La rédaction
Sénégal 2050: La société civile et l’État ouvrent le dialogue sur la protection sociale à Dakar.
Les enjeux de la protection sociale au Sénégal seront au cœur d’une table ronde prévue le 30 avril 2026 au Centre des Ressources de la Société Civile à Dakar.
Organisée par LEGS-Africa en partenariat avec la Plateforme des Acteurs Non Étatiques et le Bureau d’Évaluation des Politiques et Programmes Publics (CIPP), cette rencontre vise à ouvrir un espace de dialogue inclusif entre institutions publiques et organisations de la société civile.
Inscrite dans la perspective de la vision Sénégal 2050, l’initiative bénéficie également du soutien de Diisoo Dialogue. Elle entend réunir experts, décideurs et représentants de la société civile pour évaluer les politiques actuelles de protection sociale et proposer des pistes de réforme adaptées aux réalités économiques et sociales du pays.
Pour Elimane Kane, Directeur exécutif de LEGS-Africa, cette table ronde est une étape nécessaire pour bâtir un système de protection sociale plus cohérent et plus inclusif.« Il est temps de passer d’une logique d’actions éparses à une politique publique intégrée, portée par tous les acteurs et centrée sur les besoins réels des populations», souligne-t-il.
Même son de cloche du côté de Amadou Kanouté secrétaire exécutif de CICODEV Afrique, qui insiste sur l’urgence de renforcer l’équité dans l’accès aux dispositifs sociaux.«La protection sociale ne doit pas être un privilège mais un droit. Cette concertation doit permettre de formuler des recommandations concrètes pour que personne ne soit laissé en marge», affirme-t-il.
Accès aux filets sociaux, couverture santé, dispositifs de solidarité ou encore mécanismes de financement : plusieurs questions structurelles seront au menu des discussions. L’objectif affiché est de contribuer à une politique sociale plus équitable, plus durable et mieux coordonnée.
Cette table ronde s’annonce comme un moment clé de concertation dans un contexte où la consolidation des systèmes de protection sociale demeure une priorité nationale pour réduire les inégalités et renforcer la résilience des populations les plus vulnérables.
Alioune Ndiaye
Kalinka et le MIR Sénégal : une alliance culturelle en construction
Le Centre Culturel Russe Kalinka, en collaboration avec le Mouvement International des Russophiles (MIR) , section Sénégal, informe l’opinion publique de la tenue d’une rencontre conviviale et dynamique réunissant membres et sympathisants autour de la culture russe.
Organisée à la Galerie Véma, à l’embarcadère de Gorée à Dakar, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par le secrétariat international du MIR, visant à renforcer les actions de promotion de la culture russe à travers le monde.
Au cours de cette matinée d’échanges, les participants ont dressé un bilan des activités récentes, notamment la célébration de la Journée de la Cosmonautique du 12 avril, marquée par l’intérêt des passionnés pour l’histoire scientifique et spatiale russe. Les discussions ont également porté sur les prochaines échéances majeures, parmi lesquelles la Fête du Travail du 1er mai, symbole de solidarité, ainsi que les commémorations de la Victoire des 8 et 9 mai, rendant hommage au rôle déterminant du peuple soviétique durant la Seconde Guerre mondiale.
Les membres ont également réfléchi aux perspectives de développement d’activités culturelles, incluant la promotion de la langue russe, de la gastronomie, de la musique et de la littérature, ainsi que le renforcement des liens entre les russophiles au Sénégal.
Le MIR Sénégal rappelle que le mouvement rassemble, sans distinction de nationalité, toute personne attachée à la Russie, à son histoire, à sa culture et à ses traditions. Au Sénégal, il regroupe un large éventail de profils : journalistes, enseignants, anciens étudiants des universités russes, collaborateurs d’entreprises russes et passionnés de culture slave.
