La rédaction
Collectivité léboue de Ouakam : Mamadou Ndoye dit Papa, intronisé nouveau Jaaraf !
Papa Mamadou Ndoye, plus connu sous l'appelation de Papa Ndoye vient d'être intronisé nouveau Jaaraf du village traditionnel lébou de Ouakam, à Dakar. Il a été porté à ce titre de chef suprême de la Collectivité léboue de Ouakam et du Grand Cap-Vert par les dignitaires de la grande famille Ndoyène dépositaire de ce legs. La cérémonie d'intronisation riche en couleurs avait pour cadre le quartier historique de Mboule. Ainsi, Papa Mamadou Ndoye succède à son frère utérin
(de même père et de même mère), le défunt Jaaraf Papa Youssou Ndoye. Il jouit alors d'une légitimité irréfutable, voire incontestable. Du moins, si l'on en croit les membres de cette illustre famille partageant l'ancêtre commun, Alioune Ndoye, fondateur du village de Ouakam en 1601:"Papa Mamadou Ndoye est le seul Jaaraf légitime du village de Ouakam. Il succède à son frère Papa Youssou Ndoye qui a eu à abattre un travail extraordinaire en faveur de la Collectivité léboue de Ouakam. Il était un infatigable défenseur des intérêts de Ouakam. Son frère entend poursuivre, mieux, enrichir le travail déjà entamé. Personne d'autrui ne détient une parcelle de pouvoir pour parler au nom de la Collectivité léboue. Nous ne sommes pas dans les enfantillages.
Qu'on se le tienne pour dit ! Le seul Jaaraf reconnu par les populations reste et demeure Papa Mamadou Ndoye et, personne d'autre", avertit un membre de la famille qui poursuit:" Nous lançons un avertissement à tout contrevenant à cette décision prise collégialement. Nous y attachons un prix fort", a fait savoir un dignitaire de la grande famille Ndoyène de Ouakam.
Pacte d'engagement : la jeunesse du département de Dakar se mobilise massivement aux côtés de M. Doune Pathé Mbengue pour conquérir la capitale
À l’issue d’une grande rencontre tenue ce mercredi 30 septembre 2026 à Dakar, la jeunesse du département de Dakar a franchi une étape décisive pour l'avenir de la capitale. Réunissant des jeunes leaders, responsables et militants issus des 19 communes du département ainsi que de divers mouvements socioprofessionnels, l’assemblée a scellé un pacte d'engagement fort et solennel.
Un leadership d'exception et une vision stratégique pour Dakar
Face aux défis socio-économiques majeurs de la capitale, la jeunesse dakaroise exprime sa volonté inébranlable d'accompagner M. Doune Pathé Mbengue. Cette décision repose sur une conviction profonde envers son parcours professionnel exemplaire, sa rigueur d'énarque, de grand serviteur de l'État et ses compétences de haut niveau. En tant que Directeur Général du Port Autonome de Dakar, son leadership pragmatique et son action de proximité incarnent la compétence et la vision nécessaires pour répondre avec efficacité aux aspirations de l'ensemble des citoyens.
Un maillage territorial dynamique dans les 19 communes
Sous la houlette de Mame Diarra Senghor, la jeunesse unie s'engage à déployer un travail de terrain intensif pour assurer une présence et une mobilisation complètes à travers l’ensemble des 19 communes du département de Dakar. Ce pacte fonde un contrat moral fort, axé sur les valeurs de justice sociale, de solidarité, de progrès et d'excellence administrative.
Appel solennel à la jeunesse et Grande Marche de l'Espoir le 11 octobre
Dans ce même sillage, nous lançons un appel vibrant et solennel à l’ensemble des jeunes et des forces vives du département de Dakar à venir rejoindre cette grande dynamique constructive pour la conquête de la ville de Dakar avec M. Doune Pathé Mbengue.
Pour concrétiser cet élan d'adhésion et manifester la force de cette coalition de la jeunesse, un grand rassemblement populaire est prévu à l'occasion de la Grande Marche de l'Espoir, le dimanche 11 octobre 2026 à Dakar.
« Ce pacte traduit notre confiance absolue en M. Doune Pathé Mbengue. Vu son parcours remarquable et ses compétences de haut cadre, il est le leader légitime pour porter les ambitions et l'avenir de la jeunesse dakaroise », à déclaré Mame Diarra.
