La rédaction
FADP : entre satisfaction et vigilance, les acteurs des médias saluent la transparence tout en appelant à des réformes profondes
Dans un paysage médiatique sénégalais en pleine mutation, la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) suscite un intérêt renouvelé. Cette fois, ce n’est ni la polémique ni la contestation qui dominent le débat, mais un ton plus nuancé : celui d’acteurs du secteur qui saluent des avancées notables en matière de transparence, tout en plaidant pour un approfondissement du dialogue et des réformes structurelles.
Une transparence saluée, mais scrutée
Ces dernières semaines, plusieurs professionnels reconnus du secteur médiatique — directeurs de publication, journalistes, responsables d’organes audiovisuels — ont publiquement exprimé leur satisfaction quant aux efforts de transparence dans la gestion du FADP.
Publication des critères d’éligibilité, clarification des procédures d’attribution, communication plus ouverte : autant d’éléments qui, selon eux, traduisent une volonté de rupture avec certaines pratiques opaques du passé. Pour beaucoup, cette évolution marque un tournant important dans la gouvernance du fonds.
Mais cette reconnaissance n’est pas un blanc-seing. « La transparence ne doit pas être un événement, mais une culture et il faut que tous les acteurs s'y mettent », confiait un jour le directeur de la Communication Habibou Dia, lors d'une rencontre avec les acteurs. Une phrase qui résume bien l’état d’esprit général : encourager les avancées, sans renoncer à l’exigence.
Les “vrais acteurs” montent au créneau
Au-delà des déclarations institutionnelles, ce sont surtout les acteurs de terrain — souvent discrets mais influents — qui structurent aujourd’hui le débat. Rédactions indépendantes, patrons de presse, jeunes médias numériques : tous revendiquent leur place dans la redéfinition du secteur.
Leur message est clair : la gestion du FADP doit continuer à évoluer pour refléter la diversité et la réalité du paysage médiatique sénégalais. Ils insistent notamment sur : une meilleure prise en compte des médias émergents, un équilibre entre presse traditionnelle et plateformes digitales, une répartition plus équitable des ressources, etc.
Pour ces acteurs, la transparence est une base, mais pas une finalité, et le dialogue vu comme une exigence, plus qu’une option.
Si les avancées sont reconnues, une demande revient avec insistance : celle d’un dialogue permanent entre autorités et professionnels des médias. Le Ministre de la Communication, pourtant ouvert dans ce sens, en a reçu, malgré, des coups.
Beaucoup estiment que les réformes ne peuvent être efficaces sans une concertation élargie et inclusive. « Il ne suffit pas d’informer, il faut co-construire. C'est ce que nous voulons», souligne un responsable de rédaction.
Dans ce sens, certains proposent la mise en place de cadres formels de discussion, comme il en a eu lors des assises de la presse et les rencontres récurrentes sur initiative du Ministère de la Communication et des associations de presse. Ces conclaves réunissaient les autorités de tutelle, les organisations professionnelles, les représentants des médias publics et privés.
L’objectif de manière générale, c'est d'instaurer une gouvernance participative du secteur.
Vers des réformes structurelles attendues
Au-delà du FADP, c’est toute l’architecture du secteur médiatique qui est questionnée. Les appels à réforme portent sur plusieurs axes :
1. Modernisation du cadre légal
Adapter les textes aux réalités du numérique et aux nouveaux modèles économiques.
2.Professionnalisation du secteur
Renforcer la formation des journalistes et lutter contre la précarité dans les rédactions. Dans ce cadre, le directeur du Cesti a fortement salué, hier, dans une émission diffusée sur la télévision nationale, l'augmentation de l'enveloppe dédiée à son institution.
3. Une régulation équitable avec
garantie des règles du jeu justes pour tous les acteurs, sans favoritisme ni exclusion.
4. Indépendance économique des médias par une réduction évolutive de la dépendance aux financements publics en encourageant des modèles économiques durables.
