mercredi 10 juin 2026 | Login
La rédaction

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La nouvelle loi organique de 2025 relance le débat sur le statut des députés en cas d’incompatibilité. Faut-il parler de suspension temporaire ou de démission ? En droit sénégalais, le mécanisme retenu est celui de la démission du mandat parlementaire, avec retour possible si l’empêchement cesse avant la fin de la législature. Le suppléant assure l’intérim pendant cette période.

*Rappels institutionnels :*

Seul le Président de la République et les groupes de l’opposition ont qualité pour saisir le Conseil constitutionnel. C’est un verrou important : le contrôle de constitutionnalité ne peut pas être déclenché par n’importe quel acteur.

Le 2 décembre 2024, Ousmane Sonko a démissionné de son mandat de député après sa nomination comme Premier ministre. Son suppléant l’a remplacé à l’Assemblée. Si Sonko quittait le gouvernement avant la fin de la législature, la loi lui permettrait de reprendre son siège.

La nouvelle loi de l’Assemblée nationale et “l’article 124” :

La loi organique actualisée en 2025 précise le régime des incompatibilités. L’article 124, qui encadre les fonctions incompatibles avec l’exercice d’un mandat ministériel, renforce l’obligation de choisir entre l’exécutif et le parlement. Il ne s’agit donc pas d’une suspension de droit, mais bien d’une démission temporaire encadrée. 

Pour le journaliste, Moustapha NDIAYE cette règle pose une tension classique en démocratie : le cumul des mandats est limité pour garantir la séparation des pouvoirs, mais le retour possible du député montre que le lien avec les électeurs n’est pas rompu définitivement. C’est un équilibre entre continuité de la représentation et rigueur institutionnelle.

Dans toute démocratie, la relation entre un Président de la République et ceux qui ont contribué à son accession au pouvoir peut parfois devenir une source de tensions politiques et institutionnelles. Lorsque des collaborateurs proches, devenus hauts responsables de l’État, revendiquent une forme de reconnaissance permanente ou s’opposent systématiquement aux décisions prises au sommet, se pose alors une question fondamentale : quelle doit être la priorité du Chef de l’État ?

Une fois élu et investi, le Président de la République incarne l’unité nationale. À ce titre, il n’appartient plus à un camp, à un groupe ou à des alliances personnelles, mais à l’ensemble du peuple. Ses décisions doivent donc être guidées exclusivement par l’intérêt général, la stabilité des institutions et le respect de la Constitution.

Dans certains cas, des figures politiques ayant joué un rôle dans une victoire électorale peuvent être appelées à occuper de hautes fonctions, notamment au sein du gouvernement. Toutefois, cette reconnaissance politique ne saurait se transformer en un droit d’influence permanente, encore moins en un pouvoir de blocage ou de contestation systématique de l’action gouvernementale.

Pour un Chef de l’État, le défi est alors de maintenir un équilibre délicat entre fidélité politique et exigence institutionnelle. Mais lorsque cet équilibre est rompu, et que les relations deviennent une source de tension ou de paralysie, la logique républicaine impose une règle claire : la primauté de l’intérêt national sur les considérations personnelles.

Dans ce contexte, le Président est appelé à agir avec responsabilité, en veillant au bon fonctionnement de l’exécutif et à la cohérence de l’action publique. Cela peut impliquer, si nécessaire, des réajustements politiques ou institutionnels afin de préserver l’efficacité de l’État.

En définitive, la fonction présidentielle repose sur un principe essentiel : gouverner un pays ne consiste pas à gérer des dettes politiques, mais à garantir la continuité de l’État et le bien-être des citoyens.

Kémo DAFFÉ journaliste

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'été, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026 à Dakar, Diamniadio et Saly, représentent un jalon historique : premier événement olympique jamais organisé sur le sol africain. Quelque 2 700 athlètes, issus de 205 délégations, s'affronteront dans 151 épreuves réparties sur 25 disciplines.

