La rédaction
Taekwondo : Bocar Diop sacré champion à l'Open International Solidarité en France
Le taekwondo sénégalais continue de briller sur la scène internationale. Le combattant sénégalais Bocar Diop, pensionnaire du club AS Pikine Taekwondo et membre de l'éq
Mouhamed Chérif Guèye, un profil en phase avec les défis du Sénégal
Alors que le Sénégal amorce une nouvelle phase de son développement sous l’impulsion de ses nouvelles autorités, la consécration continentale de Mouhamed Chérif Guèye aux Africa Impact Awards 2026 met en lumière un profil aux compétences diversifiées. Entre expertise technique en QHSE, expérience du secteur privé et engagement en faveur de la jeunesse, son parcours illustre une combinaison de savoir-faire aujourd’hui recherchée dans les dynamiques de transformation publique.
Dans un contexte où les enjeux de souveraineté, de bonne gouvernance et de développement durable occupent une place centrale, la valorisation du capital humain qualifié apparaît comme un levier stratégique. Les politiques publiques nécessitent en effet des profils capables de relier vision stratégique, rigueur de gestion et efficacité opérationnelle.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le parcours de Mouhamed Chérif Guèye. Pendant huit ans, il a évolué dans le secteur privé, gravissant progressivement les échelons, du stage à des fonctions de gestion de projets. Cette expérience lui a permis de développer une connaissance concrète des réalités de l’entreprise, de la gestion de la performance et du pilotage des activités.
Le programme NITTÉ : un levier structuré pour l’emploi des jeunes
Ingénieur en Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE), titulaire d’un double MBA dans ce domaine, il préside l’Association Sénégalaise des Professionnels en QHSE (ASEP QHSE). Son expertise a été renforcée par plusieurs certifications de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), notamment dans les domaines de l’eau, des énergies durables, de l’urbanisme résilient, de l’agriculture et de la gestion des déchets. Ces compétences s’inscrivent dans les enjeux actuels liés à la transition écologique et à la gestion durable des ressources.
Par ailleurs, son engagement en faveur de l’insertion des jeunes constitue un autre axe majeur de son parcours. À travers le programme NITTÉ, qu’il co-initie, il participe à la structuration d’un réseau revendiqué de 25 000 jeunes professionnels et entrepreneurs, autour de la formation et de l’accompagnement.
Coach en développement personnel et formateur en positionnement stratégique, il intervient également sur les questions de leadership et d’employabilité, dans une logique de renforcement des capacités.
La distinction obtenue aux Africa Impact Awards 2026 vient ainsi souligner un parcours qui combine expérience du secteur privé, expertise technique et engagement social, en phase avec les dynamiques actuelles de transformation et de valorisation du capital humain.
Mouhamed Dieng élu président du Guédiawaye Football Club pour quatre ans
L’Assemblée générale du Guédiawaye Football Club (GFC), tenue ce dimanche 5 juillet, a marqué une étape importante dans la vie du football guédiawayois. Convoquée par le secrétaire général du club, cette rencontre a réuni les présidents des 54 ASC du département de Guédiawaye, ainsi que les membres fondateurs, les sages, les anciens dirigeants, les anciens joueurs, les supporters et plusieurs dignes fils de la localité. Les travaux se sont déroulés sous la supervision des forces de police, chargées d’assurer le bon déroulement de cette importante réunion.
Au cours des échanges, plusieurs candidatures avaient été évoquées pour la présidence du club. Cependant, dans un esprit de responsabilité et d’unité, les différentes parties sont parvenues à un consensus. À l’issue de cette Assemblée générale, Mouhamed Dieng, délégué par ASC JAPPO SAM de la zone 1 de Guediawaye et Directeur général de 1xBet Sénégal, a été élu président du Guédiawaye
Revalorisation de leur statut et accompagnement dans leur carrière : les Comptables matières interpellent l'État
Avec une mission principale d'assurer la bonne tenue de la comptabilité des biens de l'administration, et faisant face aux manquements dus à leur bonne prise en charge, les comptables matières du Sénégal se sont regroupés ce week-end en amicale. Leur objectif est de d'alerter sur les grandes responsabilités qui leur sont confiées alors qu'ils ne disposent point de moyens de suivi. Mieux, ils réclament une revalorisation de leur statut et une protection de l'État devant le risque de poursuites judiciaires dont ils sont exposés dans l'exercice de leur métier.