La rencontre a permis d’accueillir de nouveaux sympathisants et de réaffirmer la volonté commune de promouvoir un dialogue interculturel sincère et respectueux. Malgré des contraintes logistiques et financières assumées localement, les membres ont exprimé leur détermination à poursuivre leurs activités grâce à l’engagement bénévole.
Dans cette dynamique, un rapprochement entre le Centre Culturel Russe Kalinka et le MIR Sénégal est envisagé, les objectifs des deux entités étant jugés complémentaires et convergents.
Le Centre Culturel Russe Kalinka et le MIR Sénégal remercient chaleureusement l’ensemble des participants et se tiennent disponibles pour toute initiative de coopération culturelle, universitaire ou médiatique.
Par ailleurs, le MIR annonce l’élection du Sénégalais Dr Souleymane Anta Ndiaye à la présidence du mouvement, lors d’un congrès extraordinaire tenu à Moscou en avril 2026. Ancien diplomate, écrivain et docteur en pédagogie diplômé de l’Institut Pouchkine, il occupait précédemment les fonctions de secrétaire général-adjoint et de représentant du mouvement pour l’Afrique. Il succède au président fondateur, le Bulgare Nikolay Malinov.
Cette nomination marque un tournant stratégique pour le MIR, illustrant l’importance croissante du continent africain dans la vision de l’organisation. Plusieurs autres personnalités continuent d’occuper des fonctions clés, notamment Mikis Philaniotis (Chypre), secrétaire général, Waldemar Herdt (Allemagne), membre de la direction exécutive, et Didier Vialla, président de la Fédération francophone du MIR.
Le Centre Culturel Russe Kalinka rappelle qu’il est une association à but non lucratif de droit sénégalais, apolitique et ouverte à toutes les nationalités. Sa mission est de promouvoir les échanges culturels entre les peuples russe et sénégalais à travers des activités artistiques, éducatives et sociales.
Le Centre Culturel Russe Kalinka
Cheikh Faye, bientôt ex CRJ ,un opportuniste politique à démasqer dans le département de fatick
Depuis quelques semaines, le nommé Cheikh day Faye ,un jeune de Niakhar atteint par la limite d'âge pour sa propre succession au poste de CCJ et CRJ se cherche maintenant dans la politique pour trouver une opportunité afin de trouver un point de chute pour toujours perpétuer ses œuvres malsaines et égocentriques aux antipodes de l'éthique et de nos valeurs cardinales.
Fort de constater que ce jeune ne cesse de s'acharner sur notre coordination départementale dirigée par M. Djidiack Faye, membre de la conférence des leaders de Diomaye Président mais aussi sur d'honnêtes citoyens et personnalités du SINE dont leur seul tort selon eux, est le soutien manifesté à notre président Bassirou Diakhar FAYE à travers la coalition Diomaye Président .
En ce sens il nous traite de recyclé politique.
Votre refrain?.
« Recyclage politique».Un mot creux, lancé par des gens qui n’ont pour seule boussole que leur appétit de poste et leurs intérêts personnels comme vous.
Le recyclage, c’est celui qui change de camp à chaque marée pour obtenir une signature. C’est celui qui disparaît quand il faut mouiller la chemise et qui réapparaît quand il faut réclamer un strapontin.Ce n’est pas le cas de M. Djidiack Faye.
C'est bien Toi cheikh FAYE
Djidiack FAYE était là dès le premier jour,
IL est encore là en 2026, et il sera là demain sans tambour ni trompette, juste avec le terrain comme témoin.
Notre coordinateur Djidjack Faye a la légitimité politique et historique pour coordonner le département de fatick pour avoir été membre fondateur de la coalition passant de Lacoste à coalition Diomaye Président, directeur de campagne de la coalition Diomaye Président aux élections présidentielles de 2024 et facilitateur de la dite coalition à Fatick.
Il est membre de la conférence des leaders et du comité exécutif national de la coalition Diomaye Président.