Senelec : Papa Toby Gaye clarifie les échanges avec la Gambie et la Guinée et dévoile les défis du système électrique sénégalais
Face aux interrogations sur la situation du secteur énergétique national, le Directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, a apporté des précisions sur les échanges d’électricité avec les pays voisins, la montée de la demande et les perspectives liées aux énergies renouvelables. Il a également mis en avant le rôle du stockage et du gaz dans la consolidation du système électrique sénégalais.
Les échanges d’électricité entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée ne traduisent nullement un recul des capacités du système énergétique sénégalais. C’est le message porté par Papa Toby Gaye, Directeur général de la Senelec, lors du petit-déjeuner de presse organisé ce jeudi par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, El Hadji Abdourahmane Diouf.
Devant les journalistes, le patron de la Senelec s’est attaché à clarifier le fonctionnement des interconnexions électriques régionales, tout en revenant sur les principaux défis auxquels fait face le système énergétique national : croissance de la demande, sécurisation de l’approvisionnement, développement des énergies renouvelables et nécessité de disposer de capacités de stockage adaptées.
Répondant aux interrogations suscitées par les échanges d’électricité avec la Gambie et la Guinée, Papa Toby Gaye s’est voulu catégorique : ces opérations s’inscrivent dans le fonctionnement normal d’un réseau électrique interconnecté.
Dans un système énergétique régional interconnecté, les flux d’électricité peuvent évoluer en fonction des besoins à un moment donné, des capacités de production disponibles et de l’état du réseau. Un pays peut ainsi fournir de l’électricité à un autre à certaines périodes et, à d’autres moments, en recevoir.
Pour le Directeur général de la Senelec, ces interconnexions constituent donc un mécanisme de flexibilité et de sécurisation du système électrique régional plutôt qu’un indicateur de faiblesse.
Au-delà des échanges avec les pays voisins, Papa Toby Gaye a attiré l’attention sur un autre enjeu majeur : la progression continue de la demande nationale en électricité.
L’augmentation de la consommation impose de disposer de capacités de production suffisantes, notamment lors des périodes de forte demande. Pour la Senelec, l’enjeu consiste à accompagner cette croissance tout en garantissant la continuité et la stabilité du réseau.
Cette évolution pose également la question de l’adaptation du mix énergétique national et de la capacité du système à intégrer progressivement davantage de sources renouvelables.
Sur les énergies renouvelables, le Directeur général de la Senelec a mis en avant l’important potentiel solaire du Sénégal. Mais cette ressource présente une particularité qui constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de la transition énergétique : la production solaire intervient essentiellement pendant la journée, alors qu’une partie importante de la consommation se concentre en soirée.
« L’électricité solaire est produite durant la journée, alors que la consommation augmente en soirée, notamment entre 22 heures et 23 heures », a-t-il relevé.
D’où l’importance stratégique du stockage de l’électricité. L’objectif est de pouvoir conserver une partie de l’énergie produite durant les heures d’ensoleillement afin de la restituer au moment où la demande est la plus forte.
Selon Papa Toby Gaye, les progrès technologiques enregistrés ces dernières années pourraient contribuer à rendre ces solutions de plus en plus accessibles.
« Si le coût du stockage constituait auparavant une contrainte, les évolutions technologiques offrent désormais de nouvelles perspectives », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le gaz apparaît également comme un élément important de l’évolution du système électrique sénégalais. Aux côtés du solaire, du stockage et des autres sources d’énergie, il peut contribuer à renforcer les capacités de production et à accompagner la montée de la demande.
Pour Papa Toby Gaye, le défi consiste désormais à construire un système électrique plus robuste, flexible et capable de répondre à l’évolution des besoins du pays, tout en intégrant progressivement davantage d’énergies renouvelables.
À travers ses explications, le Directeur général de la Senelec entend ainsi replacer les échanges régionaux et les évolutions du mix énergétique dans leur véritable contexte : celui d’un système électrique en transformation, confronté à une demande croissante et appelé à s’adapter aux nouveaux enjeux de la transition énergétique.
Entre interconnexions régionales, essor du solaire, développement du stockage et recours au gaz, le Sénégal cherche ainsi à consolider les bases d’un système énergétique capable d’accompagner durablement sa croissance.
Par Mamadou Touré
Relance des bourses de sécurité familiale : le paiement effectif !
Le gouvernement sénégalais a procédé, ce jeudi 1er octobre 2026, au lancement officiel des paiements des Bourses de sécurité familiale, sous l’égide de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), en présence de Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.
