La rédaction
FILIÈRES NIÉBÉ ET ARACHIDE: Cheikhou Oumar Ba à l’écoute des producteurs de louga
En tournée de suivi de la campagne agricole 2026, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba s’est rendu cf dimanche à Louga. Une occasion pour plaider pour une meilleure structuration des filières niébé et arachide, notamment à travers les coopératives. Il a également insisté sur l’accès au financement, aux équipements et sur la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
Cheikhou Oumar Ba a effectué dimanche une tournée dans plusieurs exploitations agricoles de la région de Louga. Il s’est notamment rendu sur la parcelle de niébé de Fatou Sarr à Dahra, l’exploitation d’arachide de Khalifa Bèye à Ndankou Bèye, dans la commune de Nguidilé, ainsi que sur la parcelle de niébé de la coopérative COOPAKEL à Keur Mballo.
Le ministre a particulièrement souligné l’importance du niébé dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. « Cette culture présente des atouts importants grâce à sa capacité à arriver rapidement à maturité et à produire avec une quantité d’eau relativement limitée », a-t-il déclaré.
Selon lui, la maîtrise des techniques de production du niébé et l’organisation des producteurs peuvent contribuer à renforcer la capacité de l’agriculture à faire face aux contraintes climatiques dans la région de Louga.
Il a également salué les efforts de modernisation et d’organisation observés dans les exploitations visitées. Il a insisté sur le rôle des coopératives, qu’il considère comme un outil essentiel pour renforcer l’autonomie des producteurs, faciliter leur accès au financement et aux équipements agricoles et apporter des réponses collectives aux difficultés du secteur.
L’État entend ainsi poursuivre son accompagnement des coopératives et renforcer la structuration des filières à travers les interprofessions.
Le ministre a par ailleurs annoncé le redémarrage du programme « Agri-jeunes », destiné à favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur agricole. Pour Cheikhou Oumar Ba, le développement de l’agriculture doit davantage contribuer à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus des jeunes et des femmes.
Cimetière Bakhya de Yoff : 13 corps d'inconnus inhumés, ce dimanche
''L'Association pour la Perfection et la Miséricorde a procédé, ce dimanche 27 semptembre 2026, à l'enterrement de 13 corps d'inconnus
(9 hommes et 2 bebés)
au cimetière muslman Bakhya de Yoff, à Dakar. Ainsi,11 corps ont été recupérés à la morgue de l'hôpital de Fann et 2 autres à l'hôpital de Pikine. Ce qui porte le nombre de corps inconnus enterrés depuis le démarrage des activités de cette association le 1er avril 2012 à 1638. Du moins, si l'on en croit Lamine Mandiang, le Secrétaire Général de l'Association pour la Perfection et la Miséricorde. Ce dernier lance un appel aux autorités étatiques ainsi qu'aux bonnes volontés pour soutenir leurs activités de haute portée sociale et religieuse. Les corps d'inconnus sont généralement issus de personnes décedées dans des noyades, dans la rue, de déficients mentaux errants, d'accidents de la circulation, d'incendies, d'infanticides, notamment. L'organisation dirigée par Oustaz Mouhammad Guèye s'attèle toujours à les offrir une sépulture digne de ce nom et ce, en parfaite adéquation avec le rites islamiques.
SARGAL à la Médina : les Amis de Doune Pathé Mbengue rendent hommage à Diomaye Faye et affichent leurs ambitions pour Dakar
Une mobilisation placée sous le signe de l’hommage, de l’action sociale et de la projection politique. Les « Amis de Doune Pathé Mbengue » ont organisé une cérémonie de SARGAL dédiée au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en mettant en avant les actions et l’engagement du directeur général du Port autonome de Dakar, récemment installé à la tête de l’institution portuaire.
Coordonnateur du Mouvement des Amis de Doune Pathé Mbengue dans la commune de la Médina et président du comité d’organisation, Elhadji Kassé a qualifié la journée d’« extraordinaire ». Selon lui, cette initiative visait à magnifier l’action du chef de l’État et à saluer le travail de Doune Pathé Mbengue depuis son arrivée à la tête du Port autonome de Dakar.
« Nous avons voulu magnifier ces deux personnes », a expliqué Elhadji Kassé, évoquant notamment, parmi les actions qu’il attribue au nouveau directeur général du PAD, des mesures en faveur des travailleurs et des initiatives à caractère social.
Au-delà de l’hommage, la manifestation a été marquée par une dimension sociale et environnementale. Des équipements destinés à plusieurs associations de la Médina ainsi qu’à la mairie ont été remis afin de soutenir les opérations de nettoyage et d’amélioration du cadre de vie.
