La rédaction
Tambacounda bascule : la vague Diomaye emporte tout sur son passage, c’est une déferlante politique
À Tambacounda, la coalition Diomaye Président ne progresse plus… elle s’impose. Ce mardi à Dakar, Dr Aminata Touré a enregistré une nouvelle victoire stratégique avec le ralliement massif de responsables territoriaux du département de Goudiry.
Six maires tombent dans l’escarcelle de la Coalition: Bala, Komoti, Sinthiou Bocar, Boutouko Fara, Koulor, Niani Toucouleur.
À cela s’ajoute une série de responsables locaux qui actent, sans ambiguïté, leur choix : celui de la vision portée par le Président Bassirou Diomaye Faye.
Ce n’est plus un simple mouvement. C’est un basculement. Dans une région clé comme Tambacounda, longtemps considérée comme difficile et enclavée, la majorité présidentielle prend désormais le contrôle du terrain, des relais et du quotidien des populations.
Le message est clair : la dynamique est irréversible. Pendant que certains s’agitent, Diomaye Président construit, fédère et gagne.
Et ce n’est qu’un début.
Sénégal : la première cotation du FCTC Croissance Agricole, un pas décisif vers la souveraineté alimentaire
Le Sénégal franchit une étape majeure dans le financement de son agriculture avec la première cotation du Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) « Croissance Agricole » à la BRVM. Cette opération innovante, portée par la Banque Agricole du Sénégal en partenariat avec plusieurs acteurs financiers, a permis de mobiliser 80 milliards de francs CFA au profit du secteur agricole.
Présidant la cérémonie, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a salué une avancée « stratégique et innovante » tout en rappelant l’ampleur des défis à relever.
« Lever 80 milliards de francs CFA est une très bonne chose, mais cela reste modeste face aux besoins réels du secteur agricole, estimés à près de 3 000 milliards de francs CFA pour atteindre une véritable souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré.
Le FCTC « Croissance Agricole » repose sur un mécanisme de titrisation des créances agricoles, permettant de mobiliser l’épargne du marché financier pour financer l’économie réelle. Structurée en plusieurs tranches, cette opération constitue une première dans le secteur agricole sénégalais.
Pour le ministre, cette initiative illustre une nouvelle dynamique : « C’est exactement le type d’innovation dont l’Afrique a besoin pour financer durablement son agriculture. »
Il a particulièrement félicité la direction de la Banque Agricole ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur rôle dans la structuration de cette levée de fonds.
Malgré cette avancée, les besoins restent considérables. Le ministre a rappelé que le Sénégal doit produire plus d’un million de tonnes de riz et environ 450 000 tonnes de maïs pour atteindre l’autosuffisance.
Les investissements nécessaires concernent également :
l’aménagement de milliers d’hectares agricoles,
le développement de l’irrigation,
la transformation des produits,
et le renforcement des capacités de stockage.
À titre d’exemple, les infrastructures de stockage nécessiteraient à elles seules entre 25 et 30 milliards de francs CFA pour réduire significativement les pertes post-récolte.
Profitant de cette tribune, le ministre a lancé un appel au secteur privé sénégalais afin de recourir davantage au marché financier régional.
« La Bourse régionale est une opportunité encore sous-exploitée. Les entreprises sénégalaises doivent s’y engager davantage pour mobiliser des ressources durables et assurer leur croissance », a-t-il insisté.
Il a également souligné l’importance de renforcer la souveraineté financière du continent à travers des initiatives portées par des acteurs africains.
Le ministre a mis en avant les progrès récents du Sénégal dans plusieurs filières agricoles, notamment la production d’oignons, de pommes de terre, d’arachide et de bananes. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de passer à une nouvelle étape, axée sur la transformation industrielle et la création de valeur.
Il a également rappelé le rôle central des femmes et des jeunes dans le développement agricole, appelant à une meilleure inclusion dans les politiques publiques et les dispositifs de financement.
Au-delà de l’aspect financier, cette première cotation symbolise une ambition plus large : celle d’un Sénégal capable de financer lui-même son développement agricole.
« Cette cloche de la BRVM ne marque pas seulement une opération financière. Elle porte la voix des agriculteurs, des éleveurs et de tous ceux qui travaillent la terre », a conclu le ministre.
