La rédaction
Dakar célèbre les savoirs africains : Cheikh Sall lauréat du tout premier Prix Amadou Mahtar Mbow
À Dakar, la première édition du Prix Amadou Mahtar Mbow pour les savoirs endogènes a distingué le professeur Cheikh Sall. Une cérémonie riche en symboles, marquant la volonté du Sénégal d’ancrer les savoirs africains au cœur des politiques publiques, notamment dans le domaine de la santé.
Sous le haut patronage du Président de la République Bassirou Diomaye Faye, la Fondation Amadou Mahtar Mbow a organisé, ce 31 mars 2026, la première édition du Prix des savoirs endogènes au Musée des Civilisations Noires.
Cette cérémonie prestigieuse, présidée par le professeur Marie Tew Niane, a couronné le professeur Cheikh Sall, enseignant à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, pour sa contribution remarquable à la valorisation des savoirs africains.
L’événement a également enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont l’ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum, ainsi que des diplomates, scientifiques et membres du gouvernement, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.
Un héritage intellectuel célébré car cette première édition s’inscrit dans la continuité de l’œuvre du professeur Amadou Mahtar Mbow, ancien directeur général de l’UNESCO, fervent défenseur de la diversité culturelle et des savoirs endogènes. Cinq ans après la célébration de son centenaire, Dakar réaffirme ainsi son engagement à promouvoir les épistémologies africaines.
Des moments forts ont ponctué la cérémonie, notamment un hommage à Raymonde Fadhila Mbow et une prestation musicale de Khadim Ndiaye, renforçant la dimension culturelle de l’événement.
Dans son discours, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a souligné l’importance stratégique des savoirs endogènes, notamment dans le domaine thérapeutique. Il a rappelé que ces connaissances, transmises de génération en génération, constituent un patrimoine à la fois culturel et scientifique.
S’appuyant sur la loi de 2023 relative aux médicaments et à la pharmacopée, les autorités sénégalaises entendent désormais structurer et valoriser la médecine traditionnelle. Cette dynamique s’inscrit également dans les orientations de l’Organisation mondiale de la Santé, qui prône la complémentarité entre médecine moderne et traditionnelle.
Au-delà de la distinction individuelle, ce prix met en lumière plusieurs figures scientifiques africaines engagées dans ce domaine, notamment les professeurs Ayensu (Ghana), Bassène (Sénégal), Ngogan (Cameroun) et Sanogo (Mali).
L’ambition affichée est claire : faire des savoirs endogènes un levier de souveraineté sanitaire, en les intégrant dans la recherche, les politiques publiques et les systèmes de santé.
Dans cette perspective, les autorités sénégalaises, sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, entendent renforcer la recherche, protéger juridiquement ces savoirs et les intégrer dans les programmes éducatifs.
Avec cette première édition du Prix Amadou Mahtar Mbow, le Sénégal pose un acte fort : reconnaître que son avenir scientifique et sanitaire peut aussi s’appuyer sur la richesse de ses traditions. Une démarche qui conjugue mémoire, innovation et
souveraineté.
M. Touré
Sénégal : le solaire au cœur de la souveraineté énergétique, de nouvelles normes en validation
Le Sénégal franchit une étape décisive dans sa transition énergétique. Réunis dans un hôtel de la place, autorités publiques, experts et acteurs du secteur ont procédé à la validation finale des normes nationales encadrant les équipements solaires photovoltaïques.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie ambitieuse portée par l’État, visant à garantir un accès universel à l’électricité tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays. À l’horizon 2030, le Sénégal ambitionne d’atteindre 40 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique, avec un objectif de 1 100 MW installés d’ici 2034.
Face aux incertitudes du marché mondial des énergies fossiles, le gouvernement sénégalais mise résolument sur le solaire photovoltaïque. Abondante, accessible et compétitive, cette ressource constitue aujourd’hui le principal levier pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national.
