Dakar a récemment été le théâtre d’un événement d’une rare intensité politique et symbolique : une grande cérémonie de soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Portée par une dynamique citoyenne ambitieuse, cette rencontre a marqué un tournant dans l’engagement de la société civile sénégalaise et africaine sur la scène internationale.
Au cœur de cette mobilisation, un nom s’impose désormais comme une figure montante : Antigone Diop. Initiatrice et cheville ouvrière de ce vaste mouvement, elle a su fédérer autour d’une même table des acteurs aux sensibilités diverses responsables politiques, leaders d’opinion, organisations citoyennes et forces vives de la nation. Une convergence rare, à la hauteur des enjeux.
Dans une partie la candidature de Macky Sall ne fait pas l’unanimité. Elle suscite débats, critiques et parfois vives oppositions au sein même de la société civile. Mais loin de se laisser freiner par ces divergences, Antigone Diop a choisi la riposte par le dialogue et la mobilisation. À travers le lancement du comité citoyen sénégalais et africain, elle a posé les bases d’un plaidoyer structuré : « La société civile sénégalaise et africaine soutient la candidature de Macky Sall au sommet de la diplomatie internationale ».
Pour celle que certains surnomment déjà « la relève de la société civile », l’enjeu dépasse les clivages nationaux. « Soutenir cette candidature, c’est l’expression d’un engagement conscient, d’un devoir patriotique, mais aussi d’une responsabilité continentale », affirme-t-elle avec conviction. Une vision qui inscrit cette initiative dans une perspective résolument panafricaine.
Cette dimension continentale a d’ailleurs été largement mise en avant lors des échanges. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix dans les grandes instances internationales. Pour Zanouba Ali Mohammed Bachar, les divisions internes du continent constituent un frein majeur à son influence globale. Elle dit à ces termes « Le rejet de la candidature de Macky Sall par certains de nos propres pairs illustre une blessure profonde. Pourquoi portons-nous la haine et la vengeance sur la scène internationale ? Comme nous l’enseignait Nelson Mandela : « Nos différences doivent être une source de force, et non de division. » Nous avons cet héritage de sagesse qui nous dicte »
Dans le même esprit, Hamidou Hann a insisté sur les atouts diplomatiques de Macky Sall, évoquant notamment son expérience internationale et sa gestion de crises complexes, dont celle liée au conflit en Ukraine. Selon ses soutiens, son profil présente un avantage géopolitique indéniable : celui d’un dirigeant issu d’un pays perçu comme relativement neutre, capable d’incarner un rôle d’équilibre dans un monde traversé par de profondes tensions.
Mais au-delà des arguments politiques, c’est aussi un message fort adressé à la société civile elle-même qui a marqué les esprits. Dans une intervention remarquée, Antigone Diop n’a pas hésité à interpeller son mentor, Seydi Gassama, appelant à une posture exemplaire : « Vous êtes notre mentor. Nous, qui sommes cette relève, avons besoin d’une image qui nous élève. Nous avons un devoir : dépasser les clivages, privilégier l’unité et porter des causes qui nous dépassent. »
Elle a poursuivi en réaffirmant le rôle fondamental de la société civile dans les dynamiques contemporaines : « Elle est la conscience vivante de nos nations. Elle alerte, elle propose, elle mobilise. Elle relie les aspirations des peuples aux grandes orientations du monde. »
Par son ampleur, la diversité des acteurs réunis et la portée de ses ambitions, cette cérémonie dépasse le simple cadre d’un soutien politique. Elle s’impose comme un moment fondateur, révélateur d’une société civile africaine en pleine mutation, prête à peser davantage dans les grandes décisions globales.
À travers cette initiative, Antigone Diop ne s’est pas seulement affirmée comme une organisatrice hors pair. Elle a donné un visage à une nouvelle génération engagée, déterminée à inscrire l’Afrique au cœur des équilibres internationaux. Une voix qui, désormais, compte.