Avec cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté d’inscrire l’agriculture au cœur de sa stratégie de transformation économique et de souveraineté nationale.
Mamadou Touré
DÉCLARATION POLITIQUE*
La Coordination Départementale de la coalition Diomay Président, réunie en Assemblée Générale Départementale le 25 avril à l’hôtel Aldjana de Kaolack, a procédé à la désignation de ses responsables communaux.
*À cet effet, Monsieur Diatta Ndao a été élu Coordinateur communal de la coalition Diomay Président dans la commune de Thiomby*.
Cette nomination consacre son engagement, sa loyauté ainsi que son dévouement constant au service des idéaux de la coalition.
La Coordination Départementale lui adresse ses vives félicitations et lui souhaite plein succès dans l’accomplissement de sa mission au service des populations et du rayonnement de la coalition.
Fait à Kaolack
Le 25 avril
FIPA 2026 à Dakar : le numérique au service de la souveraineté économique africaine
La capitale sénégalaise accueille la 7ᵉ édition de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA), un rendez-vous économique et culturel majeur qui met en lumière le potentiel productif du continent. Placée sous le thème « Le numérique au service du développement durable : opportunités et défis pour l’Afrique », la cérémonie d’ouverture s’est tenue au Monument de la Renaissance Africaine, en présence d’autorités administratives, d’acteurs économiques et de délégations venues de plus de 35 pays.
Représentant le ministre Dr Serigne Diop Guèye, le Secrétaire général Seydina Ndiaye a procédé à l’ouverture officielle de la foire. Dans son allocution, il a souligné que le numérique constitue désormais un levier incontournable pour transformer les économies africaines.
« Le numérique doit être envisagé non comme une mode, mais comme un outil stratégique capable de moderniser nos secteurs productifs, de renforcer notre souveraineté et d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.
Il a notamment insisté sur les opportunités qu’offre la transformation digitale dans l’agriculture, le commerce intra-africain, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que la promotion des produits locaux à travers le e-commerce. Toutefois, il a alerté sur les défis persistants, notamment la fracture numérique, le déficit de compétences, les enjeux de cybersécurité et l’impact environnemental des technologies.
Prenant la parole, la présidente de la plateforme Bay Sa Warr, Fatou Dramé dite Fabira, a rappelé la vocation panafricaine de la FIPA. Elle a présenté la foire comme un espace de valorisation des richesses du continent et de promotion des initiatives entrepreneuriales africaines.
« La FIPA est une plateforme d’espérance, un lieu de rencontre et de valorisation de nos savoir-faire, portée par une ambition claire : renforcer la souveraineté économique de l’Afrique », a-t-elle affirmé.
Elle a également salué l’engagement des partenaires techniques et financiers ainsi que la mobilisation des exposants venus des quatre coins du continent.
représentant le maire de Ouakam, a mis en exergue les enjeux liés à l’appropriation du numérique par les populations, en particulier les jeunes.
Elle a plaidé pour une généralisation de l’alphabétisation numérique, tout en appelant à une vigilance accrue face aux dérives liées aux réseaux sociaux. Elle a également insisté sur la nécessité de produire des contenus numériques africains et d’adapter les technologies, notamment l’intelligence artificielle, aux réalités locales.
Représentant l’administration du Monument de la Renaissance Africaine, Latsouck Faye a souligné que la FIPA dépasse le cadre d’une simple foire commerciale.
Selon lui, l’événement constitue un véritable acte d’engagement pour l’intégration africaine, favorisant la création de valeur locale, la promotion du consommer africain et le développement de partenariats durables.
Durant plusieurs jours, la FIPA 2026 offrira un cadre d’échanges entre producteurs, investisseurs, innovateurs et consommateurs. L’événement ambitionne de stimuler les partenariats, de faciliter l’accès aux marchés et de renforcer les réseaux économiques panafricains.
À travers cette 7ᵉ édition, la FIPA confirme son rôle de catalyseur du développement économique africain. En plaçant le numérique au cœur des débats, elle ouvre la voie à une transformation structurelle des économies du continent.
Une dynamique qui, selon les organisateurs et les autorités présentes, pourrait permettre à l’Afrique de s’imposer comme un acteur majeur d’un développement durable, inclusif et souverain.
