La rédaction
Journée mondiale de la liberté de la presse : entre défis et responsabilité au Sénégal
La liberté de la presse constitue l’un des piliers essentiels de toute démocratie. Informer, enquêter, questionner, donner la parole et éclairer l’opinion publique sont des missions fondamentales qui méritent respect, protection et sens des responsabilités.
Au Sénégal, cette journée du 3 mai intervient dans un contexte où les défis demeurent nombreux pour les professionnels des médias : accès à l’information, conditions de travail parfois difficiles, pressions diverses, précarité économique des organes de presse, mais aussi nécessité impérieuse de préserver une information crédible et équilibrée face à la désinformation croissante.
Une presse libre ne doit être ni muselée, ni instrumentalisée. Elle doit pouvoir exercer pleinement son rôle, en toute indépendance, dans le respect des lois, de l’éthique et de l’intérêt général.
En cette Journée internationale de la liberté de la presse, j’adresse mes encouragements à l’ensemble des journalistes, techniciens, animateurs, chroniqueurs et acteurs des médias qui contribuent, chaque jour, à faire vivre le débat public dans notre pays.
Préserver la liberté de la presse, c’est protéger le droit fondamental des citoyens à être informés.
Car sans information libre, il ne peut y avoir de démocratie forte.
Bonne Journée internationale de la liberté de la presse.
Moussa Tine
Tenue de la foire ''Wadial Tabaski'' à Cambérène : Les acteurs économiques s'y donnent rendez-vous du 6 au 26 mai prochain
La grande fête de Tabaski se prépare activement. Pour faciliter les échanges entre vendeurs et acheteurs, le promoteur Doudou Sarr Ndoye, par ailleurs Directeur de Médiane Art.com a initié un concept accrocheur ponctuel intitulé ''Wadial Tabaski''.
Le long des deux voies de la commune de Cambérène, se tiendra, du 6 au 26 mai 2026, un grand rendez-vous économique, incontournable pour les acteurs et les consommateurs. Des milliers de visiteurs sont attendus autour d’espaces commerciaux dynamiques.
Interpellé en marge des préparatifs liés à cet événement, M. Doudou Sarr Ndoye a décliné les objectifs de ''wadial Tabaski''. Selon lui, ''il s'agira de mettre le cap sur la promotion des produits locaux et du consommer local par la valorisation des exposants''. Mieux, ajoute le Directeur de Médiane Art.com, ''nous travaillons à offrir des produits accessibles, et faire en sorte de dynamiser les ventes en période stratégique''.
Revenant sur l'innovation de cette initiative, le promoteur annonce l'organisation de Takussan, une journée spéciale qui va constituer le temps fort de la foire. ''Le but recherché, c'est de favoriser la rencontre entre leaders et populations par des échanges directs dans un cadre convivial, sous une affluence forte et avec une visibilité médiatique unique'', declare, Doudou Sarr Ndoye.
Se prononçant sur le côté Marketing et commercial de la foire, ''il y aura de la visibilité pour les exposants et les commerciaux qui trouveront un bon cadre d’échanges et d’animation.
D'ailleurs, nos équipes se déploient pour faire de ce levier de développement commercial, un moyen d'augmenter le taux des ventes et faciliter une forte mobilisation du public qui saisira cette opportunité comme un appel, Kaye Dieund fii '', souligne le promoteur qui se réjouit d'avoir la bénédiction du khalife général des Layeen, Chérif Mouhamadou Al Amine Lahi pour la reprise de ses activités culturelles dans la cité sainte de Cambérène et environs, en collaboration avec les communes de Cambérène, Parcelles Assainies et Golf Sud.
Mabouba Diagne mise sur l’artisanat : un engagement concret pour propulser le “Made in Sénégal”
En marge de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) 2026, le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, a réaffirmé avec force sa vision d’un artisanat sénégalais au cœur de la transformation économique nationale. Loin de se limiter à la préservation du patrimoine, ce secteur apparaît désormais, selon lui, comme un levier stratégique de création de richesse et d’emplois durables.
Porté par un savoir-faire reconnu et en constante évolution, l’artisanat sénégalais s’impose progressivement sur des segments à forte valeur ajoutée. Le ministre a notamment salué le dynamisme des filières mode et textile, où la teinture, la broderie et le stylisme contribuent à hisser les matières locales sur les marchés internationaux.
Cette montée en puissance s’illustre également dans la maroquinerie. Sacs, chaussures et accessoires conçus localement répondent de plus en plus aux standards internationaux, confirmant la compétitivité du “Made in Sénégal”. Dans un geste symbolique mais fort, Mabouba Diagne a joint l’acte à la parole en commandant deux paires de chaussures auprès d’un artisan exposant, marquant ainsi son soutien concret aux producteurs locaux.