C'est dans ce contexte que la sous-préfecture de Sindia a abrité une réunion du Comité Local de Développement (CLD) entièrement consacrée aux préparatifs des JOJ sur le site de Saly. La rencontre a réuni les huit communes de l'arrondissement, les services de l'administration déconcentrée, les forces de l'ordre (police, gendarmerie, sapeurs—pompiers), ainsi que les équipes opérationnelles du Comité d'Organisation (COJOJ).

Prenant la parole, Khady Dia Sarr, Responsable du département des Opérations Urbaines au COJOJ, a rappelé la genèse de cette mobilisation : _« Lors de notre première rencontre, le Sous-préfet nous avait rassurés et promis la tenue d'un CLD après que nous lui ayons exposé les défis opérationnels qui vont avec un tel événement et leurs impacts sur les territoires. C'est aujourd'hui l'objet de cette rencontre. Saly est un des sites retenus et il va accueillir plusieurs compétitions, qui va impacter non seulement la commune, mais aussi les sept communes environnantes. »_

Le site de Saly Beach Ouest accueillera en effet 528 athlètes pour six disciplines nautiques et de plage : aviron de mer, volley-ball de plage, triathlon, lutte de plage, planche à voile et handball de plage. 

Les compétitions débuteront le 31 octobre, jour de la cérémonie d'ouverture, pour s'achever le 13 novembre avec le grand concert de clôture de l'évènement sur le même site.

Au-delà du cadre sportif, la réunion a permis de cadrer des enjeux opérationnels concrets : gestion de la mobilité et des parkings, sécurisation des périmètres du site, désencombrement des voies et axes prioritaires, éclairage des accès, et organisation de l'étape de la Flamme olympique prévue à Saly le 24 octobre 2026. Un plan d'action assorti de responsables et d'échéances a été formalisé à l'issue des échanges.

Pour piloter le suivi de ces recommandations, le Sous-préfet a officialisé la mise en place d'un comité de pilotage associant l'ensemble des acteurs présents. Une prochaine réunion de ce comité sera convoquée dans les meilleurs délais pour statuer sur les points en suspens les plus urgents.

Cette mobilisation des Collectivités territoriales aux alentours de Saly autour du Sous-Préfet de Sindia augure déjà d’une bonne organisation et de la pleine implication des populations des localités.

La même dynamique est en train d’être installée par le COJOJ Dakar 2026 dans tous les territoires du pays avec les CRD organisés par les Gouverneurs pour préparer la tournée de la flamme olympique prévue en septembre / octobre 2026./.

Le leader du parti Sunu Natangué Réew – La Vraie Rupture dénonce “l’incompétence” du pouvoir et une crise politique au sommet de l’État.

Le président du parti Sunu Natangué Réew – La Vraie Rupture, le professeur Damel Maïssa Fall, est monté au créneau lors d’une conférence de presse organisée à Dakar pour commenter le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko et la situation politique actuelle du Sénégal. Dans un discours particulièrement virulent, l’opposant a dénoncé une « rupture au sommet de l’État » et accusé le président Bassirou Diomaye Faye d’« incompétence » face aux difficultés économiques et institutionnelles du pays.

Selon Damel Maïssa Fall, la séparation entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre était prévisible depuis plusieurs mois. « La gestion de l’État ne s’accommode ni d’amitié ni de liens de parenté », a-t-il déclaré devant la presse et plusieurs responsables politiques alliés.

Le leader politique estime que les divergences évoquées entre les deux hommes — notamment sur les fonds politiques, la justice ou encore les poursuites judiciaires visant certains anciens responsables — ne concernent pas les préoccupations réelles des Sénégalais.

« Les Sénégalais ne vont pas juger les querelles politiques. Ils vont juger les réalisations, le pouvoir d’achat, la santé, l’éducation et les conditions de vie », a-t-il martelé.

Dans son intervention, Damel Maïssa Fall a vivement critiqué le bilan des autorités depuis leur accession au pouvoir. Il reproche au président Bassirou Diomaye Faye de ne pas avoir su mobiliser des partenaires financiers capables d’accompagner le Sénégal dans ses projets de développement.

