La rédaction
À Dakar, les organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest exigent un financement digne de leur poids économique
Dakar, Après trois jours d’échanges intenses consacrés à l’agriculture familiale et à son financement, les organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest ont clôturé leur rencontre avec un message clair : sans financement adapté, la souveraineté alimentaire restera un mirage.
Ibrahim Kulubali, paysan malien, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP) et du Réseau des organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest (ROPA), revient sur les enjeux majeurs discutés à Dakar.
Un plan d’action validé pour la décennie de l’agriculture familiale car le premier volet de la rencontre a porté sur la mise en œuvre du plan d’action de la Décennie de l’agriculture familiale.
« L’engagement du CNCR a permis d’aboutir à la validation du plan national d’action avec les autorités », souligne Ibrahim Kulubali. Une étape jugée déterminante pour renforcer la place des exploitations familiales dans les politiques agricoles nationales.
Un paradoxe insoutenable : 65 % de la population, moins de 10 % des budgets et le second sujet, intimement lié au premier, concerne le financement du secteur agricole.
Les chiffres rappellent l’ampleur du déséquilibre :
Les paysans représentent au moins 65 % de la population africaine ;
Ils contribuent pour 30 à 40 % du PIB ;
Mais reçoivent moins de 10 % des budgets nationaux.
« Aucune activité économique ne peut prospérer sans financement adéquat. Malheureusement, c’est le cas de l’agriculture », regrette Kulubali.
Pire encore : seulement 6 % des agriculteurs africains ont accès au crédit, alors que certains pays dans le monde atteignent 100 %.
Pour le président du ROPA, ces difficultés constituent de véritables « goulots d’étranglement » qui empêchent les pays africains de construire leur souveraineté alimentaire.
La rencontre de Dakar a permis de dresser un état des lieux lucide et de tracer des pistes d’action pour les prochains mois.
Renforcer le dialogue politique au niveau national et régional
Parmi les recommandations phares figurent :
Le renforcement du dialogue politique dans les pays disposant déjà d’un cadre structuré, comme le Sénégal ;
La création d’un cadre régional de concertation, afin de mener un plaidoyer coordonné auprès des institutions régionales et des États.
L’objectif : imposer la question du financement agro-sylvo-pastoral et halieutique au cœur des priorités politiques en Afrique de l’Ouest.
Miser sur les dispositifs innovants et l’autofinancement car les participants ont également plaidé pour le développement de mécanismes innovants, notamment pour améliorer la mise en marché des produits des exploitations familiales.
Kulubali cite en exemple l’engagement signé entre le Sénégal et le CNCR sur la réciprocité d’entreposage, une mesure concrète susceptible de transformer la vie des producteurs.
Enfin, le président du ROPA appelle les États à mobiliser les ressources internes disponibles en Afrique, trop souvent délaissées au profit de financements extérieurs incertains.
« Nous devons penser à l’autofinancement de notre agriculture. Les sources existent, nous pouvons les mobiliser sans demander l’avis de personne », martèle-t-il.
Pour les organisations paysannes, les mois et années à venir seront décisifs. Elles entendent poursuivre le plaidoyer et les actions de terrain afin que l’agriculture familiale — pilier économique et social majeur — bénéficie enfin de moyens à la hauteur de son rôle dans la stabilité alimentaire et le développement du continent.
Mamadou Touré
Programme de renforcement de la résilience des communautés (P2RC)
D'importants lots de matériels remis aux collectivités territoriales
Un nouveau vent de territorialisation des politiques publiques commence à souffler dans les Communes. En effet, , après l'avènement de l'installation des régies quartiers, l'Agence de Développement Local a offert, ce jeudi, un important lot de matériels et d'unités de valorisation, aux collectivités territoriales dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renforcement de la résilience des communautés (PR2C).
La cérémonie de remise de matériels et d’unités de production marque une étape majeure dans la mise en œuvre du Programme de Renforcement de la Résilience des Communautés (PR2C). En effet, à en croire Diamé Signaté, directeur général de l’ADL, «cette activité ouvre la voie à une nouvelle phase d’intensification des initiatives locales, de professionnalisation des organisations communautaires et de développement d’écosystèmes économiques territorialisés».
