La rédaction
L’ARTP CEDE LA GESTION DE LA RADIO DE NUMÉRIQUE TERRESTRE À LA TDS.
L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes - ARTP a officiellement transféré la gestion de l’infrastructure de la Radio Numérique Terrestre RNT à la Télédiffusion du Sénégal TDS. La convention a été signée ce mercredi à Dakar par les deux Directeurs Généraux.
Pour M.Dahirou THIAM, Directeur Général de l’ARTP, ce transfert vise l’efficacité.«Ce transfert à la TDS est une étape décisive dans le déploiement de la Radio Numérique Terrestre.En confiant l’exploitation à un opérateur technique de référence, nous visons une meilleure mutualisation des moyens et une extension plus rapide de la couverture pour offrir une qualité optimale aux auditeurs », a-t-il déclaré dans son discours. "La TDS prête à relever le défi".
De son côté, Dr Aminata SARR NDIAYE, Directrice Générale de la TDS*, a réaffirmé l’engagement de sa structure.« La TDS prend la mesure de cette responsabilité. Nous allons mobiliser toute notre expertise technique pour déployer, exploiter et maintenir l’infrastructure RNT afin de garantir aux populations une radio numérique de qualité, avec un son optimal et une plus grande diversité de programmes», a affirmé Dr Aminata SARR NDIAYE.
Avec cet accord, la TDS devient l’opérateur du réseau RNT sur l’ensemble du territoire. Ce partenariat stratégique entre l’ARTP et la TDS s’inscrit dans la vision de l’Etat de réussir la transition numérique du secteur audiovisuel et de garantir un accès équitable
Par Alioune ndiaye
Portrait de Ibrahima BA Doumga Wouro Alpha (ParOusmane Macka LY Journaliste – Consultant )
Dans un contexte où de nombreux jeunes sont à la recherche d’opportunités pour améliorer leurs conditions de vie, certains choisissent de compter d’abord sur leur courage, leur savoir-faire et leur capacité à entreprendre. Ibrahima BA, originaire de Doumga Wouro Alpha, fait partie de cette jeunesse qui refuse l’inactivité et qui transforme son temps libre en véritable opportunité.
Enseignant dans le département de Fatick, Ibrahima BA exerce durant l’année scolaire son noble métier avec engagement et responsabilité. Mais lorsque sonne l’heure des grandes vacances, il ne choisit pas le repos prolongé. Il se lance dans une autre activité qui lui tient particulièrement à cœur : la fabrication et la vente de chaussures.
De la craie aux outils de l’artisan
Le parcours d’Ibrahima BA est à la fois original et inspirant. Enseignant de profession, il est également artisan et entrepreneur. Pendant les grandes vacances scolaires, il met de côté, pour un temps, les cahiers et les tableaux pour prendre ses outils et se consacrer à la confection de chaussures.
Avec patience, précision et détermination, il façonne différents modèles destinés à répondre aux goûts et aux besoins de sa clientèle. Chaque paire fabriquée représente pour lui le fruit d’un travail personnel, mais également la démonstration qu’un jeune peut développer plusieurs compétences et diversifier ses activités.
Cette initiative témoigne surtout d’un état d’esprit : ne pas rester les bras croisés face aux difficultés, mais chercher soi-même des solutions et créer de la valeur.
Les grandes vacances autrement
Pour beaucoup d’enseignants, les grandes vacances constituent une période de repos après une longue année scolaire. Pour Ibrahima BA, elles sont aussi une période de production, d’apprentissage et d’initiative.
Son activité artisanale lui permet non seulement de générer des revenus, mais aussi de perfectionner son savoir-faire. Il apprend continuellement, expérimente de nouveaux modèles et cherche à améliorer la qualité de ses produits.
La fabrication des chaussures demande de la patience, de la minutie et de la persévérance. Des qualités que le jeune enseignant considère également comme essentielles dans son métier d’éducateur.
« On peut être enseignant et avoir d’autres compétences. Le plus important est de travailler, d’apprendre et de ne pas avoir honte de ce que l’on fait de ses propres mains », pourrait résumer sa philosophie.
Un modèle pour la jeunesse
À travers son parcours, Ibrahima BA adresse un message fort à la jeunesse. Dans une société confrontée au chômage, au sous-emploi et aux difficultés d’insertion professionnelle, il montre qu’il est possible de combiner formation, emploi et entrepreneuriat.