Cette reprise marque une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif national de protection sociale. Pour l’année 2026, le nombre de ménages inscrits au Registre national unique (RNU) passe à 469 497, contre 355 013 précédemment. L’enveloppe consacrée au programme est, quant à elle, portée à 70 milliards de francs CFA.
L’opération vise principalement à soutenir les ménages les plus vulnérables, tout en poursuivant le processus de re-certification des bénéficiaires afin de garantir davantage de transparence, d’équité et de ciblage dans l’attribution des allocations.
Présidant la cérémonie de lancement, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a souligné que la reprise des paiements traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la solidarité nationale et d’assurer une distribution plus équitable des ressources
.« La reprise du paiement des Bourses de sécurité familiale marque une volonté de renforcer la solidarité nationale, gage d’une distribution plus équitable et rationnelle des ressources de la nation », a-t-elle déclaré.
Selon Marie Angélique Mame Selbé Diouf, cette politique s’inscrit dans la vision portée par l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ne se limite pas aux objectifs de croissance économique, mais accorde également une place importante à la construction d’un système de protection sociale inclusif et efficace.
La relance du programme s’accompagne d’un élargissement du nombre de bénéficiaires inscrits au RNU. Celui-ci passe de 355 013 à 469 497 ménages, soit une augmentation significative de la couverture du dispositif.
Cette extension est accompagnée d’une mobilisation budgétaire de 70 milliards de francs CFA pour 2026, afin de soutenir les ménages identifiés comme vulnérables dans le cadre du processus de ciblage national.
La ministre a également rappelé l’attention accordée aux personnes vivant avec un handicap, notamment aux détenteurs de la Carte d’égalité des chances, ainsi qu’aux populations pauvres et vulnérables.
RSE: ''OH GARAGE'' ORGANISE UNE JOURNÉE DE DON DE SANG AVEC LE CNTS
Entreprise citoyenne et moderne, ''Oh Garage'' a organisé ce mercredi 30 septembre 2026, en s zcollaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), une journée de don de sang au sein de ses locaux à Dakar. C'est est un garage de nouvelle génération doté de toutes les commodités technologiques adaptées aux nouveaux véhicules électroniques et hybrides, alliant expertise technique, diagnostic de pointe et service haut de gamme. Mais au-delà de la mécanique, l'entreprise s'illustre par son engagement social. Cette journée a mobilisé l'ensemble de son personnel ainsi que les populations riveraines, venues répondre à l'appel lancé par le CNTS suite à une rupture de poches de sang.
Selon Madame Lô, Directrice des Ressources Humaines à ''Oh Garage'', cette initiative répond à un devoir citoyen: «Nous avons initié cette journée de don de sang parce qu'il y a un mois, le Centre National de Transfusion Sanguine avait fait un appel à la population, en disant qu'il était en rupture de poches de sang. Il était donc de notre devoir d'agir», a-t-elle expliqué dans son entretien. Elle ajoute que cette action vise à promouvoir la culture du don de sang, sensibiliser la jeunesse aux gestes qui sauvent et contribuer au renforcement des stocks nationaux pour assurer la sécurité transfusionnelle.
Par ce geste, ''Oh Garage'' confirme qu'il est bien plus qu'un garage: mais une entreprise technologique, innovante et profondément engagée au service de la communauté.
Par Alioune ndiaye
Litterature ; livre intitulé "Gouverner est un métier", Dr Lansana Gagny Sakho sur la Transformation de l'État en Afrique
Le Dr Lansana Gagny Sakho nous revient avec un livre de chevet, véritable référence pour tirer le continent noir vers la réussite socio-économique. Pour le Président du Conseil d'Administration de l'APIX, l'Afrique regorge de potentialités mais, traîne les pieds sur la route du développement. Paradoxe !Alors, pour l'auteur, il urge d'allier méthode et organisation pour venir à bout de ses nombreux impairs annihilent toute volonté d'aller à l'avant. Dr Sakho est d'avis que l'Afrique doit s'affirmer, s'imposer pour jouer véritablement le rôle qui est le sien dans le concert du monde moderne. Un ouvrage de haut calibre que nos gouvernants doivent consciencieusement lire pour accomplir des merveilles économiques.
«Gouverner est un Métier » : quand un praticien africain transforme trente ans de terrain en doctrine de gouvernance.