Déjà, pour l’année 2026, l’ADL espère booster ces pilotes et amorcer une mise à l’échelle nationale, à l’aune des pôles territoires afin de transformer l’économie des quartiers et des villages du Sénégal. Le but, comme édicté par les pouvoirs publics, c’est d’avancer vers un Sénégal plus inclusif, plus solidaire et plus résilient.
C’est-à-dire, aller vers un Sénégal où chaque territoire compte, où chaque citoyen peut contribuer et prospérer. «En nous réunissant ce matin, nous matérialisons une ambition forte : construire des territoires plus productifs, plus autonomes et plus résilients, en matière de développement territorial, de valorisation du consommé local, de promotion de l’économie communautaire et de l’entreprenariat local. L’ADL, dans sa mission d’appui technique aux collectivités territoriales, reste convaincue que la transformation structurelle de notre pays commence par la base, au cœur des communes, au sein des villages, des quartiers, pour le compte des groupements de femmes et de jeunes qui innovent, entreprennent et portent la dynamique du changement», a déclaré Diamé Signaté.
Avec le PR2C, l’Etat compte renforcer les moyens de production, accompagner la valorisation des ressources locales, soutenir les activités génératrices de revenus, et contribuer à la résilience économique et sociale des populations face aux défis actuels.
Ainsi, conclut le représentant du Ministère de l’Urbanisme, «en remettant ces matériels et unités de valorisation, nous ne livrons pas simplement des équipements, mais nous transmettons un levier de transformation, un outil de dignité, un instrument de progrès pour des centaines de ménages. Bref, la création de PME locale à fort impact économique et social.
Y. ND
Démolition de la "Dibiterie Koromack" aux HLM Grand-Yoff: employés et habitants hurlent leur colère...
Aux lendemains de l'opération de déguerpissements qui a eu lieu aux HLM Grand-Yoff
(Commune de Grand-Yoff), la déception reste le sentiment le plus partagé chez les employés de la "Dibiterie Koromack"(ex-3 Rochers). Cette même amertume anime aussi les habitants de ce quartier qui se disent profondément deçus par les agissements de la municipalité de la localité précitée:"Je réside dans ce quartier les HLM Grand-Yoff depuis 1997 et je suis voisin du Saltigué Koromack Faye. Ce qui vient de se passer avec la démolition de la "Dibiterie Koromack" est horrible, sauvage et d'une barbarie extrême. C'est de l'acharnement pur et simple. Les services de la Mairie ont déguerpi de manière violente . Le Saltigué Koromack Faye ne mérite pas cela", tonne Omar Cissé. Le Saloum-Saloum de rajouter:"Avant l'installation de cette Dibiterie par le célébre Saltigué Sérère, les agressions faisaient légion au niveau de ce quartier HLM Grand-Yoff. Avec son établissement, en plus d'employer des jeunes, elle a fait baisser le banditisme de manière drastique dans cette zone, participer au maintien de sa sécurité. Pourquoi veut-on créer tous ces problèmes à un homme social, généreux qui a toujours honoré ses engagements
(taxes) au niveau de la Mairie. Ce comportement de nos autorités n'encourage vraiment pas l'entrepreneuriat privé dans notre pays", a-t-il fait savoir. Lui emboîtant le pas, un jeune originaire de Touba sous le couvert de l'anonymat, dira:"Koromack Faye est très utile pour notre quartier . Il a investi son argent dans ce restaurant pour aider des jeunes à gagner dignement leur vie. Son objectif premier, ce n'est pas de faire des bénéfices mais, de contribuer à l'éradication du chômage à sa manière. Il est quelqu'un à encourager mais pas à affaiblir. Ce qui vient de se passer, c'est du banditisme, de la lâcheté", déplore le jeune homme.
Le gérant de la "Dibiterie Koromack ", Laye de s'expliquer:"Les hommes de la Mairie sont venus sans sommation. Ils auraient dû nous prévenir. Mais, rien. En plus, ils avaient dit qu'on repousse d'1 mètre 50. Mais, au finish, ils ont tout démoli. On leur a demandé de nous donner un peu de temps pour pouvoir sortir les bagages mais, ils ont dit niet."