Son exemple est d’autant plus intéressant qu’il ne considère pas son activité artisanale comme incompatible avec son métier d’enseignant. Au contraire, il y voit une manière de rester actif, de développer son autonomie et de montrer aux jeunes qu’il existe plusieurs chemins vers la réussite.
Originaire de Doumga Wouro Alpha, il porte ainsi une image positive d’une jeunesse du Fouta dynamique, créative et attachée au travail.
Le travail comme valeur
Au-delà de la fabrication et de la vente de chaussures, l’histoire d’Ibrahima BA est surtout celle d’un jeune qui croit aux vertus du travail. Son parcours rappelle une réalité simple : les grandes réussites peuvent parfois commencer par une petite activité menée avec sérieux et persévérance.
Il ne s’agit pas seulement de vendre des chaussures. Il s’agit aussi de valoriser un savoir-faire, créer des revenus, gagner en autonomie et inspirer d’autres jeunes.
Son itinéraire mérite donc d’être connu et encouragé. Enseignant pendant l’année scolaire, artisan et entrepreneur pendant les grandes vacances, Ibrahima BA illustre une jeunesse qui choisit l’action plutôt que l’attente.
Un exemple à encourager
À travers son engagement, Ibrahima BA démontre que l’éducation et l’entrepreneuriat peuvent se compléter. Son parcours constitue une source d’inspiration pour les jeunes qui souhaitent apprendre un métier, créer leur propre activité ou simplement utiliser leurs vacances de manière productive.
De Doumga Wouro Alpha au département de Fatick, son parcours raconte finalement une même histoire : celle d’un jeune homme qui croit au travail, à l’apprentissage et à la capacité de chacun à construire son avenir.
Ibrahima BA est ainsi plus qu’un enseignant : il est aussi un artisan et un jeune entrepreneur qui, par son exemple, rappelle que la dignité se trouve également dans le travail des mains.
« Travailler aujourd’hui pour préparer son avenir ».
Ousmane Macka LY
Journaliste – Consultant en communication
DOUMGA FM 93.6 – La Voix du Fouta.
25ᵉ Assises économiques du MEDS : le président du HCDS Fally Seck appelle à transformer les ressources énergétiques en emplois et en souveraineté
La 25ᵉ session des Assises économiques annuelles du Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS) s’est ouverte ce jeudi 10 septembre au King Fahd Palace, autour d’une thématique au cœur des enjeux économiques et géopolitiques actuels : « Transition énergétique mondiale et recomposition géoéconomique : quelle stratégie de souveraineté, de valorisation des ressources et de transformation structurelle pour le Sénégal ? ».
Prenant la parole à l’ouverture de cette rencontre, le président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS) a salué la constance et la persévérance du président du MEDS, Mbagnick Diop, ainsi que l’ensemble des membres de l’organisation, qui ont su maintenir la régularité de cet important rendez-vous économique depuis sa première édition.
Selon lui, les recommandations issues des Assises ont toujours constitué une matière précieuse pour accompagner les politiques publiques. Ces contributions, élaborées à partir des analyses de grands experts et universitaires sénégalais, sont également enrichies par l’expérience pratique des principaux acteurs du secteur privé national.
Pour le président du HCDS, cette démarche illustre pleinement l’engagement du MEDS en faveur du partenariat public-privé et sa contribution à la réussite des projets et réformes engagés pour le développement du Sénégal. Il a notamment relevé la pertinence des thèmes choisis à chaque édition, lesquels restent étroitement liés aux enjeux du moment et au contexte de mise en œuvre des politiques publiques.
L’énergie, nouvel enjeu de souveraineté
Abordant le thème de cette 25ᵉ édition, le président du HCDS a souligné sa parfaite cohérence avec la Vision Sénégal 2050, particulièrement sur la question de la souveraineté de l’État dans ses différentes politiques de développement.
Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations, l’énergie, a-t-il estimé, ne peut plus être considérée comme un simple secteur économique. Elle constitue désormais « un instrument de puissance, de compétitivité et de souveraineté ».
Cette réalité revêt une importance particulière pour le Sénégal, désormais engagé dans une nouvelle phase de son histoire économique avec l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Une opportunité historique qui, selon M. Fally Seck, s’accompagne d’une responsabilité tout aussi importante.
L’enjeu, a-t-il insisté, n’est pas seulement de mesurer les volumes de pétrole et de gaz qui seront produits. Il s’agit surtout de déterminer l’usage qui sera fait de ces ressources et leur capacité à provoquer une véritable transformation structurelle de l’économie nationale.
