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La rédaction

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La décision rendue le 09 avril 2026 par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar s’inscrit dans le cadre du contrôle de la régularité de la procédure d’instruction.

À travers cette décision, la juridiction adopte une position équilibrée consistant à valider la procédure dans son principe tout en sanctionnant certaines irrégularités jugées substantielles.

Dans un premier temps, la Chambre d’accusation rejette l’exception d’irrecevabilité soulevée par le Ministère public et déclare recevables les requêtes introduites. Cette position permet d’ouvrir le débat au fond et témoigne de la volonté du juge de ne pas écarter les contestations pour des raisons purement formelles.

Sur le fond, la juridiction refuse d’annuler le procès-verbal de perquisition ainsi que le réquisitoire introductif. Ce rejet est déterminant, car le réquisitoire introductif constitue l’acte de saisine du juge d’instruction. Tant que cet acte demeure intact et que le dossier d’information reste régulièrement confié au Doyen des juges d’instruction, la procédure conserve sa base légale et continue normalement son cours.

En revanche, la Chambre d’accusation prononce l’annulation de plusieurs actes essentiels, notamment les procès-verbaux d’interrogatoire et d’arrestation ainsi que le réquisitoire supplétif. Ces annulations traduisent l’existence d’irrégularités graves, probablement liées à une atteinte aux droits de la défense ou au non-respect des garanties encadrant la privation de liberté.

Toutefois, ces nullités n’ont pas pour effet d’anéantir la procédure. Elles demeurent d’effet relatif : seuls les actes irréguliers sont écartés. Mieux encore, ces actes présentent, pour l’essentiel, un caractère réparable, en ce sens que le juge d’instruction peut, dans le respect des règles légales, reprendre ou régulariser les diligences annulées.

Les conséquences procédurales sont donc claires : les actes annulés sont retirés du dossier et classés au greffe, mais l’information judiciaire se poursuit. Le renvoi du dossier au Doyen des juges d’instruction traduit précisément cette logique de continuité, permettant la reprise de la procédure sur des bases assainies.

Cette décision illustre ainsi une approche pragmatique du juge d’appel : il ne s’agit pas de faire échec à l’action publique, mais de veiller à ce qu’elle s’exerce dans le strict respect des règles de procédure et des droits fondamentaux. En d’autres termes, la Chambre d’accusation procède à une véritable “purification” du dossier, en éliminant les actes irréguliers tout en préservant l’ossature de la procédure.

Par conséquent, cette décision consacre un équilibre entre l’exigence d’efficacité de la justice pénale et la protection des libertés individuelles. Elle rappelle que la sanction des irrégularités n’a pas vocation à paralyser l’action judiciaire, dès lors que les fondements de la procédure demeurent valides et que les actes viciés peuvent être légalement repris.

Maître Tanor DIAMÉ, Greffier.

À la suite de son accession à la tête du gouvernement, Christine Fréchette est attendue sur ses engagements en matière d’immigration. Alors que plusieurs réformes ont récemment modifié les parcours des étudiants internationaux et des travailleurs étrangers, de nombreux résidents temporaires espèrent des mesures concrètes, notamment autour d’un possible retour du Programme de l’expérience québécoise.

L’arrivée de Christine Fréchette au pouvoir intervient dans un contexte marqué par des transformations successives des politiques d’immigration. Depuis plusieurs années, les dispositifs mis en place au Québec évoluent entre exigences économiques et volonté de régulation, ce qui a contribué à installer une incertitude durable chez de nombreux résidents temporaires. Si son profil d’économiste et son passage au ministère de l’Économie traduisent une approche orientée vers le marché du travail, ce sont désormais ses décisions en matière migratoire qui sont particulièrement scrutées par les analystes et les partenaires sociaux.

Cette attention est d’autant plus vive que le Québec traverse une phase de transition démographique sans précédent. Selon les données les plus récentes de l’Institut du Québec, la province compte désormais un nombre record de résidents temporaires, dépassant le cap des 600 000 personnes. Dans ce panorama, l’hypothèse d’une réactivation du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) suscite une attente quasi messianique. Pendant longtemps, ce programme a constitué un levier d’accès direct et prévisible à la résidence permanente pour les étudiants diplômés du Québec et les travailleurs qualifiés. Il offrait une forme de lisibilité dans les parcours, en permettant d’envisager une installation durable après une période d’études ou d’emploi, une stabilité aujourd’hui mise à mal par des critères de sélection de plus en plus restrictifs.

