La rédaction
CORRÉLATION PHARMACEUTIQUE : LE SYDEMS EXIGE DES PREUVES AVANT TOUTE ACCÉLÉRATION DE LA RÉFORME
Réagissant aux déclarations récentes des industriels du conditionnement pharmaceutique qui déplorent le retard dans la publication de la troisième liste des produits soumis à la corrélation, le Syndicat des Délégués Médicaux et Fonctions Supports du Sénégal (SYDEMS) appelle les autorités à faire prévaloir la prudence et l'exigence de preuves avant toute accélération du processus.
Dans une correspondance adressée à la Directrice générale de l'Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), le Secrétaire général du SYDEMS, Alhassane Ahmed Dathe, précise que son organisation ne remet nullement en cause le principe de la corrélation pharmaceutique. Selon lui, le transfert de technologie, la création d'emplois industriels, le renforcement de la souveraineté sanitaire et l'amélioration de l'accès aux médicaments constituent des objectifs légitimes et largement partagés par les acteurs du secteur.
Toutefois, le syndicat estime que la réussite de cette politique dépend avant tout de la capacité réelle des unités de conditionnement à assumer les responsabilités qui leur sont confiées.
« La cadence de la corrélation ne peut précéder la preuve de la capacité », soutient le SYDEMS, qui considère que la charge de la preuve incombe aux opérateurs réclamant une accélération du dispositif.
Sur le volet qualité, l'organisation souligne que la souveraineté sanitaire ne saurait être atteinte au détriment de la sécurité des patients. Elle plaide ainsi pour que chaque unité candidate apporte des garanties documentées concernant sa conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF/GMP), la qualification de ses installations et de son personnel, l'existence d'un système de pharmacovigilance opérationnel ainsi que, lorsque cela est nécessaire, la démonstration de la bioéquivalence des produits concernés.
Selon le SYDEMS, toute extension du dispositif sans vérification préalable de ces critères pourrait exposer les populations à des risques sanitaires évitables.
L'organisation attire également l'attention sur les enjeux financiers liés à la production locale. Elle rappelle que le conditionnement pharmaceutique exige des investissements importants, une capacité de financement durable et des garanties solides d'approvisionnement. À défaut, prévient-elle, le marché pourrait être confronté à des ruptures de stock susceptibles d'affecter directement les patients.
Le syndicat insiste également sur la nécessité de respecter les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) déjà accordées ou toujours valides. Il estime que la sécurité juridique et la prévisibilité réglementaire sont indispensables pour maintenir la confiance des investisseurs et garantir la continuité de l'approvisionnement national en médicaments.
Afin d'encadrer l'évolution du dispositif, le SYDEMS propose que toute inscription d'un produit sur une nouvelle liste de corrélation soit conditionnée à la validation préalable, par l'ARP, d'un cahier des charges objectif et vérifiable. Celui-ci devrait attester de la conformité des unités candidates tant sur le plan de la qualité que sur celui de leur solidité financière.
Concernant la future troisième liste de corrélation, qui pourrait notamment inclure le paracétamol, produit à fort volume de consommation, le syndicat souhaite qu'elle repose sur une évaluation rigoureuse des résultats obtenus avec les deux premières listes plutôt que sur des considérations de calendrier ou de pression sectorielle.
Pour le SYDEMS, l'Agence de Réglementation Pharmaceutique demeure le garant naturel de l'intérêt général et doit veiller à ce que les décisions prises privilégient la sécurité des patients, la stabilité de l'approvisionnement et le développement durable de l'industrie pharmaceutique nationale.
Au-delà des divergences entre acteurs du secteur, le syndicat affirme que l'objectif commun reste le même : contribuer à l'amélioration de la santé des Sénégalais tout en consolidant les bases d'une industrie pharmaceutique nationale performante et crédible.
M. TOURÉ
Journée mondiale du don de sang 2026 : Le Sénégal appelle à faire de la solidarité un réflexe national
Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a célébré ce dimanche la Journée mondiale du don de sang sous le thème : « Une goutte d’humanité, donner son sang sauve des vies ». Une occasion pour les autorités sanitaires, les partenaires techniques et financiers, les associations de donneurs bénévoles et les professionnels de santé de rendre hommage aux milliers de citoyens qui, chaque année, contribuent à sauver des vies grâce à leur générosité.
