La rédaction
Lancement du projet d’assistance alimentaire et nutritionnelle pour les ménages vulnérables de Daras par le CNDN avec le soutien de la Fondation SAR
Le Comité National de la Nutrition (CNDN) a officiellement lancé ce 24 avril 2026 un projet d’assistance alimentaire et nutritionnelle destiné aux ménages vulnérables. L’initiative, soutenue par la *Fondation de la Société Africaine de Raffinage (SAR), cible trois régions prioritaires : Diourbel, Thiès et Louga.
Au total,1500 enfants issus de 30 d’Arras bénéficieront de cet appui nutritionnel. Le programme vise à répondre aux besoins alimentaires urgents des familles les plus exposées à l’insécurité alimentaire, tout en renforçant les pratiques locales de prévention de la malnutrition, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.
En parallèle, 50 ménages vulnérables de la commune de Diamaguene Sicap Mbao sont également pris en charge dans le cadre de la politique RSE de la SAR pour le développement de la nutrition. Cette extension locale permet d’ancrer l’action dans le tissu urbain et de toucher des populations fragiles en périphérie de Dakar.
Le projet prévoit la distribution de kits alimentaires enrichis, un accompagnement nutritionnel de proximité et des sessions de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène et d’alimentation.Cette approche combinée cherche à apporter une réponse immédiate tout en posant les bases d’un changement durable des comportements.
Selon le secrétaire exécutif du CNDN, Dr Mbaye Sène, « ce projet répond à une urgence mais s’inscrit surtout dans une logique de prévention. Il s’agit de protéger la santé des enfants dès les 1000 premiers jours de vie, période cruciale pour leur développement».
De son côté, le DG de la SAR, Mamadou Abib Diop, souligne l’engagement de la Fondation:« En soutenant le CNDN, la SAR réaffirme sa responsabilité sociale et sa volonté d’accompagner les communautés sénégalaises là où les besoins sont les plus pressants, que ce soit en milieu rural comme à Diamaguene Sicap Mbao ».
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la malnutrition et contribue à renforcer la résilience alimentaire des communautés rurales et urbaines les plus vulnérables.
Alioune Ndiaye
Dakar célèbre le retour d’un géant : Ousmane Sow, l’intemporel honoré au Musée des Civilisations Noires
Le Musée des Civilisations Noires a vibré ce vendredi soir au rythme d’un hommage exceptionnel rendu à , figure majeure de la sculpture contemporaine africaine. À l’occasion du vernissage de l’exposition « Ousmane Sow, intemporel », autorités, artistes, intellectuels et passionnés d’art se sont réunis pour célébrer le retour symbolique de l’artiste dans son pays natal.
Cette rétrospective d’envergure, ouverte au public à partir du 25 avril 2026, marque un moment historique : celui de la réappropriation d’une œuvre longtemps exposée à l’international, mais rarement visible au Sénégal. Premier Africain élu à l’Académie des Beaux-Arts, Ousmane Sow a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’art par ses sculptures monumentales inspirées des peuples africains et des grandes figures de la résistance humaine.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, dont des membres du gouvernement, des représentants du monde culturel ainsi que la famille de l’artiste. Dans un discours solennel, le ministre de la Culture a salué « une réparation symbolique », soulignant que cet événement constitue une reconnexion entre Dakar et l’un de ses plus grands génies.
« Il y a des retours qui ressemblent à des sacres », a-t-il déclaré, évoquant la portée historique de cette exposition. Selon lui, accueillir Ousmane Sow dans ce haut lieu culturel revient à « restituer à l’Afrique la souveraineté de son récit artistique ».
L’univers sculptural d’Ousmane Sow dépasse la simple représentation anatomique. Ses célèbres séries — notamment celles consacrées aux Noubas, Masaï ou Zoulous — incarnent une véritable « poétique du corps », où chaque muscle raconte une histoire de lutte, de dignité et de résilience.