Les réformes engagées au cours des dernières années ont profondément transformé cet équilibre, avec la mise en place du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), appelé à redéfinir les critères d’accès à la résidence permanente au Québec. Pour une partie des résidents temporaires, ces changements ont entraîné un décalage profond entre les parcours déjà engagés et les nouvelles exigences gouvernementales, notamment en matière de francisation et d’adéquation avec les besoins du marché du travail. Bien que plusieurs soient déjà pleinement intégrés dans le tissu social et économique québécois, leur situation demeure juridiquement incertaine. Ce flou administratif maintient des milliers de projets de vie dans une forme d’attente qui, à terme, risque de fragiliser l’attractivité de la province.

Cette préoccupation ne s’arrête pas aux frontières du Saint-Laurent. Elle influence également les décisions de celles et ceux qui, depuis l’étranger, envisagent un projet d’études ou de travail au Québec. Dans les pays d’origine, les candidats à la mobilité et leurs familles suivent de près l’évolution des politiques migratoires. Comme le soulignent régulièrement les chambres de commerce, la viabilité des trajectoires envisagées dépend de la clarté des signaux envoyés par Québec. Une politique perçue comme instable pourrait inciter les talents internationaux à se tourner vers d’autres provinces canadiennes, où les voies de passage vers la permanence sont jugées plus limpides.

Dans ce contexte, le retour annoncé du PEQ est perçu comme une mesure d’urgence susceptible de débloquer des situations humaines et administratives complexes. Elle s’inscrit dans une logique d’ajustement pragmatique face aux effets parfois contre-productifs des réformes récentes, notamment dans la transition vers le PSTQ. Toutefois, le caractère potentiellement temporaire de cette mesure soulève des interrogations légitimes quant à sa capacité à stabiliser durablement le système. Sur le terrain, les réactions traduisent une tension palpable entre l’espoir d’une régularisation pour certains profils et une prudence généralisée face à l’enchaînement des annonces politiques.

En accédant au pouvoir, Christine Fréchette hérite d’un dossier où l’économie rencontre l’humain. Les décisions qu’elle prendra dans les prochains mois seront déterminantes. Au-delà des orientations idéologiques, la réussite de son mandat en matière d’immigration se mesurera à sa capacité à restaurer la confiance des résidents temporaires. Pour ces milliers de travailleurs et d’étudiants, la clarté n’est plus une option, mais une nécessité absolue pour transformer l’incertitude actuelle en un espoir de stabilité durable.

Dans les institutions internationales, où les mots sont choisis avec la délicatesse d’un chirurgien et l’hypocrisie d’un diplomate, voilà que la vérité, cette vieille clandestine, refait surface… escortée par le FMI lui-même. Oui, vous avez bien lu : la dette cachée, longtemps reléguée au rang de rumeur d’opposants insomniaques, vient d’être officiellement baptisée par Abebe Aemro Selassie. Rideau levé sur un cadavre financier que tout le monde sentait, mais que personne n’osait vraiment regarder.

 

Sous le règne de Macky Sall, la République semblait tenir ses comptes comme on tient un secret de famille : avec élégance, silence… et quelques tiroirs bien verrouillés. Pendant que les discours parlaient d’émergence et de rigueur, les chiffres, eux, jouaient à cache-cache dans les coulisses budgétaires. Une dette parallèle, presque pudique, qui refusait obstinément d’apparaître dans le miroir officiel de l’État.

Et voilà que, comble de l’ironie, ce sont les nouvelles autorités qui débarquent avec la lampe torche, fouillent les placards et crient : « Regardez ce que nous avons trouvé ! » Le FMI, habituellement avare en compliments, applaudit presque à tout rompre. Transparence exceptionnelle, franchise exemplaire… on croirait entendre un professeur féliciter un élève pour avoir avoué une tricherie héritée de son voisin.

