la société civile mais aussi des administrations publiques, des institutions publiques pour faire une revue de l'état de mise en œuvre des objectifs de développement durable. C'est en fait pour une contribution à l'élaboration du rapport national volontaire que le Sénégal se prépare à soumettre aux Nations Unies, donc pour des échanges élargis avec d'autres pays».

Sur le terrain sectoriel, Paul Emmanuel Diédhiou, responsable du développement des projets à Brooke Afrique de l’Ouest, met en avant la question de l’accès à l’eau pour le bétail et souligne une forme d’invisibilisation : « Ils vont chercher l’eau, mais une fois au foyer, ils sont les derniers à en bénéficier. »

Du côté des politiques publiques, Souleymane Sow rappelle que l’agenda national de transformation adossé à l’Agenda 2050 est aligné avec les ODD, notamment à travers un pilier central sur le capital humain (éducation, santé et protection sociale), visant aussi les groupes vulnérables.

Enfin, Aïssatou Lô, conseillère technique en éducation à Plan International Sénégal, insiste sur l’engagement de son organisation et rappelle : « Plan International met en œuvre son nouveau plan stratégique 2026-2030, qui vise à toucher 4 millions d’enfants et de jeunes, avec un accent particulier sur les filles pour aider à atteindre leur autonomisation »

Lamine Gaye

Lamine Gaye

Le Sénégal s’engage dans la professionnalisation de son secteur sportif avec la création prochaine de Brevets de Technicien Supérieur (BTS) en management et marketing du sport. Depuis deux semaines, des acteurs du domaine travaillent à l’élaboration de ces programmes, avec notamment la tenue de deux ateliers au Stade Léopold Sédar Senghor. Ce projet est porté par un partenariat entre le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, l’Institut de Formation aux Métiers des Sports et le 3FPT.

L’objectif est de combler un manque important : bien que les métiers du sport soient déjà pratiqués, ils restent peu structurés et rarement encadrés par des formations diplômantes. Les nouveaux BTS, conçus selon l’Approche par les compétences, visent ainsi à professionnaliser le secteur, améliorer l’employabilité des jeunes et offrir une reconnaissance officielle à ces métiers.

Pour les experts du domaine, cette initiative répond à une réalité mondiale : le sport est devenu une véritable industrie économique. Toutefois, en Afrique, son potentiel reste encore sous-exploité en raison du manque de formation spécialisée.

« Il n’est pas rare, aujourd’hui encore, de voir des responsables de clubs ou d’organisations sportives exercer sans formation spécifique. Cette situation souligne l’urgence de structurer et de formaliser les métiers du sport à travers des diplômes reconnus.Des diplômes pour structurer le secteur», avance 

Philippe Seck,Inspecteur de spécialité de la formation professionnelle, technique, méthologue en approche par les compétences en service à l'académie de Dakar. 

Avec ce projet, les autorités et leurs partenaires entendent franchir une étape décisive vers la structuration et la valorisation des métiers du sport au Sénégal.

Lamine Gaye

La liberté de la presse constitue l’un des piliers essentiels de toute démocratie. Informer, enquêter, questionner, donner la parole et éclairer l’opinion publique sont des missions fondamentales qui méritent respect, protection et sens des responsabilités.

Au Sénégal, cette journée du 3 mai intervient dans un contexte où les défis demeurent nombreux pour les professionnels des médias : accès à l’information, conditions de travail parfois difficiles, pressions diverses, précarité économique des organes de presse, mais aussi nécessité impérieuse de préserver une information crédible et équilibrée face à la désinformation croissante.

Une presse libre ne doit être ni muselée, ni instrumentalisée. Elle doit pouvoir exercer pleinement son rôle, en toute indépendance, dans le respect des lois, de l’éthique et de l’intérêt général.

En cette Journée internationale de la liberté de la presse, j’adresse mes encouragements à l’ensemble des journalistes, techniciens, animateurs, chroniqueurs et acteurs des médias qui contribuent, chaque jour, à faire vivre le débat public dans notre pays.

Préserver la liberté de la presse, c’est protéger le droit fondamental des citoyens à être informés.

Car sans information libre, il ne peut y avoir de démocratie forte.

Bonne Journée internationale de la liberté de la presse.