Elhadji Kassé estime la valeur du matériel distribué à près de deux millions de francs CFA. L’objectif affiché est d’accompagner les associations locales dans leurs activités et de favoriser une plus grande implication des populations dans l’entretien de leur environnement.
Pour les organisateurs, cette initiative doit ainsi dépasser le cadre d’une simple cérémonie de SARGAL et s’inscrire dans une démarche de proximité avec les populations.
L’ambition annoncée par le mouvement dépasse toutefois les frontières de la Médina. Elhadji Kassé a indiqué que les organisateurs souhaitent reproduire ce type d’initiative dans les 19 communes de Dakar, avec un accompagnement des jeunes, des collectivités territoriales et des associations locales.
Le coordonnateur du mouvement assume également une perspective politique. Il affirme que ces actions doivent contribuer à renforcer l’implantation de leur mouvement dans les différentes communes de Dakar et évoque ouvertement la possibilité de voir Doune Pathé Mbengue briguer la mairie de Dakar.
Dans son intervention, Elhadji Kassé a également salué le positionnement du président Bassirou Diomaye Faye, estimant que le chef de l’État œuvre au-delà des clivages partisans.
Le Sénégal est actuellement dirigé par Bassirou Diomaye Faye, tandis que Doune Pathé Mbengue a pris officiellement les commandes du Port autonome de Dakar en août 2026. Le nouveau directeur général a notamment affiché, lors de sa prise de fonction, son ambition de faire du PAD un levier de souveraineté et de croissance durable, en cohérence avec le référentiel Sénégal 2050.
Elhadji Kassé est également revenu sur les liens qu’il dit entretenir avec le chef de l’État, affirmant avoir été son camarade à l’université et le présentant comme un « humaniste », tout en insistant sur la nécessité, selon lui, de conjuguer cette dimension avec le pragmatisme et la diligence dans l’action.
À travers ce SARGAL, les organisateurs ont donc voulu donner une double dimension à leur initiative : rendre hommage et agir sur le terrain.
La distribution de matériel destiné à l’assainissement de la Médina traduit cette volonté d’associer discours et actions de proximité. Mais les déclarations d’Elhadji Kassé donnent également à la manifestation une portée politique plus large, avec l’ambition annoncée d’étendre le mouvement dans les différentes communes de Dakar.
Reste désormais à savoir si cette dynamique débouchera effectivement sur une candidature de Doune Pathé Mbengue à la mairie de Dakar. Sur ce point, Elhadji Kassé se veut prudent : « Le dernier mot lui revient. »
Une chose est cependant clairement affichée par les organisateurs : faire du SARGAL un point de départ pour une mobilisation durable autour de l’action locale, de la jeunesse et du cadre de vie dans les communes de Dakar.
Par Mamadou Touré
Pouvoir d’achat, énergie, COSMOS et ASER : Thierno Alassane Sall interpelle le pouvoir
Le député Thierno Alassane Sall a livré, ce dimanche, une charge critique contre les autorités lors d’une conférence de presse consacrée à la situation économique et sociale du Sénégal. Coût de la vie, précarité des ménages, difficultés d’accès à l’électricité et gestion de plusieurs dossiers publics : le parlementaire a multiplié les interpellations, réclamant davantage de transparence de la part du gouvernement.
S’appuyant notamment sur une récente tournée dans la région de Diourbel, Thierno Alassane Sall dit avoir été directement confronté aux difficultés quotidiennes des populations, particulièrement dans les zones rurales. Il décrit des ménages confrontés à une dégradation de leurs conditions de vie et à une hausse du coût des produits essentiels.
« Les Sénégalais sont fatigués », a-t-il lancé, estimant que de nombreuses familles rencontrent désormais des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires. Pour le député non-inscrit, cette situation appelle des réponses concrètes et urgentes de la part des pouvoirs publics.
Dans son intervention, l'ancien ministre a également établi un lien entre les difficultés économiques et ce qu’il présente comme des blocages au sommet de l'État. Il a notamment évoqué les tensions politiques entre le président de la République et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, estimant que ces divergences auraient des répercussions sur le fonctionnement de plusieurs secteurs.
Le parlementaire s’est par ailleurs attaqué à l’utilisation du Palais de la République. Il reproche au chef de l’État d’y avoir, selon lui, installé le siège de son parti politique, « Kiiraye ». Thierno Alassane Sall considère cette situation comme inappropriée et appelle le président à consacrer davantage son action aux préoccupations des citoyens.
Le secteur énergétique a occupé une place importante dans la conférence de presse. Le député a dénoncé la persistance des coupures d’électricité et demandé aux autorités de fournir aux Sénégalais des explications précises sur la situation du secteur.
