La rédaction
Culture: Souleymane Faye adoubé par la FASTEF.
La Faculté des sciences et technologies de l'éducation et de la formation (FASTEF) de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) organise un colloque international les 22 et 23 janvier 2026 pour célébrer les 50 ans de carrière de l'artiste sénégalais Souleymane Faye, surnommé "Diego". Le thème de l'événement est "Souleymane Faye, 50 ans de création : entre mémoire, musique et société".
Ce colloque vise à explorer l'œuvre, le parcours et l'impact de Souleymane Faye sur la société sénégalaise. Les participants discuteront de la contribution de l'artiste à la construction d'une identité artistique sénégalaise contemporaine, ainsi que des rapports entre art, société et politique dans son œuvre.
Les thématiques abordées incluent l'histoire du mbalax, l'esthétique et la créativité, la musique et l'identité culturelle, ainsi que la transmission et l'héritage de Souleymane Faye. L'événement est organisé en collaboration avec le ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme.
Ce colloque offre une occasion unique de mieux comprendre le rôle de Souleymane Faye dans l'histoire culturelle du Sénégal et son impact sur la société. Les inscriptions sont ouvertes pour les participants intéressés.
Alioune ndiaye
Électrification: le PUDC "chasse" les ténébres au village de Nguéguèye (Tivaouane)
Ouf de soulagement pour les habitants du village de Nguéguèye. Située dans la Commune de Ngandiouf(arr. Niakhène, dép. Tivaouane), cette localité, un foyer religieux ardent du Kadjor traditionnel vient de bénéficier d'un accès à l'électricité grâce au PUDC (Programme d'Urgence de Développement Communautaire). Ainsi, une vieille doléance vient d'être satisfaite. Ce mercredi, la lumière a ainsi jailli au niveau de ce patelin mais aussi aux t autres trois (3) Néguéthie
(villages). Les populations ont mis à profit cette inauguration pour féliciter et remercier ceux qui ont beacoup investi corps et âme pour l'accès au courant électrique de ces villages soit une réalité. Elles ont décerné un satisfecit à Gade Kounta, Gora Diop, Malick Pène, Fallou Diop (Italie), Babacar Sall (Nguégueye) sans oublier le Pastef local. Elles demandent au PUDC d'intervenir rapidement dans d'autres zones de la Commune de Ngandiouf où le non accès à l'électricité reste une source d'insécurité grandissante.
CAN 2025-2026 : le CROUS de Diamniadio en communion autour des Lions du Sénégal
Dans le cadre de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football disputée au Maroc, le Centre Régional des Œuvres Universitaires Sociales (CROUS) de Diamniadio a organisé une grande Fan Zone au sein de son campus. L’événement s’est tenu en présence de la Directrice générale, Mme Fama Dieng Ndiaye, des étudiants, ainsi que de plusieurs responsables et personnalités du CROUS de Diamniadio.
Cette initiative a permis aux étudiants et au personnel administratif de suivre ensemble la finale de la CAN dans une ambiance festive et conviviale. Plus qu’un simple moment de retransmission sportive, la Fan Zone a offert des instants d’émotions intenses, de communion, de ferveur et de fierté nationale, vécus au cœur du campus universitaire.
Pour de nombreux participants, cette Fan Zone restera gravée dans les mémoires comme un symbole fort de cohésion sociale, de concorde des cœurs et d’unité nationale, rassemblant toute la communauté universitaire autour de la patrie et de son équipe nationale.