« Le solaire est au cœur de notre stratégie. Il nous permettra d’accélérer l’accès à une électricité fiable, durable et à moindre coût », a souligné une responsable du secteur lors de l’atelier.
Depuis l’adoption du nouveau Code de l’électricité en juillet 2022, plusieurs réformes ont été engagées pour structurer le secteur. Le décret n°2025-1960 du 5 décembre 2025 marque un tournant majeur en rendant obligatoire le contrôle qualité de tous les équipements solaires photovoltaïques importés ou utilisés au Sénégal.
L’atelier de Dakar vient ainsi poser les bases opérationnelles de cette réforme, avec la validation technique des normes par le Comité électrotechnique national, en collaboration avec l’Association sénégalaise de normalisation (ASN), l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) et le ministère en charge de l’Énergie.
Garantir qualité, sécurité et confiance car l’objectif de ces nouvelles normes est clair : protéger les consommateurs et assurer la performance des installations. Elles définissent des exigences strictes en matière de qualité, de sécurité et de conformité des équipements solaires.
Dans un contexte où les trajectoires de développement dépendent fortement de l’accès à l’énergie, les autorités insistent sur la nécessité de disposer d’infrastructures fiables et durables.
Pour accompagner cette dynamique, l’État a mis en place des mesures fiscales incitatives, notamment l’exonération de TVA pour les équipements solaires certifiés. Une politique qui encourage importateurs, fabricants et distributeurs à se conformer aux standards internationaux.
Ces nouvelles normes viendront ainsi renforcer ce dispositif en offrant un cadre technique clair et harmonisé, facilitant l’évaluation de la conformité des produits.
Prochaine étape, l’homologation car après cette validation technique, les normes seront soumises à une adoption officielle par les instances compétentes, avant leur publication et leur mise en application.
À terme, elles devraient contribuer à structurer durablement le marché du solaire au Sénégal et à accélérer la transition vers une énergie propre et souveraine.
Mamadou Touré
Indépendance 2026 : Cap sur Thiès pour une célébration nationale hors de Dakar...
Thiès, souvent considérée comme la deuxième capitale du Sénégal, s’apprête à accueillir les célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, prévues le 4 avril prochain.
Ce choix des autorités de délocaliser les festivités officielles hors de Dakar apparaît, pour de nombreux observateurs, comme une décision à la fois symbolique et stratégique. Il traduit une volonté affirmée de promouvoir une meilleure répartition des événements d’envergure nationale et de rappeler que le Sénégal ne se résume pas uniquement à sa capitale.
Au-delà de la portée symbolique, l’organisation de cette fête à Thiès constitue une opportunité concrète de valorisation pour la ville. Embellissement urbain, réhabilitation d’infrastructures, amélioration des services publics : autant d’initiatives qui contribuent à renforcer l’attractivité de la capitale du Rail. Par ailleurs, l’afflux de visiteurs attendu devrait dynamiser l’économie locale, en profitant aux commerçants, aux hôteliers et aux acteurs du secteur informel.
Cette dynamique pourrait ainsi servir de modèle pour les années à venir. De plus en plus de voix s’élèvent pour plaider en faveur d’une rotation des célébrations de l’indépendance dans les différentes capitales régionales du pays, afin d’assurer un développement territorial plus équilibré et inclusif.
Dans cette perspective, certains citoyens saluent la vision du président Bassirou Diomaye Faye, perçue comme un engagement en faveur de l’équité territoriale et de la valorisation des régions.
En accueillant cette célébration nationale, Thiès ne sera pas seulement le théâtre d’un événement historique, mais aussi le symbole d’un Sénégal en mouvement, tourné vers un développement harmonieux de l’ensemble de ses territoires.