Thierno Alassane Sall a notamment rappelé qu’il affirme que le Sénégal exportait de l’électricité vers certains pays voisins, dont la Guinée et la Mauritanie, en 2023. Il soutient que la situation se serait depuis inversée, le Sénégal étant désormais amené, selon lui, à acheter de l’électricité à ses voisins.
Au-delà de cette question, il s’est inquiété de la situation des populations rurales encore privées d’accès à l’électricité. Il avance le chiffre de 40 % de Sénégalais vivant dans l’obscurité, une donnée qui mériterait, pour être établie, d’être confrontée aux statistiques officielles disponibles.
Le député annonce par ailleurs de nouvelles descentes sur le terrain. Son camp entend se rendre dans plusieurs villages afin de recueillir les doléances des populations et de porter leurs préoccupations dans le débat publique
Autre point soulevé lors de la rencontre avec la presse : le dossier COSMOS. Thierno Alassane Sall est revenu sur des déclarations faites par l’ancien ministre de l’Énergie lors de la Déclaration de politique générale, concernant la gestion de ce dossier.
Le parlementaire s’interroge notamment sur la réaction du président de la République au moment où ces questions avaient été soulevées. Il évoque un montant de 33 milliards de francs CFA et demande pourquoi, selon lui, l’Inspection générale d’État n’aurait pas été saisie plus tôt.
Sur ce dossier comme sur les autres affaires évoquées, le député réclame des éclaircissements et davantage de transparence dans la gestion des ressources publiques.
Thierno Alassane Sall a également abordé le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Il fait état d’un montant de 37 milliards de francs CFA et s’interroge, là encore, sur le calendrier d’éventuelles investigations de l’Inspection générale d’État.
Ces déclarations constituent des interpellations politiques du député et ne préjugent pas, à elles seules, de la réalité ou de la qualification juridique des faits évoqués. Les autorités concernées pourraient apporter leurs propres explications sur ces différents dossiers.
À travers cette conférence de presse, Thierno Alassane Sall entend placer les questions sociales, énergétiques et de gouvernance au centre du débat public. Le député assure vouloir poursuivre ses déplacements à travers le pays, notamment dans les zones rurales, afin de recueillir les préoccupations des populations.
Entre pouvoir d’achat, accès à l’électricité et demandes d’éclaircissements sur plusieurs dossiers publics, le parlementaire entend ainsi maintenir la pression sur le gouvernement et réclame une plus grande transparence dans la conduite des affaires de l’État.
Par Mamadou Touré
« Le numérique et l’intelligence artificielle pour repenser le tourisme » : et si le Sénégal saisissait enfin l’opportunité de réinventer sa destination ?
Le tourisme n’est plus simplement une affaire de paysages, d’hôtels, de plages et de monuments. Il est devenu une bataille mondiale de l’image, de l’innovation, de la donnée et de l’expérience.
À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, le thème consacré au numérique et à l’intelligence artificielle nous interpelle particulièrement. Il ne s’agit plus de savoir si le Sénégal doit prendre le virage technologique, mais de déterminer à quelle vitesse et avec quelle ambition il entend transformer son modèle touristique.
Car notre pays possède quelque chose que la technologie ne pourra jamais fabriquer : une identité.
La Teranga, notre patrimoine historique et culturel, nos paysages, nos traditions, notre gastronomie, nos villes historiques, nos îles, nos parcs naturels, notre littoral et surtout notre capacité légendaire à accueillir l’autre constituent des atouts considérables.
Mais dans un monde où le voyageur prépare désormais son séjour avec son téléphone, compare les destinations à partir des plateformes numériques, consulte les avis en ligne, utilise l’intelligence artificielle pour construire son itinéraire et recherche des expériences personnalisées, posséder une richesse touristique ne suffit plus.
Il faut savoir la raconter, la rendre visible, accessible et désirable.
Le Sénégal doit passer du tourisme traditionnel au tourisme intelligent
Le défi qui se présente à nous est immense : comment faire du numérique un véritable levier de compétitivité de la destination Sénégal ?
La réponse ne réside pas uniquement dans la création de sites Internet ou dans une présence plus active sur les réseaux sociaux.
Il faut aller beaucoup plus loin.
Il faut construire une véritable écosystème touristique numérique sénégalais, capable de connecter les hôtels, agences de voyages, guides, restaurateurs, transporteurs, artisans, sites culturels, collectivités territoriales et communautés locales.
Imagine-t-on une plateforme numérique nationale permettant à un visiteur, depuis n’importe quel endroit du monde, de découvrir une destination sénégalaise, réserver son hébergement, organiser ses déplacements, acheter une excursion, découvrir les spécialités culinaires locales, visiter virtuellement un site historique et bénéficier d’un accompagnement personnalisé par une intelligence artificielle maîtrisant les réalités du Sénégal ?