« Le président voyage, revient les mains vides et ne parvient pas à obtenir la confiance des bailleurs », a-t-il affirmé, estimant que le pouvoir actuel « manque de compétence et de vision ».

L’opposant a également dénoncé les déclarations antérieures du pouvoir affirmant que le Sénégal était « en ruine » ou « au quatrième sous-sol », des propos qu’il juge excessifs et nuisibles à l’image du pays.

Une large partie du discours a été consacrée à Ousmane Sonko, que Damel Maïssa Fall accuse d’avoir fragilisé les institutions sénégalaises à travers un discours populiste et conflictuel.

Le président de Sunu Natangué Réew considère que l’ancien Premier ministre symbolise « les dérives politiques et morales » ayant conduit à une profonde tension sociale ces dernières années.

Il a notamment critiqué les pressions exercées sur la justice pendant les crises politiques de 2021 et 2023, rappelant que « les magistrats ne sont soumis qu’à l’autorité de la loi ».

Au-delà des personnes, Damel Maïssa Fall dit vouloir alerter sur les dangers d’une gouvernance basée, selon lui, sur « le populisme, les promesses irréalistes et la manipulation émotionnelle ».

Il appelle désormais le président Bassirou Diomaye Faye à « prendre ses responsabilités » et à engager de véritables réformes sur le foncier, l’urbanisme, la gouvernance publique et l’application des lois.

En conclusion, le leader politique affirme que « le Sénégal mérite mieux que des querelles de pouvoir » et prévient que les citoyens jugeront les dirigeants « sur leurs résultats et non sur leurs discours ».

M. Touré

Par Madouba DIAGNE

Dakar, 23 mai 2026

Dans un message empreint de reconnaissance et d’émotion, Dr Mabouba Diagne a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités de l’État, notamment au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et au Premier ministre Ousmane Sonko, pour la confiance placée en lui durant sa mission au service du secteur agricole et pastoral sénégalais.

L’ancien responsable gouvernemental a salué « une opportunité historique » qui lui a permis de contribuer à la transformation de l’agriculture, de l’élevage et au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal. Dans son adresse, il souligne avoir servi la Nation avec engagement et dévouement aux côtés d’« hommes de valeur, d’éthique et d’un patriotisme sans faille ».

Dr Mabouba Diagne a également rendu un vibrant hommage à son collègue et frère, Dr Alpha Ba, dont il a salué la loyauté, la disponibilité et le sens élevé de l’État. Il a aussi exprimé sa gratitude envers les membres des cabinets ministériels, les directeurs nationaux, les services déconcentrés, ainsi que l’ensemble des agents du ministère pour leur implication dans les réformes engagées.

Le message accorde une place particulière aux partenaires techniques et financiers, mais surtout aux producteurs, éleveurs et acteurs du monde rural, qualifiés de « premiers partenaires » du développement agricole sénégalais.

Revenant sur ses nombreuses tournées à travers le pays durant ces deux dernières années, Dr Mabouba Diagne évoque un Sénégal rural « résilient, digne et profondément attaché à la terre ». Il dit avoir été marqué par « des femmes courageuses, une jeunesse engagée et des hommes debout », déterminés à participer à la souveraineté alimentaire nationale malgré les difficultés.

Dans une conclusion empreinte de patriotisme et de foi, l’auteur appelle les Sénégalais à poursuivre les efforts pour bâtir un Sénégal autosuffisant sur le plan alimentaire. « Continuons à mouiller le maillot pour notre pays, avec le même engagement, la même foi et le même amour de la patrie », écrit-il.

Le texte se termine par une prière pour le Sénégal, le monde rural et la jeunesse sénégalaise, accompagnée d’un message de reconnaissance envers tous ceux qui ont participé à cette mission.