Ancien kinésithérapeute, l’artiste transformait la matière en chair vivante, donnant naissance à des figures imposantes, habitées par une force presque spirituelle. Son travail, à la croisée de l’histoire et de l’émotion, interroge la mémoire des peuples et la condition humaine.
Au-delà de l’hommage artistique, cette exposition s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités : faire de la culture un levier d’identité et de développement. Le ministère de la Culture a réaffirmé son engagement à soutenir les créateurs et à préserver le patrimoine national.
« Protéger notre héritage, c’est offrir aux générations futures un feu à entretenir », a insisté le ministre, mettant en avant la nécessité de valoriser les talents africains et de renforcer leur place sur la scène internationale.
Avec « Ousmane Sow, intemporel », Dakar confirme son ambition de devenir une destination incontournable du tourisme culturel. L’exposition, prévue sur plusieurs mois, devrait attirer visiteurs, chercheurs et amateurs d’art du monde entier.
Plus qu’une simple rétrospective, cet événement se présente comme une invitation à redécouvrir l’Afrique à travers le regard d’un artiste qui a su capter l’essence même de l’humanité.
En célébrant Ousmane Sow, le Sénégal ne rend pas seulement hommage à un homme, mais affirme avec force la vitalité de sa culture et la profondeur de son histoire.
Mamadou Touré
JAES 2026 : l’agroécologie sénégalaise passe de la vision à l’action
La cinquième édition des Journées de l’Agroécologie au Sénégal (JAES) s’est tenue du 21 au 23 avril, réunissant experts, autorités publiques, organisations paysannes, ONG, OSC ainsi que des partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : accélérer l’institutionnalisation de l’agroécologie.
Placée sous le thème « De la vision à l’action : institutionnaliser l’agroécologie pour des systèmes alimentaires durables », cette rencontre d’envergure nationale a constitué un espace stratégique de dialogue et de plaidoyer pour intégrer durablement l’agroécologie dans les politiques publiques sénégalaises.
Depuis cinq ans, les JAES, organisées par la Dynamique pour la Transition Agroécologique au Sénégal (DyTAES), s’imposent comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur. Ces journées offrent un espace d’échanges sans filtre où les praticiens partagent leurs expériences de terrain et présentent des solutions concrètes pour une agriculture plus durable.
« Ce sont des moments où nous montrons ce que les communautés réalisent, mais aussi où nous discutons des voies d’amélioration pour faire avancer l’agroécologie », explique Djibril Ndiaye, directeur exécutif de l’organisation Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE Sénégal) et membre du comité technique de la DyTAES.
L’édition 2026 a été marquée par la présence remarquée du ministre de l’Agriculture et du ministre de l’Environnement lors de la cérémonie d’ouverture. Leur participation témoigne d’un engagement croissant des autorités en faveur de l’agroécologie.
« Nous pensons qu’après ces journées, des avancées majeures seront enregistrées, notamment grâce aux engagements pris par les autorités », souligne Djibril Ndiaye.
Au cœur des discussions : la mise en place d’un programme institutionnel dédié à l’agroécologie, une étape clé pour structurer et pérenniser les initiatives déjà en cours.
Très impliquée dans l’organisation et la mobilisation, JVE Sénégal a joué un rôle actif à plusieurs niveaux. En plus de sa contribution au comité technique, l’organisation a mis en avant des outils pédagogiques innovants pour sensibiliser le public, notamment les jeunes.
Parmi ces initiatives, un jeu de cartes intitulé « Togboussel alimentation saine », destiné aux écoles, ainsi qu’un jeu éducatif axé sur les enjeux climatiques et leur lien avec l’agroécologie. L’organisation a également présenté la bâche participative « Waxaxalat », recueillant les perceptions des citoyens sur l’agroécologie.
« Nous croyons qu’il faut commencer par les jeunes. C’est à l’école qu’ils peuvent comprendre et adopter les principes de l’agroécologie », insiste Djibril Ndiaye.