La cérémonie, marquée par une forte mobilisation des acteurs du secteur de la santé, a permis de rappeler le rôle essentiel du don de sang dans le fonctionnement du système sanitaire. Dans son allocution de bienvenue, le directeur général du CNTS, Dr Daouda Seck, a salué l'engagement des donneurs bénévoles, qualifiés de « héros discrets » dont les gestes permettent chaque jour de sauver des patients confrontés à des situations d'urgence médicale.
« Derrière chaque poche de sang, il y a une mère sauvée d'une hémorragie, un enfant pris en charge pour une maladie chronique, une victime d'accident réanimée ou encore un patient opéré dans de bonnes conditions », a-t-il souligné.
Un déficit de près de 50 000 poches de sang par an, car malgré les progrès enregistrés ces dernières années, les besoins restent importants. Selon les chiffres présentés lors de la cérémonie, le Sénégal enregistre chaque année plus de 136 000 dons de sang, un niveau encore inférieur aux besoins nationaux estimés à environ 180 000 poches.
Cette situation se traduit par un déficit annuel de près de 50 000 poches, notamment dans certaines zones éloignées où l'accès aux structures de transfusion sanguine demeure limité.
Pour relever ce défi, les autorités sanitaires misent sur le renforcement du réseau national de transfusion sanguine à travers la construction de centres régionaux, l'ouverture de postes de transfusion dans les départements et le développement de dépôts de sang dans les structures sanitaires du pays.
Le don de sang, un acte citoyen et solidaire et prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Sénégal a rappelé que le don de sang constitue l'une des plus belles expressions de la solidarité humaine.
« Le sang ne se fabrique pas. Il ne peut provenir que d'un être humain qui choisit librement, régulièrement et bénévolement de sauver des vies », a-t-il déclaré.
L'OMS a également insisté sur la nécessité de faire du don volontaire, régulier et non rémunéré une véritable culture citoyenne afin de garantir la disponibilité permanente de produits sanguins sûrs pour les patients.
Marraine de cette édition 2026, la Première Dame du Sénégal, représentée à la cérémonie, a adressé un message fort à l'ensemble des donneurs bénévoles du pays.
Dans un discours empreint d'émotion, elle a salué « ces femmes et ces hommes qui sauvent des vies sans jamais rechercher la reconnaissance », rappelant que « les héros ne portent pas toujours d'uniforme ».
Elle a particulièrement lancé un appel à la jeunesse sénégalaise afin qu'elle s'engage davantage dans cette démarche citoyenne qui permet, en quelques minutes seulement, d'offrir une chance de survie à plusieurs personnes.
Les responsables du CNTS ont réaffirmé leur ambition d'atteindre l'autosuffisance nationale en produits sanguins. Cet objectif passe notamment par la fidélisation des donneurs réguliers, l'intensification des campagnes de sensibilisation et le renforcement des infrastructures de collecte et de distribution.
À l'occasion de cette Journée mondiale du don de sang, l'ensemble des intervenants a lancé un message unanime : faire du don de sang un geste citoyen normal, régulier et volontaire.
Car, comme l'ont rappelé plusieurs orateurs, une simple poche de sang peut sauver jusqu'à trois vies.