Kémo DAFFÉ, citoyen Sénégalais engagé pour des causes nobles
Savoirs endogènes : le Prix Mbow couronne Cheikh Sall
Sous le haut patronage du Président de la République, la Fondation Amadou Mahtar Mbow (FAMM) a remis au Musée des Civilisations Noires son premier prix des savoirs endogènes. Présidence effective : *Marie Tew Niane* (ministre directeur de cabinet). Le _grand prix_ est décerné au professeur *Cheikh Sall* (Université Iba Der Thiam de Thiès), avec la présence de l’*ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum* et de nombreuses autres personnalités de la République — gouvernement, diplomates, conseils de fondation et scientifique. Discours d’ouverture du président du Conseil de fondation, hommage à *Raymonde Fadhila Mbow*, musique de *Khadim Ndiaye* : cinq ans après le centenaire de Mbow, célébré ici même, Dakar inscrit les épistémologies africaines au cœur du débat public.
Alioune Ndiaye
István Kapitány : une trajectoire entre industrie énergétique et ambition politique
Ancien dirigeant de haut rang au sein du groupe Shell, István Kapitány s’impose aujourd’hui comme une figure émergente du paysage politique hongrois. Engagé aux côtés du parti TISZA, en soutien à Péter Magyar, il attire une attention croissante à mesure que se profilent les échéances électorales.
Son profil, marqué par une longue carrière internationale dans le secteur énergétique, lui confère une crédibilité technique indéniable. Toutefois, comme le souligne Akonda News, cette expérience s’accompagne également d’un héritage plus complexe, lié à certaines activités passées de l’industrie pétrolière.
Le précédent du delta du Niger
Parmi les épisodes les plus sensibles figure celui des opérations menées dans le delta du Niger dans les années 1990. À cette période, les activités pétrolières ont suscité de vives critiques en raison de leurs impacts environnementaux et sociaux sur les populations locales.
Les mobilisations, notamment celles portées par Ken Saro-Wiwa et la communauté Ogoni, ont dénoncé la dégradation des écosystèmes et les conditions de vie affectées. La répression de ces mouvements par le régime militaire de Sani Abacha, en 1995, a profondément marqué l’opinion internationale.
Bien que Shell ait toujours contesté toute implication directe dans ces événements, un accord financier a été conclu en 2009 avec les familles des victimes. István Kapitány, pour sa part, a indiqué ne pas avoir été impliqué dans les décisions liées à cette période, mettant en avant une absence de responsabilité directe.
Des critiques persistantes sur les pratiques industrielles
Au-delà de cet épisode, les activités de Shell ont régulièrement été scrutées sur les questions de sécurité et de conditions de travail. Des rapports relayés par le syndicat IndustriALL Global Union font état d’incidents graves sur certains sites de sous-traitance, ravivant les préoccupations autour des standards opérationnels du groupe.
Dans le même temps, l’entreprise a multiplié les initiatives visant à accompagner la transition énergétique, notamment à travers le développement de solutions de recharge pour véhicules électriques. Cependant, plusieurs analyses estiment que ces efforts demeurent secondaires au regard du poids des investissements dans les énergies fossiles. À ce titre, Kapitány, qui occupait des fonctions stratégiques à l’échelle mondiale, a été associé à ces orientations.
Lobbying et réseaux d’influence
L’influence de Shell ne se limite pas à ses activités industrielles. Le groupe est également actif sur le terrain du lobbying, avec des dépenses significatives aux États-Unis et en Europe. Des informations relayées par The Guardian évoquent des interactions avec des responsables politiques, en lien avec d’autres grandes entreprises du secteur telles que BP et ExxonMobil.
Par ailleurs, sa participation à des forums internationaux comme le Forum économique mondial illustre son rôle dans les grandes dynamiques économiques globales.
Une reconversion politique sous observation
Aujourd’hui tourné vers la politique, István Kapitány entend mettre son expérience au service des débats nationaux, notamment sur les enjeux énergétiques et économiques. Néanmoins, son parcours continue de susciter interrogations et discussions, en particulier quant à la responsabilité des dirigeants d’entreprises dans des contextes complexes.