Il est sur le terrain et il a fait adhérer plusieurs maires du département
Et vous, Cheikh, où étiez-vous quand la coalition se construisait pierre par pierre à Fatick? Où étiez-vous quand il fallait structurer les cellules, mobiliser les bases et affronter le terrain sans garantie de poste? Absent. Pendant que Djidiack tenait la baraque à bout de bras dans les 17 communes du département, vous attendiez en coulisse qu’un poste se libère.
Dites-nous, Cheikh: qu’avez-vous réalisé à Niakhar depuis que vous êtes dans la politique ?
Tu es passé du Mouvement par l'émergence de Niakhar dirigé par M.A. Ndour comme simple membre puis au pastef au lendemain de l'élection présidentielle de bassirou Diomaye Faye où tu a été écarté et considéré comme un malpropre à cause de ton comportement avant d'atterrir à la coalition Diomaye Président il ya 2 mois de celà .
C'est indigne d'avoir comme représentant de jeune un imposteur et opportuniste qui cherche toujours des strapontins et un positionnement politique.
Vous êtes le jeune le plus impopulaire de la commune de Niakhar à cause de ton passé entaché.
Tu devais avoir honte de parler d'une mauvaise presse en
adressant à un digne fils du sine dont le seul tort est de mériter la confiance des responsables politiques, leaders de la coalition Diomaye Président et des maires du département pour diriger la coordination départementale de la coalition Diomaye Président de fatick au détriment de ton mentor Serigne NDIAYE qui se livre de tous les jours à la manipulation et à la désinformation à l'image de ta propre personne.
il faut assumer votre alignement du côté des fractionnistes du département de fatick avec serigne ndiaye qui est à la quête d'une légitimité politique dans le département de fatick.
Ce n'est pas en calomniant ou en créant un tissu de mensonges monté de pièces que vous allez obtenir la crédibilité ou la légitimité que vous avez tant cherchées.
Quelle infrastructure, quelle initiative, quel projet concret porte votre signature pour les populations de Niakhar? Le silence est assourdissant.
Et pendant qu’on y est, expliquez-nous où en est le programme de projets des domaines agricoles.Les rumeurs sont persistantes à Fatick:des marchés auraient été attribués à un de vos cousins à Sorokh votre village d'origine et à votre belle-famille à Tattaguine.Si c’est faux, dites -le publiquement.Si c’est vrai, expliquez aux populations de Niakhar, du département et de la région pourquoi les ressources destinées à l’agriculture locale servent à enrichir votre cercle familial.Le peuple de Fatick mérite des réponses, pas des discours.
Pendant ce temps, Djidiack répond présent aux assemblées générales, aux tournées, aux difficultés des militants à travers tout le département. Pendant que vous multipliez les sorties pour exister médiatiquement,
Djidiack bâtit.Il organise, il structure, il tient la coalition debout.Et cela qui dérange ceux qui n’ont comme projet politique que leur propre nomination.
Vous parlez de bilan? Parlons-en. Quel est le vôtre à Fatick en dehors des invectives? Quel quartier, quel village, quelle cellule porte votre empreinte depuis la création de la coalition ? Rien.Le vide.
Alors gardez vos leçons de morale.Les militants de Fatick ne confondent pas l’engagement avec l’opportunisme.Ils savent qui travaille pour la coalition et qui travaille pour sa propre poche.
La coalition Diomaye Président n’a pas été construite pour servir d’ascenseur à des ambitions personnelles. Elle a été bâtie sur la loyauté, la discipline et l’action.Et sur ce terrain-là, Djidiack Faye écrase la comparaison
C'est le premier avertissement.
Signé Pape NGOUMBA SENE, membre de la coordination départementale de la CDP de fatick
- membre du Think tank, cadres de Diomaye Président.
-Responsable politique coalition Diomaye Président à Niakhar.