Mais derrière les mots polis de Selassie, le diagnostic est brutal : le Sénégal n’a pas seulement hérité d’un pouvoir, mais d’un passif bien dodu, une ardoise soigneusement maquillée qui transforme la gestion publique en exercice de haute voltige. Car enfin, gouverner avec une dette visible, c’est déjà compliqué ; avec une dette cachée, c’est de la prestidigitation.

Et pendant que l’ancien régime se drapait dans les habits du bâtisseur, voilà que les fondations apparaissent fissurées, rongées par ces engagements invisibles qui, aujourd’hui, réclament leur dû avec la discrétion d’un huissier… et la fermeté d’un créancier.

Au fond, cette affaire n’est pas seulement une question de chiffres. C’est une leçon de gouvernance à la sénégalaise : quand la vérité économique est différée, elle revient toujours, plus lourde, plus bruyante, et surtout… plus coûteuse. La dette cachée n’était pas une illusion. C’était juste une bombe à retardement, soigneusement rangée dans les archives du silence.

Et maintenant que le secret est éventé, reste une question simple, presque cruelle : qui paiera l’addition de ce dîner où tout semblait gratuit ?

Le Goethe-Institut Sénégal franchit une nouvelle étape de son histoire avec l’inauguration de son nouveau centre culturel à Dakar. Conçu comme un modèle d’architecture durable, ce bâtiment allie savoir-faire africain et innovations contemporaines.

Implanté sur un site de 2 700 m² à proximité de l’océan Atlantique et de l’Université Cheikh Anta Diop, ce nouvel édifice ambitionne de devenir une référence en matière de construction écologique et d’espace culturel inclusif. Avec une surface bâtie de 1 800 m², il s’agit du premier Goethe-Institut spécialement conçu et construit en Afrique.

L’infrastructure est le fruit du travail de l’architecte de renommée internationale Diébédo Francis Kéré, en collaboration avec des ingénieurs allemands et sénégalais ainsi que des artisans locaux. Le bâtiment met en avant des matériaux durables tels que l’argile, la latérite et les briques de terre compressée, valorisant ainsi les ressources et les techniques locales.

Présent lors de la cérémonie, aux côtés de Stefanie Peter, de l’ambassadeur d’Allemagne Kai Baldow et de la présidente du Goethe-Institut Gesche Joost, l’architecte a souligné l’importance de repenser les modes de vie africains dans la conception architecturale.

« Il était essentiel d’intégrer des éléments qui reflètent notre culture, en s’inspirant notamment de la vie autour de la cour », a-t-il expliqué, mettant en avant une approche qui marie héritage ancestral et modernité.

Présent au Sénégal depuis 1978, le Goethe-Institut célèbre ainsi près d’un demi-siècle d’engagement en faveur du dialogue interculturel entre le Sénégal, l’Allemagne et la sous-région, notamment avec la Gambie et la Guinée-Bissau. À travers ses programmes, dont le réseau de plus de 140 écoles partenaires et l’initiative PASCH, l’institution œuvre activement à la promotion de la langue allemande et des échanges culturels.

Pour l’ambassadeur Kai Baldow, ce projet s’inscrit dans une coopération bilatérale ancienne et dynamique : « Depuis plusieurs décennies, nos relations visent à promouvoir la stabilité, le développement économique et une prospérité partagée ».

Situé non loin du Musée Senghor, ce nouveau centre culturel s’inscrit également dans un espace hautement symbolique, en écho à l’héritage du poète-président Léopold Sédar Senghor, fervent défenseur du dialogue des cultures.

Avec ce projet, le Goethe-Institut confirme sa vocation : créer des espaces où se rencontrent créativité, apprentissage et diversité culturelle, tout en répondant aux enjeux environnementaux contemporains.

Mamadou Touré 

À Dakar, la souveraineté n’est plus un concept abstrait : elle s’impose comme une urgence politique. Réunis ce jeudi à l’initiative de l’Afrikajom Center, décideurs, universitaires et acteurs de la société civile ont confronté leurs visions lors du lancement du programme Agora/Penc, un espace de dialogue consacré aux grands enjeux nationaux.

Dans un monde structuré par les interdépendances, la souveraineté apparaît de plus en plus sous tension. Mondialisation économique, dépendances technologiques, alliances sécuritaires : autant de facteurs qui limitent la capacité des États à décider pleinement pour eux-mêmes. Les experts parlent désormais de « souveraineté sous contrainte », voire de « souveraineté négociée ».