Prenant la parole, le représentant du service de l’Animation Culturelle et Sportive a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’endroit de la Direction générale :
« Nos sincères remerciements à Madame la Directrice générale, Mme Fama Dieng Ndiaye, pour son leadership, sa vision et son accompagnement constant, qui ont permis de faire de cette Fan Zone un véritable succès. »
De son côté, la Directrice générale du CROUS de Diamniadio a rendu un hommage appuyé aux équipes mobilisées tout au long de la compétition :
« Hommage aux agents du Département de l’Animation Culturelle et Sportive (DACS), avec à leur tête Babacar, Chef de département, qui n’ont ménagé aucun effort durant toute la CAN. Engagement, professionnalisme, abnégation et esprit d’équipe ont été au rendez-vous du début à la fin. Merci également aux étudiants, au personnel administratif et à tous les supporters pour cette belle énergie collective. »
Réagissant à la victoire historique du Sénégal, sacré Champion d’Afrique, Mme Fama Dieng Ndiaye a exprimé sa joie et sa fierté :
« Les Lions ont honoré tout le peuple sénégalais et réalisé une excellente CAN. Toutes mes félicitations à la population sénégalaise, à la communauté du CROUS de Diamniadio, aux Lions, aux autorités, au personnel administratif et aux chefs de service qui se sont mobilisés pour la réussite de cet événement. Mention spéciale à la commission culturelle et sportive pour le travail remarquable accompli depuis le début de la CAN, ainsi qu’à la sécurité, notre partenaire, qui nous a accompagnés tout au long de la compétition. »
À travers cette initiative, le CROUS de Diamniadio réaffirme son engagement à promouvoir la cohésion, la vie communautaire et le bien-être des étudiants, en faisant du sport et de la culture de véritables leviers de rassemblement et de fierté nationale.
Moussa Diba
Sandaga sous pression fiscale : les commerçants dénoncent une hausse « brutale et chaotique » des taxes municipales
Le Collectif pour la Défense des Intérêts des Commerçants et Couturiers de Sandaga (CDICCS), en synergie avec l’UNACOIS et l’ACIS, a annoncé la tenue prochaine d’un point de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie d’augmentation excessive, unilatérale et injustifiée des taxes municipales au marché Sandaga, décidée par la Mairie de Dakar-Plateau.
Selon le collectif, depuis le mois de décembre 2025, les commerçants et couturiers du plus grand marché de Dakar font face à une intention d’augmentation brutale des taxes sur les cantines, sans aucune concertation préalable avec les principaux acteurs concernés. Une situation qui suscite une vive inquiétude dans un contexte économique déjà difficile.
À titre illustratif, le CDICCS indique qu’une cantine qui s’acquittait jusque-là d’une taxe mensuelle de 10 000 FCFA serait désormais appelée à payer jusqu’à 90 000 FCFA par mois, selon les informations recueillies auprès de la mairie de Dakar-Plateau. Une hausse jugée anormale et économiquement insoutenable, d’autant plus qu’elle s’ajoute à de nombreuses autres charges administratives et fiscales déjà en vigueur.
Pour rappel, l’ancienne taxe municipale, fixée à 10 000 FCFA par mois, soit 120 000 FCFA par an, était considérée comme raisonnable, supportable et acceptée par les commerçants et couturiers. La nouvelle imposition envisagée représente ainsi une rupture brutale avec les pratiques antérieures.
Face à cette situation, le CDICCS dénonce fermement une mesure injuste, excessive et arbitraire, et alerte l’opinion publique nationale et internationale sur les conséquences graves qu’une telle décision pourrait avoir sur la survie des activités commerciales et artisanales du marché Sandaga.
Le collectif souligne que les commerçants et couturiers, déjà fragilisés par la conjoncture économique nationale, risquent de ne pas pouvoir supporter une telle pression fiscale, ce qui pourrait entraîner des fermetures de cantines, des pertes d’emplois et une détérioration du climat social.
Le CDICCS informe que les commerçants et couturiers du marché Sandaga restent mobilisés, unis et déterminés à défendre leurs droits et à refuser toute forme d’imposition abusive.
Par conséquent, le collectif exige l’arrêt immédiat et sans condition de cette intention d’augmentation chaotique des taxes municipales. Il lance également un appel solennel aux autorités compétentes afin qu’elles interviennent d’urgence pour corriger cette situation et éviter des tensions inutiles entre la Mairie de Dakar-Plateau et les acteurs économiques du marché Sandaga.