Comme le met en perspective Akonda News, cette trajectoire illustre les interactions croissantes entre sphère économique globale et engagements politiques nationaux. Elle pose également, en filigrane, la question du poids des expériences passées dans la construction de la légitimité politique contemporaine.
VATICAN: Un partenariat stratégique scellé entre le Dicastère et le Khalif de Bambilor pour promouvoir le dialogue interreligieux
Ce 30 mars 2026, au Vatican, une étape significative a été franchie dans le renforcement du dialogue interreligieux avec la signature d’un mémorandum d’entente entre le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba, président de l’ONG Fawzi Wanadiaty (FWN).
Cet accord, conclu au siège du Dicastère, a été signé au nom du Saint-Siège par son préfet, le cardinal George Jacob Koovakad. Il marque l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis plusieurs mois, fondé sur la confiance, le dialogue et une volonté commune d’agir pour la paix.
Un partenariat structurant au service de la paix
Plus qu’un simple document administratif, ce mémorandum consacre un partenariat stratégique visant à promouvoir la diplomatie religieuse et à renforcer le dialogue entre les traditions spirituelles.
Dans son intervention, Thierno Amadou Ba a souligné que cette coopération repose sur trois piliers essentiels : une dimension humaine, centrée sur la rencontre et la fraternité ; une dimension sociale, orientée vers des actions concrètes en faveur de l’éducation, de la solidarité et de l’inclusion ; et enfin une dimension académique, dédiée à la recherche et à la formation sur les enjeux du dialogue interreligieux.
Le modèle sénégalais comme référence
Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, Isidor Marcel Sène, a salué une initiative porteuse d’espoir. Il a mis en avant le modèle sénégalais de coexistence pacifique entre religions, souvent cité comme exemple de « vivre-ensemble » fondé sur la tolérance, la solidarité et le respect mutuel.
Selon lui, cet accord vise à faire rayonner cette expérience au-delà des frontières nationales, en structurant une coopération capable d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains, notamment en matière de cohésion sociale, de migration et de développement.
Des axes de coopération clairement définis
Le cardinal George Jacob Koovakad a, pour sa part, détaillé les principales orientations de ce partenariat, conclu pour une durée de cinq ans.
Parmi les priorités figurent l’organisation de colloques internationaux sur le dialogue interreligieux et la diplomatie religieuse, la création d’une Maison internationale de la diplomatie religieuse à Bambilor, ainsi que la mise en œuvre d’initiatives dédiées aux migrations et aux diasporas africaines.
Ces actions s’inscrivent dans la continuité de la vision portée par l’Église catholique depuis la déclaration Nostra Aetate, qui encourage le respect, la compréhension mutuelle et la coopération entre les religions.
*Une réponse aux défis contemporains*
Dans un contexte international marqué par les tensions identitaires et les crises sociales, les différents intervenants ont insisté sur le rôle central que peuvent jouer les religions dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
L’ONG FWN, déjà engagée dans des initiatives liées à la formation des jeunes, à la migration, à l’autonomisation des femmes et à l’action sociale, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer son impact et d’élargir son champ d’action à l’échelle internationale.
Une ambition commune
Au-delà de sa portée institutionnelle, cet accord traduit une ambition partagée : faire des religions des acteurs de rapprochement plutôt que de division.
En unissant leurs efforts, le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba posent les bases d’une coopération durable, fondée sur le respect, la confiance et la responsabilité commune.
Dans un monde en quête de repères, cette initiative rappelle que la paix se construit aussi par le dialogue, la connaissance de l’autre et la volonté d’agir ensemble au service de l’humanité.
A.S
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Rencontre entre le Président du Conseil National du Patronat et le Premier Ministre
Le Président du Conseil National du Patronat du Sénégal et Président de Business Africa, Monsieur Baidy AGNE, a été reçu ce lundi 30 Mars 2026, en audience à la Primature, par le Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement du dialogue public/privé pour l'atteinte de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et du Plan de Redressement Economique et Social (PRES).