Au-delà de ces filières, le ministre a rappelé le rôle clé des métiers d’art — sculpture, bijouterie, vannerie — dans la diversification de l’économie. Ces activités, à la croisée de la tradition et du design contemporain, participent à la valorisation de l’identité culturelle tout en répondant aux exigences des marchés modernes.
Les ambitions affichées sont claires : à l’horizon 2034, l’artisanat pourrait générer plus de 130 000 emplois formels. Pour y parvenir, Mabouba Diagne insiste sur la ضرورة de renforcer l’accès au financement, d’adapter les formations aux réalités du marché et d’assurer un accompagnement structuré des acteurs du secteur. Le développement des exportations constitue également un axe majeur pour positionner durablement le label “Made in Sénégal” à l’international.
En plaçant l’artisanat au centre de la stratégie nationale de développement, le ministre en fait un pilier de la souveraineté économique. De la menuiserie au fer forgé, en passant par l’artisanat haut de gamme, ces métiers ne contribuent pas seulement à la croissance économique : ils incarnent aussi la richesse culturelle du Sénégal.
Pour Mabouba Diagne, c’est dans cette alliance entre modernité et savoir-faire ancestral que réside la clé d’une économie forte, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.
1er Mai : le SNECEA tape du poing sur la table et réclame un 14e mois dans les assurances
À l’occasi cmon de la célébration de la fête du Travail, le Syndicat national des Employés et Cadres des Entreprises d’Assurances (SNECEA), affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a haussé le ton. Par la voix de son Secrétaire général, Doudou Mané, le syndicat a exprimé avec fermeté ses revendications, au premier rang desquelles figure l’instauration d’un 14e mois de salaire dans le secteur des assurances.
Face à un secteur en pleine croissance, les travailleurs estiment que les retombées économiques ne profitent pas suffisamment aux employés. « Le secteur se développe, mais les travailleurs attendent davantage de leurs employeurs », a souligné le SG du SNECEA, insistant sur la nécessité d’une meilleure redistribution des richesses.
Le syndicat affirme être engagé dans un dialogue qu’il qualifie de « constructif » avec le patronat, tout en espérant des avancées concrètes dans les négociations en cours. Toutefois, derrière cette ouverture au dialogue, perce une impatience grandissante. « Chaque 1er mai, nous dressons la liste des doléances. Mais jusqu’à quand cela va-t-il continuer ? Nous sommes dans un éternel recommencement », déplore Doudou Mané.
Au-delà du patronat, le SNECEA interpelle également les autorités étatiques, appelées à jouer un rôle d’arbitre et de facilitateur pour faire aboutir les revendications. Le syndicat lance ainsi un véritable cri du cœur en direction de l’État, l’invitant à s’impliquer davantage dans la régulation et l’amélioration des conditions de travail dans le secteur des assurances.
En attendant des réponses concrètes, le SNECEA a tenu à adresser ses vœux à l’ensemble des travailleurs, en particulier ceux du secteur des assurances, saluant leur engagement et leur contribution à l’économie nationale.
Mais pour les syndicalistes, les célébrations ne sauraient masquer l’urgence : celle de passer des promesses aux actes.
Crise dans le secteur de la ferraille : Serigne Momar Sokhna monte au créneau
La tension ne retombe pas dans le secteur de la ferraille au Sénégal. Bien au contraire, la crise s’intensifie et suscite désormais des prises de position publiques marquées.
Dans une sortie médiatique relayée ces derniers jours, *Serigne Momar Sokhna* a vivement critiqué la gestion et les dysfonctionnements qui plombent actuellement la filière. Sans mâcher ses mots, il dénonce une situation qu’il juge préjudiciable pour les acteurs du secteur et pour l’économie nationale.
Le secteur de la ferraille, pilier informel de l’économie circulaire au Sénégal, traverse une période de forte instabilité. Entre blocages administratifs, tensions entre opérateurs et mesures jugées contraignantes par certains professionnels, le climat social reste tendu.
Cette escalade intervient dans un contexte où les autorités tentent de structurer et de formaliser l’activité pour mieux la réguler. Mais les divergences entre les différents intervenants rendent la concertation difficile et alimentent le mécontentement sur le terrain.
Pour l’heure, aucune solution concertée ne semble avoir été trouvée, et les acteurs redoutent un enlisement durable si un dialogue franc n’est pas rapidement engagé entre l’État et les professionnels de la filière.
