Le Directoire Stratégique des Cadres Jambaars a publié ce mercredi 26 février 2026 une déclaration liminaire très critique à l’égard du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko, accusé d’avoir « remplacé l’action par la communication » depuis son accession au pouvoir.
Dans ce texte intitulé « De la rupture proclamée à la trahison nationale », le mouvement dresse un bilan sévère : échec de la campagne agricole (intrants en retard, filières arachide, mil et maïs en difficulté), absence de réformes structurées et multiplication des meetings jugés sans effet concret.
La mort de l’étudiant Abdoulaye Ba occupe une place centrale. Les Cadres Jambaars exigent que le Premier ministre Ousmane Sonko réponde « devant le peuple et devant la justice », dénonçant l’installation d’un commissariat à l’Université Cheikh Anta Diop comme un « échec politique ». Ils annoncent leur intention de saisir la Cour pénale internationale ainsi que des organisations de défense des droits humains, évoquant des « traitements inhumains et dégradants ».
Le directoire alerte également sur des « menaces et dérives autoritaires », pointant des pressions exercées sur magistrats, enseignants et étudiants. Sur le plan sociétal, il questionne le revirement d’Ousmane Sonko sur la criminalisation de l’homosexualité, rappelant son silence actuel face aux initiatives portées par And Samm Jikko Yi.
« On ne partage pas les honneurs et on n’isole pas les fautes », martèle le texte, qui impute au président et à son gouvernement la responsabilité collective des échecs agricoles, des tensions universitaires et de la perte de confiance des bailleurs.
Avec cette déclaration, les Cadres Jambaars revendiquent « la lumière totale » et appellent à des actes plutôt que des discours, estimant que le peuple « mérite la vérité » et non « un meeting permanent ».
Alioune ndiaye