Ce n’est plus de la science-fiction.
C’est précisément vers ce type de destination intelligente que le tourisme mondial évolue. ONU Tourisme considère d’ailleurs la transformation numérique, l’innovation et l’investissement comme des leviers majeurs pour renforcer la compétitivité, la durabilité et l’inclusion du secteur.
L’intelligence artificielle : une menace ou une opportunité pour nos professionnels ?
La question mérite d’être posée sans détour.
L’intelligence artificielle ne doit pas être perçue comme une machine destinée à remplacer les femmes et les hommes qui font vivre le tourisme.
Au contraire, elle doit être utilisée pour augmenter leurs capacités.
Un hôtelier pourrait mieux anticiper les périodes de forte demande.
Une agence pourrait proposer automatiquement des circuits adaptés aux profils des visiteurs.
Un guide touristique pourrait disposer d'outils multilingues capables de faciliter les échanges avec les visiteurs.
Un artisan de Saint-Louis, de Thiès, de Ziguinchor ou de Tambacounda pourrait commercialiser ses produits auprès d’une clientèle internationale sans nécessairement disposer d’une importante infrastructure commerciale.
Une collectivité territoriale pourrait analyser les flux touristiques afin de mieux organiser ses infrastructures.
Et surtout, les pouvoirs publics pourraient disposer de données beaucoup plus précises pour comprendre qui vient au Sénégal, pourquoi, combien de temps, où il séjourne, ce qu’il consomme et pourquoi il revient ou ne revient pas.
La donnée doit donc devenir une véritable matière première de notre politique touristique.
Le véritable enjeu : vendre le Sénégal autrement
Le Sénégal ne manque pas de destinations.
Il manque parfois de visibilité, de structuration et de narration numérique autour de ses destinations.
Dakar ne doit pas être uniquement une porte d’entrée.
Saint-Louis ne doit pas être seulement une ville historique.
La Casamance ne doit pas être réduite à ses magnifiques paysages.
Le Sine-Saloum ne doit pas être présenté uniquement comme une destination balnéaire.
Le Sénégal oriental, le Sénégal des profondeurs, ses villages, son patrimoine immatériel, ses traditions, son artisanat et sa gastronomie doivent également entrer dans cette nouvelle cartographie touristique.
L’intelligence artificielle peut justement nous permettre de personnaliser cette offre et de faire découvrir au voyageur un Sénégal différent selon ses centres d’intérêt.
Le passionné d’histoire ne recevra pas le même parcours que l’amateur d’écotourisme.
Le gastronome ne vivra pas la même expérience que le passionné de culture.
Le voyageur à la recherche de spiritualité ne découvrira pas les mêmes itinéraires que celui qui souhaite pratiquer le surf, observer les oiseaux ou explorer notre patrimoine naturel.
Voilà le tourisme de demain : un tourisme personnalisé, connecté, intelligent et profondément humain.
Mais attention : la technologie ne doit jamais effacer notre âme
Il serait cependant dangereux de croire que l’intelligence artificielle constitue à elle seule la solution à tous nos problèmes.
Un algorithme peut recommander une destination.
Mais il ne peut pas remplacer la chaleur d’un accueil.
Il peut traduire une langue.
Mais il ne peut pas transmettre l’émotion d’une rencontre.
Il peut construire un itinéraire.
Mais il ne peut pas raconter avec la même profondeur l’histoire d’une famille, d’un village, d’un terroir ou d’une communauté.
La technologie doit servir la Teranga, et non la remplacer.
C’est probablement là que se trouve la grande opportunité du Sénégal : associer la puissance des outils numériques à ce que nous avons de plus précieux notre identité, notre culture et notre hospitalité.
Une nouvelle ambition pour la Destination Sénégal
Le Sénégal doit désormais réfléchir à un véritable « Sénégal touristique intelligent ».
Cela suppose d’investir dans les infrastructures numériques, mais également dans les compétences humaines.
Il faut former nos jeunes aux métiers du numérique appliqués au tourisme : data, marketing digital, création de contenus, intelligence artificielle, cybersécurité, réservation en ligne, gestion de la relation client et développement d’expériences touristiques immersives.
Il faut également accompagner les petites entreprises touristiques qui constituent l’essentiel du tissu économique du secteur afin qu’elles ne soient pas laissées à l'écart de cette transformation.
L’innovation ne doit pas être réservée aux grandes chaînes hôtelières.
Elle doit profiter au guide indépendant, à l’artisan, au restaurateur, au propriétaire de campement, au transporteur, à l’entrepreneur culturel et aux communautés locales.
C’est à cette condition que la transformation numérique deviendra réellement inclusive.
Du tourisme de masse au tourisme de valeur
Le Sénégal doit aussi profiter de cette révolution pour changer de paradigme.