« Que voulons-nous faire de ces ressources ? », a-t-il lancé, invitant à réfléchir à leur transformation en usines, emplois, infrastructures, compétences et entreprises sénégalaises plus fortes, mais également en électricité compétitive, en agriculture moderne et en capacités industrielles.
Transformer la rente en développement durable
Derrière ces interrogations se trouve, selon lui, la question fondamentale de l’impact des ressources naturelles sur les conditions de vie des populations. La richesse issue du pétrole et du gaz doit ainsi être mise au service d’un développement durable et inclusif, capable d’améliorer concrètement le quotidien des Sénégalais.
Le président du HCDS a également replacé ces enjeux dans le contexte géopolitique international, marqué notamment par les tensions entre l’Iran et les États-Unis ainsi que par la guerre russo-ukrainienne. Ces crises ont contribué à accroître les incertitudes sur les marchés internationaux et à accentuer les pressions sur les prix de l’énergie.
Monsieur Fally Seck a ainsi évoqué les fortes hausses enregistrées sur les marchés internationaux, avec une progression de 61 % du prix du gasoil et de 69 % de celui du supercarburant, selon les données citées dans son intervention. Une situation qui pèse particulièrement sur les économies dépendantes des importations de produits pétroliers.
Pour le président du HCDS, ce contexte international démontre toute la pertinence du thème retenu par le MEDS. Il invite le Sénégal à penser dès maintenant une stratégie énergétique et économique permettant de renforcer sa souveraineté, de mieux valoriser ses ressources naturelles et surtout de faire de la transition énergétique un véritable levier de transformation structurelle de l’économie nationale.
Contribution sur la Palestine : où est passée la voix du Sénégal ? (Par Souleymane Gadiaga De Honoris Causa)
Pour un sursaut diplomatique à la hauteur de la responsabilité internationale de notre pays, il est des responsabilités internationales qui dépassent les alternances politiques et les changements de régime. La question palestinienne appartient à cette catégorie. Elle touche au droit international, à la justice, à la dignité humaine et à la crédibilité de la parole des États.
Le Sénégal assume toujours officiellement la présidence du Comité de l’ONU chargé de l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Cette responsabilité appartient à l’État du Sénégal. Elle nesaurait donc être considérée comme l’apanage d’un gouvernement ou d’une période politique. Elle s’inscrit dans la continuité de notre diplomatie et dans une tradition nationale de défense du dialogue, de la paix et du droit des peuples.
Mais une question mérite aujourd’hui d’être posée avec respect et gravité : Où est passée la voix du Sénégal ? Depuis plusieurs années, et particulièrement face à l’ampleur de la tragédie qui frappe Gaza, la Cisjordanie et les territoires palestiniens, notre pays semble avoir perdu une partie de la visibilité et de l’initiative qui caractérisaient autrefois son engagement sur cette question.
Pendant que la communauté internationale multiplie les débats, les prises de position, les initiatives diplomatiques et les appels à la protection des populations civiles, la parole du Sénégal paraît insuffisamment audible. Face aux morts, aux destructions, aux déplacements de populations et à l’effondrement des conditions de vie des civils, le silence ne peut constituer une réponse.
Il ne s’agit évidemment pas de demander au Sénégal d’abandonner sa tradition de diplomatie discrète, de dialogue et de médiation. Une diplomatie discrète peut être efficace ; elle ne doit cependant jamais devenir une diplomatie silencieuse.
Monsieur le Président, le Sénégal doit reprendre la parole. C’est pourquoi nous lançons un appel solennel à Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, afin qu’il redonne au Sénégal toute sa place et toute sa voix sur la question palestinienne. Cette interpellation n’est ni une attaque contre le gouvernement ni une démarche partisane. Elle relève d’une conviction profondément républicaine : la politique étrangère et les grandes responsabilités internationales de l’État doivent transcender les alternances et les clivages politiques.
La cause palestinienne bénéficie, depuis longtemps, d’une sensibilité particulière au Sénégal. Elle est présente dans notre histoire diplomatique, dans notre société et dans la conscience de nombreuses générations de Sénégalais. Nos universitaires, nos intellectuels et nos foyers religieux ont régulièrement porté cette question, notamment à travers des rencontres consacrées à Al-Qods et à la paix au Proche-Orient.
