La rédaction
Clôture de l’atelier d’orientation du Plan stratégique 2026-2030 : le Sénégal trace la nouvelle feuille de route de son cinéma et de sa création numérique
Sous la présidence effective de Monsieur Amadou Ba, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, le Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, Monsieur Bacary Sarr, a présidé ce jeudi 12 février 2026 la cérémonie de clôture de l’atelier d’orientation pour l’élaboration du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique (2026-2030).
La rencontre, tenue à la Place du Souvenir africain depuis le 10 février, a enregistré la présence de Monsieur Moussa Sène Absa, cinéaste et président du comité scientifique, de Monsieur Germain Coly, Directeur de la cinématographie et de l’audiovisuel, ainsi que de nombreuses personnalités du monde de la culture, du cinéma, des industries créatives et des médias.
Organisé dans un contexte de structuration et de modernisation de l’industrie créative sénégalaise, cet atelier stratégique avait pour ambition de poser les jalons d’une nouvelle dynamique pour le secteur. L’enjeu est majeur : faire du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique un véritable levier de croissance économique, d’innovation technologique et de rayonnement international.
Le futur plan stratégique 2026-2030 vise ainsi à consolider les mécanismes de financement existants, à renforcer les politiques publiques de promotion et à mettre en place une gouvernance adaptée aux mutations rapides du secteur, notamment face aux défis du numérique.
Dans son allocution de clôture, le Secrétaire d’État Bacary Sarr a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants durant les trois jours de travaux intensifs.
Il a exprimé ses sincères remerciements à l’ensemble des experts, professionnels et partenaires pour leur contribution active à la réflexion stratégique, soulignant que les résultats obtenus ont dépassé les attentes initiales.
Inscrivant cette initiative dans la vision du Chef de l’État et dans l’Agenda national de transformation, il a rappelé le rôle historique du cinéma sénégalais, pionnier en Afrique, et porteur de mémoire, d’identité et de valeurs.
Selon lui, le cinéma demeure un espace de liberté et d’expression, jalousement préservé par ses professionnels, mais également un puissant outil de cohésion sociale et d’affirmation culturelle.
Le Secrétaire d’État a également insisté sur la dimension économique du secteur :
« On ne dira jamais assez le rôle économique, social et culturel du cinéma, de l’audiovisuel et du numérique. Ce sont des milliards de dollars à l’échelle mondiale, des millions d’emplois offerts aux jeunes et de véritables opportunités pour une Afrique souveraine. »
Il a ainsi appelé à dépasser le stade des intentions pour entrer résolument dans une phase opérationnelle, en structurant les axes prioritaires autour de la création, de la production, de la diffusion, de la formation et du renforcement des capacités.
Parmi les orientations majeures évoquées figurent :
● La réforme et l’actualisation des textes réglementaires ;
● Le renforcement des dispositifs d’appui à la création et à la production ;
● La modernisation des mécanismes de financement
● La promotion de la formation professionnelle et de l’employabilité des jeunes ;
● L’intégration pleine et entière de la création numérique dans la politique culturelle nationale.
Le Secrétaire d’État a souligné que les conclusions issues des quatre ateliers thématiques serviront de base à la rédaction finale du document stratégique, appelé à impulser une nouvelle ère pour le secteur.
Clôturant son propos, il a remercié l’ensemble des participants pour leur engagement et leur esprit de collaboration, réaffirmant la détermination du gouvernement à faire de la culture et des arts , avec le cinéma en fer de lance , un pilier du développement national et du positionnement international du Sénégal.
Avec ce plan stratégique 2026-2030, le Sénégal ambitionne de consolider son statut de référence cinématographique en Afrique et d’ouvrir de nouvelles perspectives à sa jeunesse créative
Moussa Diba
Affaire des 18 Sénégalais interpellés au Maroc Plaidoirie fixée au 19 février
Le 18 janvier dernier, à l’issue de la finale Sénégal–Maroc, dix-huit supporters sénégalais ont été interpellés et placés en détention au Royaume du Maroc. Depuis lors, ils font l’objet de poursuites pour participation présumée à des actes violents en marge d’une manifestation sportive, faits prévus et réprimés par le Code pénal marocain.