« Donner son sang, c'est offrir bien plus qu'un produit médical : c'est offrir l'espoir, la solidarité et la vie. »
MAMADOU TOURÉ
AVIS DE DÉCÈS
Serigne Mountakha Mbacké Khalif Général des Mourides
Famille Serigne Massamba Mbacké
Famille Bathie Khoudia Dieng père de la défunte
Famille Adja Deguene Dieng mère de la défunte
Famille de Moustapha Kebe
Maodo Sall et famille fils de la défunte
Famille Abdou Dior Dieng à Dakar
Famille Mor Astou Dieng à Dakar, Tamba et Diourbel
Famille Sada Dieng à Dakar
Famille Talla Dieng à Touba
Famille Bathie Dieng à Touba
Famille Ibrahima Dieng à Dakar
Famille Mboye Dieng à Touba
Famille Dior Dieng à Touba
Famille Mbene Ndiaye à Darou Mousty
Famille Maguette Beye Dieng à Dakar
Famille Coumba Ndao Dieng à Dakar
Famille Khayta Dieng à Touba
La famille de Anna Dieng Gambie
Les familles Mbacké, Dieng, Sall, Kébé, Fall, Diop, Mboup, Ndoye, Tambedou, Thiam, Sow
Vous font part du décès de *ADJA KINÉ DIENG* survenu le Samedi 13 juin 2026
Enterrement ce jour dimanche à Touba
Cérémonie religieuse le lundi 15 juin a son domicile à la cité Impôts et domaines
À Dakar, la jeunesse du FDR revendique son héritage démocratique et trace sa feuille de route
La Coordination nationale de la Jeunesse du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu ce samedi à Dakar une importante journée d’intégration, de concertation et de réflexion placée sous le thème : « L’histoire des mouvements de jeunesse au Sénégal : sentinelles de la démocratie et acteurs de rupture. Quel héritage pour la jeunesse du FDR ? ».
Organisée au siège national de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), cette rencontre a réuni des responsables politiques, des militants de jeunesse issus des différentes composantes du Front ainsi que plusieurs invités venus échanger sur le rôle historique et contemporain de la jeunesse dans la consolidation de la démocratie sénégalaise.
Dans son mot d’ouverture, Angélique Diouf, responsable de la communication des jeunes de l’UCS Mbollo et maîtresse de cérémonie du panel, a souligné l’importance de la mémoire politique dans la construction de l’avenir. Selon elle, les mouvements de jeunesse ont toujours constitué des acteurs majeurs des grandes avancées démocratiques du Sénégal et doivent aujourd’hui poursuivre cet héritage avec responsabilité, engagement et sens de l’intérêt général.
Le panel a permis de revisiter les différentes étapes de l’engagement des jeunes dans la vie politique nationale. Les intervenants ont notamment mis l’accent sur la nécessité de renforcer la formation politique, la culture démocratique et la participation citoyenne afin de préparer une nouvelle génération de leaders capables de répondre aux défis contemporains.
Les échanges ont également porté sur les mutations du paysage politique sénégalais, les enjeux liés à la gouvernance démocratique, ainsi que la place que doit occuper la jeunesse dans les processus de décision et les échéances électorales futures.
À l’issue des travaux, la Coordination nationale de la Jeunesse du FDR a adopté plusieurs résolutions. Les participants se sont engagés à renforcer la mobilisation citoyenne autour des valeurs démocratiques et républicaines, à consolider l’unité d’action entre les différentes structures de jeunesse du Front et à promouvoir une représentation plus significative des jeunes dans les instances de décision politique.
La jeunesse du FDR a également réaffirmé son soutien à la volonté exprimée par la Conférence des Leaders du Front de travailler à la mise en place d’une liste unitaire de l’opposition lors des élections locales de 2027. Les participants estiment que le rassemblement des forces politiques partageant les mêmes valeurs constitue une condition essentielle pour relever les défis démocratiques et électoraux à venir.
Par ailleurs, les responsables de jeunesse ont annoncé leur volonté de renforcer la présence du FDR dans l’espace numérique afin de favoriser le débat public, la sensibilisation citoyenne et la diffusion des positions de la coalition auprès des populations, notamment des jeunes.
Dans leur déclaration finale, les participants ont lancé un appel à l’ensemble de la jeunesse sénégalaise, aux organisations de la société civile et aux forces vives de la Nation afin qu’elles demeurent vigilantes face aux défis qui touchent la démocratie et l’État de droit. Ils ont réaffirmé leur attachement aux principes républicains, aux libertés publiques, à la paix sociale et au respect des institutions.
Cette journée d’intégration constitue une étape importante dans le processus de structuration de la jeunesse du FDR et dans la préparation de sa grande rentrée politique nationale prévue le 27 juin prochain.
« Ensemble, notre héritage, notre avenir », tel est le mot d’ordre lancé par les jeunes du Front, déterminés à faire entendre leur voix dans le débat public et à contribuer activement à l’avenir démocratique du Sénégal.