Les échanges et discussions ont porté sur les points majeurs notamment :
l'accroissement des investissements privés nationaux dans les grands projets structurants ;
l'atteinte des objectifs de souveraineté économique par un patriotisme économique inclusif et le renforcement du secteur privé national ;
le rôle du secteur privé national dans la mise en œuvre du PRES ;
les perspectives de croissance économique et les préoccupations des entreprises ;
le renforcement du dialogue social tripartite ;
la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires ;
le rôle de Business Africa pour la promotion des co-investissements privés africains, l’accélération du processus d'intégration économique et financière de l'Afrique, ainsi que les alliances stratégiques avec l'investissement direct étranger.
À cette occasion, le Président Baidy AGNE a salué la volonté du Premier Ministre Ousmane SONKO d'être aux côtés du secteur privé national pour une croissance économique plus inclusive et mieux partagée au niveau national.
Le Président Baidy AGNE s’est également fortement réjouit de la volonté du Premier Ministre d'avoir un dialogue ouvert avec les investisseurs nationaux et étrangers dans le cadre des nouvelles orientations de la politique du Gouvernement.
Cette rencontre a permis de renforcer le partenariat et la coopération entre le Gouvernement et le Secteur Privé.
Le Président Baidy AGNE remercie le Premier Ministre pour l'audience accordée et leurs échanges constructifs.
Lutte sénégalaise : le “Combat Royal” propulse la discipline sur la scène mondiale grâce à CANAL+
À quelques jours de l’un des affrontements les plus attendus de la saison, les organisateurs du “Combat Royal” ont levé le voile, ce lundi, sur un événement qui s’annonce déjà historique pour la lutte sénégalaise. Prévu le dimanche 5 avril 2026 à l’Arène nationale, ce choc au sommet mettra aux prises le Roi des Arènes, Modou Lô, et son challenger Sa Thiès.
Porté par Al Bourakh Events, ce duel dépasse largement le cadre sportif. Modou Lô, figure emblématique et champion en titre, remettra sa couronne en jeu face à un Sa Thiès ambitieux, prêt à marquer de son empreinte son tout premier Combat Royal.
Mais la véritable révolution réside dans la diffusion de l’événement. CANAL+ Sénégal annonce une retransmission en direct et en exclusivité sur CANAL+ SPORT 1, avec une double couverture linguistique : en français (canal 11) et en wolof (canal 16). Une innovation majeure qui marque un tournant dans la médiatisation du sport africain et dans la valorisation des langues locales.
Prenant la parole, la directrice générale de CANAL+ Sénégal, Fatou Sow Ba, a salué une avancée décisive dans la reconnaissance de la richesse culturelle sénégalaise. Elle a rappelé que la lutte, au Sénégal, dépasse le simple cadre du sport pour s’imposer comme un pilier social, culturel et identitaire.
Même son de cloche du côté de l’ancien lutteur Mouhamed Ndao dit Tyson, qui a souligné l’évolution spectaculaire de la discipline. Selon lui, la lutte avec frappe, spécificité sénégalaise, est passée d’une pratique marginalisée à un véritable moteur d’ascension sociale et économique pour toute une génération.
Le promoteur Baye Ndiaye a, quant à lui, insisté sur l’ampleur organisationnelle de l’événement, appelant le public à une mobilisation massive pour faire de ce rendez-vous une réussite populaire et historique.
De son côté, Ibrahima Faye Beuz a évoqué une « révolution médiatique », soulignant que la lutte sénégalaise s’ouvre désormais à une audience internationale estimée à plus d’un milliard de téléspectateurs. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’authenticité de ce sport, notamment à travers l’usage du wolof dans la diffusion.
Le spectacle ne se limitera pas au combat principal. Le programme prévoit plusieurs affrontements préliminaires, des combats internationaux ainsi qu’une affiche féminine — une première à ce niveau. Plus de trois heures de spectacle seront diffusées en direct à partir de 16 heures GMT.