Les travaux des JAES ont abouti à des recommandations fortes, notamment en faveur :
d’un meilleur accompagnement des femmes et des jeunes,
d’un accès accru au financement pour les producteurs,
d’un renforcement des initiatives locales.
Ces propositions ont été intégrées dans un document stratégique remis aux autorités, traduisant les préoccupations des acteurs de terrain.
La forte mobilisation des dynamiques locales de transition agroécologique a également marqué cette édition. Ce réseau, en constante expansion, témoigne de l’appropriation progressive de l’agroécologie à l’échelle nationale.
Pour JVE Sénégal, l’engagement ne s’arrête pas à ces journées. L’organisation entend poursuivre ses actions sur le terrain, notamment à travers :
l’installation de jardins scolaires agroécologiques,
la formation des femmes et des jeunes,
l’accompagnement des communautés rurales, notamment en Casamance et à Joal.
« Nous restons connectés aux réalités locales. L’agroécologie doit se construire avec les communautés », conclut Djibril Ndiaye.
Mamadou Touré
Foi, solidarité et soins : la santé catholique trace son chemin au Sénégal
L’Association Nationale des Établissements et Structures de Santé Catholique du Sénégal a tenu son assemblée générale ordinaire, réunissant responsables religieux, acteurs du secteur de la santé et partenaires autour des enjeux majeurs du système sanitaire.
Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fraternité, la rencontre a été marquée par la présence de plusieurs autorités ecclésiastiques et administratives, témoignant de l’importance de la mission portée par les structures de santé catholiques dans le pays.
Dès l’ouverture, les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers les partenaires institutionnels et religieux pour leur engagement constant. Les interventions ont souligné le rôle crucial de ces établissements dans l’accès aux soins, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Prenant la parole, les responsables ont insisté sur les nombreux défis auxquels le secteur est confronté : insuffisance de moyens, difficultés d’accès aux soins, besoin accru en médicaments et en accompagnement des patients. Malgré ces contraintes, un message fort d’espoir et de détermination a dominé les échanges.
« Nous sommes appelés à être des acteurs de vie, au cœur même des fragilités de nos communautés », a déclaré un intervenant, rappelant la dimension humaine et spirituelle de la mission sanitaire.
Organisée dans le contexte du temps pascal, l’assemblée a également été l’occasion d’un appel à renouveler la foi, l’engagement et la solidarité entre les acteurs. Les participants ont été invités à faire de cette rencontre un moment de réflexion collective, mais aussi de discernement pour mieux orienter les actions futures.
Durant deux jours, les travaux porteront sur l’évaluation des activités passées, l’analyse des réalités du terrain et l’identification de pistes concrètes pour améliorer la qualité des services de santé offerts.
Au-delà des bilans, cette assemblée générale se veut un espace de communion et de renforcement des synergies, afin de répondre plus efficacement aux besoins sanitaires croissants au Sénégal.
Mamadou Touré
Kaffrine : l’IEF salue des avancées notables dans les infrastructures scolaires après la tournée du Conseil départemental
La tournée d’inauguration menée par le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, dans plusieurs établissements scolaires du département, a suscité une vive appréciation de la part des autorités éducatives locales.
Le chargé du bureau de l’enseignement moyen à l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaffrine, Denis Moussa Faye, représentant l’inspecteur Bathie Gueye, a exprimé une satisfaction générale à l’issue de cette tournée, marquée par la mise en service de nouvelles infrastructures éducatives.
« Nos impressions sont des impressions de satisfaction, et même d’émotion », a-t-il déclaré, soulignant l’importance accordée à l’éducation par le président du Conseil départemental. Selon lui, les priorités annoncées par ce dernier confirment une volonté politique forte en faveur du secteur éducatif.
Durant les trois jours de visite, plusieurs réalisations ont été inaugurées, notamment des salles de classe équipées à Ndiao Bambaly et à Diamagadio, construites sur des sites initialement vierges. À Kathiote, un bloc administratif a également été mis en service, conçu pour répondre aux besoins actuels et futurs de la communauté éducative.