Mamadou Touré
MOUHAMED CHERIF GUEYE : DU MANAGEMENT À L'IMPACT SOCIAL, LE PARCOURS INSPIRANT D'UN LEADER SÉNÉGALAIS COURONNÉ PAR LES AFRICA IMPACT AWARDS 2026
Figure montante du leadership et du développement humain au Sénégal, Mouhamed Cherif Gueye vient d'ajouter une nouvelle distinction majeure à son impressionnant parcours. Lauréat des Africa Impact Awards 2026, il rejoint le cercle des personnalités africaines dont les actions contribuent significativement au progrès social, économique et humain de leurs communautés.
Cette reconnaissance continentale vient consacrer plusieurs années d'engagement, de travail et d'initiatives en faveur de la jeunesse, de l'entrepreneuriat, du développement durable et de la professionnalisation des organisations.
Un parcours construit sur l'excellence et l'engagementcar l'spécialiste en management des entreprises et des collectivités, ingénieur QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement), Mouhamed Cherif Gueye s'est imposé au fil des années comme un acteur incontournable dans les domaines du management stratégique, de la qualité et du développement organisationnel.
Titulaire d'un Master MBA 1 et MBA 2 en QHSE, il est également Président de l'Association Sénégalaise des Professionnels en QHSE (ASEP-QHSE), une structure qui œuvre pour la promotion des bonnes pratiques en matière de qualité, de sécurité et de développement durable au Sénégal.
Son parcours professionnel témoigne d'une ascension remarquable. Après huit années passées dans le secteur privé, où il a évolué du statut de stagiaire à celui de pilote de projets, en passant par différents postes en CDD et CDI, il a développé une solide expertise en gestion de projets, accompagnement stratégique et amélioration de la performance des organisations.
Parallèlement à ses activités professionnelles, Mouhamed Cherif Gueye s'est distingué par son engagement en faveur du renforcement des capacités des jeunes et des entrepreneurs.
Co-initiateur du programme NITTÉ, il a contribué à la mise en place d'une importante base de données regroupant plus de 25 000 personnes formées et fidélisées. Cette initiative constitue aujourd'hui un véritable levier d'insertion, de formation et d'accompagnement pour de nombreux jeunes Sénégalais.
Consultant qualité, formateur en management stratégique et positionnement professionnel, coach en développement personnel et en entrepreneuriat, il accompagne également des entreprises, des personnalités publiques et des porteurs de projets dans leur quête de performance et de réussite.
Membre du collectif des coachs professionnels du Sénégal, d'Afrique et de la diaspora, il œuvre activement à la promotion du leadership positif et du développement des compétences humaines.
L'engagement de Mouhamed Cherif Gueye dépasse largement le cadre du management et de l'entrepreneuriat. Convaincu que le développement de l'Afrique passe par une meilleure gestion des ressources et une transition durable, il a obtenu plusieurs certifications de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dans des domaines stratégiques :
Accès, gestion et traitement de l'eau ;
Énergie durable ;
Industrie et équipements ;
Urbanisme, mobilité et gestion durable des territoires ;
Construction durable ;
Agriculture et agroalimentaire ;
Gestion des déchets et recyclage.
Son expertise lui a également permis de représenter le Sénégal lors de sommets internationaux sur les changements climatiques organisés par l'African Diplomatic League, renforçant ainsi sa contribution aux réflexions sur les enjeux environnementaux du continent.
Au-delà de ses fonctions techniques et managériales, Mouhamed Cherif Gueye est également écrivain et mentor. À travers ses interventions, ses formations et ses publications, il encourage les jeunes à croire en leur potentiel, à développer leur leadership et à s'engager dans la construction d'une société plus prospère.
Son approche, basée sur la discipline, l'excellence et l'impact social, lui a permis de toucher des milliers de jeunes à travers le Sénégal et au-delà.
L'obtention du prestigieux Africa Impact Awards 2026 représente l'aboutissement d'années de travail au service du développement humain et social.
Cette distinction récompense des personnalités dont les initiatives génèrent un impact réel et durable dans leurs communautés. Pour Mouhamed Cherif Gueye, ce prix symbolise avant tout la reconnaissance des efforts collectifs menés aux côtés de nombreux partenaires, collaborateurs et bénéficiaires.