Kaffrine : la Ligue régionale de football dresse un bilan positif et se projette vers de nouveaux défis
La salle des délibérations de la mairie de Kaffrine a abrité, ce vendredi, l’assemblée générale ordinaire de la Ligue régionale de football. Une rencontre consacrée à l’examen du bilan de l’année 2025 et à l’évaluation à mi-parcours des activités de 2026.
Présidant la séance, le président de la Ligue, Elhadji Abdoul Aziz Seck, a indiqué que plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour, notamment le rapport d’activités, le rapport financier ainsi que le rapport moral. À l’en croire, l’année 2025 a été globalement satisfaisante, malgré quelques difficultés rencontrées dans l’organisation des compétitions.
« Certaines compétitions s’étaient arrêtées en phase aller, mais nous avons pu relancer les phases retour, organiser les quarts de finale, les demi-finales et une finale de très haute facture, l’une des meilleures au niveau national », s’est-il félicité.
S’agissant de l’année en cours, l’évaluation à mi-parcours laisse entrevoir des perspectives encourageantes. Les compétitions se déroulent normalement, aussi bien chez les seniors que dans la catégorie des moins de 20 ans (U20), avec un engouement noté autour des rencontres.
« Il reste une journée de championnat à jouer avant les quarts de finale, qui se tiendront au stade de Kaffrine. Tout porte à croire que ces phases décisives vont se dérouler dans une excellente ambiance », a ajouté le président de la Ligue.
Parmi les innovations majeures de cette saison figure l’organisation d’une Coupe de la Ligue U20, parrainée par le ministre-maire Abdoulaye Seydou Sow. Selon Elhadji Abdoul Aziz Seck, ce soutien permet d’assurer de meilleures conditions d’organisation, notamment en matière de transport et de prise en charge des équipes.
En parallèle, la Ligue met un accent particulier sur la formation et la détection des jeunes talents. Des opérations de repérage sont menées lors des matchs, notamment dans les petites catégories (U13, U15 et U20), avec l’objectif de constituer une relève compétitive.
« Nous travaillons à structurer ces détections et à renforcer les capacités des jeunes joueurs. D’ici deux à trois ans, avant la fin de notre mandat, nous espérons voir des joueurs de Kaffrine intégrer les équipes nationales du Sénégal », a-t-il projeté.
Au terme de cette assemblée générale, les acteurs du football régional ont salué les progrès réalisés et réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts pour le développement du football à Kaffrine.
Mamadou Ndiaye
FÊTE DU TRAVAIL – 1er MAI Thème : Agenda national de Transformation Sénégal 2050 : rôle et place du secteur primaire
En ce jour hautement symbolique consacré à la dignité du travail, la Nation se recueille, se souvient et se projette. Elle se souvient d’abord de celles et ceux qui, par leur engagement, leur courage et leur sens du sacrifice, ont porté la voix des travailleurs et arraché des avancées sociales majeures. Leur héritage ne s’efface pas : il se perpétue dans chaque conquête, dans chaque progrès, dans chaque espoir renouvelé.
Un hommage particulier est rendu à ces figures marquantes dont la disparition laisse un vide profond, mais dont l’engagement demeure une boussole. Leur mémoire nous oblige. Elle nous engage à poursuivre, avec rigueur et fidélité, le combat pour la justice sociale, l’équité et la reconnaissance du travail dans toute sa noblesse.
La commémoration de ce 1er mai intervient dans un contexte économique et social exigeant, mais porteur d’opportunités. La signature du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable a marqué un tournant décisif dans la consolidation du dialogue entre l’État, les organisations syndicales et le secteur privé. Ce cadre, fondé sur la confiance et la responsabilité partagée, trace les contours d’un climat social apaisé et d’un développement harmonieux centré sur le capital humain.
Dans ce processus, l’intersyndicale du secteur primaire, sous l’impulsion de ses leaders et avec la voix forte de son Secrétaire général, a su faire preuve de lucidité, de responsabilité et de détermination. Les préoccupations des travailleurs ont été portées avec constance et méthode, aboutissant à des avancées significatives :
la généralisation de l’indemnité de logement, corrigeant une iniquité historique ;
la sécurisation des contrats de nombreux agents ;
des progrès notables vers la mise en place de fonds d’intervention sectoriels ;
le renforcement des mécanismes de suivi du dialogue social.
Ces acquis, bien que perfectibles, traduisent une réalité : le dialogue social, lorsqu’il est sincère et inclusif, produit des შედეგats concrets. Ils sont le fruit d’une mobilisation collective, d’une unité préservée et d’un engagement constant.