Avec ce “Combat Royal”, la lutte sénégalaise franchit un cap décisif. Entre modernisation, ouverture au monde et ancrage culturel, cet événement s’annonce comme un tournant majeur dans l’histoire du sport national.
Mamadou Touré
Assises nationales des Daara : le Sénégal amorce une refondation éducative historique
Le Sénégal franchit une étape majeure dans la réforme de son système éducatif avec l’ouverture des Assises nationales des Daara, cet événement d’envergure sera suivi, le 31 mars, de la Journée nationale des Daara au Dakar Arena de Diamniadio, sous la présidence du Chef de l’État.
Placées sous le thème « Les Daara au cœur de la refondation éducative : spiritualité, savoir et souveraineté cognitive », ces rencontres marquent un tournant décisif dans la reconnaissance et l’intégration des écoles coraniques dans les politiques publiques éducatives.
Portées par le Ministère de l’Éducation nationale, ces assises s’inscrivent dans une dynamique de justice éducative, sociale et cognitive. Elles visent à corriger une marginalisation historique du sous-secteur des daara, longtemps relégué en périphérie du système éducatif formel, malgré son rôle central dans la formation spirituelle, morale et citoyenne de générations de Sénégalais.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a rappelé le rôle fondamental des daara dans l ისტორი éducative du pays, tout en soulignant les injustices héritées de la période coloniale et prolongées après l’indépendance. Il a insisté sur la nécessité de « réparer une injustice » et de repositionner les daara comme un pilier essentiel du développement national.
« Les daara ne sont pas en marge de la République. Ils sont au cœur de la Nation », a-t-il affirmé, appelant à une intégration respectueuse de leur identité et de leurs spécificités.
Le ministre a également mis en lumière l’importance de la souveraineté culturelle et cognitive, considérée comme un préalable à toute ambition de transformation nationale. Dans cette perspective, les daara apparaissent comme des espaces légitimes de production de savoirs, de transmission de valeurs et de construction d’une vision endogène du monde.
Ces assises sont l’aboutissement d’un vaste processus de concertation mené à l’échelle nationale, impliquant des milliers d’acteurs – maîtres coraniques, guides religieux, communautés locales et partenaires institutionnels. Les travaux doivent déboucher sur un rapport de recommandations stratégiques, fruit d’une démarche inclusive et participative.
Parmi les enjeux majeurs figurent la modernisation des conditions d’apprentissage, la reconnaissance institutionnelle des daara, leur financement, ainsi que la problématique sensible de la mendicité des talibés. L’objectif affiché est de bâtir un modèle éducatif cohérent, équitable et adapté aux réalités socioculturelles du pays.
Au-delà de la dimension éducative, les daara sont également perçus comme des acteurs économiques et sociaux à part entière, contribuant aux dynamiques locales et à la cohésion communautaire. Leur valorisation pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives en matière de développement territorial et d’autonomisation des acteurs.
La tenue de la Journée nationale des Daara viendra consacrer cette reconnaissance au plus haut niveau de l’État, avec la remise officielle des conclusions des assises au Président de la République.
Dans un contexte marqué par la quête de souveraineté et de réappropriation des modèles de développement, ces assises apparaissent comme une opportunité historique de réconcilier tradition et modernité, mémoire et ambition.
Elles pourraient, à terme, redéfinir les contours d’une école sénégalaise plus inclusive, enracinée dans ses valeurs et résolument tournée vers l’avenir.
M. Touré
Honorable Samba Ndong, candidat aux élections locales 2027 à la commune de Biscuiterie
Au nom de mon engagement et de ma détermination pour changer le visage de la Commune de Biscuiterie, je déclare officiellement ma Candidature pour les élections locales de 2027 .
Ensemble Unissons-nous pour une Commune Propre, Prospère avec une gestion de vérité , juste , équitable et efficiente au service de la population.
La mairie au service du bien-être de ses habitants.
Votre serviteur, Honorable Samba Ndong, le Mackyste Convaincu