Un moment charnière pour la presse sénégalaise
Le débat autour du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) dépasse désormais la simple question de la distribution des ressources. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir du journalisme au Sénégal.
Entre satisfaction prudente et vigilance assumée, les acteurs des médias semblent envoyer un message équilibré : reconnaître les progrès, mais refuser toute complaisance.
Dans un contexte où l’information joue un rôle crucial dans la vitalité démocratique, cette posture pourrait bien être le signe d’une maturité nouvelle du secteur. En attendant l'évolution des réformes pour un secteur assaini et une viabilité économique des médias.
Youssouf Ndiongue
Énergies renouvelables : l’ANER accrédite les fournisseurs et installateurs d’équipements solaires
Dakar,15 avril 2026– L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) a organisé ce mercredi 15 avril 2026 à Dakar la cérémonie officielle de remise des accréditations aux fournisseurs et installateurs d’équipements solaires.
L’objectif principal : professionnaliser la filière solaire, garantir la qualité des installations et renforcer la confiance des ménages, entreprises et collectivités dans les technologies photovoltaïques.
L’accréditation est délivrée après examen des dossiers techniques, des compétences du personnel, des références chantier et de la conformité aux normes sénégalaises et internationales. Elle devient un prérequis pour accéder aux marchés publics, aux projets d’électrification rurale et aux programmes d’appui financés par l’État et ses partenaires.
Selon le professeur Diouma Kobor, Directeur général de l’ANER, « Le marché du solaire connaît une croissance rapide. Il fallait un filtre qualité pour écarter les équipements contrefaits et les installations dangereuses », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture lors de cette cérémonie de remise. Avec la baisse des coûts du solaire, les offres se multiplient. L’accréditation permet aux clients d’identifier les opérateurs fiables. Elle engage les entreprises accréditées à respecter un cahier des charges : garantie des équipements, service après-vente, formation du personnel, respect des normes de sécurité.
Des contrôles qualité seront menés sur le terrain pour maintenir le niveau d’exigence à
expliqué le représentant du ministre de l'énergie, du Pétrole et des énergies renouvelables Dr El hadji ndiaye par ailleurs Directeur de énergies renouvelables.
Cette régulation s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement des énergies renouvelables. Le Sénégal vise 30% d’énergies renouvelables dans le mix électrique et l’accès universel à l’électricité. Le solaire individuel et les mini-réseaux sont des axes majeurs pour atteindre les zones non connectées au réseau Senelec.
Alioune Ndiaye
Préserver l’esprit de la République : un impératif pour les députés et les citoyens
Dans toute démocratie, l’Assemblée nationale constitue le cœur battant de la représentation populaire. Elle est le lieu où s’exprime la volonté du peuple, où se construisent les lois et où se garantit l’équilibre des institutions.
À ce titre, elle ne peut ni être affaiblie ni être perçue comme instrumentalisée.
Aujourd’hui, dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes, il est essentiel de rappeler que la légitimité des députés repose sur leur capacité à agir dans l’intérêt général. La loi ne saurait être conçue pour répondre à des situations particulières ou à des intérêts spécifiques. Elle doit incarner l’équité, la justice et l’égalité entre tous les Sénégalais.
Le Sénégal s’est toujours distingué par sa tradition de dialogue politique et de concertation inclusive. Les grandes questions nationales, notamment électorales, ont historiquement été traitées en associant l’ensemble des acteurs : partis politiques, société civile, autorités religieuses et coutumières. C’est cette culture du consensus qui a permis de préserver la stabilité du pays et de renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés.
Face aux enjeux actuels, il appartient aux députés de se hisser à la hauteur de leur mission. Ils doivent être les garants de la crédibilité institutionnelle et les défenseurs vigilants des principes démocratiques. Chaque décision prise au sein de l’hémicycle engage non seulement le présent, mais aussi l’avenir de la Nation.
Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les élus. Le peuple sénégalais, conscient et attaché à ses acquis démocratiques, doit également jouer son rôle. Une citoyenneté active, informée et engagée constitue le meilleur rempart contre toute dérive. Il ne s’agit pas de confrontation, mais de vigilance républicaine, dans le respect des institutions.
Préserver la démocratie, c’est préserver notre avenir commun. Cela exige rigueur, responsabilité et engagement de tous.
L’Assemblée nationale
doit rester un symbole de rupture positive, de transparence et de service exclusif au peuple sénégalais.
Mamadou Ndiaye
Conseiller départemental de Bambey
Coordonnateur de l’Alliance pour l’Émergence du Baol
Résilience climatique au Sénégal : un programme national met en lumière le rôle stratégique des femmes et des mobilités humaines
Un atelier national de restitution consacré aux vulnérabilités climatiques et aux dynamiques de mobilité s’est tenu ce mardi dans la capitale sénégalaise, marquant une étape clé dans la mise en œuvre du projet EMBRACE. Cette initiative vise à renforcer la résilience des communautés, en particulier celle des femmes, face aux effets croissants du changement climatique.
Organisée avec la participation de représentants des institutions publiques, des collectivités territoriales, de la société civile et des communautés locales, la rencontre a permis de partager les résultats d’une étude participative menée dans plusieurs régions du pays, notamment Kolda, Kédougou, Matam, Tambacounda et Thiès.
Les travaux présentés mettent en évidence une intensification des phénomènes climatiques extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations et la variabilité des précipitations. Ces aléas affectent directement des secteurs essentiels à l’économie locale, notamment l’agriculture pluviale, l’élevage et la pêche artisanale.
Dans ces zones, déjà marquées par des fragilités socio-économiques structurelles, ces perturbations contribuent à accentuer la précarité des ménages, tout en exerçant une pression accrue sur les ressources naturelles.
L’étude souligne également le caractère différencié des impacts du changement climatique selon le genre. Les femmes, fortement impliquées dans la gestion des ressources naturelles et les activités de subsistance, demeurent confrontées à des contraintes importantes, notamment un accès limité aux ressources productives, aux services financiers et aux mécanismes de prise de décision.
Dans ce contexte, le projet EMBRACE propose de renforcer les capacités d’adaptation des femmes, en valorisant leur rôle dans les stratégies de résilience communautaire et en soutenant leurs initiatives locales.
Les dynamiques de mobilité constituent un autre axe central de l’analyse. Selon les conclusions de l’étude, la migration apparaît, pour de nombreux ménages, comme une réponse aux contraintes environnementales et économiques.
Toutefois, comme l’a indiqué le coordonnateur du programme, Lawali Abdoulaye Hassan, « l’enjeu est de transformer la mobilité en une stratégie d’adaptation planifiée, plutôt qu’en une réponse contrainte aux effets du changement climatique ».
Parallèlement, certaines populations restent confrontées à des situations d’immobilité forcée, liées à l’insuffisance de ressources, ce qui limite leurs capacités d’adaptation.
L’atelier a permis de valider les principales conclusions de l’étude et de recueillir les contributions des différentes parties prenantes. Les échanges ont notamment porté sur l’intégration des dimensions de genre et de mobilité dans les politiques publiques d’adaptation climatique.
Le projet EMBRACE, lancé en 2025 pour une durée de trois ans, s’inscrit dans une logique de recherche-action. À ce titre, ses interventions seront progressivement ajustées en fonction des besoins exprimés par les communautés bénéficiaires.
À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités locales, l’appui aux initiatives économiques sensibles au climat et la promotion de cadres de concertation inclusifs.
Les participants ont également insisté sur la ضرورة de consolider les partenariats entre acteurs publics, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers, afin de garantir une mise en œuvre efficace et durable des actions envisagées.
La tenue de cet atelier marque ainsi le lancement officiel du projet au niveau national et ouvre la voie à une meilleure prise en compte des interactions entre changement climatique, genre et mobilité dans les politiques de développement au Sénégal.