Notre ambition ne devrait pas être uniquement de faire venir davantage de touristes.
Elle devrait être de faire venir les bons touristes, plus longtemps, dans davantage de territoires et avec une meilleure redistribution des retombées économiques.
L’objectif doit être de créer davantage de valeur par visiteur et de faire du tourisme un véritable instrument de développement territorial.
Le numérique peut contribuer à cette ambition en permettant de mieux répartir les flux, de promouvoir les destinations moins connues et de mettre en relation directe les visiteurs avec les acteurs locaux.
Ainsi, le tourisme pourrait devenir un formidable outil de décentralisation économique, en créant des emplois et des opportunités au-delà de Dakar.
Le Sénégal à la croisée des chemins
Les chiffres montrent que le Sénégal dispose déjà d’une base touristique et d’infrastructures de connexion importantes. En 2024, le trafic aérien enregistré dans le pays dépassait trois millions de passagers, même si les mouvements d’aéronefs et le trafic total avaient reculé par rapport à 2023.
Ces chiffres doivent nous pousser à réfléchir.
La question n’est plus seulement : combien de visiteurs arrivent au Sénégal ?
La vraie question est :
Que faisons-nous pour qu’ils découvrent davantage notre pays, consomment davantage nos produits locaux, restent plus longtemps, visitent davantage de régions et deviennent les ambassadeurs de notre destination une fois rentrés chez eux ?
C’est ici que le numérique et l’intelligence artificielle peuvent changer la donne.
Une révolution technologique, mais surtout une révolution culturelle
Repenser le tourisme sénégalais à l’ère de l’intelligence artificielle ne signifie pas abandonner ce que nous sommes.
Cela signifie au contraire utiliser les outils du futur pour mieux valoriser notre héritage.
Notre patrimoine ne doit pas rester enfermé dans des brochures.
Nos musées doivent être numérisés.
Nos sites historiques doivent être davantage accessibles virtuellement.
Nos territoires doivent être cartographiés intelligemment.
Nos artisans doivent pouvoir vendre au-delà de leur territoire.
Nos jeunes doivent devenir les créateurs des nouvelles expériences touristiques.
Et nos données doivent enfin être considérées comme un patrimoine stratégique permettant de prendre de meilleures décisions.
Le Sénégal dispose des talents, de la créativité et des ressources culturelles nécessaires.
Il lui faut désormais une vision, une coordination et une volonté politique suffisamment ambitieuse pour transformer ces potentialités en avantages compétitifs.
Ne pas subir le tourisme de demain, le construire
La Journée mondiale du tourisme ne devrait donc pas être uniquement une célébration.
Elle devrait être un moment de questionnement.
Dans un monde où l’intelligence artificielle redéfinit déjà la manière dont nous travaillons, consommons, voyageons et communiquons, le Sénégal a le choix : subir la transformation ou en devenir un acteur.
Nous devons choisir l’action.
Car le tourisme de demain ne sera pas uniquement celui qui possède les plus belles plages ou les plus beaux paysages.
Ce sera celui qui saura transformer son patrimoine en expérience, ses données en intelligence, son identité en marque et sa technologie en valeur humaine.
Le Sénégal a la Teranga.
Le Sénégal a l’histoire.
Le Sénégal a la culture.
Le Sénégal a les talents.
Il est maintenant temps de lui donner les outils technologiques pour raconter tout cela au monde.
Parce qu’au fond, repenser le tourisme avec le numérique et l’intelligence artificielle, ce n’est pas seulement moderniser notre façon de voyager.
C’est donner au Sénégal les moyens de mieux se raconter, de mieux se vendre et surtout de mieux valoriser ce qu’il possède déjà : une destination exceptionnelle.
Bonne Journée mondiale du tourisme à toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, contribuent à faire du Sénégal une destination de cœur, de culture, de découverte et de Teranga.
Dr Boubacar Fall
Psychosociologue
Analyste des Relations Onternationales et Geostrategique
Malaw d’Or 2026 : Pape Oumar Fall, le pari d’Afrique RH au service de l’emploi et du développement
Malaw d’Or 2026 : Pape Oumar Fall, le pari d’Afrique RH au service de l’emploi et du développement
Distingué lors de l’édition 2026 du Malaw d’Or, Pape Oumar Fall, Directeur général du cabinet Afrique RH, a accueilli cette reconnaissance comme une source de motivation supplémentaire. À travers cette distinction, le dirigeant entend poursuivre le développement d’une entreprise engagée dans le recrutement, la mise à disposition de personnel, la formation et le conseil en ressources humaines, avec une ambition clairement affichée à l’échelle africaine.