Le Sénégal professionnalise les métiers du sport : deux nouveaux BTS pour structurer un secteur en plein essor
Le secteur du sport au Sénégal franchit une étape décisive dans sa structuration. Le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et Technique (MEFPT), en partenariat avec l’Institut de Formation aux Métiers des Sports (IFM Sports) et avec l’appui du Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT), a lancé un processus ambitieux de création de deux Brevets de Technicien Supérieur (BTS) : l’un en Management du Sport, l’autre en Marketing Sportif.
Au cœur de cette initiative, deux ateliers d’écriture ont été organisés afin d’élaborer des programmes de formation selon l’approche par les compétences (APC). L’objectif est clair : adapter les cursus aux réalités du marché de l’emploi et aux exigences croissantes d’un secteur sportif en pleine mutation.
Ces rencontres ont réuni inspecteurs, experts en ingénierie pédagogique, responsables d’établissements de formation ainsi que des partenaires techniques et financiers. Ensemble, ils ont travaillé à la conception de référentiels solides, fondés sur une analyse rigoureuse des situations de travail et des besoins en compétences.
Pour Philippe Seck Ngom, inspecteur des spécialités de la formation professionnelle et technique à l’Académie de Dakar, cette réforme répond à un enjeu majeur : réduire le décalage entre formation et emploi. Il souligne que les nouveaux programmes reposent sur une méthodologie structurée, articulée autour de cinq documents clés, allant de l’étude des métiers jusqu’au guide d’organisation pédagogique.
« Le sport est aujourd’hui une véritable industrie. Il est impératif de structurer ses métiers et de les encadrer par des diplômes reconnus », a-t-il affirmé.
Dans le même esprit, Aliou Ba, inspecteur des sports et méthodologue, salue une avancée significative dans la professionnalisation du secteur. Ouverts aux titulaires du baccalauréat, ces BTS permettront aux apprenants d’obtenir des diplômes d’État, facilitant leur insertion sur le marché du travail ou la poursuite de leurs études.
Il met également en avant les efforts du ministère en matière de renforcement des capacités, notamment à travers la formation de nouveaux méthodologues et la mise en place de dispositifs d’assurance qualité pour garantir la pertinence des formations.
De son côté, Mousse Dior Diop, représentant de l’IFM Sports, insiste sur la finalité essentielle de ces programmes : l’employabilité. Avec un taux d’insertion déjà estimé à près de 48 %, l’institut ambitionne d’aller plus loin en développant des formations orientées vers l’entrepreneuriat sportif.
« Notre objectif est de former non seulement des professionnels qualifiés, mais aussi des entrepreneurs capables de créer de la valeur dans l’économie du sport », a-t-il déclaré. Il rappelle également l’importance de diplômes reconnus par l’État pour rassurer les familles et renforcer la crédibilité des parcours de formation.
Les travaux ont par ailleurs mis en lumière l’émergence de nouvelles compétences liées à l’intelligence artificielle dans le domaine sportif. Déjà intégrée dans certains modules, elle apparaît comme un levier stratégique pour moderniser les pratiques, accroître la visibilité internationale et ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi.
À travers cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté de faire du sport un véritable moteur de développement économique et social, en misant sur la formation, l’innovation et la professionnalisation des acteurs du secteur.
Mamadou Touré
Dakar rend hommage à Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Nòoreyni avec la dénomination d’une avenue à son nom
La Ville de Dakar procédera, ce 2 mai à 15H30, à la cérémonie officielle de baptême d’une avenue en l’honneur de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni, figure majeure de l’engagement social, culturel et éducatif au Sénégal. L’événement aura lieu à Mermoz en face de l’immeuble Rose.
Cette distinction vient saluer un parcours exceptionnel, marqué par plusieurs décennies d’initiatives en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement communautaire. À travers ses actions, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Nòoreyni a su mobiliser des acteurs de divers horizons autour de valeurs universelles telles que la solidarité, le progrès et la responsabilité citoyenne.
Fondateur du Mouvement Mondial pour l’Unicité (MMUD), il a impulsé une dynamique structurée reposant sur l’éducation, la formation et l’encadrement des jeunes, notamment à travers des programmes dédiés aux élèves, étudiants et jeunes en situation de vulnérabilité. Ses initiatives couvrent également les domaines de la culture, de la communication sociale et de la participation citoyenne.