M. Touré
Suivi des ODD genre : le Sénégal renforce son dispositif statistique avec l’appui d’ONU Femmes.
Mesurer pour agir. C’est l’objectif de l’atelier organisé ce mardi 14 avril à Dakar par le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à travers la Direction nationale de l’équité et de l’égalité de genre (DNEEG). La rencontre portait sur le partage de la note méthodologique du deuxième rapport ODD genre et la validation du troisième bulletin statistiques genre du Sénégal.
Présidé par M. Youssouf Djité, Directeur de cabinet du ministre, l’atelier s’est tenu en partenariat avec ONU Femmes, principal appui technique et financier du processus.
Le deuxième rapport ODD genre doit évaluer l’état de mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable au Sénégal sous le prisme de l’égalité femmes-hommes. La note méthodologique partagée ce mardi fixe le cadre, les indicateurs et les sources qui guideront sa rédaction.
Le troisième bulletin statistiques genre, lui, actualise les données désagrégées par sexe dans les secteurs clés : éducation, santé, emploi, participation politique, violences basées sur le genre, accès à la terre et au financement. Sa validation ce mardi ouvre la voie à sa diffusion auprès des décideurs et partenaires.
« Sans données fiables, les inégalités restent invisibles et les politiques publiques ratent leurs cibles », rappelle un expert présent à l’atelier. Le Sénégal s’est doté depuis 2015 d’une Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (SNEEG). Mais son pilotage bute encore sur l’insuffisance de données régulières et désagrégées.
Ces outils répondent aussi aux engagements du Sénégal. Au niveau international, le pays doit rendre compte de l’ODD 5 et des cibles genre des autres ODD lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies. Au niveau national, la Loi d’orientation sociale et le Plan Sénégal Émergent (PSE) intègrent l’égalité de genre comme axe transversal.
Après validation, le troisième bulletin statistiques genre sera publié et disséminé. La note méthodologique permettra de lancer la collecte pour le deuxième rapport ODD genre, attendu d’ici fin 2026. La DNEEG et ONU Femmes prévoient des sessions de renforcement de capacités pour les points focaux genre des ministères sectoriels.
Le projet s’inscrit dans le programme d’appui d’ONU Femmes au Sénégal pour la production et l’utilisation des statistiques de genre, afin d’orienter les budgets et programmes vers la réduction effective des inégalités.
Alioune Ndiaye
Commande publique en Afrique : CERCP et ARCOP en colloque à Dakar.
Un colloque international sur la commande publique se tient à Dakar, co-organisé par le Centre d’études et de recherche en commande publique (CERCP) et l’Agence de Régulation de la commande publique (ARCOP).
La rencontre porte sur le thème : _« La commande publique en Afrique : enjeux et perspectives »_.
L’objectif affiché est de faire le point sur les défis du secteur : transparence des marchés, accès des PME à la commande publique, digitalisation des procédures et lutte contre la corruption. La commande publique représente une part importante des budgets nationaux et constitue un levier clé pour le développement.
Des experts, régulateurs, universitaires et praticiens de plusieurs pays africains participent aux échanges. Les travaux doivent permettre de partager les bonnes pratiques et de formuler des recommandations pour moderniser la gestion des marchés publics sur le continent.
Alioune Ndiaye
La Fondation Nationale Sénégal Solidaire : Un Projet d'Utilité Publique au Service du Sénégal
La Fondation Nationale Sénégal Solidaire, récemment créée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est au cœur d'un débat intense au sein de la classe politique. Des figures comme la députée Maïmouna Bousso, le député Guy Marius Sagna, ainsi que certains militants du parti Pastef, s'opposent à cette initiative, remettant en question sa légitimité et son efficacité. Pourtant, il est fondamental de rappeler que cette fondation est régie par un cadre juridique solide, établi par la loi n° 95-11 du 07 avril 1995 et son décret d’application n° 95-415 du 15 mai 1995, qui assurent son bon fonctionnement en tant qu'entité d'utilité publique au Sénégal.