LENDEMAIN DE LA FINALE SÉNÉGAL - MAROC : La nécessité d'une approche diplomatique///
Le sport est devenu le nouveau terrain d’affrontement pacifique et régulé des États.
C’est la façon la plus visible de montrer le drapeau, d’exister aux yeux des autres et d’être présent sur la carte du monde. Alors que la globalisation vient d' effacer les identités nationales, le sport devient le moyen le plus sûr de ressouder la nation autour d’un projet identifiable, dans l’espérance d’une victoire ou d’un exploit, d’ampleur variable selon les statuts, les expériences historiques et les attentes relatives.
Dans un monde où le concept de puissance régit encore les relations internationales, mais qui a vu cette définition très largement modifiée par rapport au siècle précédent, le sport est devenu un élément essentiel du rayonnement d’un État et plus largement de tous les acteurs qui se bousculent sur la scène internationale.
Le « soft power », la puissance douce occupe désormais un espace de plus en plus large, où l’image, la popularité deviennent des facteurs plus certains et plus pérennes de suprématie que la force brute et imposée.
De tous les sport, le football est celui qui attire le plus grand nombre de téléspectateurs et emplit les stades les plus gigantesques des foules passionnées. Exutoire des tensions sociales, nationales voire internationales comme cette finale de Coupe d'Afriques des Nations entre le Sénégal et le Maroc, il peut aussi être le théâtre des pires violences, violences tolérées, expression d'une révolte dévoyée qui conforte, plutôt qu'elle ne menace, les pouvoirs établis. En Afrique, football et politique sont fortement liés parce que chaque rencontre de compétition internationale est un affrontement qui prend des apparences d'une guerre ritualisée, le football favorise toutes les projections imaginaires et les fanatiques patriotiques. L’instrumentalisation du sport pour des intérêts étatiques ou communautaires ne fait pas de doutes.
Elle a pour objectifs principaux la défense d’un modèle politique ou de société, la reconnaissance internationale ou encore la volonté d’étendre son influence.
Le sport, sous l’effet de la mondialisation, est devenu le nouveau terrain d’affrontement relatif entre les États. Élément d’expression du pouvoir dès l’Antiquité, le sport se positionne comme élément diplomatique à part entière, depuis plusieurs décennies. Un souhait que le baron Pierre de Coubertin appelait de ses vœux dès 1892.
Les propos tenus de part et d'autre lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) du 18 janvier 2026 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc ont suscité des réactions vives et des inquiétudes légitimes. Il est temps de prendre du recul et de faire preuve de calme et de responsabilité. Au-delà de la déception et de la frustration, il est essentiel de reconnaître que le sport doit rester un facteur d'unité et de paix. Les autorités sénégalaises ont un rôle crucial à jouer dans ce sens, en adoptant une approche diplomatique et souterraine pour résoudre les tensions.
Il est impératif d'envoyer des émissaires responsables et bien introduits dans le milieu sportif pour rencontrer les plus hauts responsables du football mondial, notamment le président de la FIFA, Gianni Infantino et celui de la CAF, le Dr Patrice Motsepe.
Le Sénégal doit agir sur le terrain de la diplomatie pour éviter des sanctions qui pourraient avoir des conséquences graves pour le football sénégalais.
Il est important de rappeler que l'Algérie a été lourdement sanctionnée pour des incidents, et que le fils de Zinedine Zidane, Lucas Zidane portier de la sélection algérienne, a également été sanctionné. Il est donc crucial de prendre des mesures pour éviter que le Sénégal ne subisse le même sort.
Le Président de la FIFA, à l'image d'un chef de l'État, est une personnalité puissante, et il est connu pour ses relations étroites avec des dirigeants mondiaux, notamment le président américain Donald Trump.
Il est donc essentiel de prendre en compte ces réalités géopolitiques et de jouer la carte de la diplomatie pour protéger les intérêts du Sénégal. Pour cela, les plus hautes autorités du pays doivent mettre en place un comité chargé de rencontrer les hauts responsables du football mondial, il pourrait même être dirigé par le chef de la diplomatie sénégalaise, Cheikh Niang, un diplomate chevronné, et pourrait également compter sur des sommités sénégalaises très bien introduite auprès des hauts responsables du football mondial pour défendre les intérêts du Sénégal.