Ce jeudi, ils ont comparu devant le Tribunal de première instance de Rabat pour être entendus sur le fond du dossier. Présentés sous escorte policière, les prévenus ont été appelés à la barre un à un. Ils ont décliné leur identité et répondu aux questions du juge relatives aux faits qui leur sont reprochés, notamment leur présence lors des échauffourées. L’audience s’est déroulée en arabe classique, avec assistance à la traduction.
Il convient de préciser que les dix-huit prévenus ne sont pas tous poursuivis pour les mêmes faits, même si les charges retenues relèvent globalement de la participation à des violences liées à un événement sportif.
La procédure a été marquée par la grève des avocats marocains, empêchant la tenue immédiate des plaidoiries. En conséquence, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 19 février prochain, date fixée pour l’intervention des conseils et l’ouverture des débats contradictoires.
Depuis près d’un mois, les familles au Sénégal vivent dans l’attente des développements de cette affaire, partagées entre inquiétude et espoir. L’échéance du 19 février constitue une étape déterminante pour la suite de la procédure et pour l’avenir des dix-huit compatriotes concernés.
Bacary CISSÉ
Président de la Commission Communication
Fédération Sénégalaise de Football
L’UPS appelle à la retenue et à l’unité nationale autour de la candidature de Macky Sall à l’ONU
L’Union des panafricanistes du Sénégal (UPS) est montée au créneau pour appeler à la retenue, au sens des responsabilités et au recentrage du débat national autour de l’essentiel : la construction du Sénégal et le soutien stratégique à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques, l’UPS estime que cette candidature dépasse les clivages partisans et revêt une importance stratégique majeure, non seulement pour le Sénégal, mais pour l’Afrique et pour l’avenir du système multilatéral.
Un monde en mutation, un multilatéralisme fragilisé car selon l’organisation panafricaniste, le monde traverse une phase de fragmentation inédite : rivalités accrues entre grandes puissances, conflits persistants, crise climatique devenue existentielle, aggravation des inégalités Nord-Sud et remise en cause du multilatéralisme.
« Les Nations Unies ne peuvent plus se limiter à une fonction administrative. L’institution a besoin d’un leadership politique fort, capable d’incarner une vision, d’arbitrer les tensions et de réconcilier les fractures contemporaines », souligne l’UPS.
Pour le mouvement, le prochain Secrétaire général devra conjuguer trois exigences fondamentales : légitimité morale fondée sur la Charte des Nations Unies, expérience politique avérée et vision stratégique capable d’anticiper les mutations du monde.
Une candidature africaine à portée géopolitique car L’UPS insiste sur la nécessité pour l’Afrique de passer du statut d’objet de gouvernance internationale à celui d’acteur central des décisions mondiales. Avec plus d’un milliard d’habitants, une jeunesse dynamique et un poids stratégique croissant dans les équilibres climatiques, sécuritaires et économiques, le continent ne peut plus rester en marge des centres de décision.
Soutenir un candidat africain crédible au poste de Secrétaire général de l’ONU ne relève ni d’un réflexe identitaire ni d’un acte symbolique, affirme l’organisation. Il s’agit d’un « choix géopolitique rationnel » dans un monde multipolaire où l’inclusivité du multilatéralisme devient une condition de sa survie.
L’UPS met en avant le profil de Macky Sall, ancien président du Sénégal pendant douze ans, élu à deux reprises et ayant respecté la limitation constitutionnelle des mandats. Une trajectoire que le mouvement qualifie de « légitimité démocratique incontestable », essentielle pour diriger une organisation fondée sur le droit international.
L’organisation rappelle également son rôle à la tête de l’Union africaine, où il a porté les revendications du continent sur la réforme du Conseil de sécurité, la justice climatique, la restructuration de la dette africaine et la prise en compte des enjeux sécuritaires du Sahel et de la Corne de l’Afrique.
Dans un monde polarisé, cette capacité de dialogue avec les grandes puissances comme avec les pays émergents constituerait, selon l’UPS, un atout majeur pour la fonction.
Face aux débats et aux critiques suscités par cette candidature, l’Union des panafricanistes du Sénégal appelle à la retenue et à la responsabilité collective.