Créée il y a environ sept mois, la fondation a été instituée directement par le Président, et non par les premières dames, comme certains le soutiennent. Le décret n° 2025 16-22, signé le 10 octobre 2025, officialise la création de cette fondation, qui a pour mission de développer des projets à impact social et de mobiliser des fonds pour financer ces initiatives.
La fondation se concentre sur trois axes prioritaires : l’éducation, la santé et l’autonomisation des femmes. Dans le domaine de l'éducation, elle travaille sur un projet intitulé Case de l'hygiène, visant à sensibiliser les jeunes sur l'importance de l'hygiène. En matière de santé, la fondation s'engage à établir des centres de dialyse, à construire des hôpitaux pour enfants, et à fournir du matériel hospitalier aux établissements de santé, afin d'améliorer la prise en charge des patients. Pour l'autonomisation des femmes, le projet Maison de la Femme Rurale vise à créer des espaces d'apprentissage et d'autonomisation à travers tout le pays.
Le financement de la fondation repose sur deux leviers principaux. D'une part, le Président de la République, par ses prérogatives, sera la première source de financement, utilisant des fonds spéciaux pour soutenir la fondation. D'autre part, la fondation cherchera à établir des partenariats avec des donateurs et des organisations de bonne volonté pour lever des fonds supplémentaires.
En ce qui concerne la gestion de la fondation, plusieurs instruments seront mis en place conformément à la loi. Un Conseil de Fondation agira comme Conseil d'administration, une cellule de contrôle interne veillera à la transparence, des commissaires aux comptes vérifieront les finances, et un manuel de procédures définira les opérations de la fondation.
Les premières dames joueront un rôle crucial au sein de la fondation, notamment en portant des plaidoyers et en matérialisant les projets. Leur engagement est essentiel pour le succès de cette initiative, qui vise à résoudre des problèmes sociaux et économiques pressants, notamment en matière d'éducation, de santé et d'autonomisation des femmes.
En conclusion, la Fondation Nationale Sénégal Solidaire représente une avancée significative pour le Sénégal. Elle offre des solutions concrètes aux défis sociétaux et mérite d'être soutenue. Les critiques émises à son encontre semblent ignorer l'importance des ONG et des fondations dans le développement du pays. Bravo au Président et aux premières dames pour cette initiative prometteuse.
Cordialement,
Pape Berenger Ngom
Président des Hôteliers du Sénégal
Membre du Conseil National du Tourisme
Membre des Leaders de la Coalition Diomaye Président
RÉFORMES ÉLECTORALES ENVISAGÉESPAR « PASTEF/LESPATRIOTES, L'Apr s'oppose à toute révision unilatérale et exige un dialogue préalable
Enréponse à la réforme des articles L29 et L.30 du Code électoral initiée par le groupe parlementaire «Pastet/Les Patriotes », L'Aliance pour la République (Apr) exige «le rejet catégorigue ainsi que le retrait immédiat et sans conditions de toute initiative unilatérale visant la modification du Code électoral et la tenue de concertations inclusives en amont»,
L'Alliance pour la République (Apr) s'oppose à toute réforme unilatérale des dispositions constitutionnelles et législatives envisagées par la majorité, notamment de la loi électorale. Dans une motion de rejet lue en marge de l'assemblée générale de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) qui s'est tenue, samedi dernier, le secrétaire national chargé de la jeunesse de l'Apr, Moussa Sow, à la réforme des articles L.29 et L.30 du Code électoral envisagée par le groupe parlementaire majoritaire «Pastef/Les Patriotes». Considérant que la loi électorale est «le socle fondamental de la démocratie garantissant la sincérité, la transparence et la crédibilité des élections », l'Apr rappelle que «toute modification des règles électorales doit impérativement obéir aux principes de concertations, d'inclusivité et de consensus conformément aux traditions et engagements internationaux du Sénégal en matière de gouvernance démocratique».