Le représentant de l’IEF a insisté sur la qualité des infrastructures, notamment leur équipement en tables-bancs, un point qu’il juge essentiel face aux défis de mobilier scolaire dans le département. Il a par ailleurs rappelé que ces efforts s’inscrivent dans une dynamique déjà engagée, citant les réalisations observées l’année précédente dans d’autres établissements de la région.
Au-delà des infrastructures, Denis Moussa Faye a plaidé pour un renforcement de l’orientation scolaire vers la formation professionnelle, estimant qu’elle constitue une alternative crédible pour l’insertion des jeunes, notamment en milieu rural.
Cette série d’inaugurations est ainsi perçue par l’IEF de Kaffrine comme une contribution significative au développement du système éducatif local et à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves.
Mamadou Ndiaye
ANES : Mamadou Ndiaye porte une nouvelle dynamique citoyenne au Sénégal et place l’électeur au cœur de la démocratie Dakar –
Dans un contexte marqué par les défis de participation électorale et de consolidation de la démocratie, l’Association Nationale des Électeurs du Sénégal (ANES) s’impose progressivement comme un acteur majeur de la mobilisation citoyenne à l’échelle nationale. Portée par Mamadou Ndiaye, ambassadeur de la paix et des droits de l’homme, cette initiative repose sur une conviction forte : la démocratie ne peut être solide que si les intérêts de l’électeur sont pleinement reconnus, protégés et défendus. Le dernier recensement de l’ANSD montre que la population sénégalaise est passée à 18 millions d’habitants alors que le fichier électoral est de 7,3 millions d’électeurs avant la dernière révision ordinaire de 2025.
Face à une abstention électorale persistante dans certaines zones et à un déficit d’information accessible, l’ANES développe une approche innovante centrée sur le citoyen en tant qu’électeur. Dans cette vision, l’électeur n’est pas un simple acteur occasionnel du vote, mais le pilier fondamental du système démocratique. À l’image des associations de consommateurs qui défendent les droits des usagers ou des associations de supporters qui portent la voix des passionnés dans le monde sportif, l’ANES se positionne comme une structure dédiée à la défense des droits, des intérêts et de la dignité de l’électeur sénégalais. Celui-ci est reconnu comme un véritable acteur du processus électoral, ainsi que le souligne la Direction générale des Élections sur son site officiel (www.dge.sn), dans la rubrique « Élection », sous le thème « les acteurs du processus électoral ». D’ailleurs la place de l’électeur dans le processus électoral est affirmée par plusieurs textes internationaux et nationaux. L’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) établit que « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics », exprimée par des élections honnêtes et universelles. A son article 25 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 consacre le droit de chaque citoyen de voter et d’être élu, garantissant un choix libre et protégé. Sur le plan national, la Constitution du Sénégal en son article 4 précise que la souveraineté appartient au peuple et s’exerce par ses représentants ou par référendum. Ces dispositions convergent pour placer l’électeur au centre de la légitimité démocratique, en faisant de son vote l’expression essentielle de la souveraineté populaire.
« Il est alors temps que l’électeur soit considéré à sa juste valeur. C’est lui qui décide, c’est lui qui légitime, c’est lui qui est au cœur de tout », affirme Mamadou Ndiaye. À travers cette démarche, l’ANES entend instaurer une nouvelle culture démocratique où chaque citoyen est conscient de son rôle, de son pouvoir et de sa responsabilité.
Dans cette dynamique, l’organisation œuvre activement pour promouvoir l’inscription massive sur les listes électorales, renforcer l’éducation civique, lutter contre l’abstention et encourager une participation responsable. Mais au-delà de ces actions, l’ANES défend une position claire et assumée : la citoyenneté ne doit pas être enfermée dans une logique partisane. L’association se veut apolitique, inclusive et au service de tous les électeurs, quels que soient leurs choix ou leurs sensibilités.