Il serait donc regrettable que cette tradition s’efface progressivement du débat national au moment même où la situation exige davantage d’attention, de courage et d’engagement. Le Sénégal doit transformer sa responsabilité en action. Notre pays dispose aujourd’hui d’une responsabilité et d’une tribune internationales qui lui offrent
l’occasion de faire entendre une parole forte en faveur du respect du droit international, de la protection des populations civiles, de l’accès humanitaire et d’une paix juste et durable. Nous ne demandons pas une diplomatie de confrontation. Nous demandons une diplomatie de conviction. Nous ne demandons pas au Sénégal de rompre avec sa culture du dialogue. Nous lui demandons de faire vivre ce dialogue avec davantage d’initiative, de constance et de visibilité.
Monsieur le Président de la République, la Palestine ne doit pas devenir une question secondaire dans la diplomatie sénégalaise. Le Sénégal n’a pas juridiquement abandonné la responsabilité qui lui a été confiée. Mais il est temps que cette responsabilité redevienne visible, audible et pleinement assumée dans l’espace international. L’histoire diplomatique de notre pays nous oblige. Notre conscience nationale nous interpelle. La gravité de la situation palestinienne nous commande d’agir. Pour la paix. Pour le droit. Pour la protection des civils. Pour la justice. Pour la Palestine. Le Sénégal doit parler. Et il est temps que le monde entende à nouveau sa voix.
Dr Souleymane Gadiaga,
Coordonnateur du Mouvement des Arabophones du Sénégal
Groupement des diplômés des instituts et universités arabo-islamiques
OUVERTURE DE LA 25ÈME SESSION DES ASSISES DE L’ÉCONOMIE
Le Mouvement des Entreprises du Sénégal MDS a ouvert ce mercredi la 25ème session des Assises de l’Économie. Placée sous le thème: "Transition énergétique mondiale et recomposition géoéconomique: Quelle stratégie de souveraineté, de valorisation des ressources et de transformation structurelle pour le Sénégal", la rencontre réunit l’Etat, le secteur privé, des experts et des partenaires techniques."
Pendant son discours M. Mbagnick Diop, Président du MDS, a souligné l’urgence de repenser le modèle économique national.
«La transition énergétique mondiale et la recomposition géoéconomique nous imposent de faire des choix clairs.Le Sénégal dispose de ressources considérables en gaz, pétrole, mines et énergies renouvelables.Il nous faut maintenant une stratégie de souveraineté pour les valoriser et engager une véritable transformation structurelle de notre économie ».
Pour le Président du MDS, ces Assises doivent déboucher sur des recommandations fortes à remettre au Gouvernement. L’objectif est d’orienter les politiques publiques et les investissements privés vers une croissance inclusive, créatrice d’emplois et de richesses.Avec cette 25ème édition,le MDS réaffirme son ambition d’être une force de proposition pour un Sénégal économiquement souverin.
Par Alioune ndiaye
AUTONOMISATION:LE MINISTÈRE DE LA FAMILLE ET L’AGENCE ITALIENNE TIENNENT UN FORUM SCIENTIFIQUE À TRAVERS LE PADESS
Le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à travers le Programme d’Appui au Développement Économique et Social du Sénégal PADESS, en partenariat avec l’Agence Italienne pour la Coopération, a organisé un forum scientifique pour repenser l’autonomisation des femmes et des jeunes dans un contexte de transformation systémique.La cérémonie officielle a été présidée par M. Adama Baye Racine Ndiaye,Secrétaire Général du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.
Ce forum réunit des chercheurs, des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers, des organisations de femmes et de jeunes, ainsi que des acteurs du secteur privé.
L’objectif est de croiser les analyses scientifiques, les données et les expériences de terrain afin de formuler des recommandations concrètes. Les travaux portent sur l’accès au financement, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat,le numérique et la résilience face aux mutations économiques et sociales.
Présidant la cérémonie,M.Adama Baye Racine Ndiaye a salué ce partenariat avec l’Agence Italienne pour la Coopération.
«Dans un contexte de transformation systémique, nous devons revoir nos approches. Grâce à l’appui de nos partenaires,dont l’Agence Italienne, ce forum du PADESS nous permettra de mettre la science au service de l’action publique pour mieux cibler les femmes et les jeunes et leur donner les vrais leviers d’autonomisation durable », a-t-il déclaré.Le Programme d’Appui au Développement Économique et Social du Sénégal vise à renforcer la résilience des ménages vulnérables.À l’issue du forum, les recommandations formulées serviront à l’élaboration de nouveaux projets et programmes en faveur des femmes et des jeunes sur l’ensemble du territoire national.