Lansana Gagny SAKHO publie aux Éditions L'Harmattan Sénégal un nouvel ouvrage qui dépasse le témoignage pour poser les bases d'une pensée stratégique sur la transformation de l'État en Afrique.
Il existe, dans toute littérature de gouvernance, deux catégories d'ouvrages : ceux qu'écrivent les observateurs, et ceux qu'écrivent les bâtisseurs. « Gouverner est un Métier : Expériences, leçons et recommandations d'un praticien africain », signé Dr. Lansana Gagny SAKHO et publié aux Éditions L'Harmattan Sénégal en septembre 2026, appartient résolument à la seconde catégorie. Ce n'est pas une thèse universitaire, ni un catalogue de bonnes pratiques importées de l'OCDE. C'est quelque chose de plus rare : le récit structuré et lucide d'un homme qui a réellement gouverné des agences d'État, des institutions de service public, des organisations de portée continentale et qui a choisi de convertir cette expérience en doctrine.
Un diagnostic sans complaisance
Le Prologue donne immédiatement le ton : « L'Afrique n'a pas de problème de potentiel. Elle a un problème de méthode. » Les chiffres convoqués ne laissent guère de place à la réfutation : 30 % des réserves minérales mondiales, 60 % des terres arables non exploitées de la planète, la démographie la plus jeune du monde et pourtant seulement 6 % des investissements directs étrangers mondiaux, 16 % d'échanges intrarégionaux, moins de 10 % du PIB en industrie manufacturière.
Ce décalage n'est pas une malédiction géographique. C'est, pour l'auteur, le produit de choix institutionnels des choix qui ont favorisé la distribution sur la performance, la rhétorique de la souveraineté sur la construction patiente de la compétitivité. Et des choix, par définition, peuvent être défaits.
Une architecture en trois parties, vingt-six chapitres
L'ouvrage, préfacé par le Professeur Chérif Salif SY, progresse du particulier vers l'universel, du récit biographique vers la recommandation stratégique.
La Partie I — « Les Fondements d'un Parcours » (dix chapitres) retrace une trajectoire qui est elle-même une démonstration de méthode : de la formation d'ingénieur aux multinationales (Coca-Cola, Philip Morris, Colgate-Palmolive), du système des Nations Unies (ITC/UNCTAD-WTO) à la Fondation Bill & Melinda Gates. Ces chapitres montrent comment une vocation publique se forge dans la diversité des exigences et des cultures institutionnelles.
La Partie II — « Maîtrise du Monde & Transmission » (trois chapitres) traite de la souveraineté informationnelle et de l'intelligence économique avec une thèse centrale : la souveraineté n'est pas un discours, c'est une démonstration. La Corée du Sud était plus pauvre que le Ghana il y a cinquante ans ; son industrie manufacturière pèse aujourd'hui près d'un tiers de son PIB. La différence ne tient pas à la rhétorique. Elle tient à la transformation.
La Partie III — « De la Stratégie à l'État » (neuf chapitres) constitue le cœur opérationnel. Dr. SAKHO entre dans le détail de ses grandes expériences institutionnelles l'ADEPME, l'OFOR, l'ONAS avec une granularité rare sur les méthodes de transformation, les arbitrages difficiles et les conditions de l'excellence institutionnelle. L'ouvrage se conclut par une note de mentorat adressée à tous ceux qui gouvernent ou aspirent à gouverner le secteur parapublic africain.
La thèse centrale : la compétence comme seul substitut à la complaisance
Gouverner est un métier signifie que la conduite d'une institution publique exige une compétence technique, une vision de long terme et une éthique du service qu'aucun réseau de fidélité ne saurait remplacer. Lorsque la nomination devient une récompense plutôt qu'un mandat, l'institution fonctionne en apparence et se délite en profondeur.
L'ouvrage porte aussi une définition de la loyauté qui mérite d'être méditée : la seule loyauté qui sied à un agent public est celle qu'il doit au peuple, à la loi, aux institutions jamais à un homme. Le fonctionnaire qui dit non pour protéger l'intérêt général n'est pas déloyal, il est républicain. Dans un continent où l'on confond trop souvent allégeance et service, cette grammaire constitue un acte intellectuel courageux.
Sur l'attractivité des territoires, la thèse est tout aussi tranchée : un territoire ne séduit pas parce qu'il proclame son attractivité, mais parce qu'il en crée les conditions réelles. L'investisseur observe les actes, mesure la prévisibilité des règles, évalue la cohérence entre ce qu'un territoire promet et ce qu'il délivre. L'attractivité est une architecture, pas une campagne de communication.