Ceux qui pensaient que les comptables matières travaillaient dans l'opulence et la sérénité peuvent déchanter, en entendant Omar Dramé, élu tout nouveau président de l'amicale des comptables matières du Sénégal (Acomas). Cette structure mise sur les fonts baptismaux ce samedi 4 juillet 2026 trouve l'essence de son existence dans la prise en compte des préoccupations des comptables des matières du Sénégal.
Selon Omar Dramé, ''il est temps de revoir le travail que nous faisons. Et notre premier point de revendication va porter sur la formation continue, avec comme corollaire la création d’un corps spécifique des comptables des matières. Ensuite, nous allons plaider pour l’instauration d’une véritable indemnité de responsabilité pour nos membres. Mais l'un des points sur lesquels nous ne transigerons certainement pas, c'est la protection de l'État devant le risque de faire face à des poursuites pénales et pécuniaires dans l'exercice de notre métier. Ces grandes responsabilités nous les portons alors que les indemnités ne suivent pas''.
Sur ce point, M. Dramé clarifie: ''les textes réglementaires en vigueur définissent clairement le rôle des comptables des matières et tous les émoluments qui vont avec. Mais on est au regret de faire constater que des primes restent à ce jour impayées alors que cette loi date de plusieurs années déjà. Parce qu'à l’image du comptable des finances, nous devons également être pris en compte par les autorités avec qui nous faisons corps pour mener à bien cette exaltante mission de service public''.
Revenant sur les premières activités à mener, le président de l'Acomas laisse entendre que la structure compte adresser des correspondances aux autorités. Et que devant l'option prise par le nouveau régime d’opérer une rationalisation des ressources publiques, Omar Dramé tranche net: ''la revalorisation du métier de comptable des matières devrait au préalable être effective, sans quoi, l'atteinte de cet objectif serait inefficiente et incertaine. Donc nous allons travailler à que nous soyions protégés et revalorisés, et faire en sorte de réussir la création d’un corps pour que nos indemnités suivent selon le statut. Sinon comment devrait-on comprendre que notre dernière indemnité date de 1975, sans possibilité de corriger cet impair administratif'', se pose M. Dramé.
Y. ND
Ngouye Fama Faye, la nouvelle ''lionne'' du Baol derrière le Pr Diomaye Faye
Une nouvelle page s’ouvre pour les femmes de la Coalition Diomaye Président dans le département de Bambey. Mme Ngouye Fama Faye, coordonnatrice de l’Alliance pour l’Émergence du Baol (APEB) et présidente des Jeunes Femmes Leaders de Bambey, a été élue coordonnatrice départementale des femmes de la Coalition Diomaye Président.
Aux côtés du coordonnateur départemental, Serigne Aliou Penda Diouf, elle aura pour mission de renforcer la mobilisation des femmes, d’accompagner leur organisation et de promouvoir leur participation active au développement économique et social du département.
Dans sa déclaration, Ngouye Fama Faye a réaffirmé son engagement à accompagner les femmes vers la formalisation de leurs activités, la formation professionnelle et le développement d’activités génératrices de revenus. Selon elle, cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, qui accorde une place centrale aux femmes dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.
La nouvelle coordonnatrice départementale a également adressé ses chaleureuses félicitations à la superviseure générale de la Coalition Diomaye Président, Aminata Touré, ainsi qu’à la coordonnatrice nationale des femmes, Mme Coumba, pour la confiance accordée aux femmes du département de Bambey.
Enfin, Ngouye Fama Faye a renouvelé sa loyauté, sa disponibilité et son engagement à œuvrer sans relâche pour le renforcement de la coalition et la réussite du projet de transformation porté par le Président Bassirou Diomaye Faye au bénéfice des populations sénégalaises.