« Le pluralisme d’opinion est légitime. Mais l’autofragmentation affaiblirait une opportunité historique pour le Sénégal et pour l’Afrique », avertit l’organisation.
L’UPS invite ainsi les acteurs politiques, la société civile et les leaders d’opinion à élever le débat, à éviter les polémiques stériles et à privilégier l’intérêt stratégique national.
« Une Afrique prête à assumer ses responsabilités mondiales »
Pour l’UPS, cette candidature incarne une Afrique qui ne demande plus seulement à être entendue, mais qui entend contribuer activement à la gouvernance mondiale.
« Soutenir Macky Sall, c’est soutenir une Afrique influente, défendre un ordre mondial plus équilibré et affirmer que notre continent est prêt à participer pleinement à la construction de la paix, de la justice et de la coopération internationale », conclut le mouvement.
En appelant au retour à l’essentiel – l’unité, la stabilité et la construction nationale – l’UPS positionne cette candidature comme un enjeu stratégique dépassant les intérêts partisans, au service du Sénégal et du continent africain.
Mamadou Touré
Face à l’État profond : le Projet à l’épreuve du système* par Malick BA
Changer un régime n’est pas nécessairement renverser un système. Le Sénégal en fait aujourd’hui l’expérience brute. Si le sommet de l’État a changé de visage, l’ossature du pouvoir, elle, demeure largement intacte. Le système hérité de Macky Sall reste solidement enraciné dans l’administration, tapi dans les circuits décisionnels, protégé par une justice hésitante et entretenu par une bureaucratie devenue experte dans l’art du ralentissement stratégique.
Il ne s’agit plus d’une simple survivance du passé. Il s’agit d’une résistance organisée.
Dans les ministères, les directions et les agences, le Projet se heurte à une inertie méthodique. Les dossiers s’empilent, les procédures s’allongent, les arbitrages se perdent dans des labyrinthes administratifs soigneusement entretenus. Ce n’est pas de l’incompétence : c’est une culture. Une culture de sabotage passif, héritée de longues années durant lesquelles servir le système comptait davantage que servir l’État.
Plus préoccupant encore est le rôle de la justice. Pilier théorique de la République, elle apparaît aujourd’hui comme l’un des verrous majeurs de la transformation. Une justice à géométrie variable, rapide quand il s’agit des faibles, prudente à l’excès lorsqu’elle touche aux puissants. Une justice qui invoque son indépendance mais pratique trop souvent l’attentisme, transformant la procédure en refuge et le temps en stratégie.
C’est dans ce contexte que le Projet tente d’avancer.
Ousmane Sonko l’a reconnu sans détour : le combat est frontal avec un système profondément enraciné, difficile à déloger, solidement installé jusque dans les étages supérieurs de l’État. Mais cette lucidité ne s’accompagne d’aucune résignation. Au contraire. Car ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement une alternance politique classique.
Nous sommes face à un moment historique.
Le Projet ne se résume pas à un programme gouvernemental. Il porte une ambition de rupture avec des décennies de pratiques clientélistes, de compromissions institutionnelles et de confiscation de l’intérêt général. Il vise à transformer un État longtemps perçu comme un butin politique en un véritable outil de service public.
C’est précisément cette ambition qui provoque la crispation du système.
Depuis toujours, celui-ci prospère sur une idée dangereuse : faire croire que tous les dirigeants se valent et que toute lutte est vaine. Cette résignation organisée est son principal carburant. Tant que le peuple doute, le système survit. Tant que la fatigue gagne, il consolide ses positions.
Mais reculer aujourd’hui serait une faute historique. Reculer, ce serait valider les sacrifices consentis pour rien. Reculer, ce serait offrir une seconde vie aux mécanismes qui ont asphyxié la République. Reculer, ce serait trahir l’espoir né dans les urnes et dans la rue.
Les promesses faites au peuple ne seront pas accordées gracieusement par un système habitué à l’impunité. Elles devront être imposées par la volonté politique et soutenues par une vigilance citoyenne permanente.
Le Projet ne peut réussir seul. Il exige un peuple éveillé, exigeant, conscient que chaque concession faite à l’ancien ordre est une réforme différée. Car un système, aussi enraciné soit-il, ne résiste jamais longtemps à une société qui a cessé d’avoir peur.