Moussa Diba
Diamniadio vers une départementalisation : une réforme stratégique au cœur de l’Acte 4 de la décentralisation
Face à une urbanisation accélérée et à des défis socio-économiques croissants, l’érection de Diamniadio en département s’impose comme une option stratégique pour renforcer la gouvernance territoriale et accompagner le développement de cette zone clé du Sénégal.
Dans un contexte de réforme profonde de la décentralisation, à travers l’Acte 4, le Sénégal ambitionne de faire des collectivités territoriales de véritables moteurs du développement économique local. Cette dynamique intervient alors que la région de Dakar concentre une forte pression démographique, avec plus du quart de la population nationale sur une portion réduite du territoire.
C’est dans ce cadre que l’arrondissement de Diamniadio, créé par le décret n°2021-687 du 28 mai 2021, suscite une attention particulière. Regroupant les communes de Diamniadio, Yenne et Sébikhotane, cette zone en pleine expansion fait face à des défis majeurs liés à la santé, à l’éducation, à l’environnement, à la jeunesse et à l’aménagement du territoire.
Aujourd’hui rattaché au département de Rufisque, Diamniadio présente des spécificités économiques et territoriales qui plaident en faveur d’une autonomie administrative. Entre la zone des Niayes propice au maraîchage, l’ouverture maritime favorable à la pêche et au tourisme, ainsi que la présence d’activités industrielles, le territoire dispose d’un potentiel important nécessitant une gestion de proximité.
La départementalisation permettrait ainsi de renforcer la gouvernance locale à travers la mise en place d’un conseil départemental doté de compétences élargies, notamment en matière d’éducation, d’environnement et de planification territoriale.
Avec une superficie d’environ 83 km², l’arrondissement de Diamniadio connaît une croissance démographique soutenue. Le projet de ville nouvelle prévoit une population de près de 350 000 habitants à l’horizon 2030-2040, avec des projections pouvant atteindre jusqu’à 500 000 habitants d’ici 2050.
Dans ce contexte, une réorganisation administrative apparaît indispensable pour anticiper les besoins en infrastructures, en services publics et en sécurité, tout en soutenant les activités économiques locales telles que le commerce, la pêche et l’agriculture.
Pensé comme une alternative à la saturation de Dakar, le pôle urbain de Diamniadio devait incarner un modèle de développement moderne. Toutefois, des difficultés liées à une gouvernance centralisée et à une faible implication des collectivités territoriales freinent encore son plein essor.
L’érection en département offrirait un cadre institutionnel plus adapté, avec une autorité administrative de proximité, capable de mieux coordonner les politiques publiques et de répondre aux enjeux fonciers et sociaux.
Diamniadio bénéficie déjà de plusieurs atouts : une histoire administrative commune entre ses collectivités, une intercommunalité en construction et la présence de services étatiques structurants, notamment dans les domaines fiscal, sécuritaire, sanitaire et éducatif.
Ces éléments constituent un socle solide pour envisager sa transformation en département.
Au-delà de l’aspect institutionnel, la départementalisation de Diamniadio répond à une demande croissante des populations pour une administration plus proche, plus efficace et plus adaptée à leurs réalités.
Elle apparaît ainsi comme une réforme structurante, capable d’améliorer le cadre de vie des habitants tout en accompagnant durablement le développement de cette zone stratégique pour l’avenir du Sénégal.
Adama Mohamed MBAYE
Commissaire aux Enquêtes Économiques, Premier Adjoint au Maire de la Commune de Diamniadio
Président Seydina Alioune Fall reconduit à la tête des livreurs “Tiak Tiak” lors d’une assemblée générale stratégique
l’Association nationale des livreurs “Tiak Tiak” du Sénégal a tenu, ce 3 mai 2026, une assemblée générale très attendue, marquée par la réélection de son président, Monsieur Seydina Alioune Fall. Organisée dans une ambiance conviviale en bord de mer, cette rencontre a rassemblé des membres engagés autour d’enjeux majeurs pour l’avenir du secteur.
Après une absence d’assemblée générale depuis 2023, cette rencontre revêtait une importance particulière pour l’organisation. Créée en 2014, l’association comptait initialement plus de 200 membres. Aujourd’hui, elle s’est recentrée autour d’un noyau de livreurs actifs et engagés, déterminés à structurer leur activité.