La cérémonie du Malaw d’Or 2026 a été l’occasion de mettre en lumière plusieurs acteurs qui contribuent, chacun dans son domaine, au dynamisme économique et professionnel du Sénégal. Parmi les distingués figure Pape Oumar Fall, Directeur général d’Afrique RH, cabinet spécialisé dans les ressources humaines.
Interrogé à l’issue de la cérémonie, le responsable n’a pas caché sa satisfaction. Pour lui, ce trophée représente avant tout un encouragement à redoubler d’efforts.
« Pour nous, c’est une motivation de plus. Ce trophée nous encourage à encore travailler, à faire beaucoup plus d’efforts », a déclaré Pape Oumar Fall.
Une passerelle entre le monde du travail et les entreprises
Afrique RH intervient dans plusieurs secteurs d’activité, notamment les mines, le BTP, le pétrole et le gaz. Le cabinet développe également des activités de recrutement, de mise à disposition de personnel intérimaire, de formation et de conseil en gestion des ressources humaines.
Pour Pape Oumar Fall, cette mission dépasse la simple prestation de services. Il s’agit de contribuer à rapprocher les compétences disponibles des besoins des entreprises.
Le DG d’Afrique RH présente ainsi son cabinet comme une passerelle entre le monde du travail et le monde professionnel, avec l’objectif d’accompagner à la fois les entreprises à la recherche de compétences et les travailleurs en quête d’opportunités.
Une ambition africaine
Afrique RH est également présent en Guinée, au Bénin et en Mauritanie. Cette implantation traduit la volonté du cabinet de poursuivre son expansion au-delà du Sénégal.
« Ça va nous pousser à poursuivre sur notre expansion au niveau africain », a souligné Pape Oumar Fall.
Renforcer la visibilité d’Afrique RH
Interrogé sur la nécessité de rendre davantage visible son entreprise auprès du public sénégalais, le dirigeant insiste sur une priorité : faire connaître les services et les capacités d’Afrique RH plutôt que de mettre sa personne en avant.
Pour Pape Oumar Fall, l’essentiel est que les populations et les entreprises sachent ce qu’Afrique RH peut faire pour elles.
Cette vision traduit une volonté de construire une identité institutionnelle forte et de positionner davantage le cabinet dans l’écosystème national et africain des ressources humaines.
Le Malaw d’Or, une reconnaissance mais surtout un nouveau départ
Pour Pape Oumar Fall, le trophée reçu lors du Malaw d’Or 2026 n’est donc pas une fin en soi. Il constitue plutôt un encouragement à poursuivre les efforts engagés.
Entre accompagnement des entreprises, développement des compétences, création de passerelles vers l’emploi et expansion sur le continent, Afrique RH entend consolider son rôle dans le développement des ressources humaines.
Une ambition que le DG résume par une volonté simple : faire davantage, accompagner davantage et poursuivre la marche vers l’excellence professionnelle.
Assane Diop, journaliste
Malaw d’Or 2026 : Serigne Ndiaye réagit à sa nomination et met en avant le travail collectif
Nominé pour l’édition 2026 du Malaw d’Or, le directeur général de PROMOVILLES, Serigne Ndiaye, accueille cette reconnaissance avec une attention particulière. À travers cette nomination, il met surtout en avant le travail accompli au service de la modernisation des villes et l’engagement des équipes qui l’accompagnent dans cette mission.
Une nomination qui suscite une réaction empreinte de reconnaissance
La nomination de Serigne Ndiaye, directeur général de PROMOVILLES, parmi les personnalités retenues pour le Malaw d’Or 2026, constitue un nouveau coup de projecteur sur son parcours et sur les missions conduites par le programme.
Réagissant à cette distinction, Serigne Ndiaye inscrit cette nomination dans une dynamique collective. Pour le directeur général de PROMOVILLES, cette reconnaissance ne saurait être dissociée du travail réalisé par les équipes, les partenaires et l’ensemble des acteurs engagés dans les projets de modernisation des villes.
Cette réaction traduit une volonté de replacer l’action collective au cœur de cette nomination, alors que PROMOVILLES intervient dans plusieurs territoires à travers des projets destinés à renforcer les infrastructures et à améliorer le cadre de vie.
« Une reconnaissance qui nous engage davantage »
Au-delà de la dimension honorifique du Malaw d’Or, cette nomination intervient dans un contexte où les attentes des populations en matière d’infrastructures, de mobilité, d’éclairage public et d’équipements de proximité demeurent importantes.
Pour Serigne Ndiaye, l’enjeu dépasse donc la reconnaissance individuelle. La distinction constitue également une occasion de mettre en lumière le travail quotidien des équipes de PROMOVILLES et leur contribution à la transformation des territoires.
À la tête du programme, le directeur général entend ainsi associer cette reconnaissance à une dynamique de responsabilité et de continuité dans l’action.