Il est également important de ne pas fragiliser les relations séculaires entre le Sénégal et le Maroc, qui dépassent le cadre sportif.
Les liens entre les deux pays sont forts, notamment en raison de la confrérie Tidiania.
Cependant, il faut rappeler que la diplomatie sportive est le meilleur moyen de pacification, comme l'a montré l'épisode de la "diplomatie du ping-pong" entre les États-Unis et la Chine en 1971 où dans ce rapprochement il faut Henry Kissinger, alors conseiller de la sécurité nationale des Etats-Unis et futur secrétaire d’État avait joué un très grand rôle, car c'est lui qui avait opéré les premiers contacts et prôné l’apaisement des relations entre les deux pays.Donc, il est temps de faire preuve de calme, de responsabilité, de sérénité et de vigilance pour protéger les intérêts du football sénégalais et maintenir les relations avec le Maroc.
Le sport doit être considéré comme un succédané aux guerres, car il permet de canaliser les énergies, les émotions de mesurer la puissance et la supériorité sans recourir à la violence.
Mbaye Jacques DIOP Journaliste sportif Enseignant-chercheur au BEM et Administrateur de la plateforme du Club des Experts Sportifs
L'après CAN, trois leçons pour le Sénégal.
Le monde a vibré pour notre pays avec cette campagne remarquable des lions. Il faut nécessairement en tirer les leçons.
Le football constitue un puissant vecteur de solidarité, de résilience mais surtout de cohésion. On doit impérativement tirer toutes les leçons.
1. D'abord pour conserver notre rang de leader en Afrique , il faut analyser avec toute la froideur requise les points faibles.
2. Sur le plan du renforcement de l'identité nationale, cette prouesse des lions est une occasion rêvée pour les autorités. Ils doivent être capable de décrypter le message des lions et celui du peuple. Il me semble qu'après cette ferveur autour du drapeau national, il est clair qu'aucune autorité qu'elle soit publique où privée ne pourra prétendre se hisser au dessus de la NATION.
3. A mon sens, la morosité économique pourrait être améliorer avec cette victoire. L'économie c'est d'abord une affaire de confiance et de perception. Il faudra mettre à profit cette onde planétaire pour changer de direction et attirer les investisseurs. A ce titre, j'invite les autorités en charge du sous secteur du tourisme à saisir cette opportunité pour la promotion de la destination et l'attractivité en terme d'investissement touristique..
Le ministère du tourisme devrait inviter SADIO Mane a être le business développer de la zone de sedhiou. Il s'agira d'inventer un concept autour du fleuve sedhiou et développer une zone touristique intégrée à l-agriculture et au maraîchage.
En définitive, ce trophée n'est pas simplement un triomphe de notre politique sportive. Il s'agit là d'un message divin que seul un leader spirituel pourrait comprendre.
Bassirou NIANG, Président Rassemblement National Sénégalais.
Agence de Développement Local face aux nouveaux défis de la territorialisation au Sénégal
L’Agence de Développement Local (ADL) a tenu un important séminaire stratégique de deux jours réunissant autorités publiques, élus locaux, experts et partenaires institutionnels, dans un contexte marqué par de profondes mutations de l’action publique territoriale au Sénégal. Cette rencontre visait à repenser le rôle, le positionnement et les outils de l’ADL afin de mieux répondre aux nouvelles orientations nationales en matière de développement.
Organisé sous la présidence du Conseil de surveillance de l’ADL, ce cadre de concertation s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de transformation, qui place les territoires, les quartiers et les villages au cœur de la transformation structurelle du pays. Les échanges ont porté sur la territorialisation accrue des politiques publiques, la réforme de la décentralisation, la mise en place des pôles territoires et l’alignement de l’action de l’ADL sur les nouvelles priorités gouvernementales.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, les responsables de l’Agence ont rappelé l’importance d’une planification stratégique concertée afin d’agir de manière plus coordonnée et plus impactante sur les territoires. « L’ADL évolue aujourd’hui dans un environnement exigeant qui appelle une évolution profonde de notre posture institutionnelle, de nos modes d’intervention et de notre organisation interne », a souligné l’un des intervenants.