La journée a débuté par une lecture du Coran, suivie d’un match de gala symbolique opposant les membres mariés aux célibataires, remporté par les premiers sur le score de 6 buts à 2.
À l’issue des travaux, le bureau sortant a été reconduit dans son intégralité. Seydina Alioune Fall reste ainsi président, aux côtés du secrétaire général Ibrahima Badji et du trésorier Ahmad Sylla. Plusieurs responsables de commissions et coordinateurs territoriaux complètent l’organigramme.
Cette reconduction témoigne de la confiance renouvelée des membres envers une équipe qui dirige l’association depuis sa création.
Transparence financière et structuration du secteur car selon Ibrahima Badji, secrétaire général, cette assemblée a permis de faire un bilan financier détaillé, notamment face aux interrogations de certains contributeurs non membres.
« Il était important de montrer clairement où vont les cotisations et de renforcer la transparence dans notre gestion », a-t-il déclaré.
L’association entend également poursuivre ses efforts pour structurer un secteur en pleine expansion, en mettant l’accent sur :
la régularisation administrative des livreurs (permis, assurance, carte grise),
la formation en sécurité routière,
l’amélioration de la relation client.
Des avancées concrètes pour les livreurs
Parmi les réalisations mises en avant :
une campagne d’immatriculation gratuite menée avec le ministère des Transports,
des partenariats avec des compagnies d’assurance pour des tarifs préférentiels,
un accompagnement social avec une aide financière aux membres victimes d’accidents.
L’association revendique également une forte action sociale, avec plusieurs centaines de milliers de francs CFA mobilisés pour soutenir les livreurs en difficulté.
Parmi les projets phares figure un programme immobilier destiné aux livreurs, avec des terrains accessibles à paiement échelonné dans la zone de Toubab Dialaw, en partenariat avec des structures comme Dem Dikk et le Crédit Mutuel.
En parallèle, des discussions sont en cours avec des partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, pour financer des programmes de formation et de professionnalisation.
L’association ambitionne également la création d’une plateforme nationale dédiée aux livreurs sénégalais, afin de mieux structurer le secteur face à la concurrence des plateformes étrangères.
Des échanges sont déjà engagés avec le groupe La Poste dans le cadre du projet JotNasi.
En conclusion, les responsables ont lancé un appel aux livreurs non encore affiliés à rejoindre l’association :
« L’avenir du secteur passe par l’unité et la structuration. Il est essentiel que chaque livreur soit identifié et intégré dans une base nationale », a insisté Ibrahima Badji.
Avec pour slogan « Sama casque, sama sécurité », l’association entend poursuivre son combat pour une profession mieux organisée, plus sécurisée et reconnue par les autorités.
Mamadou Touré
LUTTE CONTRE LES ARNAQUES : QNET Dénonce les Allégations de Faux Emplois, de Kidnapping et de Trafic d'Êtres Humains à Mbour, Niacourab et Tivaouane Peulh au Sénégal
QNET, une entreprise internationale de bien-être et de mode de vie, est consciente de la publication par jallale.net, qui a catalogué plusieurs opérations policières à Mbour, Niacourab et Tivaouane Peulh ayant entraîné l'arrestation de nombreux individus pour des infractions liées à des cas allégués de kidnapping, de trafic d'êtres humains et de fraude à l'emploi, qui ont été à tort attribués à QNET. L'entreprise se dissocie des présumés auteurs de ces crimes.
QNET a, à plusieurs reprises, répondu rapidement à des nouvelles d'arrestations similaires et a clarifié que certains individus se servent délibérément du nom de l'entreprise pour tromper des personnes innocentes.
Réaffirmant l'engagement de QNET à fournir des informations précises sur ces événements, Biram Fall, Vice-Président de QNET pour l'Afrique subsaharienne, a déclaré : « Nous continuerons à fournir des informations authentiques sur notre entreprise au public afin de l'aider à comprendre comment les fraudeurs abusent du nom de l'entreprise et comment les éviter. Personne ne devrait tomber dans le piège de ces individus malveillants qui abusent du nom et des produits de QNET. QNET n'offre pas d'emplois à l'étranger ni de visas en échange d'argent. L'entreprise ne contraint pas les gens à rejoindre son activité par le kidnapping ou le trafic.”