Pour Alioune Tine, président exécutif de l’Afrikajom Center, le constat est clair : aucune souveraineté ne s’exerce aujourd’hui en vase clos.

« On peut revendiquer une souveraineté numérique tout en dépendant de plateformes privées. De même, la sécurité repose souvent sur des alliances qui peuvent fragiliser l’autonomie des États », a-t-il souligné.

Mais derrière ce concept mobilisateur se cache aussi un risque. « La souveraineté peut être instrumentalisée pour justifier des dérives autoritaires et affaiblir la démocratie », a-t-il mis en garde.

En Afrique, la question prend une dimension particulière. Héritées de l’histoire coloniale et confrontées à des fragilités persistantes, notamment dans le Sahel, les souverainetés africaines restent incomplètes et souvent vulnérables.

Une universitaire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a insisté sur une évolution majeure : la souveraineté ne se pense plus au singulier.

Numérique, alimentaire, énergétique, culturelle ou sécuritaire : elle se décline désormais en plusieurs dimensions, toutes stratégiques.

Mais au-delà du discours, c’est dans l’action que se joue la crédibilité de cette ambition. Produire localement, garantir la sécurité alimentaire, valoriser les langues nationales : autant de leviers concrets pour renforcer une souveraineté effective.

« Être souverain, ce n’est pas seulement décider, c’est pouvoir agir et assumer ses choix », a-t-elle rappelé, appelant à repenser en profondeur les modèles de production et de consommation.

Au terme des échanges, un constat s’impose : la souveraineté ne peut être ni un slogan ni un repli. Elle exige lucidité, cohérence et pragmatisme pour concilier aspiration à l’indépendance et réalité d’un monde interdépendant.

Avec Agora/Penc, l’Afrikajom Center s’affirme ainsi comme un acteur clé d’un débat devenu incontournable au Sénégal.

Mamadou Touré 

C'est avec une foule innombrable que la Coalition Diomaye Président de la région de Tambacounda a tenu, ce jeudi 16 avril 2026, un important meeting à l’esplanade de la Mairie de Tambacounda.

  Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la consolidation de la présence et de l'influence sur le terrain de cette coalition.

Ce rassemblement, à forte portée politique et symbolique, a constitué un véritable moment de communication stratégique et de partage avec les populations. Il a été marqué par une mobilisation exceptionnelle, traduisant l’adhésion croissante des citoyens aux idéaux et à la vision portés par la coalition.

Plusieurs figures de premier plan ont pris part à cette rencontre, notamment Le Maire de Tambacounda, Pape Banda Dièye, dont l’engagement constant témoigne de l’ancrage local de la dynamique en cours,le Directeur général de l’ADEPME, Alpha Thiam, acteur clé dans l’accompagnement des politiques de développement économique,du consultant international en communication M.Aliou Diallo, aussi Coordonnateur de la cellule communication de la CDP, qui a su impulser une stratégie de communication et de visibilité efficace avec des éléments delangage tres bien structurés.

Il faut aussi noter la présence de nombreuses personnalités politiques, économiques et sociales venues apporter leur soutien.

Les différentes interventions ont permis de revenir sur les enjeux majeurs du moment, en mettant l’accent sur la nécessité de renforcer l’unité, la solidarité et l’engagement collectif autour des ambitions portées par la Coalition Diomaye Président.

Les orateurs ont également insisté sur l’importance d’une mobilisation continue pour accompagner les actions engagées et répondre aux attentes des populations, en insistant sur les réalisations de son Excellence M. Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye. 

Au-delà des discours, ce meeting a été un véritable espace d’écoute et d’échanges, favorisant une proximité renforcée entre les leaders et les citoyens. Il a également permis de galvaniser les militants et sympathisants, tout en consolidant les bases d’une organisation structurée et tournée vers l’action.

En définitive, cette rencontre confirme la dynamique ascendante de la coalition dans la région de Tambacounda. Elle traduit une volonté claire d’occupation du terrain, de structuration des forces et de préparation des échéances à venir, avec pour objectif de bâtir une mobilisation durable et efficace au service des populations.

Les responsables ont félicité Mme Aminata Touré la superviseur général de la coalition Diomaye Président, de par son engagement sans faille à soutenir son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye.