Signé : Dr Mabouba Diagne

Samedi 23 mai 2026

La projection en avant-première de la série KËR NAFY, organisée le 21 mai 2026 au cinéma Pathé Dakar par canalplus-afrique.com, a mis en lumière une œuvre ambitieuse qui entend transformer le regard porté sur les femmes dans les productions audiovisuelles africaines.

Première Création Originale CANAL+ signée par la scénariste sénégalaise Kalista Sy, à qui l’on doit déjà des succès comme Maîtresse d’un homme marié, Yaay 2.0 ou encore Plan à Trois, KËR NAFY s’annonce comme l’une des productions sénégalaises les plus attendues de l’année.

La série raconte l’histoire de Nafy, une femme déterminée à reprendre le contrôle de sa vie après la disparition mystérieuse de son mari. Entre conflits familiaux, ambitions personnelles et passions amoureuses, elle se bat pour préserver son indépendance et gérer KËR NAFY, un lodge situé au cœur du Sine Saloum.

Au cours de la conférence de presse, Kalista Sy a expliqué que cette œuvre vise avant tout à raconter des réalités souvent absentes des écrans africains, notamment celles des femmes de plus de 50 ans.

« Nous voulons raconter nos histoires et les porter au monde », a déclaré la créatrice devant le public.

Selon elle, la série aborde des thèmes encore peu traités dans les productions locales : le divorce, l’amour après 50 ans, les relations avec un homme plus jeune, l’infertilité ou encore les ambitions professionnelles féminines.

« Si nous voulons une société plus tolérante envers les femmes d’un certain âge, il faut raconter ces femmes à notre manière », a-t-elle soutenu.

L’actrice principale Marième Faye a, pour sa part, souligné la dimension profondément sociale du personnage qu’elle incarne.

« Pour beaucoup de femmes, ce n’est pas de la fiction, c’est leur quotidien », a-t-elle confié.

Issue du théâtre, la comédienne estime que KËR NAFY offre une image différente de la femme africaine : forte, résiliente et capable de surmonter les blessures invisibles imposées par la société.

Le réalisateur Djeydi Djigo est également revenu sur les défis liés à la mise en scène d’un sujet aussi sensible. Selon lui, le choix de l’actrice principale représentait une étape délicate dans un contexte où les frontières entre personnage et réalité restent parfois floues dans l’opinion publique.

Produite par mediawan.com en collaboration avec CANAL+, la série a été principalement tournée dans le Sine Saloum, dont le delta est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle réunit plusieurs figures du cinéma et de la télévision sénégalaise, parmi lesquelles Moussa Sow, Ousseynou Bissichi, Amy Lucia Diop et Oumoul Traoré.

Entre saga familiale et drame sentimental, KËR NAFY promet une immersion riche en émotions, en tensions et en rebondissements.

La série sera diffusée à partir du 31 mai 2026, chaque dimanche à 20h30 GMT sur canalplus-afrique.com.

Mamadou Touré 

La clarification faite hier par l'ancien Premier ministre Amadou Ba sur son positionnement politique, au sortir de l'audience que lui a accordée le président de la République, conforte et confirme Cheikh Oumar Anne. 

En effet, le député-maire de la ville de Ndioum et coordonnateur de la Nouvelle Responsabilité a toujours clamé urbi et orbi que leur parti est ancré dans l'opposition et qu'il travaille pour le renforcement de cette dernière. L'ancien ministre de l'Education nationale n'a jamais varié dans cette position de principe pour lui. Il a défendu cette thèse partout. Au moment où de folles rumeurs faisaient état d'un supposé rapprochement entre l'ancien Premier ministre Amadou Ba et le régime du président Bassirou Diomaye Faye.

Sur les plateaux de télévision, mais surtout au niveau de sa base affective dans le département de Podor, Cheikh Oumar Anne a toujours été catégorique, convaincu que, dans une démocratie, le pouvoir gouverne, l'opposition s'oppose. Sa sortie dans son fief à Ndioum avait d'ailleurs marqué les esprits. Récemment, Cheikh Oumar Anne a fait une mise au point pour démentir tout rapprochement entre lui et le pouvoir. Le renforcement de l'opposition fait également partie des combats politiques du coordonnateur de la Nouvelle Responsabilité. Et il y travaille d'arrache-pied.