La dénomination de cette avenue, située dans son lieu de résidence, traduit la reconnaissance institutionnelle et populaire d’un engagement constant au service de la société sénégalaise et au-delà. Elle constitue également un symbole fort destiné à inspirer les générations présentes et futures.
Distingué en 2005 à l’UNESCO comme Ambassadeur International de la Paix par la Fédération Interreligieuse Internationale pour la Paix dans le Monde, il incarne une vision tournée vers le dialogue, l’éducation et le vivre-ensemble.
La cérémonie réunira autorités administratives, acteurs institutionnels, partenaires ainsi que de nombreuses personnalités du monde social et culturel.
La cellule de communication
Ken Bugul confie sa mémoire à l’UCAD : un geste fort pour l’avenir des archives littéraires africaines
La Bibliothèque universitaire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été le théâtre d’une cérémonie exceptionnelle marquée par le don des archives et manuscrits de l’écrivaine sénégalaise Ken Bugul, figure majeure de la littérature africaine contemporaine. Placée sous le thème « Archiver la littérature : réflexion à partir de Ken Bugul », cette rencontre a réuni universitaires, chercheurs, archivistes et passionnés du livre autour d’un enjeu crucial : la préservation du patrimoine intellectuel africain.
Pour François Malick Diouf, enseignant-chercheur à l’École des bibliothèques, archiviste-documentaliste et directeur de la Bibliothèque centrale de l’UCAD, cette journée constitue « un moment d’une importance capitale dans la vie des bibliothèques ». Il souligne que ce don s’inscrit dans une dynamique scientifique visant à pérenniser les manuscrits des auteurs sénégalais, en particulier ceux des femmes, souvent menacés de disparition.
« Nous avons constaté des pertes énormes dans la conservation des archives littéraires », rappelle-t-il, évoquant notamment les difficultés rencontrées autour des bibliothèques personnelles de grandes figures comme Léopold Sédar Senghor ou Ousmane Sembène. D’où l’urgence, selon lui, d’encourager les écrivains à confier leurs fonds à des institutions académiques, en attendant la mise en place effective d’une bibliothèque nationale pleinement opérationnelle.
Le projet, soutenu notamment par le CNRS et des groupes de recherche universitaires, vise à structurer une véritable politique d’archivage littéraire au Sénégal. À travers la création de fonds spéciaux au sein de la bibliothèque universitaire, les manuscrits et documents personnels de Ken Bugul seront conservés et rendus accessibles aux chercheurs et aux générations futures.
Très émue, l’écrivaine a exprimé sa gratitude et son honneur de voir ses archives rejoindre ce « temple du savoir ». « Je ne pensais pas que mon modeste travail méritait une telle reconnaissance », a-t-elle confié, insistant sur l’importance de conserver non seulement les œuvres publiées, mais aussi tout le processus de création qui les entoure.
Pour Ken Bugul, l’écriture dépasse la simple production littéraire : « Écrire, c’est un engagement, un acte de courage et de transmission ». Elle appelle à une prise de conscience collective sur la nécessité de préserver la mémoire culturelle africaine, rappelant qu’« un peuple sans histoire est un peuple sans âme ».
Abordant la question des pratiques de lecture chez les jeunes, l’auteure a également nuancé les critiques envers les réseaux sociaux. Selon elle, ces plateformes peuvent devenir des outils puissants de diffusion du savoir, à condition que les institutions et les acteurs culturels s’en emparent. « Le problème n’est pas le réseau social, mais le contenu. À nous d’y investir la littérature et la connaissance », a-t-elle affirmé.
Face à l’évolution des usages, Ken Bugul observe par ailleurs un regain d’intérêt des jeunes générations pour ses œuvres, au Sénégal comme ailleurs en Afrique. Un phénomène qu’elle attribue en partie à la circulation des contenus sur les réseaux sociaux, suscitant curiosité et envie de lire.