PROMOVILLES au cœur de la modernisation des villes
PROMOVILLES intervient notamment dans la réalisation et l’accompagnement de projets liés à la voirie, à l’éclairage public, aux équipements communautaires, sportifs et sociaux ainsi qu'à l'aménagement urbain.
Ces interventions visent à accompagner les collectivités territoriales et à apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.
La nomination de Serigne Ndiaye permet ainsi de braquer les projecteurs sur cette mission souvent technique, mais dont les résultats ont une incidence directe sur le quotidien des citoyens.
Serigne Ndiaye : une reconnaissance à partager
Dans sa réaction, le directeur général de PROMOVILLES met également en avant la dimension collective de cette reconnaissance. Derrière une nomination individuelle, ce sont en effet des équipes et des partenaires qui participent à la réalisation des projets sur le terrain.
Cette approche donne à sa présence au Malaw d’Or une portée particulière : celle d’un responsable public dont l’action est liée à la transformation concrète des espaces urbains et au développement des territoires.
La nomination de Serigne Ndiaye constitue ainsi un temps fort pour PROMOVILLES. Elle offre une visibilité supplémentaire aux enjeux d’aménagement urbain et au travail engagé pour accompagner la modernisation des villes sénégalaises.
Assane Diop, journaliste
SAINT-LOUIS : 50 jeunes de l’APR formés aux nouveaux outils de l’action politique
À l’initiative de M. Mansour Faye, 50 jeunes de l’APR à Saint-Louis ont participé à une formation axée sur les nouveaux outils de l’action politique.
? Au programme : communication stratégique, intelligence artificielle et communication numérique.
Une formation qui met l’accent sur l’adaptation aux nouvelles réalités de la communication politique à l’ère du numérique.
Environnement : Le Ministre en plein dans dans les préparatifs des JOJ
Le ministre de l'Environnement et de la Transition, le Dr Aliou Gori Diouf est sur le terrain pour jouer sa partition en perspectives des Jeux Olympiques de la Jeunesse
(JOJ Dakar 2026). Suivant les instructions du Président de la République, il vient d'activer les directions et autres agences émanant de son département pour vêtir la capitala sénégalaise de ses plus beaux atours. Ce dimanche, il a initié une grande opération de nettotage "Natal Sunu Gokh", au rond-point de l'Unité 26 des Parcelles Assainies de Dakar. L'on a pu remarquer une forte mobilisation des jeunes.
Ce qui en dit long sur leur adhésion à cette cause.
"Cette journée à l'initiative du Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique entre dans le cadre du concept "Dundal JOJ". L'Afrique accueille, Dakar célébre. Alors, nous devons donner une bonne image de notre capitale. Ce qui pousse à mener des activités qui consistent à désensabler, nettoyer et déssafficher. Le choix de ce site n'est pas gratuit. Il présente souvent un visage insalubre et, cela contraste avec notre Térenga chantée en Afrique et à travers le monde. Nous invitons tous les Dakarois et, notamment, les jeunes à faire de ce combat contre la saleté, l'insalubrité le leur comme l'a si bien postulé, du reste, le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye", a laissé entendre Mame Fatou Ngom, chargée de mission à la Présidence de la République et, non moins, responsable de Kiiraay dans la Commune de Yoff.
Le ministre de l'Environnement et de la Transition Écologique,le Dr Aliou Gori Diouf, préssent à cette journée d'investissement, a invité les jeunes à s'approprier davantage de leur cadre de vie:"Nous nous félicitons de la forte mobilisation des services attachés à notre département comme les eaux et forêts, la SONAGED, la Direction du Cadre de Vie,etc. Cet engouement de la jeunesse montre leur entière adhésion à la tenue de ces JOJ dont notre cher pays aura l'insigne honneur d'abriter en octobre prochain. Nous sommes sur le terrain de l'action suivant les instructions de son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il nous demande de travailler de concert pour présenter une bonne image de notre capitale Dakar", a dit le Dr Diouf qui revient sur le choix des sites:"La VDN, le parking du stade Léopold Sédar Senghor sont des axes qui représentent un visage souvent hideux, insalubre. Ce qui explique ce ciblage. Il ya d'autres endroits dans Dakar aussi. Nous attelons à les aménager, leur redonner vie. Mais, on ne doit pas simplement nettoyer, reverdir, embellir un jour et partir. Nous devons veiler à la perrennité de nos actions. Sur ce, nous invtons les populations et, notamment, les jeunes et les riverains à s'approprier davantage de ce qui a été fait ici. Nous allons accueillir des milliers d'hôtes et il impératif qu'ils repartent avec une image belle et accueillante de notre cher pays".
