Le Salon International des Produits et Services d’Afrique et de ses Outremers (PSAO) tiendra sa 4ᵉ édition à Dakar du 23 au 26 octobre 2025 au Grand Théâtre National. Placé sous le thème « Jeunesse, Innovation et Transformation Économique en Afrique », l’événement s’annonce comme une vitrine panafricaine de la créativité, du savoir-faire et de l’ingéniosité africaine.
Soutenu par les autorités sénégalaises et de nombreux partenaires publics et privés, le PSAO 2025 ambitionne d’être bien plus qu’un simple salon : un catalyseur d’opportunités concrètes pour la jeunesse, les femmes et les territoires africains.
Pour Armelle Ngougni, promotrice et commissaire d’exposition du PSAO, « la vision du salon est de valoriser les talents, les savoir-faire et les innovations de l’Afrique et de ses Outremers, tout en co-construisant avec les acteurs locaux des solutions pour l’émergence du continent ».
Le choix du Sénégal pour accueillir cette 4ᵉ édition n’est pas anodin. « La jeunesse est le pilier et la lance d’une nation », a-t-elle expliqué. « Si nous avons une jeunesse bien formée, consciente de sa valeur et de sa direction, alors nous avons un pays prêt à se développer. »
C’est dans cet esprit que le PSAO 2025 mettra à disposition 500 bourses de formation, d’une valeur moyenne de 500 000 F CFA chacune, dans les domaines de l’anglais, du marketing digital et de l’intelligence artificielle.
Ces bourses comprennent également cinq prises en charge intégrales pour des étudiants sélectionnés qui iront se former aux États-Unis.
« Premier inscrit, premier servi » : un appel massif à la jeunesse sénégalaise car le mot d’ordre est clair.
Le PSAO souhaite ainsi offrir une chance égale à tous les jeunes apprenants, qu’ils soient lycéens, étudiants ou en recherche d’emploi.
« Nous voulons donner confiance à tout le monde », a insisté Mme Ngougni. « Les 500 jeunes bénéficiaires pourront non seulement se former, mais aussi travailler à distance pour des entreprises étrangères depuis le Sénégal, avec des revenus pouvant aller de 100 000 à 300 000 F CFA par mois, voire plus. »
Cette approche innovante s’inscrit dans une stratégie visant à endiguer l’émigration économique en donnant aux jeunes les moyens de réussir chez eux, tout en intégrant le marché mondial grâce à la dématérialisation des métiers du numérique.
Un salon à fort impact économique et territorial et le PSAO repose sur trois piliers stratégiques :
La valorisation des produits et services africains à travers des expositions et concours, dont le Concours Talent & Innovation et le Concours Culinaire PSAO 2025 ;
L’accompagnement des États, collectivités et entreprises grâce à une base de données de partenaires institutionnels et techniques ;
Le lobbying économique, pour faciliter la pénétration des produits et services africains sur les marchés régionaux et internationaux.
Déjà présent dans 15 pays africains, le PSAO compte sur ses points focaux nationaux, notamment M. Momat Al Aksé au Sénégal, pour assurer le suivi des projets et le renforcement des partenariats.
Des opportunités concrètes pour les collectivités locales car ce salon prévoit la signature de conventions avec des collectivités territoriales sénégalaises, en partenariat avec l’Union des Collectivités Territoriales du Sénégal.
Ces conventions portent sur la construction de Centres de Développement Municipal (CDM), de stades omnisports et de bibliothèques physiques et numériques, ainsi que sur des programmes de formation pour les cadres municipaux.
Mme Ngougni a d’ailleurs lancé un appel solennel aux mairies et au ministère des Collectivités territoriales pour qu’ils participent massivement au salon et saisissent les nombreuses opportunités offertes.
Un rendez-vous panafricain au service du développement durable car en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, l’innovation technologique, la souveraineté alimentaire, l’économie verte et l’économie solidaire, le PSAO 2025 s’inscrit dans une logique de développement durable et inclusif.
« Le PSAO n’est pas qu’un événement, c’est une dynamique de transformation pour l’Afrique », conclut Armelle Ngougni.
Avec son modèle participatif, ses offres de formation et ses partenariats structurants, le salon entend contribuer durablement à l’émergence d’une Afrique confiante, compétitive et
innovante.
Mamadou Touré