Par Alioune ndiaye
ASSEMBLÉE NATIONALE: OUVERTURE DE LA REVUE SEMESTRIELLE SUR L’ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES.
L’Assemblée nationale, à travers la Direction des Services de Planification, de Contrôle et d’Évaluation des Politiques publiques DSPCEPP, a procédé ce mercredi 9 septembre 2026 à l’ouverture officielle de la revue semestrielle sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques.
La cérémonie s’est tenue en présence de partenaires techniques dont le PNUD, et a été présidée par Mme Marie Rose Khady Fatou Faye, Ministre, Directrice de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale.
Un exercice pour mesurer l’impact des politiques publiques
Cette revue semestrielle réunit des députés, des représentants d’institutions, des partenaires techniques et financiers et des experts.L’objectif est de faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des politiques publiques, d’analyser les résultats obtenus et de formuler des recommandations pour améliorer leur efficacité et leur impact sur les populations.
Présidant la cérémonie, Mme Marie Rose Khady Fatou Faye a salué cette initiative de la DSPCEPP.«Cette revue semestrielle est un outil majeur de transparence et de redevabilité. Elle permet à l’Assemblée nationale de jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de s’assurer que les politiques publiques répondent réellement aux attentes des citoyens»a-t-elle déclaré.
Elle a également remercié les partenaires, notamment le PNUD, pour leur accompagnement technique et financier dans la mise en œuvre de ce processus
Les travaux se poursuivront sur plusieurs jours avec des présentations de rapports sectoriels, des panels thématiques et des échanges entre parlementaires et acteurs du développement.
Les conclusions de cette revue serviront de base aux orientations budgétaires et législatives des prochains mois.
Avec cette initiative, l’Assemblée nationale réaffirme sa volonté de faire du suivi-évaluation un levier central de la performance de l’administration publique.
Par Alioune ndiaye
Place de l’Indépendance : la Ville de Dakar recadre le Premier ministre et défend son chantier
La sortie du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lo sur la Place de l’Indépendance n’a pas tardé à susciter une réaction de la Ville de Dakar. À la suite de la Déclaration de politique générale du mardi 8 septembre 2026, au cours de laquelle le chef du gouvernement a annoncé une visite du chantier pour jeudi 10 septembre, la municipalité a tenu à rétablir ce qu’elle considère comme des éléments essentiels de clarification.
Premier rappel de la Ville : la Place de l’Indépendance n’est pas une infrastructure dédiée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Elle n’est ni un site de compétition ni un lieu officiel de célébration des Jeux. La municipalité souligne ainsi que cette place n’a jamais fait partie des chantiers visités par le président de la République dans le cadre des préparatifs de l’événement.
Mais c’est surtout sur la question financière que la Ville de Dakar entend apporter une réponse précise. Elle rappelle que les 5 milliards de FCFA de subvention de l’État destinés à la municipalité pour les JOJ sont affectés exclusivement à l’investissement. Cette enveloppe comprend notamment 2 milliards pour la voirie, 1 milliard pour l’éclairage public, 1 milliard pour le branding et 1 milliard destiné à une partie des travaux d’aménagement des boulevards et places publiques.
La municipalité affirme, par ailleurs, avoir engagé 13 milliards de FCFA de marchés dans le cadre de ses interventions liées aux JOJ. Cette enveloppe couvre plusieurs projets d’embellissement et d’aménagement urbain, notamment la Place de l’Indépendance, dont les travaux sont évalués à 744 millions de FCFA, le boulevard Gueule Tapée, les Allées Cheikh Sidaty Aidara, mais également la voirie, l’éclairage public et l’aménagement de 14 terrains synthétiques dans les communes.
Le rappel le plus politiquement sensible concerne toutefois l’arbitrage budgétaire. La Ville de Dakar affirme que l’actuel Premier ministre, alors ministre d’État et président du comité de veille, avait rejeté, lors de cet arbitrage, la demande de financement formulée par la municipalité pour la Place de l’Indépendance.
Une précision qui donne une autre dimension à la visite annoncée du chef du gouvernement. La municipalité semble ainsi vouloir éviter que le chantier soit présenté comme une réalisation directement financée par l’État ou comme une infrastructure des JOJ.
Sur le terrain, la Ville de Dakar se veut également rassurante. Elle annonce un taux d’exécution supérieur à 80 % et assure que les travaux seront achevés et livrés au plus tard à la mi-octobre 2026.