Reportage : Ourossogui, une ville en déperdition traine désormais une mauvaise réputation
Il ne se passe plus un mois, sans que la presse n'annonce un meurtre dans la ville de ourossogui. Une situation devenue inquiétante et qui mérite qu'on. S'y attarde afin de mieux porter la sensibilisation.
Cette petite ville, jadis paisible, a connu une urbanisation très rapide, attirant ainsi un lot de difficultés. ''Nous sommes tous interpellés sur l’avenir de la ville. Ce qui fonde l’attractivité de ourossogui c’est le transport, le commerce, les services, mais surtout le sentiment de sécurité.
Aujourd’hui, on ne se sent plus en sécurité. Les agressions se multiplient et les meurtres sont devenus presque une banalité'', râle un sportif en tenue de l'equipe nationale de football, très amoureux de cette ville.
Il est légitime donc de se poser la question : Quelles sont les causes de ce phénomène qui risque de miner à jamais la prospérité de Ourossogui ?
Pour un fonctionnaire originaire de la localité et établi à Dakar à cause de la charge de ses activités professionnelles, ''nous avons connu à la tête de la ville une succession d’équipe, des gens qui sont plus préoccupés par leurs propres intérêts mercantilistes que par la gestion de la ville. Ils doivent savoir que gérer une ville est à la fois, une science et un art. Il faut savoir planifier, organiser, diriger et contrôler. Ils ne savent rien de tout cela''.
Pire, ajoute-t-il, ''ils ont joué avec l’avenir de toute une génération, en orientant l’énergie de la jeunesse vers l'usage de la drogue et d'autres méfaits, sans possibilité de carrières professionnelles. Sur le plan de l’urbanisation, depuis plus de 25 ans, il n’y a aucun schéma directeur pour anticiper les besoins des populations, notamment sur le plan sécuritaire. Le plan de départ de la ville a été sabordé. Ainsi, un partage sans vergogne de l'assiette foncière de la zone d’aménagement concertée (ZAC) a fini de défigurer la ville, avec une multiplication des lieux de débauche.
Face à cette situation, notre responsabilité d’acteur est d’attirer l’attention des autorités sur la situation de cette ville, qui du reste est ceinturée par une brigade de gendarmerie et une compagnie militaire et de gendarmerie''.
''Nous invitons le préfet à dresser un rapport exhaustif sur la situation de la ville et ce conformément au code des collectivités territoriales, pour permettre à la haute autorité de prendre la décision qui s’impose, la mise en place d’une délégation spéciale.
Comme mesure conservatoire, il faut un répertoire de l’ensemble des Jakartamen et une restructuration des quartiers spontanés'', lance une jeune dame elle aussi nostalgique de la belle époque où Ourossogui faisait bon vivre.
CEDEAO : Abdoulaye Vilane plaide pour une évaluation de la candidature du Général Birame Diop sur ses compétences
À l'approche du choix du futur président de la Commission de la CEDEAO, l'ancien député au Parlement de la CEDEAO, Abdoulaye Vilane, est monté au créneau pour défendre la candidature du Général Birame Diop. Dans une contribution, il invite à dépasser les préjugés liés au passé militaire du candidat et à privilégier une appréciation fondée sur ses compétences et son parcours.
Réagissant à une analyse critique de cette candidature, Abdoulaye Vilane estime que les arguments avancés ne démontrent pas que le Général Birame Diop serait inapte à diriger l'institution sous-régionale. Selon lui, réduire le débat à son ancienne carrière militaire revient à ignorer les critères essentiels qui président au choix des dirigeants des grandes organisations internationales.