L’histoire est en marche. Reste à savoir si les institutions suivront, ou si elles choisiront de rester du mauvais côté du changement.
« Bëgg Réew mi, Bëgg waa Réew mi >» COMMUNIQUÉ
Nous avons appris avec une profonde émotion le décès tragique de l'étudiant Abdoulaye BA à I'Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, survenu dans un contexte de tensions sur le campus. Ce drame bouleverse toute la communauté universitaire.
Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à ses camarades.
Nous exprimons également notre vive préoccupation face aux arrestations d'étudiants, notamment de présidents d'amicales, intervenues dans ce climat tendu. Les représentants étudiants jouent un rôle essentiel de médiation et de dialogue. Leur interpellation risque d'aggraver les tensions au lieu de favoriser l'apaisement.
Nous appelons à la retenue, à la libération des étudiants arrê tés dans le respect du droit, ainsi qu'à l'ouverture d'un dialogue responsable pour préserver I'université comme un espace de savoir, de sécurité et de liberté.
Toute la lumière doit être faite sur les circonstances du décès à travers une enquête indépendante et transparente. L'éducation demeure un droit fondamental qui doit s'exercer dans la dignité et la paix.
Le Président Papa Tahirou SARR
Fait à Dakar, le 1/02/2026
Crise à l’UCAD : le Mouvement PROGRÈS appelle au respect des libertés académiques et à un dialogue inclusif
C’est avec une profonde peine et un réel regret que le mouvement PROGRÈS a appris les affrontements survenus entre les forces de défense et de sécurité et les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
De tels événements sont inadmissibles dans un espace universitaire qui devrait demeurer un sanctuaire du savoir, du dialogue intellectuel et de la formation citoyenne. À ce titre, le mouvement PROGRÈS condamne fermement et sans réserve toute forme de violence dans l’espace universitaire, quelle qu’en soit l’origine.
En effet, l’université ne saurait être assimilée à un champ de confrontation ou à un lieu de répression. Elle constitue avant tout un pilier fondamental de la République, un espace de réflexion critique et un levier essentiel du développement national. Par conséquent, toute atteinte à son intégrité porte gravement préjudice non seulement aux étudiants, mais également à l’avenir de la Nation. Une jeunesse, en particulier la jeunesse estudiantine, doit être accompagnée et encadrée avec intelligence, sagesse, retenue et patience, car elle incarne l’espoir, la relève et la capacité d’innovation du pays.
Par ailleurs, l’histoire politique et sociale récente du Sénégal démontre que les réponses exclusivement sécuritaires aux revendications universitaires ont souvent conduit à des crises plus profondes et durables. L’absence de dialogue, le refus de traiter les causes structurelles des tensions et le recours systématique à la force ne peuvent qu’aggraver les incompréhensions et fragiliser davantage la cohésion nationale. Comme le rappelle une évidence historique, les mêmes causes produisent inévitablement les mêmes effets.
Dans ce contexte, le mouvement PROGRÈS appelle solennellement le Président de la République, en sa qualité de garant des institutions et de l’unité nationale, à assumer pleinement ses responsabilités. Cela suppose, d’une part, l’identification rigoureuse des commanditaires des actes survenus en 2026 et, d’autre part, l’application de sanctions justes et conformes à l’État de droit. Toutefois, ces mesures doivent impérativement s’accompagner d’une volonté politique claire visant à restaurer un dialogue sincère, permanent et inclusif entre l’État, les autorités universitaires et les étudiants.
Enfin, le mouvement PROGRÈS rappelle que le Sénégal a parcouru un long chemin dans la consolidation de la paix sociale, de la stabilité institutionnelle et du respect des libertés académiques. Les événements récents montrent cependant que ces acquis demeurent fragiles. Il est donc urgent de tirer toutes les leçons du passé, de préserver l’espace universitaire de toute violence et, surtout, de ne pas porter atteinte aux étudiants, car en les touchant, c’est l’avenir même du Sénégal qui est compromis.