Et il continue à s'expliquer:" Lorsqu'on construisait la route qui passe par là, on nous demandait de repousser. Ce que nous avions fait sans broncher. Pourquoi donc ce ciblage, aujourd'hui, sur l'homme Koromack Faye ?",regrette le tenancier de la "Dibiterie Koromack",le visage bleu de tristesse. Il conclut:"Nous payons tous nos droits à la Mairie. Koromack investit des millions annuellement pour nous aider. Il nous dit de rester séreins car il va trouver une solution de rechange. D'ailleurs, il nous a payés ce mois-ci et a promis de le faire tous les moments. C'est un homme bon et il faut le rapprocher pour savoir sa grandeur d'âme, sa générosité.
A la question de savoir ce qui luu a peiné dans cette affaire, Laye répond:" L'attitude de la Mairie de Grand-Yoff est ambigüe. C'est elle qui a attribué cette espace à Koromack Faye tout en encaissant des taxes. Elle arrive ici, nuitamment et sans sommation, tout détruire.Tous les millions qu'on a investi partent ainsi en fumée. Cela est vraiment frustrant, voire inhumain. Ce que nous regrettons aussi, c'est le cocotier qui était à la devanture du resto et qui a été abattu. Ce qui fait très mal. Les Mairies au Sénégal doivent veiller à attribuer des espaces aux citoyens pour les reprendre de manière si brutale. Cela ne les honore pas", raconte le gérant de la "Dibiterie Koromack".
114ème Ziarra annuelle de Léona Niassène: L'État met les bouchées doubles pour une bonne réussite de l'événement
Le Gouverneur de la région de Kaolack a présidé, jeudi 4 décembre 2025, à la salle des conférences de la grande mosquée de Léona Niassène, un comité régional de développement. Cette rencontre vise à préparer la 114e Ziarra annuelle de Léona Niassène. Elle s’est déroulée en présence de Cheikh Ahmed Babacar Niass, porte-parole de la Cité religieuse de Léona Niassène.
Ainsi, les Chefs des services régionaux de Kaolack (Centre) ont réaffirmé leurs engagements à tout mettre en œuvre pour assurer une bonne tenue de cette 114ᵉ édition de la Ziara annuelle de Léona Niassène prévue le 31 janvier 2026. Du point de vue sécuritaire,le Gouverneur Mouhamadou Moctar Watt a annoncé des dispositions durant l’événement à l’intérieur de la Commune de Kaolack et ce, avec l’implication des forces de défende et de sécurité et ,notamment, la Gendarmerie nationale pour la surveillance des axes routiers menant à la Cité de Mame Abdoulaye Niass le Grand. Côté santé, des postes médicaux avancés seront installés et une dotation d’une enveloppe financière pour l’achat de médicaments devrait être mise à la disposition du Comité d’organisation.
Pour l’approvisionnement en eau potable de la Ville sainte de Léona Niasssène, les services concernés se sont résolument engagés à prendre toutes les dispositions idoines pour répondre à la forte demande avant, pendant et après l’événement.
Concernant les autres points relatifs à l‘éclairage, à l’assainissement et autres, toutes les dispositions seront prises pour une bonne tenue de la Ziarra édition 2026.
Le porte-parole de Léona Niassène, Cheikh Ahmed Babacar Niass, a vivement salué
l'important travail de coordination fait par le Gouverneur de la région de Kaolack. Il a aussi magnifié l’engagement des différents Chefs des services régionaux pour un succès franc de l’événement.
La Ziarra annuelle de Léona Niassène est organisée sous l’égide du khalife général de Léona Niassène, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Niass. Elle est dédiée à Mame Khalifa Niass, premier khalife de Mame El Hadj Abdoulaye Niass, fondateur de la Cité religieuse de Léona Niassène.