L'ancien parlementaire relève notamment ce qu'il considère comme une contradiction dans les critiques formulées contre le candidat. Il rappelle que le Général Yakubu Gowon, figure emblématique de la création de la CEDEAO, était lui aussi un militaire. Dès lors, soutient-il, il est difficile de faire du seul passé militaire un motif d'exclusion pour accéder à la présidence de la Commission. Abdoulaye Vilane met également en avant le parcours du Général Birame Diop, marqué par de hautes responsabilités au sein des Nations Unies dans les domaines de la paix, de la prévention des conflits et de la coopération internationale. Il souligne aussi son expertise en matière de gouvernance et de sécurité, qu'il considère comme des atouts dans un contexte régional marqué par de nombreux défis.
L'auteur conteste par ailleurs les affirmations selon lesquelles l'ancien militaire manquerait de crédibilité pour défendre les principes démocratiques ou condamner les coups d'État. Il estime que de telles appréciations ne reposent sur aucun élément objectif et que les valeurs démocratiques se mesurent davantage aux actes qu'au parcours professionnel.
Abdoulaye Vilane rejette également les insinuations faisant état d'influences extérieures derrière cette candidature, affirmant qu'aucune preuve n'est apportée pour étayer cette hypothèse.
En conclusion, il appelle à un débat fondé sur les qualités des candidats plutôt que sur leur profession d'origine. Selon lui, la compétence, l'intégrité, le leadership, l'expérience et la capacité à répondre aux défis de l'Afrique de l'Ouest doivent demeurer les principaux critères d'appréciation pour la présidence de la Commission de la CEDEAO.
Mamadou Ndiaye
Réponse à la tribune de Mamadou Djigo: ''Mr le Président, vos Pôles-Territoires ne marcheront pas''
Monsieur le Directeur général, cher compatriote, C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre tribune, qui semble vouloir aborder les défis de demain avec les certitudes d’hier.
Je salue la rigueur scientifique de votre démarche et la constance de votre engagement républicain en faveur de ce thème. Le PNADT, auquel vous avez grandement contribué, reste un document de référence dont l’Etat sait reconnaitre la valeur.
Cependant, un document stratégique, aussi important soit-il, ne saurait être figé dans le marbre d’une époque. L'aménagement du territoire est une politique vivante, qui doit continuellement s'adapter aux mutations économiques, démographiques, climatiques, technologiques et géopolitiques.
Contrairement à ce qui est avancé dans la tribune intitulée « Monsieur le Président de la République, vos Pôles-Territoires ne marcheront pas », les Pôles-Territoires ne constituent ni un abandon de la métropolisation ni un retour aux anciennes politiques régionales. Ils traduisent une nouvelle étape de la territorialisation des politiques publiques, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050 et l'Acte IV de la décentralisation.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous signaler que votre métaphore médicale est savoureuse : vous nous accusez de soigner le diabète avec des remèdes contre le paludisme. Mais la vérité, c’est que votre politique de « métropolisation » exclusive a surtout consisté à regarder le patient sénégalais s’asphyxier en lui promettant une injection qui n’a jamais existée, faute de décrets d’application que vous avez-vous-même oubliés de signer pendant des années.
La première confusion de cette analyse consiste à présenter les Pôles-Territoires comme une politique exclusivement tournée vers la ruralité, qui s'opposerait à la métropolisation. Or, cette opposition est artificielle. Les Pôles-Territoires ne remettent nullement en cause la nécessité de disposer de métropoles fortes. Ils s'inscrivent dans une vision beaucoup plus large où métropoles, villes intermédiaires, villes secondaires et espaces ruraux fonctionnent comme un système intégré. La métropolisation demeure un levier essentiel de compétitivité, mais elle ne peut produire tous ses effets sans une organisation cohérente des territoires qui l'entourent.
Sur le plan scientifique, les expériences internationales montrent qu'il n'existe pas un modèle unique de développement territorial. Les travaux de l'OCDE, d'ONU-Habitat et de la Banque mondiale démontrent que les territoires les plus performants sont ceux qui articulent plusieurs échelles de développement : les grandes métropoles, les villes intermédiaires, les espaces ruraux et leurs réseaux de complémentarité. Les notions de polycentrisme, de gouvernance multiniveaux et de développement territorial intégré reposent précisément sur cette articulation.