Mouvement PROGRÈS
Le Président, Djibril Ba
Enseignement Supérieur : les Universites au Senegal, une reforme en profondeur pour attirer l'excellence
Au Sénégal, l’université devrait être un sanctuaire du savoir, un espace de rigueur intellectuelle et d’élévation sociale. Pourtant, les scènes de violences récurrentes qui y sont observées ternissent cette noble mission et fragilisent l’avenir de toute une génération. Rien, absolument rien, ne peut justifier que des lieux dédiés à la formation de l’élite nationale deviennent des foyers de confrontation, de dégradation du bien public et de mise en danger des étudiants eux-mêmes.
Il est essentiel de condamner fermement ces violences, non seulement pour leurs conséquences immédiates, mais aussi pour le signal qu’elles envoient à la société : celui d’une rupture du dialogue et d’une banalisation de la force comme mode d’expression. Une nation qui aspire au progrès ne peut tolérer que ses universités deviennent des espaces d’instabilité permanente.
Dans ce contexte, il convient également de reconnaître avec lucidité les efforts de réforme engagés par les nouvelles autorités. Les mesures visant à améliorer la gestion des bourses, à rationaliser leur attribution et à renforcer la transparence constituent des avancées attendues depuis longtemps. De même, la réorganisation du cadre académique, social et infrastructurel des campus répond à une nécessité structurelle : celle d’adapter l’université sénégalaise aux exigences contemporaines de qualité, d’efficacité et de responsabilité.
Toutefois, il est frappant de constater que la question des bourses, bien qu’importante, est souvent érigée en priorité absolue dans le débat estudiantin, au détriment de problématiques plus profondes. La qualité de l’encadrement pédagogique, l’adéquation des formations avec les besoins du marché, la recherche scientifique, la gouvernance universitaire, les conditions de vie et d’étude, ou encore l’intégration du numérique et de l’innovation ; autant d’enjeux structurants qui conditionnent véritablement l’avenir des étudiants et du pays.
Réduire la crise universitaire à la seule question des bourses, c’est risquer de traiter le symptôme plutôt que la cause. Le défi réel est celui de la transformation globale de l’université sénégalaise : une université plus performante, plus responsable, mieux organisée et tournée vers le développement national.
En tant que société, nous devons encourager une culture du dialogue constructif, de la responsabilité collective et de l’engagement citoyen. Les étudiants, futurs cadres du Sénégal, ont un rôle historique à jouer : défendre leurs droits, certes, mais aussi porter une vision exigeante et durable de l’institution universitaire.
La réforme de l’université ne peut réussir ni dans la violence ni dans la confusion des priorités. Elle exige lucidité, discipline et volonté commune. C’est à ce prix que l’université sénégalaise redeviendra pleinement ce qu’elle doit être : un moteur de transformation sociale et un pilier du développement national.
Meissa Thiam
Consultant en Organisation et Gestion des Entreprises Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ : le SAEMSS exige vérité, justice et apaisement immédiat
Le lundi 09 février 2026 restera gravé comme un jour de profonde tristesse pour toute la communauté éducative nationale et internationale, suite au décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ, consécutif à une descente des forces de l’ordre dans le campus social.
Cette énième bavure vient allonger la liste déjà trop longue des journées sombres vécues par nos universités et des étudiants tombés sous différents régimes. Elle constitue un signal d’alerte majeur qui devrait amener le Gouvernement du Sénégal à reconsidérer en profondeur sa démarche dans la gestion des crises universitaires.
Depuis le début de l’année universitaire 2025/2026, la question du paiement des bourses reste un point de tension récurrent entre les autorités et les amicales d’étudiants. Les retards et les nouvelles modalités de paiement introduites de manière unilatérale par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sans concertation préalable avec les bénéficiaires, ont provoqué des mouvements de contestation régulièrement réprimés par des interventions policières.
Informé de cette réforme jugée impopulaire et socialement lourde de conséquences, le SAEMSS avait pourtant alerté les autorités, les invitant à préserver les acquis des étudiants et à tenir compte de la dimension sociale des bourses, qui constituent souvent leur unique moyen de subsistance.
Malheureusement, le Gouvernement a choisi l’épreuve de force, aboutissant aujourd’hui à cette tragédie.
Le SAEMSS condamne avec la plus grande fermeté les violences répétées observées dans les campus universitaires ainsi que les violations des franchises universitaires. L’espace universitaire doit demeurer un sanctuaire du savoir, et non un théâtre d’affrontements.