À travers cette mise au point, la municipalité entend donc défendre sa responsabilité dans le projet, préciser l’origine et l’affectation des financements et rappeler les arbitrages budgétaires intervenus en amont.
Derrière le chantier de la Place de l’Indépendance se dessine ainsi un débat plus large sur la répartition des responsabilités entre l’État et la Ville de Dakar dans la préparation des JOJ 2026, mais aussi sur la visibilité politique des investissements réalisés dans la capitale.
Y. NDIONGUE
Politique / Dr Boubacar Sy (Kiiraay/Lat Mingué): "L'intervention du PM Al Aminou Lô traduit..."
La Déclaration de Politique Générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô est vivement appréciée dans les différentes chaumières politiques. Pour le Coordonnateur communal de Kiiraay à Lat Mingué (dép. Kaolack), cette prestation courageuse du chef du gouvernement sénégalais est porteuse d'espoir:"Nous saluons le courage du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et lui adressons, dans le même temps, nos très chaleureuses félicitations pour sa brillante Déclaration de Politique Générale (DPG) présentée ce mardi 8 septembre 2026 devant l’Assemblée Nationale.
Cette intervention, empreinte de clarté, de responsabilité et de vision, traduit une volonté ferme de poursuivre la transformation du Sénégal, mais aussi de répondre efficacement aux attentes des populations en plaçant l’intérêt général au cœur de l’action gouvernementale. Notre parti
KIIRAAY/les Patriotes Républicains de Latmingué réaffirme son soutien sans faille aux orientations de son équipe et salue l’engagement de qualité du Premier Ministre qui est, nous n'en doutons point, au service de la République et du peuple sénégalais seulement",a réagi le Docteur
Dr Boubacar Sy qui lance un vibrant appel à tous les partisans de la mouvance présidentielle pour une union sacrée en vue de relever les immenses défis qui les attendent:"Le temps ne nous attend pas. L'heure est à l'action. Notre seul credo doit être l'unité pour relever les paris du futur", a fait savoir le Dr Sy.
Institutions : La DER/FJ et l’UMS misent sur l’entrepreneuriat pour renforcer la réinsertion
La Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) et l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration avec la signature d’une convention de partenariat dans le cadre du Projet JUS-DER.
La cérémonie officielle a été présidée par Abdoulaye Niane, Délégué général à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), et Cheikh Bâ, président de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS). Les deux responsables ont, à cette occasion, insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs favorisant l’inclusion économique et l’insertion professionnelle, notamment au profit des personnes ayant connu la détention.
Pour Abdoulaye Niane, l’entrepreneuriat peut constituer un puissant levier de réinsertion et de prévention de la récidive. Il s’agit, à travers le Projet JUS-DER, de donner aux personnes concernées les moyens de retrouver leur autonomie et de reconstruire leur avenir grâce à la formation, à l’accompagnement et à l’accès aux opportunités économiques.
Le Délégué général a également mis l’accent sur l’importance d’une prise en charge qui ne s’arrête pas à la dimension judiciaire. La réinsertion doit être accompagnée de perspectives concrètes, notamment en matière de formation professionnelle et d’activités génératrices de revenus.
De son côté, Cheikh Bâ, président de l’UMS, a souligné l’importance de la collaboration entre le secteur de la justice et les acteurs de l’entrepreneuriat. Selon cette approche, la lutte contre la récidive passe aussi par la capacité à offrir aux personnes sorties de détention des conditions favorables à leur réintégration sociale et économique.
Le partenariat prévoit également des perspectives en faveur des étudiants en droit, à travers des actions susceptibles de contribuer à leur formation, leur orientation et leur insertion professionnelle. Cette dimension vise à rapprocher davantage les futurs professionnels du droit des réalités du monde judiciaire et professionnel.
À travers cette convention, la DER/FJ met ainsi son expertise en matière de financement, de formation et d’accompagnement entrepreneurial au service d’une politique de réinsertion plus inclusive. L’UMS, pour sa part, apporte son expérience du monde judiciaire et sa connaissance des enjeux liés à la justice et à la réinsertion.
Le Projet JUS-DER apparaît ainsi comme une initiative fondée sur le principe de la seconde chance, en faisant de l’autonomisation économique un outil de reconstruction des parcours et de prévention de la récidive.
Au-delà de la portée institutionnelle de la convention, cette initiative traduit une volonté commune de faire de la coopération entre la justice et l’entrepreneuriat un instrument concret au service de l’inclusion sociale et professionnelle.
Y. ND