Afrikajom Center organise ce jeudi 16 avril 2026 à Dakar un grand débat national sur la souveraineté.

La rencontre a mobilise membres du gouvernement, hommes politiques, experts, universitaires, journalistes et acteurs de la société civile. Elle se tient dans le cadre du programme AGORA/PENC, initié par Afrikajom Center pour créer des espaces de réflexion sur les enjeux stratégiques d’intérêt national.

Pour Alioune Tine, Directeur Exécutif d’Afrikajom Center, « la souveraineté ne peut pas être un simple slogan. Elle doit se construire dans le débat contradictoire, avec toutes les composantes de la nation. C’est le sens d’AGORA/PENC : croiser les expertises pour passer des intentions aux politiques publiques ».

Les échanges ont été portes sur les dimensions politique, économique, alimentaire, monétaire, numérique et culturelle de la souveraineté. L’objectif : renforcer la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance.

Dans un contexte sous-régional marqué par la remise en cause des modèles de coopération et la montée des aspirations à plus d’autonomie, le Sénégal cherche à concilier ouverture au monde et maîtrise de ses choix stratégiques.

Alioune Ndiaye

Dans un contexte mondial marqué par la transformation des modes de travail, le Sénégal confirme son positionnement en tant que hub stratégique en Afrique de l’Ouest. C’est dans cette dynamique que Wojo, marque du groupe Accor spécialisée dans les espaces de travail flexibles, annonce son implantation à Dakar, au sein du Novotel Dakar.

Déjà présent dans plusieurs capitales africaines comme Abidjan, Nairobi et Kigali, Wojo poursuit ainsi son expansion sur le continent avec une ambition claire : accompagner la mutation des environnements de travail.

Le choix de Dakar ne doit rien au hasard. Ville dynamique, dotée d’un tissu économique en pleine croissance et d’une forte communauté entrepreneuriale, la capitale sénégalaise offre un terrain fertile pour le développement de nouvelles solutions de travail.

« L’arrivée de Wojo transforme le Novotel Dakar en un véritable carrefour d’usages au cœur du Plateau », souligne Naoufel Chtara, Directeur Général de l’établissement. « Avec le concept de Workspitality®, nous combinons l’exigence des espaces professionnels avec le confort et la qualité des services hôteliers. »

Au cœur de l’offre Wojo se trouve le concept de Workspitality®, une approche qui fusionne espaces de travail et services hôteliers. Concrètement, les utilisateurs bénéficient :

de bureaux privatifs pour les entreprises

d’espaces de coworking flexibles

de salles de réunion entièrement équipées

ainsi que de services hôteliers (restauration, hébergement, salle de sport, piscine, sécurité)

Contrairement aux espaces de coworking traditionnels, souvent limités en horaires et en services, Wojo propose une accessibilité 24h/24 et une expérience “tout-en-un”.

L’intégration de Wojo au Novotel Dakar, actif du portefeuille de Kasada Capital Management, s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation des hôtels en véritables écosystèmes économiques.

« En diversifiant les usages de nos infrastructures, nous répondons à une demande croissante de flexibilité immobilière tout en renforçant l’attractivité de la région », explique Khalil Ketari.

Ce modèle pourrait inspirer d’autres promoteurs immobiliers en Afrique de l’Ouest, en quête de valorisation de leurs actifs.

Au-delà des infrastructures, Wojo met l’accent sur une approche humaine du travail. L’objectif : offrir aux entreprises un cadre propice à l’innovation et à la collaboration, sans les contraintes de gestion immobilière classique.

« Wojo signifie Working with Mojo, soit travailler avec énergie, chance et prospérité », explique Prisca Tevoedjre, en charge de la marque en Afrique de l’Ouest. « Nous voulons créer des espaces où les professionnels peuvent s’épanouir et performer. »

À l’occasion de son ouverture à Dakar, Wojo propose une offre promotionnelle attractive :

15 % de réduction sur les abonnements coworking jusqu’au 30 juin 2026

Accès au programme ALL Meeting & Events du groupe Accor

Doublement des points de fidélité pour les organisateurs d’événements

Ces avantages sont valables dans l’ensemble du réseau international du groupe.