Pour un retour immédiat au calme et à l’apaisement, le SAEMSS invite le Gouvernement du Sénégal à :
● Retirer sans délai les forces de l’ordre de l’espace universitaire ;
● Procéder au paiement immédiat de tous les arriérés de bourses ;
● Ouvrir une enquête indépendante afin d’identifier les responsables du décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ et appliquer des sanctions exemplaires ;
● Réouvrir immédiatement les restaurants du campus social.
Le SAEMSS présente ses condoléances attristées à la famille du défunt, à ses camarades, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative nationale et internationale.
Il prie pour le repos de l’âme du jeune Abdoulaye Bâ, arraché à l’affection des siens à la fleur de l’âge.
Que la terre de Matam lui soit légère.
Le Secrétaire général national:
El Hadji Malick YOUM
Drame à l’UCAD et crise universitaire: L’ONG AHDIS appelle à un sursaut de responsabilité et à une réforme profonde
L’ONG Action Humaine pour le Développement Intégré au Sénégal (AHDIS) exprime sa profonde consternation et sa vive émotion à la suite du décès tragique d’un étudiant de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Ce drame, survenu dans un contexte de fortes tensions et de dysfonctionnements persistants au sein de l’espace universitaire, met une fois de plus en lumière la crise profonde que traverse le système universitaire sénégalais. Il interpelle l’ensemble des acteurs — autorités étatiques, administrations universitaires, communautés éducatives et organisations estudiantines — sur l’urgence d’agir de manière responsable et concertée.
Face à cette situation alarmante, l’ONG AHDIS appelle à la prise de mesures urgentes d’apaisement, à la protection de la vie et de la dignité des étudiants, ainsi qu’à l’ouverture d’un chantier de réformes structurelles et profondes visant à améliorer durablement les conditions d’études, de gouvernance et de sécurité dans les universités publiques du Sénégal.
L’AHDIS présente ses sincères condoléances à la famille de l’étudiant disparu, à ses camarades, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire, et réaffirme sa disponibilité à contribuer à toute initiative de dialogue et de réforme allant dans le sens de la paix sociale et du progrès du système éducatif national.
Amacodou DIOUF:
Président ONG Action Humaine pour le Développement Intégré au Sénégal (AHDIS)
Homosexualité/ récolte des étudiants de l'UCAD: l'avis tranché de l'UP/Beug Sa Rëw
L'actualité nationale reste fortement polluée par l'arrestation des présumés hommosexuels et la révolte des étudiants de l'UCAD qui a coûté, ce lundi 9 février 2026, la vie à l'étudiant en médecine, Abdoulaye Bâ. Le parti Union Patriotique(UP/Beug Sa Rëw s'en émeut et demande à l'État d'agir pour situer toutes les responsabilités:"Notre pays amorce une pente savonneuse et il est grand temps d'agir. Les relations contre-nature est l'expression d'une déliquescence de nos valeurs. Sur ce, j'invite les autorités étatiques à prendre des mesures hardies pour stopper ce mal. Dans un pays de croyance(s) comme le Sénégal, il est honteux que des faits pareils envahissent le débat.", tonne le Serigne Modou Guèye, Président de l'UP/Beug Sa Rëw. Le guide religieux chef de parti, d'interpeller:"Il est temps de criminaliser l'homosexualité au Sénégal. Cela ne doit plus prospérer dans notre cher pays. C'est une question d'honneur et de dignité. Aucune religion révélée n'a cautionné les LGBT. Menons la croisade contre ces dérives a-religieuses".
Parlant de la révolte des étudiants, le leader de l'UP/Beug Sa Rëw dira:"Je déplore cette crise qui sévit à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar(UCAD) et qui a coûté la vie à Abdoulaye Bâ. Une belle fleur vient de se faner. L'État doit tout faire pour satisfaire les doléances de ces jeunes pousses de l'intelligentsia. Les responsabilités doivent aussi être situées. Il ya trop de politique dans ce lieu où la recherche du savoir doit prédominer. Le Directeur Général du COUD doit aussi être démis par ce qu'il n'est pas à la hauteur. Non à l'impunité", a lancé,furax, Serigne Modou Guèye.