Très ému à l'annonce de cette récompense, il a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers ses parents, sa famille, ses amis, ses collaborateurs ainsi que toutes les personnes qui l'ont accompagné dans son parcours.
Il a également adressé ses remerciements à Son Excellence le Président de la République du Sénégal, aux responsables et militants de son parti, le PASTEF – Les Patriotes, au Colonel Amadou Cambel Dieng, à Diabel Seck et à tous ceux qui ont cru en sa vision et soutenu ses actions.
À travers son parcours, Mouhamed Cherif Gueye incarne une génération de leaders africains qui misent sur la compétence, l'innovation, le travail et l'engagement citoyen pour transformer durablement leurs sociétés.
Son sacre aux Africa Impact Awards 2026 apparaît ainsi comme une reconnaissance méritée, mais surtout comme une invitation à poursuivre son combat en faveur d'une jeunesse mieux formée, plus entreprenante et davantage impliquée dans le développement du continent.
Aujourd'hui, son histoire inspire de nombreux jeunes qui voient en lui la preuve qu'avec de la vision, de la persévérance et du travail, il est possible de bâtir un parcours d'excellence au service de sa communauté et de son pays.
Mamadou Touré
Sécurité civile : le ministre Mouhamadou Moctar Cissé salue la montée en puissance des sapeurs-pompiers
Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les services relevant de son département, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Moctar Cissé, s'est rendu ce vendredi à l'État-major de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, à la caserne Malick Sy de Dakar.
À son arrivée, le ministre a été accueilli par le Général Mamadou Ndoye, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, entouré de son état-major, ainsi que des officiers, sous-officiers et militaires du rang de l'unité.
Cette visite s'inscrit dans la dynamique de prise de contact engagée par le nouveau ministre depuis sa nomination. Après une première étape effectuée dans plusieurs unités de la Police nationale, Mouhamadou Moctar Cissé a tenu à rencontrer les hommes et les femmes qui composent cette unité d'élite chargée du secours et de la protection des populations.
Au cours d'une visite guidée des installations, le ministre a découvert les équipements et moyens d'intervention de la Brigade nationale. Tout en saluant les efforts consentis en matière de modernisation, il a souligné que les ressources disponibles demeurent encore insuffisantes au regard de l'ampleur des risques auxquels les sapeurs-pompiers sont confrontés quotidiennement.
Mouhamadou Moctar Cissé a particulièrement félicité le Général Mamadou Ndoye pour la qualité du travail de planification stratégique engagé jusqu'en 2029, estimant que cette vision explique en grande partie les progrès enregistrés dans le renforcement des capacités opérationnelles de la Brigade.
« J'ai été séduit par la qualité du travail de planification qui a été réalisé. Si l'on ne planifie pas, si l'on n'a pas de cap, on pose les jalons de son propre échec », a déclaré le ministre.
Rendant hommage aux soldats du feu, il a salué leur courage, leur sens du sacrifice et leur engagement permanent au service des populations.
« Nous sauvons ou nous périssons ». Pour le ministre, cette devise illustre parfaitement l'esprit de dévouement qui anime les sapeurs-pompiers sénégalais. Au nom du Président de la République et du Gouvernement, il leur a exprimé sa reconnaissance pour les services rendus à la nation.
Profitant des premières pluies enregistrées dans la capitale, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a également lancé un appel à la responsabilité citoyenne. Il a insisté sur l'importance de la prévention pour réduire les risques liés aux inondations, aux accidents de la circulation et aux autres situations d'urgence.
Évoquant les difficultés rencontrées par les secours lors de certains accidents sur l'autoroute, il a rappelé la nécessité pour les usagers de respecter les voies réservées aux véhicules d'urgence afin de permettre des interventions rapides et efficaces.
Le ministre a également invité les populations à adopter des comportements responsables face aux risques d'inondation, notamment en évitant d'obstruer les canalisations ou de construire sur les voies naturelles d'évacuation des eaux.
« La sécurité est l'affaire de tous. La prévention et la discipline citoyenne sont des conditions essentielles pour protéger les vies et les biens », a-t-il souligné.
Cette visite marque ainsi la volonté du nouveau ministre de renforcer la proximité avec les différents services de son département et de soutenir les acteurs de la sécurité civile dans l'accomplissement de leurs missions au service des Sénégalais.