Cette cérémonie marque ainsi une étape importante dans la valorisation des archives littéraires africaines. Elle ouvre la voie à une réflexion plus large sur les politiques de conservation, tout en réaffirmant le rôle central des universités comme gardiennes de la mémoire et du savoir.
Mamadou Touré
Diplomatie : Le Cheikh Niane reçoit son homologue de la Principauté de Liechtenstein
Son Excellence Monsieur Cheikh NIANG, Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, a reçu, le lundi 27 avril 2026 à Dakar, Son Excellence Madame Sabine Monauni, Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la Principauté de Liechtenstein, dans le cadre d’une visite de travail marquée par la cordialité et la convergence de vues.
Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont procédé à un examen approfondi de l’état de la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Liechtenstein. Elles ont salué la qualité du dialogue politique et la dynamique positive des relations entre les deux pays, fondées sur des valeurs communes telles que le respect du multilatéralisme, la promotion de la paix, de la stabilité et du développement durable.
Les riches échanges ont permis d’identifier des perspectives concrètes de renforcement de la coopération dans des secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’éducation, la formation professionnelle, ainsi que le développement des compétences, en particulier en faveur de la jeunesse et de l’autonomisation des femmes. Les deux parties ont également exploré les opportunités de partenariat dans les domaines de l’innovation, de la finance inclusive et du soutien aux initiatives de développement local.
Par ailleurs, les discussions ont porté sur des questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment les défis sécuritaires au Sahel, les enjeux migratoires, ainsi que les efforts conjoints en faveur de la lutte contre les effets du changement climatique. Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement à une approche concertée et solidaire face à ces défis globaux.
Au terme de la rencontre, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de consolider et de diversifier davantage les liens d’amitié et de coopération existant si heureusement entre le Sénégal et le Liechtenstein, et sont convenues de poursuivre les consultations régulières
Le CONGAD renforce la redevabilité et la coordination de la société civile
Le Conseil des Organisations Non Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD) a réuni ce mardi 28 avril à Dakar 2026 ses membres et partenaires pour un atelier de partage et de validation des documents de capitalisation. Organisée en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers comme Plan International, l’ONG Brook et Sightsavers, la rencontre s’inscrit dans une logique de transparence et d’amélioration continue des interventions de la société civile au Sénégal.
Pour le président du CONGAD, M. Ibrahima Yade,cette démarche va au-delà d’un simple bilan. Il s’agit de documenter les bonnes pratiques, identifier les blocages structurels et produire des enseignements opérationnels qui serviront à orienter les programmes futurs.«La capitalisation est un outil de redevabilité. Elle permet aux organisations de rendre compte, mais aussi d’apprendre collectivement de ce qui fonctionne ou non sur le terrain», a-t-il souligné.
Souleymane Sow, représentant de la DGPPE, a abondé dans le même sens en insistant sur le rôle de la société civile dans l’accompagnement des politiques publiques. Selon lui, la qualité des données et des rapports issus de cette capitalisation est déterminante pour aligner les actions des ONG sur les priorités nationales et sur l’*Agenda 2030 des ODD.
Au cœur des discussions, la revue de cinq cibles prioritaires liées aux villes durables a occupé une place centrale.Les participants ont évalué les progrès réalisés sur l’accès au logement, la mobilité urbaine, la gestion des déchets, l’inclusion sociale et la résilience climatique dans les zones urbaines sénégalaises. Un exercice qui permet de mesurer concrètement l’apport de la société civile à l’ODD 11: Villes et communautés durables.
Les échanges ont également porté sur la gouvernance interne des organisations, l’impact des projets sur les communautés bénéficiaires, et les mécanismes de coordination entre acteurs. La présence de Plan International, Brook et Sightsavers illustre l’importance du partenariat entre société civile locale et organisations internationales pour renforcer les capacités techniques et financières sur le terrain.