« Que vous soyez du pouvoir ou de l’opposition, l’essentiel est que vous soyez électeur. C’est ce statut qui nous unit et que nous devons protéger », insiste Mamadou Ndiaye. Cette posture d’impartialité constitue l’un des fondements du projet, garantissant une approche équilibrée, crédible et fédératrice.
Pour atteindre ses objectifs, l’ANES s’appuie sur un maillage territorial solide, mobilisant des relais communautaires issus de différents secteurs de la société. Chefs de villages, chauffeurs, tailleurs, radios communautaires et Badienou Gokh, Association des personnes vivant avec un handicap, Association des marchands ambulant, Association des Religieux sont ainsi impliqués comme vecteurs de sensibilisation et d’information.
Cette stratégie de proximité permet d’atteindre efficacement les populations, notamment dans les zones rurales, souvent éloignées des circuits traditionnels de communication.
Le lancement du programme « Réseau Citoyen Sénégal » s’inscrit dans cette volonté de structurer un mouvement national autour de la citoyenneté active. Ce dispositif ambitionne de créer un réseau d’électeurs engagés, capables de relayer les messages de civisme, de paix et de participation démocratique, tout en contribuant à la prévention des tensions en période électorale.
Le leadership de Mamadou Ndiaye se distingue par une vision inclusive et pragmatique, orientée vers l’impact. En tant qu’ambassadeur de la paix et défenseur des droits humains, il œuvre à repositionner l’électeur comme un acteur central du développement démocratique. Son engagement vise à instaurer un nouveau rapport entre citoyens et institutions, fondé sur la responsabilité, la confiance et la participation.
Les impacts attendus de cette initiative sont significatifs : augmentation des inscriptions électorales, amélioration du taux de participation, réduction des tensions politiques et renforcement du civisme, mais aussi représenter réellement les électeurs lors des dialogues ou concertations. À plus long terme, l’ANES ambitionne de contribuer à la construction d’un Sénégal où l’électeur est respecté, écouté et protégé, et où la démocratie repose sur une participation consciente et éclairée.
À travers cette démarche, Mamadou Ndiaye lance un appel fort à l’ensemble des Sénégalais : dépasser les clivages politiques pour se retrouver autour de l’essentiel, le statut d’électeur. Une vision qui place le citoyen au cœur de la République et qui ambitionne de faire du Sénégal un modèle de démocratie participative, apaisée et durable.
Kaffrine: les potentialités économiques au cœur d’un atelier de restitution sur la monographie du pôle Centre
La région de Kaffrine a abrité un atelier de restitution des résultats de l’étude monographique du pôle Centre, une initiative portée par le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, en collaboration avec l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT). Cette rencontre a permis de partager les conclusions d’un important travail d’identification des potentialités économiques des territoires.
Selon le docteur Aboubakry Gollock, directeur du développement territorial à l’ANAT, cette étude s’inscrit dans le cadre du Programme d’accélération de la compétitivité. Elle vise à produire une monographie territoriale permettant de mieux connaître les ressources disponibles, les dotations factorielles et les opportunités économiques de la région.« L’objectif est de prioriser des filières stratégiques afin d’orienter les investissements de l’État et de renforcer la compétitivité des territoires», a-t-il expliqué, soulignant l’ambition de créer des emplois décents et durables.
Pour Mame Mor Sène, représentant du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ce travail de cartographie économique constitue une étape clé dans la mise en œuvre du Programme d’accélération et de création d’emplois (PACE). Il a indiqué que la région de Kaffrine dispose de fortes potentialités, notamment dans la production céréalière et la filière du sel, identifiées comme des leviers majeurs de développement. « L’objectif est d’avoir une photographie claire de l’économie régionale afin de mieux cibler les investissements », a-t-il souligné, appelant à une validation participative des résultats avec les acteurs locaux.
De son côté, l’adjoint au préfet de Kaffrine, Boubacar Ba, a salué cette démarche tout en insistant sur la nécessité de mieux valoriser les filières agro-sylvo-pastorales. Il a notamment relevé le potentiel important de la région dans les céréales, l’arachide et l’élevage, tout en déplorant le déficit d’infrastructures adaptées pour accompagner ces secteurs. Il a ainsi recommandé des investissements structurants pour soutenir durablement les producteurs et renforcer la chaîne de valeur locale.