Transport, sécurité, TER, aéroport, circulation : le gouvernement entre dans la phase décisive des préparatifs

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le gouvernement sénégalais hausse le ton sur la question stratégique des transports et de la mobilité. Réunis dans le cadre du comité de pilotage dédié, les responsables institutionnels ont insisté sur l’urgence de passer de la planification à l’exécution opérationnelle afin de garantir le succès du plus grand événement sportif jamais organisé sur le continent africain.

Prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026, la 4e édition des Jeux olympiques de la jeunesse réunira près de 2 700 athlètes issus de 206 comités nationaux olympiques autour de 35 disciplines sportives. À cela s’ajoutent environ 24 000 personnes accréditées, près de 8 000 volontaires ainsi qu’un important flux de supporters attendus entre Dakar, Diamniadio et Saly.

Face à ces chiffres, les autorités considèrent désormais le transport comme « une condition essentielle de réussite des Jeux », aussi bien sur les plans sportif, sécuritaire, protocolaire que médiatique

Lors de son intervention, le ministre a rappelé que le Sénégal ne devait pas seulement réussir l’accueil des délégations, mais aussi assurer une expérience fluide jusqu’au départ des visiteurs.

« Les Jeux olympiques vont jusqu’à l’accompagnement du retour de chaque voyageur », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’une organisation sans faille.

Le gouvernement, sous les orientations du président de la République Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, a ainsi mis en place une gouvernance spécifique autour de la mobilité des Jeux.

Cette organisation repose notamment sur :

un comité de pilotage stratégique ;

le comité mobilité COJOJ 2026 pour les transports terrestres ;

le comité d’opérations AIBD pour le transport aérien.

TER, flotte de bus et sécurité : les priorités identifiées

Parmi les points critiques évoqués figurent :

le renforcement de la flotte de transport pour les accrédités ;

la finalisation des plans de circulation ;

la mise en opération de la phase 2 du TER vers l’AIBD ;

l’augmentation des capacités de stationnement ;

le renforcement des équipements de sûreté aéroportuaire.

Le transport ferroviaire apparaît comme un axe majeur, notamment pour fluidifier les déplacements entre Dakar, Diamniadio et l’aéroport international Blaise-Diagne.

Les autorités veulent également éviter que les Jeux soient perçus comme un événement réservé à Dakar.

« Les Jeux doivent intéresser toutes les populations du Sénégal », a insisté le ministre, évoquant la nécessité d’intégrer les régions et les corridors routiers venant des pays voisins.

Au-delà des personnes officiellement accréditées, le gouvernement souhaite également porter une attention particulière aux supporters et visiteurs ordinaires.

Les autorités craignent qu’une mauvaise expérience de transport puisse rapidement ternir l’image du pays à l’international à l’ère des réseaux sociaux.

« Chacun est en soi porteur de bad news, chacun est journaliste », a averti le ministre, appelant à garantir des déplacements sécurisés et fluides pour tous.

Après plusieurs mois de planification, les autorités estiment être entrées dans une nouvelle étape.

« Le temps de la planification doit progressivement laisser place à celui de l’exécution accélérée », a déclaré le responsable gouvernemental devant les membres du comité.

Le Sénégal joue gros avec Dakar 2026. Au-delà de l’événement sportif, les Jeux olympiques de la jeunesse constituent un test grandeur nature de la capacité du pays à organiser un rendez-vous mondial et à laisser un héritage durable en matière de mobilité urbaine et de gouvernance des transports.

MAMADOU TOURÉ 

Depuis plus de vingt ans, je me lève chaque jour avec une conviction profonde : celle que la jeunesse de Kolda mérite qu’on croit en elle, qu’on l’accompagne et qu’on lui ouvre des horizons plus grands que ses peurs ou ses limites. Durant toutes ces années, j’ai marché aux côtés de nombreux jeunes dans les domaines du développement, de l’engagement citoyen et de la formation humaine. Ensemble, nous avons vu naître des dynamiques qui ont redonné espoir à notre région et permis à des milliers de jeunes de se libérer de leurs complexes pour croire enfin en leur potentiel.