Au-delà des revendications, le secteur primaire a su innover en bâtissant des instruments durables de solidarité. La MUTUSEP, aujourd’hui opérationnelle sur l’ensemble du territoire, incarne cette volonté d’offrir aux travailleurs et à leurs familles une protection sociale digne et accessible. De même, les initiatives structurantes telles que la centrale d’achat, les assurances complémentaires ou les projets médico-sociaux traduisent une ambition claire : transformer les revendications en réalisations concrètes.
Cependant, les défis demeurent. Ils appellent à une mobilisation renouvelée :
accélérer la mise en œuvre des fonds d’intervention ;
sécuriser durablement les emplois contractuels et organiser leur intégration progressive ;
élargir la couverture sociale à tous les travailleurs ;
renforcer les outils de solidarité et de protection ;
consolider un dialogue social permanent et efficace.
Ces enjeux s’inscrivent pleinement dans la vision portée par l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui place le secteur primaire au cœur de la souveraineté économique et alimentaire du pays.
Dans cette dynamique, le message du Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, est sans équivoque : le capital humain constitue la pierre angulaire de toute transformation durable. L’amélioration des conditions de travail, la formation des agents, l’investissement dans les infrastructures rurales, la modernisation des filières et la promotion de pratiques durables sont autant de leviers activés pour faire du secteur primaire un moteur de croissance inclusive.
Le secteur primaire n’est pas seulement un pilier économique : il est un socle stratégique, un levier de souveraineté, un espace d’innovation et de résilience. Ses acteurs – agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, techniciens et agents – en sont les véritables artisans.
En ce 1er mai, au-delà de la célébration, s’affirme une conviction forte :
le travail est dignité,
le travail est engagement,
le travail est transformation.
Plus que jamais, le secteur primaire se tient debout, uni et déterminé. Il porte une ambition collective : bâtir un Sénégal souverain, équitable et prospère, où chaque travailleur trouve reconnaissance, protection et épanouissement.
Bonne fête du travail à toutes et à tous.
Ibrahima Sène : la plume intacte d’une conscience sénégalaise
À l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Ibrahima Sène, le Centre Culturel Russe Kalinka au Sénégal a rendu un vibrant hommage à une figure majeure de la vie intellectuelle et politique sénégalaise, saluant « l’intégrité faite homme » et une plume restée fidèle à la nation.
Né le 1er mai 1946 et décédé le 9 avril 2023, Ibrahima Sène demeure, selon le centre, « une présence, une boussole », dont les écrits continuent d’éclairer les débats contemporains dans un contexte national marqué par des tensions et des mutations profondes
Haut fonctionnaire, militant du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) et chevalier de l’Ordre du Mérite, Ibrahima Sène s’est distingué par une production intellectuelle dense, couvrant plus de cinq décennies.
Dès 1977, il participait à des réflexions sur l’écodéveloppement au Sahel, plaidant pour une appropriation locale des technologies. Plus récemment, ses analyses géopolitiques, notamment sur la crise malienne en 2013, ont été saluées pour leur rigueur et leur lucidité. Jusqu’à ses dernières publications, dont L’Œil du cyclone en 2022, il a scruté avec acuité les dynamiques politiques sénégalaises.
L’héritage de Ibrahima Sène dépasse largement le cadre académique. L’ancien président Macky Sall le décrivait comme « un homme aux convictions fermes, durables et jamais violentes », incarnant une pratique apaisée et rigoureuse de la politique.
De son côté, Ousmane Badiane a salué la richesse d’un héritage intellectuel appelé à perdurer, malgré la disparition de l’homme.
Ses contributions régulières dans les médias, notamment sur PressAfrik, continuent de faire référence dans les cercles politiques et universitaires.
Dans son communiqué, le Centre Culturel Russe Kalinka insiste sur la nécessité de ne pas réduire Ibrahima Sène à une figure du passé, mais de faire vivre activement sa pensée.
« Sa flamme ne s’éteindra pas », souligne l’institution, qui appelle à s’inspirer de son engagement intellectuel et de son sens du dialogue dans un contexte où les repères tendent à s’effriter.
Le Centre Culturel Russe « Kalinka » se définit comme une association apolitique à but non lucratif, ouverte aux Sénégalais comme aux ressortissants étrangers vivant au Sénégal ou dans la sous-région.
Engagé dans la promotion du dialogue interculturel, il œuvre à travers des activités artistiques, éducatives et sociales visant à renforcer les liens entre les peuples russe et sénégalais.
À travers cet hommage, le CCR Kalinka rappelle que certaines voix, même silencieuses, continuent de guider. Celle de Ibrahima Sène en fait indéniablement partie.