Des miroirs, pas des modèles et une parole sans démagogie pour la jeunesse
Les benchmarks asiatiques Corée du Sud, Vietnam, Singapour, Rwanda, Maroc ne sont jamais présentés comme des modèles à copier, mais comme des « miroirs » : des trajectoires qui montrent ce que la méthode, la cohérence et la durée peuvent produire dans des contextes souvent aussi contraints que ceux de l'Afrique subsaharienne.
Quant à la jeunesse, Dr. Sakho lui reconnaît le droit d'être en colère, puis lui dit l'essentiel sans démagogie : « L'emploi des jeunes ne se règle pas par la compassion, il se règle par la compétitivité. » Tant que le système éducatif produira des diplômes sans produire les compétences que l'économie réclame, la frustration et l'exil continueront. C'est une parole d'aîné qui ne flatte pas et qui respecte davantage la jeunesse en lui demandant de se préparer qu'en lui promettant des lendemains faciles.
Un ouvrage qui manquait
« Aucun système ne dépasse la qualité des femmes et des hommes qui le portent. » Cette phrase, placée en exergue, dit l'essentiel de la philosophie de l'ouvrage. Ni pamphlet militant, ni rapport technique, ni mémoire d'ego « Gouverner est un Métier » est un témoignage intellectuellement honnête, stratégiquement structuré, résolument tourné vers l'action. À l'heure où l'Afrique débat avec intensité de ses institutions et de son modèle de développement, il arrive exactement au bon moment.
CAMPAGNE AGRICOLE 2026 : À Podor, le Ministre Cheikh Oumar Ba accélère les aménagements
Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a poursuivi jeudi 1er octobre sa tournée de suivi de la campagne agricole 2026 dans le département de Podor. Cette étape a été consacrée à l’état des aménagements hydro-agricoles et aux échanges avec les producteurs.
Avec près de 140 000 hectares de terres irrigables, Podor dispose d’un important potentiel pour la riziculture et les cultures maraîchères. À Gamadji, le ministre a visité le Périmètre irrigué villageois, exploité par une union regroupant 4 GIE et 782 membres, sur 70 hectares, dont 58 actuellement cultivés.
La délégation a également visité plusieurs infrastructures dans la zone de la SAED. Dans le cadre du PPRI, près de 9 000 hectares de canaux maçonnés sont programmés entre Dagana et Podor. À Gamadji, un autre projet porte sur 84 hectares, tandis qu’environ 1 100 hectares d’aménagements concernent 1 188 chefs de ménage et plus de 650 bénéficiaires.
À Lérabé, la visite d’une station de pompage solarisée a mis en évidence les solutions envisagées pour réduire les coûts énergétiques. À Guèdué, les producteurs ont insisté sur le renouvellement des stations de pompage et l’accès au matériel agricole.
Les échanges ont également porté sur la mécanisation, le stockage, le financement et la commercialisation du riz, ainsi que sur les pertes post-récolte, notamment dans la filière oignon.
TRIBUNE : Du manque de maturité politique à la dérive
J’ai suivi avec une attention particulière l’intervention de l’honorable député Ismaïla Diallo. Une prestation écoutée avec un mélange d’admiration pour la lucidité de certains constats, mais surtout de déception face à ce qui m’apparaît comme une mauvaise foi sous-jacente.
Monsieur Ismaïla Diallo, vice-président de l’Assemblée nationale, si vous avez posé un diagnostic lucide sur la situation carcérale, vous avez subtilement tenté d’ignorer le rôle déterminant joué par Maître Moussa Sarr dans la prise en charge des détenus et des blessés. Contrairement à ceux qui se gargarisaient de théories dans des cercles d’analyse parfois déconnectés du réel, lui était sur le terrain, au plus près des victimes, assurant un suivi constant et concret.
Le doyen Yoro Dia a souvent rappelé que le PASTEF ne sera pas la négation du Sénégal. Et l’histoire semble aujourd’hui donner du crédit à cette réflexion.
On répète souvent que le PASTEF est le seul parti arrivé au pouvoir avec son « numéro deux ». On oublie cependant qu’il est aussi dirigé par une personne qui n’en est pas le fondateur. Dans une telle organisation, quoi de plus naturel que le numéro deux devienne le candidat naturel lorsque le numéro un se retrouve dans l’impossibilité légale de l’être ?