Mamadou Touré
Sénégal–Espagne : une enquête judiciaire secoue le projet d’électrification de 1 600 villages
Des documents bancaires transmis par Banco Santander à la justice espagnole dans le cadre d'une enquête pour présumé détournement de fonds révèlent qu'une grande partie des 56 millions d'euros décaissés pour le projet d'électrification rurale du Sénégal aurait quitté les comptes de l'entreprise chargée des travaux sans lien apparent avec l'exécution du projet. Les plaignants réclament désormais toute la lumière sur l'utilisation de ces ressources publiques.
L'affaire pourrait devenir l'un des plus importants dossiers financiers liés à un projet public au Sénégal ces dernières années. Au cœur des interrogations : un programme d'électrification rurale destiné à desservir 1 600 localités, financé à hauteur de 140 millions d'euros (plus de 91 milliards FCFA) par Banco Santander avec la garantie de l'État espagnol.
Selon des documents bancaires transmis à la justice espagnole dans le cadre d'une procédure ouverte pour présumé détournement de fonds, plus de 56 millions d'euros, soit près de 37 milliards FCFA, ont été décaissés en juin 2024 au profit de l'entreprise espagnole AEE Power EPC, chargée de l'exécution du projet. Pourtant, plus d'un an après le versement de cette avance, aucun chantier significatif n'aurait démarré sur le territoire sénégalaise
Le dossier a pris une dimension internationale après le dépôt d'une plainte devant les juridictions espagnoles le 23 janvier 2026. Un mois plus tard, la justice espagnole ordonnait à AEE Power EPC de fournir le détail de l'utilisation des fonds reçus et demandait à Banco Santander l'ensemble des mouvements enregistrés sur les comptes de l'entreprise.
Si l'entreprise n'a pas répondu aux injonctions judiciaires, la banque a transmis les documents requis. Ces relevés bancaires, désormais versés à la procédure judiciaire, retracent avec précision la circulation des fonds.
56 millions d'euros versés en une journée
Les relevés montrent qu'avant le 11 juin 2024, le compte bancaire d'AEE Power EPC affichait un solde d'à peine 22 020 euros.
Le même jour, trois virements totalisant près de 56 millions d'euros sont crédités sur ce compte :
28 millions d'euros au titre de l'avance de démarrage ;
23,29 millions d'euros pour des dépenses engagées ;
4,71 millions d'euros de crédit commercial.
Le compte passe ainsi d'environ 14 millions FCFA à près de 37 milliards FCFA en moins de vingt-quatre heures.
Plus de 30 milliards FCFA sortis en 48 jours et selon les documents bancaires consultés dans le cadre de la procédure, les fonds commencent à être transférés dès le lendemain du décaissement.
Le solde du compte passe de plus de 56 millions d'euros le 11 juin 2024 à moins de 10 millions d'euros le 29 juillet 2024. Au 27 février 2026, il ne restait que 1 346 euros.
En quarante-huit jours, plus de 46 millions d'euros, soit plus de 30 milliards FCFA, ont quitté le compte de l'entreprise.
Les documents bancaires révèlent des transferts vers plusieurs destinations :
Plus de 13,6 millions d'euros vers différents comptes bancaires en Espagne ;
Plus de 10,5 millions d'euros vers plusieurs entités au Sénégal ;
Plus d'un million d'euros vers un fournisseur chinois de câbles électriques ;
Des virements vers la Côte d'Ivoire, le Togo, le Kenya, la Tunisie et l'Égypte ;
Plus de 3,1 millions d'euros consacrés au remboursement d'un prêt bancaire.
Par ailleurs, environ 19,3 millions d'euros auraient été transférés vers des comptes de transit internes du groupe AEE, dont les bénéficiaires finaux restent à identifier.
Autre élément relevé dans les documents : une conversion de devises de 8,56 millions d'euros réalisée le 17 juillet 2024 sans qu'un bénéficiaire final identifiable n'apparaisse dans les pièces communiquées à la justice.
Moins de 2 % des fonds identifiés comme dépenses de matériel car selon les plaignants, une seule catégorie de dépenses apparaît clairement liée à l'objet du projet : l'achat de câbles électriques auprès d'un fournisseur chinois.
