Les enjeux de la protection sociale au Sénégal seront au cœur d’une table ronde prévue le 30 avril 2026 au Centre des Ressources de la Société Civile à Dakar.
Organisée par LEGS-Africa en partenariat avec la Plateforme des Acteurs Non Étatiques et le Bureau d’Évaluation des Politiques et Programmes Publics (CIPP), cette rencontre vise à ouvrir un espace de dialogue inclusif entre institutions publiques et organisations de la société civile.
Inscrite dans la perspective de la vision Sénégal 2050, l’initiative bénéficie également du soutien de Diisoo Dialogue. Elle entend réunir experts, décideurs et représentants de la société civile pour évaluer les politiques actuelles de protection sociale et proposer des pistes de réforme adaptées aux réalités économiques et sociales du pays.
Pour Elimane Kane, Directeur exécutif de LEGS-Africa, cette table ronde est une étape nécessaire pour bâtir un système de protection sociale plus cohérent et plus inclusif.« Il est temps de passer d’une logique d’actions éparses à une politique publique intégrée, portée par tous les acteurs et centrée sur les besoins réels des populations», souligne-t-il.
Même son de cloche du côté de Amadou Kanouté secrétaire exécutif de CICODEV Afrique, qui insiste sur l’urgence de renforcer l’équité dans l’accès aux dispositifs sociaux.«La protection sociale ne doit pas être un privilège mais un droit. Cette concertation doit permettre de formuler des recommandations concrètes pour que personne ne soit laissé en marge», affirme-t-il.
Accès aux filets sociaux, couverture santé, dispositifs de solidarité ou encore mécanismes de financement : plusieurs questions structurelles seront au menu des discussions. L’objectif affiché est de contribuer à une politique sociale plus équitable, plus durable et mieux coordonnée.
Cette table ronde s’annonce comme un moment clé de concertation dans un contexte où la consolidation des systèmes de protection sociale demeure une priorité nationale pour réduire les inégalités et renforcer la résilience des populations les plus vulnérables.
Alioune Ndiaye