C’est ici que réside, à mon sens, votre grande confusion : un Président de la République ne trahit pas une personne ; il sert la Nation. Ce n’est pas une trahison, c’est l’essence même du devoir républicain. Trahir la République, ce serait précisément subordonner l’État aux humeurs, aux intérêts ou à la volonté d’un seul homme.
Toutes les consciences lucides de notre paysage politique sont aujourd’hui conscientes de la nécessité de rendre à la politique sénégalaise ses lettres de noblesse. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’a parfaitement compris. Il a choisi d’agir en plaçant la République au-dessus des factions et en invitant toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais à se rassembler autour de l’essentiel : la Patrie d’abord.
Monsieur Diallo, notre Président, attaché aux valeurs républicaines, ne saurait être réduit à une logique de trahison. Il porte l’espoir de nombreux Sénégalais, y compris de ceux qui le critiquent avec virulence.
Si vous étiez intellectuellement honnête, vous reconnaîtriez, comme le rappelait très souvent votre propre leader, que Bassirou Diomaye Faye est un homme bon, juste, intelligent et d’une probité morale irréprochable. Beaucoup de membres du PASTEF le savent.
Face aux dérives, le choix du Président de la République doit demeurer celui de la responsabilité, du sens de l’État et du respect des institutions. Nous pouvons dès lors nous interroger sur le fait que, malgré la gravité de certains propos tenus à l’endroit du Président de la République, aucune mise au point institutionnelle n’ait été formulée.
Le Président de la République est une institution. À ce titre, le débat politique, aussi vif soit-il, doit toujours s’inscrire dans le respect des principes républicains et des institutions de la République.
Martin Guène NGOM
Membre fondateur de Kiiraay – Les Patriotes Républicains
Militant de la commune de Ndiagania
ANER : Thierno Alia Mengue prend les rênes et veut faire des énergies renouvelables un moteur du développement
Installé à la tête de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), Thierno Alia Mengue entend inscrire son mandat dans la continuité des acquis, tout en donnant une nouvelle impulsion à l’agence. Sa feuille de route affichée : faire des énergies renouvelables un véritable levier de développement économique, social et environnemental au Sénégal.
Une nouvelle page s’ouvre à l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER). À l’occasion de la cérémonie de passation de service, Thierno Aliou Mengue, nouvellement nommé Directeur général, a officiellement pris les rênes de l’agence. Devant les responsables, collaborateurs et partenaires de l’institution, le nouveau patron de l’ANER a livré ses premières impressions et esquissé les grandes orientations qu’il souhaite donner à son action.
D’emblée, Thierno Alia Mengue a placé sa nomination sous le signe de la responsabilité et du service public. Il a rendu grâce à Dieu et exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour la confiance placée en lui. Il a également salué le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre chargé de l’Énergie, avant de rappeler le caractère « purement républicain » de la cérémonie.
Le nouveau Directeur général n’entend pas repartir de zéro. Il a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Diouma Kobor, pour le travail accompli, ainsi qu’à l’ensemble des agents de l’ANER qui, au fil des années, ont contribué à la construction et au développement de l’agence.
Cette volonté de continuité s’accompagne toutefois d’une ambition clairement affichée : faire franchir à l’ANER un nouveau cap.
« Nous prenons aujourd’hui les rênes de cette agence et ce que nous souhaitons véritablement, c’est poursuivre ces efforts et positionner l’ANER […] comme une véritable agence de développement des énergies renouvelables, au-delà de leur promotion », a déclaré le nouveau Directeur général.
Cette orientation pourrait constituer l’un des marqueurs de son mandat. L’objectif ne serait plus seulement de promouvoir les énergies renouvelables, mais de renforcer leur contribution concrète au développement du pays, à travers les projets, l’innovation, les investissements et l’accès à une énergie durable.
Créée par le décret n°2013-684 du 17 mai 2013, l’ANER a pour mission de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables, notamment la bioénergie, dans les différents secteurs d’activité au Sénégal.
Son champ d’intervention est vaste : élaboration et contribution aux politiques publiques, identification du potentiel renouvelable, études et planification, développement de projets, sensibilisation, formation, recherche et innovation, promotion des investissements et développement de partenariats.