Une nouvelle ère du travail en Afrique

Avec cette implantation stratégique, Wojo confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur clé de la transformation

Mamadou Touré 

La commune de Kaffrine a procédé au lancement des activités de conduite du changement du Programme de digitalisation de l’administration publique, une initiative inscrite dans la stratégie nationale de modernisation des services publics.

Selon le coordonnateur du programme, Souleymane Ba, la digitalisation est désormais « une priorité stratégique », visant à améliorer la performance, la transparence et l’accessibilité de l’administration.

Au-delà des outils numériques, le programme met l’accent sur l’accompagnement des acteurs et des populations, à travers des actions de formation et de sensibilisation.

La démarche adoptée se veut participative, avec des consultations prévues pour identifier les besoins réels des citoyens et proposer des solutions adaptées. La question de la cybersécurité est également prise en compte.

Pour sa part, le maire de Kaffrine, Abdoulaye Seydou Sow, a salué une réforme « majeure » et réaffirmé l’engagement de la commune à en faire un modèle de réussite.

 

Avec ce lancement, Kaffrine se positionne comme un territoire pilote dans la mise en œuvre de la digitalisation des services publics au Sénégal.

Mamadou Ndiaye

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée cette année sous le thème « Unissons-nous pour la santé, soutenons la science », l’Institut Pasteur de Dakar a accueilli une cérémonie officielle de haut niveau réunissant autorités sanitaires, chercheurs et partenaires internationaux.

La rencontre a été présidée par le Médecin-Colonel M. Fall, représentant du ministre de la Santé Dr Ibrahima Sy, en présence notamment du Dr Michel Yao, représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Sénégal, ainsi que de nombreux scientifiques et universitaires.

Au cœur de cette journée, une table ronde scientifique de haut niveau a permis d’engager une réflexion approfondie sur la nécessité d’investir collectivement dans l’innovation et dans des politiques fondées sur des preuves, afin d’accélérer la couverture sanitaire universelle au Sénégal.

Prenant la parole, le Dr Michel Yao a rappelé l’importance cruciale de la science dans le développement des systèmes de santé. Selon lui, « la science permet non seulement de mieux comprendre les problèmes de santé, mais surtout d’apporter des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales ».

Il a également insisté sur le rôle fondamental des données dans la prise de décision. « Une collecte rigoureuse et structurée des données est indispensable pour orienter efficacement les politiques publiques et répondre aux besoins spécifiques des populations », a-t-il souligné.

L’innovation scientifique, a-t-il poursuivi, constitue un levier majeur pour améliorer les réponses sanitaires. Toutefois, celle-ci nécessite un engagement politique fort, des investissements conséquents et des partenariats solides, tant au niveau national qu’international.

Face à la montée de la désinformation, le représentant de l’OMS a également mis en garde contre les effets de “l’infodémie”. Il a plaidé pour une meilleure communication scientifique et une implication accrue des communautés afin de restaurer la confiance du public dans la recherche.

Les échanges ont aussi mis en lumière l’importance de l’approche « One Health », qui intègre la santé humaine, animale et environnementale. Cette approche a notamment démontré son efficacité dans la gestion de certaines épidémies au Sénégal, en permettant une réponse coordonnée et plus efficace.

De son côté, la direction de l’Institut Pasteur de Dakar a rappelé son rôle stratégique dans la recherche en Afrique, notamment dans l’étude des virus, le développement de vaccins et la surveillance des épidémies. L’institution contribue également au renforcement des capacités sanitaires dans plus de 40 pays du continent.

La question de la souveraineté sanitaire a également été au centre des discussions. Les intervenants ont souligné que celle-ci passe inévitablement par un investissement accru dans la recherche locale. Aujourd’hui encore, moins de 4 % de la recherche clinique mondiale est réalisée en Afrique, un déséquilibre qui limite l’adaptation des solutions aux réalités du continent.

À travers cette célébration, les acteurs de la santé ont lancé un appel fort : faire de la science un véritable moteur de transformation des systèmes de santé, au service de populations mieux protégées et équitablement prises en charge.

La Journée mondiale de la santé 2026 aura ainsi marqué, à Dakar, une mobilisation collective en faveur d’une santé fondée sur la connaissance, l’innovation et la solidarité.

Mamadou Touré 

CMU
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