Les Pôles-Territoires s'inscrivent dans cette logique. Ils ne visent pas à concurrencer les métropoles, mais à organiser les complémentarités économiques, sociales et environnementales entre plusieurs collectivités partageant les mêmes bassins de vie, les mêmes chaînes de valeur, les mêmes infrastructures et les mêmes défis de développement.
La deuxième confusion réside dans la nature même de la réforme. Les Pôles-Territoires sont analysés uniquement sous l'angle de l'aménagement du territoire, alors qu'ils relèvent avant tout d'une politique de développement territorial. Cette nuance est fondamentale. Le développement territorial dépasse largement les seules questions d'urbanisme ou d'organisation de l'espace. Il mobilise l'économie territoriale, la gouvernance, l'investissement, les infrastructures, l'environnement, les filières productives, la mobilité, l'innovation, la cohésion sociale et les politiques publiques sectorielles. Les Pôles-Territoires sont précisément l'expression de cette approche intégrée.
Cette approche est d'ailleurs déjà éprouvée au Sénégal. L'exemple du Projet de Développement Économique de la Casamance (PDEC) est particulièrement révélateur. Ce programme, mis en œuvre avec l'appui de la Banque mondiale, ne repose pas sur une seule ville ou une seule collectivité. Il s'appuie sur une logique territoriale intégrée associant plusieurs collectivités, les acteurs économiques, les infrastructures, les filières agricoles, le tourisme, les services et les équipements structurants afin de construire un espace économique cohérent. C'est précisément cette logique de coopération territoriale, dépassant les frontières administratives traditionnelles, qui fonde aujourd'hui les Pôles-Territoires. Le succès du PDEC démontre que le développement territorial est plus efficace lorsqu'il est pensé à l'échelle d'un territoire fonctionnel qu'à celle d'une seule collectivité.
La troisième confusion consiste à croire que la réforme abandonnerait les métropoles. C'est l'inverse. Dakar demeure appelée à consolider son statut de métropole nationale et internationale. Mais l'Acte IV va plus loin : il prévoit également l'émergence de nouvelles métropoles d'équilibre, le renforcement des villes secondaires et leur transformation progressive en véritables municipalités de ville, capables d'exercer des fonctions urbaines supérieures et de structurer leur hinterland. Les Pôles-Territoires viennent compléter cette architecture ; ils ne s'y substituent pas.
De la même manière, l'Acte IV de la décentralisation ne se limite pas à réorganiser les collectivités territoriales. Il porte une ambition beaucoup plus profonde : faire émerger de nouvelles centralités urbaines, de nouvelles villes et de nouveaux espaces de développement capables d'équilibrer l'armature territoriale nationale, de rapprocher les services des populations et de créer des opportunités économiques dans l'ensemble du pays. Dans ce sens, les Pôles-Territoires ne sont pas un document d'aménagement mais un dispositif de gouvernance et de mise en œuvre de l'Action publique territorialisée.
Une autre innovation majeure mérite d'être soulignée. Pendant longtemps, notre pays a raisonné en termes d'aménagement du territoire, au singulier. La réforme actuelle opère un changement de paradigme en privilégiant l'aménagement des territoires, c'est-à-dire une approche différenciée qui reconnaît la diversité des bassins de vie, des dynamiques économiques et des réalités locales. Cette évolution se traduit notamment par la mise en place de nouveaux instruments de planification territoriale, qui permettent d'adapter les politiques publiques aux spécificités de chaque territoire plutôt que d'appliquer un modèle uniforme à l'ensemble du pays.
L'ensemble de ces innovations appelle naturellement une révision de la Loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable des territoires (LOADT). Une loi d'orientation n'a pas vocation à demeurer figée ; elle doit évoluer pour intégrer les nouveaux outils de planification, les nouvelles formes de gouvernance et les ambitions de l'Acte IV de la décentralisation.