Dans un contexte où la transition énergétique occupe une place croissante dans les politiques publiques, l’enjeu pour l’ANER sera de transformer le potentiel du Sénégal en réalisations concrètes. Solaire, éolien, bioénergie et autres solutions renouvelables peuvent ainsi constituer des axes majeurs d’intervention, notamment pour répondre aux besoins énergétiques des territoires et accompagner le développement économique.
Thierno Alia Mengue a également insisté sur le caractère collectif de la mission. La transformation de l’ANER ne pourra, selon cette orientation, reposer sur la seule direction générale. Elle devra mobiliser les collaborateurs de l’agence, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différentes autorités de tutelle.
Cette approche rejoint les nombreuses missions confiées à l’ANER : favoriser l’émergence d’entreprises spécialisées, attirer les investissements privés, développer des mécanismes de financement innovants, soutenir la recherche et l’innovation et renforcer les coopérations nationales et internationales.
L’agence devra également poursuivre ses efforts en matière de sensibilisation et de renforcement des capacités afin de favoriser une meilleure appropriation des technologies liées aux énergies renouvelables.
Au-delà des discours, le nouveau Directeur général est désormais attendu sur la capacité de l’agence à accélérer la concrétisation de ses missions. L’enjeu sera notamment de faire émerger davantage de projets, de renforcer les partenariats et de créer un environnement favorable à l’investissement dans les énergies renouvelables.
Pour Thierno Alia Mengue, le message adressé aux équipes est clair : « Au travail, continuons à servir la République, continuons à servir le peuple sénégalais. »
Une formule qui résume l’ambition affichée au lendemain de sa prise de fonction : capitaliser sur les acquis de l’ANER, renforcer son rôle dans la transition énergétique et faire des énergies renouvelables un véritable instrument au service du développement du Sénégal.
Le nouveau Directeur général a désormais la responsabilité de transformer cette ambition en résultats. Pour l’ANER, une nouvelle séquence s’ouvre, avec un défi majeur : passer de la promotion des énergies renouvelables à leur développement à grande échelle.
Par Mamadou Touré
Sénégal–Italie : l'artisanat bénéficiaire d'un nouvel accord pour l’emploi, la formation et les investissements
La coopération entre le Sénégal et l’Italie s’élargit avec la signature, ce jeudi 1er octobre 2026 à 15 heures à la Chambre des Métiers de Dakar, d’un accord de coopération entre l’institution consulaire et le Centre d’Études Afrique Europe. Ce partenariat entend ouvrir de nouvelles perspectives dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et des investissements.
Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire sont concernés, avec l’ambition de rapprocher les besoins en main-d’œuvre des entreprises italiennes des compétences disponibles au Sénégal. Le dispositif devrait ainsi contribuer à favoriser l’accès des travailleurs sénégalais à des opportunités professionnelles tout en répondant aux besoins en compétences des entreprises partenaires.
Pour Doudou Sarr Ndoye, de l’antenne de Cambérène de la Chambre des Métiers de Dakar, cette signature constitue l’aboutissement d’un processus engagé après une audience avec l’autorité de tutelle. Il s’est félicité de voir « des perspectives s’ouvrir pour les artisans du Sénégal ».
De son côté, Gorgui Diop, président de la Chambre des Métiers de Dakar, a salué l’initiative, estimant que le rôle des élus consulaires est notamment d’accompagner l’institution et ses initiatives. Il a félicité Doudou Sarr Ndoye pour avoir contribué à la concrétisation de ce partenariat, présenté comme une nouvelle perspective pour l’avenir de la Chambre et du secteur artisanal.
Pour le partenaire italien, M. Spiendorello, ''au-delà de l’emploi et de la formation, l’accord vise ainsi à favoriser les investissements productifs, le transfert de compétences et la création de collaborations durables entre acteurs économiques sénégalais et italiens''. En effet, selon lui, ''en Italie, s'il n'y a pas d'étrangers, beaucoup d'entreprises italiennes vont fermer boutique. L'accord qu'on signe aujourd'hui est le fruit de partenariats signés en Gambie, et dans d'autres secteurs comme le tourisme. Donc l'artisanat occupé une place importante dans l'Organisation structurelle de Italie''
L’accord prévoit également un accompagnement des micro, petites et moyennes entreprises italiennes désireuses d’investir et de développer leurs activités au Sénégal et, plus largement, en Afrique de l’Ouest. La Chambre des Métiers de Dakar et le Centre d’Études Afrique Europe souhaitent faciliter leur connaissance du territoire, des opportunités économiques et du tissu entrepreneurial local.
Youssouf NDIONGUE