Cet atelier marque une étape importante dans la planification du développement territorial, avec l’ambition de faire de Kaffrine un pôle économique mieux structuré, reposant sur ses ressources et ses filières porteuses.
Mamadou Ndiaye
Agroécologie au Sénégal : de la vision à l’action, une transition désormais irréversible
*,La cinquième édition des Journées de l’Agroécologie au Sénégal (JAES) s’est achevée sur une note d’espoir et de mobilisation. Pendant trois jours, du 21 au 23 avril, experts, décideurs politiques, organisations paysannes, ONG, chercheurs et partenaires techniques et financiers ont échangé autour d’un objectif commun : accélérer l’institutionnalisation de l’agroécologie pour bâtir des systèmes alimentaires durables.
Placée sous le thème « De la vision à l’action : institutionnaliser l’agroécologie pour des systèmes alimentaires durables », cette rencontre d’envergure nationale a marqué un tournant stratégique dans l’intégration de l’agroécologie dans les politiques publiques sénégalaises.
La forte présence des autorités étatiques, notamment plusieurs ministres clés, a illustré l’importance accordée à cette transition. Le Sénégal affiche désormais une volonté claire d’inscrire l’agroécologie au cœur de ses priorités de développement, notamment à travers une stratégie nationale en cours de déploiement.
Pour Mame Diobo Diop, expert en politiques et institutions à la FAO, cette dynamique n’est pas nouvelle mais s’accélère :
« La FAO a accompagné ce processus depuis ses débuts. Aujourd’hui, nous constatons des progrès significatifs, tant au niveau politique que dans les pratiques sur le terrain. »
L’un des moments forts de cette édition a été le Forum des savoirs, qui a permis un dialogue inédit entre producteurs, chercheurs, institutions et acteurs du financement. Les échanges ont mis en lumière des initiatives locales innovantes et des pratiques agroécologiques déjà adoptées par de nombreux agriculteurs.
Contrairement à certaines idées reçues, l’agroécologie n’est pas une rupture totale mais souvent un retour à des pratiques ancestrales adaptées aux enjeux actuels.
« Beaucoup de producteurs appliquent déjà des pratiques agroécologiques sans forcément les nommer », souligne un intervenant.
Face aux limites de l’agriculture conventionnelle, notamment en matière de durabilité et de résilience climatique, l’agroécologie apparaît comme une alternative crédible. Elle favorise la diversification des cultures, renforce la résilience des exploitations familiales et contribue à une alimentation plus saine.
La jeunesse, moteur de la transition car autre fait marquant : la forte implication des jeunes. Élèves et lycéens ont activement participé à cette édition à travers des sketches, slam et présentations, témoignant d’une appropriation progressive des enjeux.
« Ce sont eux qui porteront demain cette dynamique », insiste Mame Diobo Diop, rappelant que la transition agroécologique est un processus continu qui se construit sur le long terme.
Une mobilisation internationale et inclusive car avec plus de 600 participants, une vingtaine de pays représentés et une forte participation des territoires (14 régions et 60 localités), cette édition confirme l’ampleur croissante du mouvement. Plus de 60 % des participants étaient de nouveaux acteurs, signe d’un intérêt grandissant pour l’agroécologie.
Des initiatives venues d’autres pays, notamment de Mauritanie, ont également enrichi les débats, mettant en avant des approches collaboratives entre collectivités, ONG et projets de développement.
Au terme de ces trois jours, un constat s’impose : le Sénégal est engagé dans une transition agroécologique structurée. Reste désormais à passer à l’échelle, en renforçant les politiques publiques, en soutenant les producteurs et en consolidant les mécanismes de financement.
Entre retour aux sources et innovation, l’agroécologie s’impose progressivement comme une réponse durable aux défis alimentaires, environnementaux et sanitaires du pays.