Les résultats de cet atelier seront soumis aux Nations Unies pour validation, dans le cadre du suivi des engagements du Sénégal en matière de développement durable. Une étape qui vise à renforcer la crédibilité du rapport de la société civile et à assurer sa prise en compte dans les processus internationaux.
Au-delà du bilan, cet atelier pose les bases d’une planification plus stratégique et plus inclusive. Le CONGAD entend ainsi consolider les acquis, harmoniser les méthodes d’intervention et garantir que les programmes répondent de manière durable aux réalités vécues par les populations, notamment dans les zones urbaines les plus vulnérables.
Alioune Ndiaye
Réouverture de l'aéroport de Ziguinchor: la Casamance décolle sous un nouveau ciel
Après des années d'attente, l'aéroport de Ziguinchor réouvre officiellement ses portes le 30 avril 2026. Avec un investissement public de 13 milliards Cfa et un premier vol commercial programmé dès le 1er Mai, cette infrastructure constitue un tournant historique pour le désenclavement de la région naturelle de Casamance et l'équité territoriale du Sénégal..
UN CHANTIER LONGTEMPS ATTENDU, UN ENGAGEMENT TENU
L'aéroport de Ziguinchor, mis en service en 1950, a longtemps porté les cicatrices d'un conflit casamançais qui a fermé des horizons bien au-delà de ses pistes. Depuis l'annonce du retour à la paix dans les années 2010, les promesses de reconstruction se sont succédées sans qu'aucune ne se concrétise pleinement. Le 20 Décembre 2025, la visite du Président Bassirou Diomaye Faye sur le chantier du quartier Néma a marqué le vrai tournant: avec une injection initiale de 7 milliards Cfa via la loi de finance rectificative 2025, l'Etat a envoyé un signal politique fort, complétés de 6 milliards Cfa supplémentaires prévus dans le budget 2026.
L'entreprise en charge des travaux a redoublé d'efforts pour honorer l'échéance fixée par le chef de l'Etat. Une mission de terrain du comité de suivi a validé l'avancement des travaux en Mars 2026. Le 7 Avril, le ministre des transports terrestres et aériens Yankoba est a réalisé une dernière inspection. Le ministre des infrastructures Déthié Fall a ensuite confirmé l'ouverture officielle au 30 Avril, une date symbolisée d'un vol transportant de hautes autorités. Dès le 1er Mai, les vols commerciaux reprennent.
"L'aéroport de Ziguinchor constituera un levier structurant et catalytique de premier ordre pour le développement du pôle territorial Sud en réduisant des distances et en améliorant la mobilité, il renforcera l'attractivité de la Casamance, et soutiendra durablement sa transformation économique et sociale", a soutenu Yankoba Diémé, ministre des transports terrestres et aériens du Sénégal.
UNE INFRASTRUCTURE D'UTILITÉ PUBLIQUE AU SERVICE DE L'ÉQUITÉ TERRITORIALE
La formule du ministre Yankoba Diémé résonne bien au-delà du vocabulaire technique. Un Aéroport n'est pas seulement une piste asphaltée et un bâtiment de départ - c'est un dispositif de souveraineté territoriale. Il dit a une région : vous existez dans le système national. Vous comptez. Vos producteurs, vos entrepreneurs, vos touristes et vos familles méritent les mêmes facilités que ceux de Dakar.
La Casamance nécessite un regard particulier : enclave géographique séparé du reste du Sénégal par la Gambie, elle doit aujourd'hui affronter l'épreuve de la transition économique avec des atouts considérables - agriculture, pêche, tourisme balnéaire, biodiversité - mais trop souvent immobilisée par les déficiences d'accessibilité. L'aéroport ne résoudra pas seul cette équation, mais il en est un maillon essentiel. Couplé à l'aéroport de Cap-Skirring, il forme un binôme aérien destiné à couvrir l'ensemble du bassin sud du pays.