Centre Culturel Russe Kalinka
Semences certifiées : Mabouba Diagne mise sur la recherche et le privé pour l’autosuffisance du Sénégal
Dans le cadre de la politique nationale de souveraineté alimentaire, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a effectué une visite de travail au Laboratoire national de recherches sur les productions végétales de l’ISRA.
Cette mission avait pour objectif d’évaluer les capacités nationales en matière de production de semences certifiées, notamment pour des filières stratégiques telles que la pomme de terre et la banane. Les constats issus de cette visite sont jugés encourageants : le Sénégal disposerait des ressources scientifiques, techniques et organisationnelles nécessaires pour progresser vers l’autosuffisance semencière.
Pour concrétiser cette ambition, les autorités préconisent une approche structurée fondée sur une collaboration étroite entre la recherche publique et le secteur privé. Dans ce schéma, l’ISRA sera chargé de la production des semences de prébase, garantissant ainsi la qualité génétique à la source.
Le secteur privé, en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux, sera mobilisé pour développer des fermes professionnelles dédiées à la production de semences de catégories « Super Elite » et « Elite ». Par ailleurs, les opérateurs nationaux sont appelés à investir dans la mise en place d’infrastructures permettant la production de semences certifiées de classes A et B.
Cette stratégie vise à structurer une chaîne de valeur semencière performante, compétitive et durable, reposant sur un partenariat renforcé entre l’État, la recherche et les acteurs économiques.
À travers cette initiative, le ministère réaffirme son engagement à mobiliser tous les leviers nécessaires pour garantir la souveraineté du Sénégal en semences certifiées, un enjeu clé pour améliorer durablement les rendements agricoles et renforcer la sécurité alimentaire nationale.
M. Touré
Immersion dans la terre de foi : Tivaouane, carrefour de lumières et d’espérances avec la visite de l’Ambassadrice du Royaume-Uni
Ce jeudi 30 avril 2026, la cité bénie de Tivaouane s’est éveillée sous le signe d’une rencontre singulière, où se mêlent les élans de la diplomatie contemporaine et la permanence des héritages spirituels. À l’occasion de sa première immersion officielle dans cette terre de foi et de savoir, Carine Robarts, Ambassadrice désignée du Royaume-Uni au Sénégal et en Guinée, a honoré de sa présence cette ville dont le rayonnement dépasse de loin ses frontières géographiques.
La matinée s’ouvrit par la visite de la centrale solaire d’AJANA, symbole éclatant d’une modernité enracinée dans les aspirations locales. Dans ce lieu où la lumière se fait énergie, et l’énergie promesse d’avenir, l’Ambassadrice a pu apprécier l’ingéniosité d’un projet conjuguant développement durable et autonomie communautaire. Ainsi se dessine, dans le silence actif des panneaux solaires, une coopération possible entre nations, fondée sur l’intelligence des besoins et la noblesse des ambitions partagées.
La délégation s’est ensuite dirigée vers la majestueuse Grande Mosquée de Tivaouane, cœur battant de la spiritualité tidiane. Là, dans la quiétude des pierres chargées de mémoire, s’est exprimée toute la profondeur d’une tradition religieuse séculaire, porteuse de paix, de transmission et d’élévation. La visite, empreinte de respect et de recueillement, a offert à l’hôte britannique une immersion sincère dans l’âme de la cité.
Point d’orgue de cette journée, la rencontre avec les autorités religieuses a donné lieu à un moment d’une rare intensité. Autour de figures éminentes telles que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Dabakh, Mame Alpha Sy Dabakh, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, Mame Ousmane Sy Diamil, Serigne Habib Sy Borom Daraa J, et le Professeur Pape Matar Kebe, les échanges ont pris la forme d’un dialogue fécond entre traditions spirituelles et perspectives internationales. Par-delà les mots, c’est une vision commune de la paix, de l’éducation et du vivre-ensemble qui s’est esquissée.
Cette visite, orchestrée avec diligence par le comité de pilotage sous la conduite de Mohamadou Makhtar Cissé, Président de l’Association Jama-Atoun Nour Assouniya, revêt une portée qui excède le simple protocole. Elle s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de coopération, où Royaume-Uni et Sénégal explorent, à la lumière d’intérêts convergents, les voies d’un partenariat fécond.
Ainsi, en ce jour où Tivaouane s’est faite pont entre les peuples, l’histoire retiendra peut-être moins le faste des visites que la discrète naissance d’une espérance : celle d’un dialogue sincère, nourri par le respect des identités et la quête d’un avenir commun.