Nous avons vu des jeunes tomber puis se relever. Nous avons vu des filles autrefois silencieuses devenir des voix fortes et respectées. Nous avons vu des garçons longtemps enfermés dans le doute découvrir qu’ils avaient eux aussi une valeur, une intelligence et une mission. Rien de tout cela ne s’est construit dans la facilité. Rien ne s’est bâti dans la haine ou dans l’humiliation de l’autre. Tout s’est construit dans l’effort, dans l’encadrement, dans la patience et surtout dans la confiance.

Le CCA, comme d’autres initiatives portées avec engagement, a été bien plus qu’un simple cadre d’activités. Il a été une véritable école de résilience. Un espace où l’on a appris à nos jeunes qu’un échec n’est jamais une fin définitive, mais une étape surmontable grâce au courage, au travail et à un mindset de croissance. Un lieu où l’on a compris qu’aucun destin n’est figé et qu’il est possible de venir de loin tout en rêvant grand.

À travers les clubs des jeunes filles leaders, Babacar Sy a également contribué à forger chez beaucoup de jeunes filles une conscience nouvelle : celle de leur dignité, de leur potentiel et de leur capacité à influencer positivement leur communauté. Et cela mérite d’être reconnu avec honnêteté et grandeur.

Oui, nous pouvons avoir des désaccords. C’est normal. Les divergences existent partout où il y a des idées, des visions et des ambitions différentes. Mais une société grandit lorsqu’elle apprend à transformer ses divergences en richesse, et non en guerre permanente. Le danger commence lorsque nous oublions que derrière chaque opinion se trouve un être humain. Lorsque nous choisissons l’insulte au lieu du dialogue. Lorsque nous préférons détruire une réputation plutôt que construire des solutions.

Je tiens également à exprimer, avec sincérité et responsabilité, mon soutien à Babacar Sy. Au-delà des débats ou des différences de points de vue, il est essentiel de garder une part d’humanité dans nos réactions. Lorsqu’une personne consacre une grande partie de sa vie à accompagner, former et inspirer des jeunes, il est légitime que cet engagement soit regardé avec respect et dignité.

Personne n’est parfait, et aucun parcours humain n’est exempt de critiques. Mais il est profondément regrettable de voir des années de sacrifices et de contributions parfois réduites à des attaques ou à des formes de lynchage sur les réseaux sociaux. La critique peut faire avancer une communauté lorsqu’elle est constructive, mais elle devient dangereuse lorsqu’elle cherche uniquement à humilier ou à détruire.

Nous devons apprendre, surtout en tant que jeunesse, à faire la différence entre le désaccord et l’acharnement. Une société mature ne détruit pas systématiquement ceux qui ont participé à son évolution. Elle sait reconnaître les efforts fournis, même lorsqu’elle choisit d’emprunter de nouveaux chemins.

Kolda n’a jamais été une terre de haine. Kolda est une terre de dignité, de solidarité et de résilience. Derrière le bruit des polémiques et des réseaux sociaux, il existe une immense majorité silencieuse qui travaille, qui éduque, qui cultive, qui forme, qui soigne et qui inspire. C’est cette force discrète qui fait avancer notre région depuis des années.

Aujourd’hui, plus que jamais, notre jeunesse doit choisir quel héritage elle veut laisser. Un héritage de divisions, de rancœurs et de conflits inutiles ? Ou un héritage d’unité, de dépassement de soi et de construction collective ?

Aucun développement durable ne peut naître dans un climat de haine. Aucun projet sérieux ne peut grandir là où les égos prennent toute la place. Les peuples qui avancent sont ceux qui apprennent à se parler, à se respecter et à se soutenir malgré leurs différences.