Le montant concerné s'élève à 1,09 million d'euros, soit moins de 2 % des fonds reçus. Ces paiements seraient intervenus plusieurs mois après le décaissement initial.
L'un des points les plus sensibles du dossier concerne les paiements effectués à la Société nationale d'assurance du crédit et du cautionnement (SONAC).
Les relevés bancaires indiquent que plus de 7,7 millions d'euros ont été versés à la SONAC quelques jours seulement après le décaissement des fonds.
Les plaignants soutiennent que ces garanties auraient été financées par les fonds mêmes qu'elles étaient censées couvrir, soulevant selon eux des interrogations sur leur validité et leur portée protectrice.
Ils affirment également avoir identifié des références de garanties identiques ayant fait l'objet de plusieurs paiements distincts.
Des accusations visant l'inaction des autorités car les auteurs de la plainte estiment que plusieurs alertes auraient été adressées aux autorités sénégalaises et aux partenaires financiers du projet dès 2024.
Ils reprochent notamment aux autorités concernées de n'avoir engagé aucune procédure coercitive contre AEE Power EPC malgré l'absence constatée d'avancement significatif des travaux.
Selon eux, les responsabilités devront être établies aussi bien au Sénégal qu'en Espagne car les demandes formulées face à ces révélations, les plaignants réclament :
Une enquête complète sur l'utilisation des fonds ;
La convocation des dirigeants d'AEE Power EPC ;
Une coopération renforcée entre les justices sénégalaise et espagnole ;
La publication de l'état réel d'avancement du projet ;
L'identification de toutes les responsabilités éventuelles ;
Le gel de tout nouveau décaissement lié au contrat jusqu'aux conclusions judiciaires.
Alors que l'enquête suit son cours en Espagne et que de nouveaux documents doivent être transmis aux autorités judiciaires sénégalaises, une question demeure au centre du dossier : comment plusieurs dizaines de milliards de francs CFA destinés à l'électrification des zones rurales ont-ils été utilisés alors que les populations concernées attenden
t toujours l'arrivée de l'électricité ?
Collectivités territoriales : l’Intersyndicale salue des avancées majeures après sa rencontre avec le ministre
Après plusieurs mois d’attente concernant l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement, l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales se félicite des engagements pris par le ministère en faveur de la revalorisation salariale, de la fonction publique locale et du suivi des réformes de la décentralisation.
Une nouvelle étape a été franchie dans le dialogue entre l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales et le gouvernement du Sénégal. À l’issue d’une rencontre tenue avec le ministre en charge des Collectivités territoriales, les représentants syndicaux ont exprimé leur satisfaction quant aux avancées enregistrées dans le suivi du protocole d’accord signé le 10 juillet 2025.
Selon le chargé de l’administration et de la communication de l’Intersyndicale, cette rencontre avait pour principal objectif d’évaluer l’état d’exécution des engagements contenus dans le protocole portant notamment sur la revalorisation salariale des travailleurs des collectivités territoriales.
« Les discussions se sont déroulées dans un esprit très convivial. Un carnet de route nous a été remis afin de poursuivre le travail avec les différentes structures concernées, notamment la Direction des collectivités territoriales (DCT) et le Centre national de la fonction publique locale », a-t-il déclaré.
Parmi les sujets abordés figure la question de la revalorisation salariale, dont l’application reste encore incomplète dans certaines collectivités territoriales. Face à cette situation, le ministre a donné des instructions pour identifier rapidement les collectivités concernées afin d’accélérer la mise en œuvre des mesures convenues.
Les discussions ont également porté sur la mise en place effective de la fonction publique locale, la certification des agents ainsi que d’autres points inscrits dans le protocole d’accord.
Pour l’Intersyndicale, l’essentiel réside désormais dans le suivi régulier des engagements pris. À cet effet, le ministre a proposé la création d’un comité technique permanent chargé du suivi et de l’évaluation de l’exécution des accords.
Au-delà des revendications syndicales, les autorités ont présenté les perspectives offertes par les réformes en cours dans le cadre de l’Acte IV de la décentralisation et de la réforme des pôles-territoires.