Le véritable enjeu du Sénégal n'est donc pas d'opposer métropoles et Pôles-Territoires. Cette opposition est réductrice. Le défi consiste à construire un système territorial cohérent dans lequel les métropoles jouent leur rôle de locomotives nationales, tandis que les Pôles-Territoires deviennent des espaces de coopération, de mutualisation des investissements et de planification à une échelle pertinente.
Cette approche répond d'ailleurs à plusieurs défis contemporains que le seul développement métropolitain ne peut résoudre : les changements climatiques, la gestion des inondations et des catastrophes, la gestion des ressources naturelles, les mobilités interterritoriales, la sécurité alimentaire, la planification des infrastructures, l'équité territoriale et la réduction des disparités entre collectivités.
Sur le plan politique, la réforme portée par le Président de la République ne procède pas d'une remise en cause des acquis techniques antérieurs. Elle s'inscrit dans le principe de continuité de l'État. Chaque génération de politiques publiques a vocation à capitaliser les acquis, à corriger les insuffisances constatées et à proposer des réponses adaptées aux défis nouveaux.
Par ailleurs, l'élaboration de cette réforme ne s'est pas faite dans l'improvisation. Elle s'est construite à travers un vaste processus de concertation de deux ans associant les élus territoriaux, les administrations, les partenaires techniques et financiers, les universitaires, les acteurs économiques et les populations. Cette démarche traduit la volonté d'inscrire la réforme dans une dynamique de co-construction nationale.
Le principal point de divergence avec l'auteur de la tribune est sans doute d'ordre conceptuel. Son analyse demeure essentiellement centrée sur l'aménagement du territoire au sens classique du terme, alors que les Pôles-Territoires relèvent d'un cadre beaucoup plus large : celui de la territorialisation des politiques publiques. Cette territorialisation vise précisément à mieux articuler les politiques sectorielles, les investissements publics, les collectivités territoriales et les acteurs locaux autour de projets de territoire cohérents.
À cette lecture s'ajoute une tendance à politiser excessivement un débat qui gagnerait à rester d'abord scientifique et stratégique. L'aménagement et le développement des territoires sont des politiques de temps long. Ils dépassent les alternances politiques et exigent une réflexion fondée sur les réalités territoriales, les données scientifiques et l'intérêt supérieur de la Nation.
Le Sénégal a besoin de continuité, mais aussi d'innovation. Il a besoin de métropoles fortes, de villes intermédiaires dynamiques, de territoires ruraux productifs et, surtout, de mécanismes de coopération capables de créer des synergies entre tous ces espaces.
Les Pôles-Territoires ne remettent pas en cause les acquis du PNADT ; ils proposent une nouvelle manière de les opérationnaliser dans le contexte des défis de l’agenda 2050. L'enjeu n'est donc pas de revenir en arrière, mais de construire une organisation territoriale plus intégrée, plus solidaire et plus performante au service des populations.
Dr Cheikh Ahmed Tidiane FAYE, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Urbanisme, des collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires
Enseignant-chercheur géomorphologie et aménagement du territoire
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Paiement des indemnités de logement: les PATS des universités publiques en débrayage aujourd'hui
La Fédération des Syndicats du Personnel Administratif, Technique et de Service, PATS, des universités publiques du Sénégal a observé un débrayage ce vendredi 3 juillet 2026 pour exiger la concrétisation de l’indemnité de logement.
Annoncée par l’État en janvier 2026, la mesure tarde à se mettre en place pour les PATS des universités et des Centres des Œuvres universitaires,six mois après.
En assemblée générale ce vendredi,la Fédération declare, qu'un atelier s’etait tenu à Saly du 6 au 8 avril 2026 pour étudier la faisabilité de la mesure. Le rapport a été transmis au MESRI, mais "depuis le mois d’avril, la Fédération constate une absence totale d’évolution du dossier" et cet ’atelier de Saly a tout clarifié sur le plan technique et financier. Aujourd’hui, on ne comprend pas ce blocage.C’est un dilatoire injustifiable qui fatigue les personnels», a déclaré *Souleymane Gaye, membre de la coordination des PATS*.