À nos jeunes, je veux dire ceci : ne laissez jamais la colère voler votre avenir. Ne laissez jamais les querelles vous détourner de votre mission. Votre énergie doit servir à créer, à entreprendre, à apprendre et à inspirer. Le monde appartient à ceux qui bâtissent, pas à ceux qui détruisent.

Et à ceux qui encadrent, forment et accompagnent depuis des années, n’oublions jamais que notre plus belle victoire n’est pas notre propre réussite, mais celle des jeunes que nous avons aidés à grandir. Voir un ancien élève, un ancien membre de notre structure ou un ancien bénéficiaire de nos renforcements de capacités devenir leader et modèle pour les autres est une récompense qui dépasse toutes les distinctions.

Le moment est venu d’apaiser les cœurs, de baisser le ton et de retrouver l’essentiel. Nous pouvons être différents sans devenir ennemis. Nous pouvons débattre sans nous déchirer. Nous pouvons avancer ensemble sans renoncer à nos convictions.

Car au final, ce qui restera de nous, ce ne sont pas les conflits que nous avons alimentés, mais les ponts que nous aurons construits pour les générations futures

Moudjibou Rahamane BALDE

Consultant formateur sénior 

Acteur de développement 

Membre de la société civile koldoise

Ecrivain, essayiste et critique littéraire 

Le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse - COJOJ - Dakar 2026 a franchi une nouvelle étape majeure dans la dynamique de mobilisation de toutes les parties prenantes autour de cet événement d’envergure mondiale. 

Le jeudi 21 mai à Dakar, c’était le tour des Ambassadeurs et membres du corps diplomatique accrédités à Dakar, de rencontrer le Comité d’Organisation des Jeux pour une session d’information générale sûr la préparation des Jeux.

La rencontre de travail a été présidée par SEM Cheikh Niang, Ministre de l’Integration Africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Exterieur, qui avait à ses côtés le Président du COJOJ Mamadou Diagna Ndiaye et du Coordonnateur Général Ibrahima Wade.

Cette rencontre d’échange a permis de faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain.

La rencontre a enregistré une mobilisation exceptionnelle, marquée par la présence de la totalité des ambassadeurs et représentants diplomatiques en poste au Sénégal. Cette forte participation témoigne de l’intérêt soutenu de la communauté internationale pour cet événement sportif majeur, appelé à inscrire durablement le Sénégal sur la carte mondiale du sport.

Au cours des échanges, le comité d’organisation a présenté les avancées notables enregistrées dans les différents volets opérationnels, notamment les infrastructures, la logistique, la sécurité, ainsi que les dispositifs d’accueil des délégations.

Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a salué cette initiative et réaffirmé sa disponibilité à accompagner, à travers ses différents services, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 dans la réussite et la livraison des Jeux. Le ministre a également souligné l’importance de ce cadre d’échanges sur le plan international et s’est réjoui du mécanisme de suivi et de coordination mis en place entre le COJOJ et les Affaires étrangères, estimant qu’il constituera un levier essentiel pour appuyer efficacement l’organisation des Jeux.

Les Ambassadeurs et représentants diplomatiques ont unanimement salué le dynamisme du Sénégal et le rayonnement croissant de sa diplomatie sportive. Ils ont également apprécié le travail abattu par le COJOJ Dakar 2026, qu’ils estiment structuré et conforme aux standards internationaux.

Cette dynamique est portée par la vision et le leadership de Mamadou Diagna Ndiaye, dont l’engagement est largement reconnu dans le développement du sport sénégalais et africain.

À travers cette rencontre, Dakar 2026 confirme sa volonté de maintenir une démarche de transparence, de coopération et de mobilisation permanente avec l’ensemble des partenaires internationaux, en vue de garantir la réussite de ces Jeux historiques. Dans cette perspective, les autorités sénégalaises et le COJOJ entendent poursuivre les efforts afin de faire de Dakar 2026 un événement exemplaire, tant sur le plan organisationnel que sur celui de l’héritage sportif et infrastructurel pour le Sénégal et l’Afrique.

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