Le directeur des collectivités territoriales, Aaron Naba, a indiqué qu’un exercice de simulation a été réalisé sur le taux d’indexation de la TVA, actuellement fixé à 5,5 %, dont 3 % sont affectés au Fonds d’Équipement des Collectivités Territoriales (FECT) et 2,5 % au Fonds de Dotation de la Décentralisation (FDD).
Selon les résultats de cette simulation, un relèvement du taux d’indexation à 10 %, 20 % ou 30 % pourrait générer respectivement des ressources supplémentaires estimées à 69 milliards, 223 milliards et 360 milliards de francs CFA.
Les collectivités territoriales plaident ainsi pour une hausse du taux d’indexation à au moins 15 %, une mesure qui permettrait, selon elles, de résoudre durablement leurs difficultés financières et d’assurer la prise en charge intégrale des indemnités dues aux travailleurs.
Interrogé sur l’éventualité d’actions de protestation, le représentant de l’Intersyndicale a tenu à préciser que la priorité demeure le dialogue et la concertation.
« Notre objectif n’a jamais été de créer un bras de fer. Nous sommes des syndicalistes chargés de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs. Aujourd’hui, nos préoccupations ont été prises en compte et nous nous en réjouissons », a-t-il affirmé.
Cette rencontre marque ainsi une nouvelle dynamique dans les relations entre l’État et les travailleurs des collectivités territoriales, avec l’espoir d’une mise en œuvre rapide des engagements pris pour améliorer les conditions de travail et renforcer les capacités financières des collectivités locales.
M.Touré
PHARMACIE:Pour ses 20 ans, l’AEP Sénégal lance PHARMASECUR 2026 sur la qualité et le bon usage du médicament.
L’Association des Étudiants en Pharmacie du Sénégal AEP Sénégal célèbre ses 20 ans et organise la 1re édition des Journées scientifiques PHARMASECUR 2026.
L’événement se tient les jeudi 12 et vendredi 13 juin 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar UCAD.
Placé sous le thème« Qualité, sécurité et bon usage du médicament: défis et responsabilités du pharmacien» PHARMASECUR ambitionne de réunir étudiants, enseignants, pharmaciens et acteurs de santé autour des enjeux de pharmacovigilance, de lutte contre les faux médicaments et d’éducation thérapeutique.
Selon Ibrahima Ndiaye, Président de l’AEP Sénégal,«pour nos 20 ans, nous voulons marquer les esprits. PHARMASECUR est un cadre scientifique pour former les futurs pharmaciens et rappeler que la qualité et la sécurité du médicament sont au cœur de notre responsabilité professionnelle»
Dr Thierno Birahim Dieye, Ambassadeur de l’AEP, prend part à cette édition inaugurale aux côtés d’experts du secteur pharmaceutique.
Par Alioune Ndiaye
ARCHIVES/CYBERSÉCURITÉ: La DAS lance « ARCHIPROTECT» à Dakar pour sécuriser les archives face aux cybermenaces.
La Direction des Archives du Sénégal DAS, avec l’Association Sénégalaise des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes ASBAD et le Fonds International de Développement Agricole FIDA, organise un atelier national sur la sécurité des archives et la cybersécurité.
Intitulé « ARCHIPROTECT»,cet atelier se tient les jeudi 11 et vendredi 12 juin 2026 à l’Hôtel AL AFIFA pour la première journée, puis au siège de la Direction des Archives du Sénégal.
L’objectif est de renforcer les capacités des professionnels des archives face aux risques physiques et numériques :protection des fonds, prévention des cyberattaques, sauvegarde des données et résilience des systèmes d’archivage électronique.
Selon Dr Mouhamed Lat Sack Diop, Directeur Général des Archives nationales, « à l’heure où la transformation numérique s’accélère, protéger nos archives, c’est protéger la mémoire de la nation. ARCHIPROTECT vise à doter nos archivistes des outils et réflexes nécessaires pour sécuriser un patrimoine documentaire de plus en plus dématérialisé ».
L’atelier réunit archivistes, documentalistes, gestionnaires de données et experts TIC. Il bénéficie du soutien de la Société Africaine de Raffinage sar.
Par Alioune Ndiaye