"Nous voulons un calendrier, pas des promesses".
Le syndicat rappelle que "l’État est une continuité" et refuse que les changements à la tête du ministère justifient l’enlisement du dossier.
«On prend acte de la bonne volonté des nouvelles autorités du MESRI.Mais les PATS sont fatigués des discours.Nous voulons un calendrier clair et des actes concrets. C’est tout ce qu’on demande», a poursuivi Souleymane Gaye.
Le débrayage de ce 3 juillet, suivi d’un point de presse, vise à "informer l’opinion publique sur les raisons de cette mobilisation". La Fédération se dit disponible pour le dialogue, mais reste "pleinement mobilisée jusqu’à satisfaction".
Par Alioune Ndiaye
LUTTE CONTRE LES ARNAQUES : QNET indique ne pas être associé à l’affaire de fraude signalée à Thiès
QNET, entreprise mondiale spécialisée dans le bienêtre et le lifestyle, prend acte des récents articles de presse relatifs à une opération policière à Thiès, Sénégal. L’opération a entraîné l’arrestation de personnes supposément impliquées dans des activités frauduleuses présentées à tort comme étant liées à QNET. Selon les médias, des individus poursuivis auraient sollicité des paiements pouvant aller jusqu’à 500 000 FCFA au prétexte de promettre à la victime un emploi lucratif. Les comptes rendus indiquent que 40 personnes auraient été arrêtées par la police.
QNET tient à déclarer avec fermeté qu’elle n’a aucun lien avec ces activités et condamne avec la plus grande vigueur toute personne ou groupe qui détourne sa marque pour commettre des fraudes. QNET applique un système mondial de conformité strict comportant des règles claires pour ses distributeurs indépendants. Tout distributeur ne respectant pas ces principes fait l’objet d’une résiliation immédiate et d’éventuelles poursuites judiciaires. QNET a rappelé à plusieurs reprises dans les médias qu’elle n’offre ni emploi ni opportunités de voyage aux particuliers.
S’exprimant sur le sujet, Biram Fall, viceprésident de QNET pour l’Afrique subsaharienne, a déclaré : « QNET opère par l’intermédiaire d’un réseau de distributeurs indépendants, qui ne sont ni employés ni agents de la société. Tout comportement répréhensible allégué commis par des individus se situe en dehors du cadre des activités autorisées de QNET et ne reflète pas les valeurs, normes ou pratiques commerciales de l’entreprise. »
Il a ajouté : « QNET est une entreprise légitime, axée sur les produits : les clients achètent nos produits de leur plein gré et perçoivent une commission lorsqu’ils contribuent à la vente des produits à d’autres personnes. Il s’agit d’une pratique commerciale normale qui ne doit pas être confondue avec des offres de recrutement ou d’emploi. Les pratiques consistant à exiger des frais uniquement pour rejoindre un réseau constituent une violation directe de nos politiques. Il existe des distributeurs indépendants légitimes et éthiques dans toute l’Afrique subsaharienne dont les activités ont été gravement affectées par des individus sans scrupules détournant la marque. »
Dans toute l’Afrique subsaharienne, QNET renforce ses actions de sensibilisation des consommateurs par le biais de sa campagne « QNET Against Scams », déployée à la télévision, à la radio, sur les plateformes numériques, les réseaux sociaux, les panneaux d’affichage et la presse écrite. Au Sénégal, des panneaux antiarnaques ont été installés à Dakar, Mbour et dans d’autres lieux stratégiques pour informer le public et dissuader les fraudeurs d’utiliser indûment la marque QNET.
La société étend également sa coopération avec les forces de l’ordre en Afrique de l’Ouest, s’appuyant sur son partenariat fructueux avec l’Economic and Organised Crime Office (EOCO) du Ghana, tout en poursuivant son engagement avec les médias pour favoriser une compréhension publique exacte de ses activités.
Le public est invité à vérifier toute allégation ou opportunité d’affaires liée à QNET en contactant l’équipe Conformité via WhatsApp au +233 2566 30005 ou par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