SYMBOLE D'UNITÉ NATIONALE, VECTEUR DE PAIX DURABLE
Au-delà de la logistique, cette réouverture porte une charge symbolique que les acteurs politiques et civiles de la Casamance ne manqueront pas de souligner. Pendant des décennies, le conflit casamançais a été synonyme d'isolement imposé, de routes coupées, de ciel fermé. Réouvrir cet aéroport, c'est écrire dans le béton et le bitume que ce chapitre est clos
Le Président de la république l'a dit lui même lors de sa visite de Décembre: "Grâce à cet aéroport, Ziguinchor reprendra sa respiration en plein poumon en termes d'accessibilité." Cette métaphore méditée de la respiration est juste: une ville qui respire, c'est une ville qui échange, qui croit, qui produit. Yankoba Diémé prolonge cette vision en parlant de "destin national commun fondé sur la mobilité, la solidarité et la prospérité partagée " - une devise qui dépasse la seule Casamance pour interpeller l'ensemble du projet national sénégalais.
UNE AMBITION NATIONALE: le maillage aéroportuaire du pays
La portée de cet événement dépasse Ziguinchor. Le gouvernement a annoncé un programme de modernisation du réseau aérorportuaire national : extansion de l'aéroport de Saint-Louis, reconstruction des plateformes de Matam et de Ourossogui. La politique de "territorialisation des politiques publiques" portée par la présidence de la république se materialise ainsi progressivement sur toute l'étendue du territoire : chaque région doit trouver dans l'Etat un partenaire du développement local, non un observateur lointain.
La réouverture de l'aéroport de Ziguinchor intervient également dans un contexte régional porteur. Les compagnies aériennes ouest-africaines cherchent à diversifier leurs dessertes. Les opérateurs touristiques européens scrutent le marché casamançais depuis les années. La piste rallongée à 2.500 mètres permettra l'accueil d'avions moyens et gros porteurs, ouvrant la voie a des liaisons directes avec les principales capitales sub-sahariennes et éventuellement européennes.
Dans l'immense chantier de la reconstruction nationale sénégalaise, certains moments valent plus que leur seule valeur technique. La réouverture de l'aéroport de Ziguinchor est de ceux-là.
Elle dit que l'été casamançais est terminé, que ses saisons sont désormais connectées
au reste du monde, et que la prospérité, comme le ministre Diémé l'a dit avec force, doit être "partagée", pas distribuée depuis Dakar.
Kaffrine : L'anpej mise sur les jeunes pour les métiers de la mobilité durable
La Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Kaffrine a abrité un atelier d’information et de sensibilisation sur les métiers de la mobilité urbaine durable, à l’initiative de l’ANPJ et de ses partenaires.
Cette rencontre entre dans le cadre du projet visant à former et insérer des jeunes Sénégalais dans des secteurs porteurs liés aux transports modernes. Selon la directrice de l’ANPJ, Sina Amadou Gaye, le programme ambitionne d’accompagner à terme 600 jeunes dans plusieurs filières techniques, notamment la maintenance des véhicules électriques, le matériel roulant ferroviaire et les installations spécialisées.
Elle a également annoncé l’organisation de campagnes de sensibilisation dans les 14 régions du Sénégal afin d’identifier les meilleurs profils et garantir une participation inclusive des jeunes, notamment des filles, des personnes en situation de handicap et des jeunes issus du monde rural.
Le coordonnateur du projet Skills Urbain, Lamine Thiam, a pour sa part révélé qu’un appel à candidature sera lancé pour le recrutement de 100 jeunes dans quatre métiers techniques liés à la mobilité durable.
Présent à la cérémonie, l’adjoint au préfet de Kaffrine, Boubacar Ba, a salué cette initiative et exhorté les jeunes de la région à saisir cette opportunité de formation et d’insertion professionnelle.
À travers ce programme, les autorités veulent préparer une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner la modernisation du secteur des transports au Sénégal.
Mamadou Ndiaye