Les participants ont salué les performances réalisées par l’ADL en 2025, notamment dans l’accompagnement des collectivités territoriales, la gouvernance de proximité, les écoquartiers et les régies de quartier. Ces actions ont, selon plusieurs élus locaux présents, contribué à restaurer la confiance et l’espoir des collectivités territoriales dans les politiques de développement local.
Le repositionnement institutionnel de l’ADL a été identifié comme un enjeu prioritaire. Pour les représentants des élus locaux, il s’agit d’une condition essentielle pour renforcer la cohérence des interventions sur le terrain et consolider le rôle de l’Agence comme outil central d’appui aux collectivités territoriales. L’importance de travailler en synergie avec les maires, les présidents de conseils départementaux et les acteurs de la société civile a également été fortement soulignée.
Au cours du séminaire, les discussions ont également porté sur des leviers structurants tels que le contrat de performance, la révision de l’organigramme interne et les mécanismes de gouvernance. L’objectif est de doter l’ADL d’outils de pilotage alignés avec ses missions et capables de renforcer son efficacité et sa lisibilité à l’échelle nationale.
Intervenant au nom du Gouvernement, des représentants du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires ainsi que de la Primature ont réaffirmé le rôle stratégique de l’ADL dans l’ancrage territorial des politiques publiques et dans la promotion d’un développement endogène fondé sur les potentialités locales.
En clôture des échanges, la Présidente du Conseil de surveillance a appelé à des débats ouverts, constructifs et orientés vers des propositions concrètes. « Ce séminaire doit nous permettre de bâtir une Agence de Développement Local plus forte, plus performante et mieux préparée à accompagner la transformation de nos territoires au bénéfice des populations », a-t-elle déclaré.
Les travaux devraient déboucher sur des orientations stratégiques claires pour les cinq prochaines années, consolidant ainsi le rôle de l’ADL comme acteur clé du développement local et de la territorialisation des politiques publiques au Sénégal.
M. TOURÉ
Conflits en Afrique subsaharienne : Aminata Sonko Diop appelle à repenser les chemins de la paix
Avec son nouvel ouvrage La résolution des conflits en Afrique subsaharienne : enjeux et perspectives, l’autrice et chercheuse Aminata Sonko Diop propose une lecture approfondie et critique des crises qui secouent durablement le continent, tout en esquissant des solutions ancrées dans les réalités locales.
La question des conflits en Afrique subsaharienne reste au cœur des défis contemporains du continent. Guerres civiles, instabilité politique, tensions communautaires ou encore crises institutionnelles continuent d’entraver le développement et la cohésion sociale de nombreux États. C’est à cette problématique complexe que s’attaque Aminata Sonko Diop dans son nouvel ouvrage, La résolution des conflits en Afrique subsaharienne : enjeux et perspectives, récemment publié.
Dans ce livre, l’autrice analyse avec rigueur les causes structurelles et conjoncturelles des conflits, mettant en lumière la fragilité des États, les crises politiques récurrentes, les déséquilibres économiques et sociaux, ainsi que le poids des influences extérieures. Elle démontre comment ces facteurs s’entremêlent pour créer des contextes propices à la violence et à l’instabilité durable.
L’ouvrage se distingue également par sa lecture critique des réponses sécuritaires classiques, souvent privilégiées par les États et les partenaires internationaux. Aminata Sonko Diop souligne les limites des modèles de paix importés, qui peinent à produire des résultats durables lorsqu’ils ne tiennent pas compte des dynamiques locales, culturelles et historiques.
Face à ces constats, l’autrice plaide pour un changement de paradigme. Elle propose une approche fondée sur la prévention des conflits, le dialogue inclusif et le renforcement des mécanismes locaux de résolution des crises. Les communautés, les autorités traditionnelles, la société civile et les organisations régionales y occupent une place centrale, aux côtés d’une gouvernance plus transparente et responsable.