Au cours de cette opération ,les partisans de la mouvance présidentielle des Communes des Parcelles Assainies de Dakar et de Yoff ont sonné la mobilisation derrière leurs leaders comme Fatou Kiné Diakhaté dite Fifi, Directrice de Cabinet Adjointe du Président de la République Bassirou Diomaye Faye et Mame Fatou Ngom, chargée de mission à la Présidence de la République, par ailleurs, responsable de Kiiraay/ les Patriotes Républicains à Yoff.
FESSEDA : l’esport sénégalais renforce sa gouvernance et lance sa première Coupe du Sénégal
La Fédération Sénégalaise des Sports Électroniques et Disciplines Associées (FESSEDA) a tenu, hier samedi à Dakar, son Assemblée générale ordinaire, une rencontre consacrée notamment au bilan de ses activités, à la situation financière de la Fédération et au renforcement de son cadre réglementaire. Cette journée fédérale s’est poursuivie avec les phases finales de la première Coupe du Sénégal Esports, organisées dans la soirée sur l’esplanade de la 2STV.
Réunis au stade Léopold Sédar Senghor, les membres affiliés de la FESSEDA, notamment les représentants des ligues régionales, ont participé aux travaux de l’Assemblée générale ordinaire. La rencontre s’est déroulée sous la supervision de la Direction des activités physiques et sportives (DAPS), représentant le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Au cours de cette Assemblée générale, plusieurs documents ont été soumis à l’examen et à l’approbation des membres. Il s’agit notamment du rapport d’activité, du rapport financier, des règlements des tournois, de la charte d’engagement et de responsabilité dans le secteur de l’esport ainsi que du manuel des procédures administratives et financières.
Selon le président de la FESSEDA, El Hadji Mansour Jacques Sagna, dit Aladji Mall, l’approbation de ces différents textes constitue une étape importante dans la structuration de la Fédération.
« Tous nos textes ont été approuvés à l’unanimité, sans aucune réserve par l’Assemblée générale », a déclaré le président de la FESSEDA.
Pour le dirigeant, cette approbation traduit l’implication des membres affiliés et permet de renforcer les mécanismes de gouvernance de la Fédération, aussi bien au niveau national que dans sa représentation sur le plan continental.
Il a également salué le travail effectué en amont par le secrétaire général, , ainsi que par l’ensemble des membres du Comité directeur pour préparer cette Assemblée générale.
La participation des représentants des différentes régions a constitué l’un des points mis en avant par la Fédération. Pour El Hadji Mansour Jacques Sagna, cette mobilisation témoigne de l’importance d'une représentation territoriale dans le développement et l'organisation de l’esport sénégalais.
« Quand on travaille à cette échelle au niveau national, avec une représentation nationale, nous avons l’obligation d’être au contact de nos membres, de partager les informations et de prendre les approbations nécessaires pour une bonne gouvernance », a-t-il expliqué.
La FESSEDA entend ainsi poursuivre la structuration de ses activités à travers un cadre réglementaire destiné à accompagner le développement des compétitions et l’encadrement des acteurs de l’esport.
Après les travaux de l’Assemblée générale, l’attention s’est tournée vers la compétition avec les phases finales de la Coupe du Sénégal Esports 2026.
Pour cette première édition officielle, la Fédération annonce la participation de plus de 2 500 joueurs, engagés dans les différentes étapes de qualification organisées au cours des deux dernières semaines.
Au total, plus de 1 700 compétitions auraient été disputées lors de cette phase qualificative, avant les demi-finales et la finale organisées ce samedi à partir de 18 heures sur l’esplanade de la 2STV.
Cette finale constitue également une opération de visibilité pour la discipline. La diffusion et l’accueil du public sur un site associé à un média audiovisuel offrent à la Fédération une occasion de présenter davantage l’esport au grand public et de mettre en lumière les jeunes qui évoluent dans cette discipline.
Pour la FESSEDA, cette journée illustre également l’intérêt croissant de la jeunesse sénégalaise pour les sports électroniques.
Au-delà de l’aspect compétitif, la Fédération souhaite inscrire l’esport dans un processus de structuration durable, avec des règles, des procédures administratives et financières ainsi qu’un encadrement des compétitions.
La tenue de l’Assemblée générale et l’organisation de cette première Coupe du Sénégal Esports constituent ainsi deux rendez-vous complémentaires : le premier consacré à la gouvernance et à la structuration fédérale, le second à la compétition et à la visibilité de l’esport auprès du public.
Avec la participation des ligues régionales et l’engagement de milliers de joueurs dans la Coupe du Sénégal, la FESSEDA entend poursuivre son travail de développement d’un secteur qui occupe désormais une place croissante dans l’écosystème sportif et numérique sénégalais.
Par Mamadou Touré