Mamadou Touré
Sénégal Digital Factory : Lancement officiel de la plateforme “De l’idée au produit” à Dakar.
Le Sénégal a officiellement lancé sa plateforme Sénégal Digital Factory ce 22 avril 2026 à Dakar, marquant une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation numérique. Portée en partenariat avec le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN, cette initiative se veut un accélérateur concret pour faire passer les projets innovants du stade de l’idée à celui du produit commercialisable.
Placée sous le slogan “De l’idée au produit”, la cérémonie de lancement a réuni plusieurs acteurs institutionnels et experts du numérique autour d’une table ronde. Selon le Directeur de l’Économie Numérique, représentant du ministre M. Boubacar Roger Thiam, « Sénégal Digital Factory est un outil structurant pour transformer l’innovation sénégalaise en valeur économique tangible et créer des emplois durables pour la jeunesse ».
L’objectif affiché est clair : renforcer l’accompagnement des startups sénégalaises, structurer l’écosystème tech local et favoriser l’émergence de solutions 100% made in Sénégal. Avec cette plateforme, l’État réaffirme son ambition de positionner le pays comme un hub technologique en Afrique de l’Ouest, en cohérence avec la Stratégie Sénégal Numérique 2025. Sénégal Digital Factory proposera un appui technique, financier et en incubation pour les porteurs de projets, en particulier dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la fintech et des services publics digitaux.
Ce lancement officiel s’inscrit dans la dynamique de souveraineté numérique et d’inclusion portée par le gouvernement.
Alioune Ndiaye
SOCIÉTÉ: Fondation Sénégal Solidaire et série « Takkema » : Ndeyi Askann Wi hausse le ton
Réunie en conférence de presse à la mosquée Masdjinoun Nour de Jet d’Eau, la plateforme nationale des femmes musulmanes du Sénégal, Ndeyi Askann Wi, a exprimé de vives préoccupations sur deux dossiers qui agitent actuellement l’opinion publique : la création de la Fondation Nationale Sénégal Solidaire et les controverses liées à la série télévisée « Takkema ».
Prenant la parole au nom de la cellule de communication, Dre Mariam Khady Mbacké a fait part de la surprise de l’organisation face à l’annonce de cette fondation portée par la Première Dame. Si la plateforme reconnaît la noblesse des objectifs affichés — notamment l’assistance aux populations vulnérables et l’accompagnement des femmes atteintes de cancer — elle alerte toutefois sur les implications politiques et sociales d’une telle initiative.
Selon Ndeyi Askann Wi, la mise en place de cette structure soulève des interrogations quant à la cohérence avec les engagements de rupture prônés par les nouvelles autorités, qui avaient auparavant critiqué ce type de mécanismes sous les régimes précédents. L’organisation s’inquiète également des modalités de financement de la fondation. Elle estime que le recours à des fonds publics serait difficilement justifiable dans un contexte de ressources limitées et de besoins sociaux urgents. À l’inverse, un financement extérieur pourrait, selon elle, exposer le pays à des influences susceptibles d’affecter sa souveraineté économique, culturelle et religieuse.
La plateforme évoque par ailleurs une possible stratégie d’influence, soulignant la concomitance entre la création de la fondation et les récents débats sociétaux. Elle appelle ainsi à une vigilance accrue face à toute tentative d’orientation de l’opinion publique sous couvert d’actions sociales.
Dans cette optique, Ndeyi Askann Wi a annoncé la mise en place prochaine d’un observatoire indépendant chargé de suivre de près les activités de la fondation, ses sources de financement ainsi que ses partenariats, dans le but de garantir la transparence et le respect des valeurs nationales.
En outre, l’organisation a dénoncé certaines dérives dans le paysage audiovisuel sénégalais, pointant particulièrement la série « Takkema », au cœur de vives polémiques. Elle appelle à un encadrement plus rigoureux des contenus diffusés, afin d’assurer leur conformité avec les normes culturelles et sociales du pays.
Mamadou Touré