En mettant l’accent sur la participation des acteurs locaux et sur la bonne gouvernance, La résolution des conflits en Afrique subsaharienne : enjeux et perspectives offre des pistes concrètes pour construire une paix durable, adaptée aux réalités africaines. L’ouvrage se veut ainsi un outil de réflexion et d’action, destiné aussi bien aux chercheurs, décideurs politiques, acteurs de la société civile qu’à toute personne intéressée par les enjeux de paix et de sécurité sur le continent.
Avec cette publication, Aminata Sonko Diop apporte une contribution majeure au débat sur la gestion et la prévention des conflits en Afrique subsaharienne, invitant à repenser en profondeur les stratégies de paix pour un avenir plus stable et inclusif.
Mamadou TOURÉ
Littérature : Mandiaye Diallo dédicace "La quatrième blessure" à Dakar
L'écrivaine Mandiaye Diallo a dédicacé son nouvel ouvrage "La quatrième blessure" ce samedi à Dakar, aux éditions L'Harmattan. Cette rencontre littéraire a permis aux lecteurs de découvrir les réflexions de l'auteur sur les conséquences des révolutions industrielles sur le continent africain et l'importance d'une prise de conscience collective pour une véritable souveraineté numérique.
Dans son ouvrage, préfacé par le Pr Babacar Diop Buuba et postfacé par un autre auteur, Mandiaye Diallo explore les liens entre les avancées technologiques et l'asservissement du continent. "La quatrième blessure" est un appel à l'action pour les élites et les citoyens africains, afin qu'ils prennent en main l'avenir numérique de l'Afrique.
"Il est temps pour nous de sortir de notre léthargie géopolitique et de prendre conscience de l'importance de la souveraineté numérique pour notre développement", a déclaré Mandiaye Diallo lors de la dédicace.
La rencontre a été un succès, avec de nombreux lecteurs présents pour rencontrer l'auteur et discuter de son travail. Les éditions L'Harmattan ont annoncé la disponibilité de l'ouvrage dans leurs locaux à Dakar.
Alioune ndiaye
Sécurisation du foncier au Sénégal : Tenue d'une conférence à Dakar pour relever les défis
Le département d'histoire et de géographie de la Faculté des Sciences et Technologies de l'Éducation et de la Formation (FASTEF) a organisé une grande conférence sur la sécurisation du foncier au Sénégal. L'objectif de cette rencontre était de discuter des défis et des opportunités liés à la gestion du foncier dans le pays.
Les experts et les acteurs du secteur réunis à cette occasion ont souligné l'importance de la sécurisation du foncier pour le développement économique et social du Sénégal, notamment pour les populations rurales et les communautés locales. Ils ont également mis en avant les défis liés à la gestion du foncier, tels que la précarité des droits de propriété, les conflits fonciers et la spéculation immobilière.
Le Dr Ibra Ciré Ndiaye, juriste et socio-anthropologue à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a animé une conférence sur "Les enjeux socio-juridiques de la sécurisation du foncier au Sénégal". Dans son intervention, il a souligné l'importance de prendre en compte les aspects sociaux et culturels dans la gestion du foncier, notamment en ce qui concerne les droits coutumiers et les pratiques traditionnelles.
"La sécurisation du foncier ne peut pas se limiter à la simple formalisation des droits de propriété. Il faut également prendre en compte les dimensions sociales et culturelles qui sont au cœur des relations foncières", a-t-il déclaré.
La conférence a permis de partager des expériences et des bonnes pratiques pour améliorer la gestion du foncier au Sénégal et de renforcer la collaboration entre les acteurs du secteur.
La FASTEF est une institution d'enseignement supérieur et de recherche qui joue un rôle important dans la formation des enseignants et la recherche en éducation et en sciences sociales. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de ses activités de recherche et de sensibilisation sur les enjeux de développement du Sénégal.
Alioune ndiaye