Selon M. Fall, le moyen le plus simple d'identifier ces escrocs est lorsqu'ils commencent à faire de fausses promesses d'emploi, de visas ou d'investissements et demandent aux victimes de voyager vers d'autres pays pour ces fausses opportunités, parfois en utilisant le nom de QNET.
Il a averti : « Nous prenons des mesures strictes, y compris des sanctions disciplinaires et des actions légales, contre tout distributeur indépendant qui viole notre code d'éthique. Nous sommes pleinement engagés à protéger notre image et à éviter toute association avec des activités illégales. »
Récemment, QNET a organisé un webinaire médiatique réunissant environ 35 journalistes expérimentés de diverses organisations médiatiques au Sénégal afin d'approfondir leur compréhension des efforts de l'entreprise pour lutter contre la désinformation et l'utilisation abusive de son nom et de ses produits.
À travers l'Afrique subsaharienne, QNET intensifie ses campagnes de sensibilisation grâce à son initiative « QNET Against Scams », diffusée à la télévision, à la radio, sur les médias en ligne, les réseaux sociaux et les panneaux d'affichage, ainsi que dans les médias imprimés.
L'entreprise renforce également sa collaboration avec les institutions de sécurité et travaille à répliquer son partenariat exemplaire avec le Bureau de la Criminalité Économique et Organisée (EOCO) du Ghana dans d'autres régions de l'Afrique de l'Ouest pour lutter efficacement contre ces pratiques frauduleuses.
Le public est conseillé de vérifier toute opportunité prétendant être liée à QNET en contactant directement l'entreprise via son service de conformité sur WhatsApp au +233 2566 30005 ou par email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
DENDÈYE – « L’actuel maire a échoué » : Cheikh Mbaye Guèye lance « Suxali Tundu Dendèye» et annonce sa candidature
L’ambiance rique d’être électrique ces jours prochains à Dendèye. Face à une assemblée de jeunes et de notaires locaux, Cheikh Mbaye Guèye, fils de la commune, a officialisé le lancement de son mouvement politique : «Suxali Tundu Dendèye » . L’homme, qui se présente comme un acteur de terrain, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’équipe municipale sortante. « Un seul centre de santé pour toute une commune, c’est humiliant »Dès les premières minutes de son intervention, Cheikh Mbaye Guèye a dressé un tableau sans concession de la situation locale. « C’est inimaginable qu’une commune de cette envergure ne dispose que d’un centre de santé », a-t-il martelé, dénonçant une carence qu’il qualifie d’« humiliante ». Le secteur de l’éducation n’a pas été épargné : « On s’étonne de ce manque de salles de classes qui saute aux yeux », a-t-il ajouté, en rappelant son expérience personnelle : « J’ai construit plus de 100 salles de classes à travers le pays. »Pour lui, l’absence de recettes fiscales locales aggrave encore la paralysie de la commune. « Comment développer Dendèye sans exploiter correctement les niches de fonds ? », s’est-il interrogé, avant de porter l’estocade : « L’actuel maire a échoué sur toute la ligne. »Cheikh Mbaye Guèye a tenu à préciser que son mouvement, Suxali Tundu Dendèye, « n’appartient à aucune structure politique ». Une façon de se démarger des appareils traditionnels tout en laissant une porte ouverte : « Cette structure n’écarte aucune alliance stratégique pour le bien des populations de la commune Dendèye-Gouygui. »L’homme se veut pragmatique, affirmant être « différent des politiciens classiques qui ont l’art de faire dans la démagogie ».Malgré son ambition affichée de briguer les suffrages lors des prochaines municipales, Cheikh Mbaye Guèye a surpris son auditoire en ajoutant une clause d’humilité : « Je suis prêt à faire le nécessaire pour développer cette commune qui m’est très chère. Mais si jamais je rencontre un meilleur candidat pour cette commune, je n’hésiterai pas à me ranger derrière lui. »Reste à savoir si cette déclaration d’intention et cette critique acerbe de la gestion sortante suffira à convaincre les électeurs de Dendèye. Affaire à suivre …
Sénégal : La société civile mobilisée pour le troisième rapport sur les ODD attendu à New York en 2026
À quelques années de l’échéance de 2030, le Sénégal s’apprête à présenter en juillet 2026 à New York son troisième rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable. En amont, le CONGAD et plusieurs partenaires ont organisé des ateliers régionaux pour renforcer la contribution de la société civile à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, autour de questions majeures comme le capital humain, l’accès aux services sociaux et l’inclusion des groupes vulnérables.