Moussa Tine

La grande fête de Tabaski se prépare activement. Pour faciliter les échanges entre vendeurs et acheteurs, le promoteur Doudou Sarr Ndoye, par ailleurs Directeur de Médiane Art.com a initié un concept accrocheur ponctuel intitulé ''Wadial Tabaski''. 

Le long des deux voies de la commune de Cambérène, se tiendra, du 6 au 26 mai 2026, un grand rendez-vous économique, incontournable pour les acteurs et les consommateurs. Des milliers de visiteurs sont attendus autour d’espaces commerciaux dynamiques. 

Interpellé en marge des préparatifs liés à cet événement, M. Doudou Sarr Ndoye a décliné les objectifs de ''wadial Tabaski''. Selon lui, ''il s'agira de mettre le cap sur la promotion des produits locaux et du consommer local par la valorisation des exposants''. Mieux, ajoute le Directeur de Médiane Art.com, ''nous travaillons à offrir des produits accessibles, et faire en sorte de dynamiser les ventes en période stratégique''.

Revenant sur l'innovation de cette initiative, le promoteur annonce l'organisation de Takussan, une journée spéciale qui va constituer le temps fort de la foire. ''Le but recherché, c'est de favoriser la rencontre entre leaders et populations par des échanges directs dans un cadre convivial, sous une affluence forte et avec une visibilité médiatique unique'', declare, Doudou Sarr Ndoye.

Se prononçant sur le côté Marketing et commercial de la foire, ''il y aura de la visibilité pour les exposants et les commerciaux qui trouveront un bon cadre d’échanges et d’animation. 

D'ailleurs, nos équipes se déploient pour faire de ce levier de développement commercial, un moyen d'augmenter le taux des ventes et faciliter une forte mobilisation du public qui saisira cette opportunité comme un appel, Kaye Dieund fii '', souligne le promoteur qui se réjouit d'avoir la bénédiction du khalife général des Layeen, Chérif Mouhamadou Al Amine Lahi pour la reprise de ses activités culturelles dans la cité sainte de Cambérène et environs, en collaboration avec les communes de Cambérène, Parcelles Assainies et Golf Sud.

 

En marge de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) 2026, le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, a réaffirmé avec force sa vision d’un artisanat sénégalais au cœur de la transformation économique nationale. Loin de se limiter à la préservation du patrimoine, ce secteur apparaît désormais, selon lui, comme un levier stratégique de création de richesse et d’emplois durables.

Porté par un savoir-faire reconnu et en constante évolution, l’artisanat sénégalais s’impose progressivement sur des segments à forte valeur ajoutée. Le ministre a notamment salué le dynamisme des filières mode et textile, où la teinture, la broderie et le stylisme contribuent à hisser les matières locales sur les marchés internationaux.

Cette montée en puissance s’illustre également dans la maroquinerie. Sacs, chaussures et accessoires conçus localement répondent de plus en plus aux standards internationaux, confirmant la compétitivité du “Made in Sénégal”. Dans un geste symbolique mais fort, Mabouba Diagne a joint l’acte à la parole en commandant deux paires de chaussures auprès d’un artisan exposant, marquant ainsi son soutien concret aux producteurs locaux.

Au-delà de ces filières, le ministre a rappelé le rôle clé des métiers d’art — sculpture, bijouterie, vannerie — dans la diversification de l’économie. Ces activités, à la croisée de la tradition et du design contemporain, participent à la valorisation de l’identité culturelle tout en répondant aux exigences des marchés modernes.

Les ambitions affichées sont claires : à l’horizon 2034, l’artisanat pourrait générer plus de 130 000 emplois formels. Pour y parvenir, Mabouba Diagne insiste sur la ضرورة de renforcer l’accès au financement, d’adapter les formations aux réalités du marché et d’assurer un accompagnement structuré des acteurs du secteur. Le développement des exportations constitue également un axe majeur pour positionner durablement le label “Made in Sénégal” à l’international.

En plaçant l’artisanat au centre de la stratégie nationale de développement, le ministre en fait un pilier de la souveraineté économique. De la menuiserie au fer forgé, en passant par l’artisanat haut de gamme, ces métiers ne contribuent pas seulement à la croissance économique : ils incarnent aussi la richesse culturelle du Sénégal.

Pour Mabouba Diagne, c’est dans cette alliance entre modernité et savoir-faire ancestral que réside la clé d’une économie forte, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.

CMU
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