On peut critiquer Aminata Touré ; ce qui pose problème, c’est comment le fait Cheikh Yerim Seck. Ses dernières sorties tiennent de l’apostrophe « je préviens Diomaye », « je la démasque » mais restent suspendues au-dessus des faits. Or Mimi Touré a un parcours public documenté : postes ministériels, action à la primature, prise de parole à l’Assemblée. C’est cette matière qu’il faut passer au crible : quelles réformes défendues, quels arbitrages budgétaires, quels résultats. Si son attention est aujourd’hui tournée vers l’économie réelle et le social (emploi, pouvoir d’achat, accès aux soins), ça doit se traduire en propositions précises, en amendements, en votes et c’est exactement ce qu’un observateur sérieux doit vérifier, comparer et discuter.
Le souci avec Yerim Seck, ce n’est pas la critique ; c’est le remplacement de l’investigation par l’invective Il occupe l’espace avec un ton de procureur, mais sans pièces. Résultat : il draine l’oxygène du débat et installe une défiance permanente qui dépolitise tout. Le Sénégal n’a pas besoin d’un de plus qui joue avec sa langue pour exister ; il a besoin qu’on élève le niveau preuves, contexte, conséquences. À défaut, la polémique tourne à vide et le public, fatigué, finit par se détourner de la chose publique.
Alioune Ndiaye Coordonnateur départemental MIMI2024 à fatick et membre du pool communication Diomaye président.