Le Sénégal se prépare à présenter en juillet 2026 à New York son troisième rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable (ODD), dans le cadre du Forum politique de haut niveau. Ce rapport, qui s’inscrit dans la continuité de ceux de 2018 et 2022, marque une étape importante à cinq ans de l’échéance de 2030.
Pour alimenter ce rapport, la société civile s’organise. Le CONGAD, à travers son groupe de travail sur les ODD, a tenu des ateliers régionaux en partenariat avec plusieurs organisations dont Brooke, Plan International, Sightsavers, la DGPPE et Forus, autour de la contribution des acteurs non étatiques à l’Agenda 2030.
Lors de ces échanges, Ibrahima Yade, président du conseil d’administration du CONGAD, explique : « On s'est retrouvé ici entre organisations de la société civile mais aussi des administrations publiques, des institutions publiques pour faire une revue de l'état de mise en œuvre des objectifs de développement durable. C'est en fait pour une contribution à l'élaboration du rapport national volontaire que le Sénégal se prépare à soumettre aux Nations Unies, donc pour des échanges élargis avec d'autres pays».
Sur le terrain sectoriel, Paul Emmanuel Diédhiou, responsable du développement des projets à Brooke Afrique de l’Ouest, met en avant la question de l’accès à l’eau pour le bétail et souligne une forme d’invisibilisation : « Ils vont chercher l’eau, mais une fois au foyer, ils sont les derniers à en bénéficier. »
Du côté des politiques publiques, Souleymane Sow rappelle que l’agenda national de transformation adossé à l’Agenda 2050 est aligné avec les ODD, notamment à travers un pilier central sur le capital humain (éducation, santé et protection sociale), visant aussi les groupes vulnérables.
Enfin, Aïssatou Lô, conseillère technique en éducation à Plan International Sénégal, insiste sur l’engagement de son organisation et rappelle : « Plan International met en œuvre son nouveau plan stratégique 2026-2030, qui vise à toucher 4 millions d’enfants et de jeunes, avec un accent particulier sur les filles pour aider à atteindre leur autonomisation »
Lamine Gaye
Lamine Gaye
Sénégal : vers la création de BTS pour structurer les métiers du sport.
Le Sénégal s’engage dans la professionnalisation de son secteur sportif avec la création prochaine de Brevets de Technicien Supérieur (BTS) en management et marketing du sport. Depuis deux semaines, des acteurs du domaine travaillent à l’élaboration de ces programmes, avec notamment la tenue de deux ateliers au Stade Léopold Sédar Senghor. Ce projet est porté par un partenariat entre le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, l’Institut de Formation aux Métiers des Sports et le 3FPT.
L’objectif est de combler un manque important : bien que les métiers du sport soient déjà pratiqués, ils restent peu structurés et rarement encadrés par des formations diplômantes. Les nouveaux BTS, conçus selon l’Approche par les compétences, visent ainsi à professionnaliser le secteur, améliorer l’employabilité des jeunes et offrir une reconnaissance officielle à ces métiers.
Pour les experts du domaine, cette initiative répond à une réalité mondiale : le sport est devenu une véritable industrie économique. Toutefois, en Afrique, son potentiel reste encore sous-exploité en raison du manque de formation spécialisée.
« Il n’est pas rare, aujourd’hui encore, de voir des responsables de clubs ou d’organisations sportives exercer sans formation spécifique. Cette situation souligne l’urgence de structurer et de formaliser les métiers du sport à travers des diplômes reconnus.Des diplômes pour structurer le secteur», avance
Philippe Seck,Inspecteur de spécialité de la formation professionnelle, technique, méthologue en approche par les compétences en service à l'académie de Dakar.
Avec ce projet, les autorités et leurs partenaires entendent franchir une étape décisive vers la structuration et la valorisation des métiers du sport au Sénégal.
Lamine Gaye