En outre, «toute réforme électorale opportuniste imposée de façon unilatérale et motivée par des intérêts partisans constitue une menace directe à la souveraineté populaire et une atteinte grave à l'équilibre institutionnel, à la confiance entre les acteurs politiques et la sincérité du scrutin».
Moussa Sow a aussi dénoncé,«avec la plus grande fermeté, toute tentative de révision unilatérale et toute mnanceuvre visant à instrumentaliser la loi électoraleà des fins politiques ainsi que toute volonté de fausser les règles du jeu démocratique et toute atteinte à la transparence et à la sincérité du processus électoral ». Par conséquent, il a exigé «le rejet catégorique, le retrait immédiat et sans conditions de toute modification unilatérale du Code électoral et la tenue de concertations inclusives en amont et l'ouverture sans délai d'un cadre de concertation sur les réformes électorales avec toutes les parties prenantes au processus électoral ».
A sa suite, le député Abdou Mbow, au nom du parti, a vigoureusement condamné «les dérives observées dans la conduite des affaires publiques, marquées par une confiscation des libertés démocratiques et de mise sous pression des Institutions ».
Incendie de Rebeuss:Le Fond de Solidarité Nationale au chevet des sinistrés.
Dakar,13 avril 2026–Le Directeur général du Fonds de Solidarité Nationale (FSN), Baïdy Niang, a effectué ce lundi 13 avril 2026 une mission d’assistance aux sinistrés de l’incendie survenu dans le quartier de Rebeuss, à Dakar.
L’incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026. Après une première visite de constat ayant permis d’évaluer l’ampleur des dégâts, le FSN a annoncé une intervention directe pour apporter un appui aux populations impactées.
Cette mission, conduite sous la tutelle du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, vise à témoigner la solidarité de l’État du Sénégal envers les victimes. « Cette intervention s’inscrit dans la mission du FSN de soutenir les populations vulnérables, en apportant une réponse rapide, appropriée et efficace face aux situations de crise », a déclaré M. Baïdy Niang, Directeur général du FSN.
*Alioune Ndiaye*
Gouvernance sécuritaire : l’UE et Coginta forment 30 sous-préfets des régions frontalières.
*Dakar, 13 avril 2026* – Trente sous-préfets des régions de Kédougou, Kolda et Tambacounda ont démarré ce dimanche une formation de quatre jours à l’École nationale d’administration (ENA) de Dakar, sur la gouvernance sécuritaire dans les zones frontalières.
Organisée par l’ONG Coginta, la Direction générale de l’Administration territoriale (DGAT) et l’ENA, en partenariat avec la Commission nationale de gestion des frontières (CNGF), la session se tient du 13 au 16 avril 2026. Elle vise à renforcer les capacités des autorités administratives face aux menaces croissantes dans les zones frontalières du Sénégal.
Extrémisme violent, trafics illicites, conflits communautaires, tensions autour des ressources naturelles, migrations irrégulières et impacts du changement climatique fragilisent les régions frontalières. Pour y répondre, le Sénégal a mis en place une Politique nationale de gestion des frontières (PNGF-SN) pilotée par la CNGF.
La formation s’inscrit dans le Projet « Résilience et Stabilité des Régions Frontalières », RéZo – Stabilité et Cohésion, financé par l’Union européenne de décembre 2024 à février 2028. Le projet couvre le Sénégal, le Mali et la Guinée, avec pour objectif de promouvoir la sécurité, la stabilité, la cohésion sociale et la confiance entre populations et autorités.
Au programme : gouvernance territoriale de la sécurité, gestion de crise, prévention de l’extrémisme violent, lutte contre la criminalité transnationale organisée, enjeux climatiques et gestion des ressources naturelles. Il s’agit de la première étape d’une série de formations destinées aux autorités frontalières.
Mis en œuvre par Coginta au Sénégal et en Guinée, le projet RéZo associe plusieurs ministères : Administration du Territoire, Sécurité publique, Mines, ainsi que le Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale.
Alioune Ndiaye