SÉNÉGAL : OPÉRATIONNALISATION DU SSEA DE LA COMPOSANTE ADAPTATION DE LA CND*
Le Sénégal a franchi un pas important dans la mise en œuvre de sa Contribution Déterminée au niveau National (CND) en opérationnalisant le Système de Suivi-Évaluation et Apprentissage (SSEA) de la composante adaptation. Cet outil stratégique permettra au pays de mieux gérer les risques liés au changement climatique et de renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes.
L'objectif principal du SSEA est de suivre et d'évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions d'adaptation au changement climatique. Il s'agit notamment de collecter et d'analyser des données sur les indicateurs de performance, de suivre les progrès et les résultats des projets et programmes, et de partager les connaissances et les expériences pour améliorer la prise de décision.
Le SSEA est le fruit d'un processus de consultation et de construction collective multi-acteur qui a impliqué des représentants du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Cette approche participative a permis de définir les besoins et les priorités du pays en matière d'adaptation au changement climatique et de mettre en place un système de suivi-évaluation efficace, a déclaré le Directeur de l'agence française de développement au Sénégal, M. Mihoud Mezouaghi.
La mise en œuvre du SSEA est soutenue par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) et sous l'accompagnement de l'AFD à travers ADAPT ACTION, est réalisée par le Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique (METE) et à travers le comité national sur les changements climatiques (COMNACC), responsable de la coordination des efforts nationaux pour lutter contre le changement climatique et promouvoir le développement durable.
Selon le conseiller technique du METE M.Ababacar Dieng "l'opérationnalisation du SSEA est un bien commun mais également un pas important vers la réalisation des objectifs de la CND et la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le changement climatique. Il permettra au Sénégal de mieux gérer les risques liés au changement climatique, comme la question des inondations, et de renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes, contribuant ainsi à un développement plus durable et plus résilient".
Alioune Ndiaye
Kaffrine : La Direction Régionale de la Famille lance les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre
La Direction régionale de la Famille de Kaffrine a procédé, ce jeudi, au lancement officiel des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), une campagne mondiale organisée chaque année du 25 novembre au 10 décembre. Cette période constitue un moment fort de mobilisation en faveur de l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.
Intervenant lors de la cérémonie, Ndeye Sylla, dite Mme Tall, Directrice régionale de la Famille de Kaffrine, est revenue sur l’importance de cette édition et les actions prévues dans la région.
Selon elle, ces journées sont « un rendez-vous annuel essentiel pour rappeler l’urgence de lutter contre toutes les formes de violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques ou encore en ligne ». Le thème de cette année met justement l’accent sur les violences numériques, un phénomène en forte progression.
La directrice a annoncé une série d’activités qui seront déroulées dans les différentes communes de la région : Sensibilisations communautaires; Caravanes d’information; Rencontres avec les acteurs locaux.
Elle a rappelé que Kaffrine dispose désormais du premier centre fonctionnel au Sénégal dédié à l’accueil, l’accompagnement et la protection des victimes.
« Même à Dakar, certains centres existent mais ne sont pas encore opérationnels. Celui de Kaffrine, lui, fonctionne déjà et constitue une avancée majeure pour la région », a-t-elle souligné.
Pour assurer une meilleure prise en charge, un comité de gestion et de coordination a été mis en place en attendant la validation des autorités centrales.
Revenant sur la situation des violences dans la région, Mme Tall a rappelé que selon une étude menée en 2015, le taux de prévalence atteignait 53 %.
Les nouvelles données de l’ANSD pour 2024 confirment l’existence persistante des violences, même si les efforts de prévention, combinés à ceux d’autres services tels que la protection en milieu scolaire, laissent espérer une réduction progressive des cas. « Nous savons qu’il est difficile d’atteindre 0 % de violence dans une société. Mais notre rôle est d’agir chaque jour pour réduire ces chiffres et protéger les femmes, les filles et toutes les personnes vulnérables », a-t-elle déclaré.
La Direction régionale de la Famille de Kaffrine réaffirme ainsi son engagement à lutter contre les violences basées sur le genre et à accompagner les victimes.
À travers cette campagne, elle entend renforcer la prévention, améliorer la prise en charge et mobiliser l’ensemble des acteurs locaux pour bâtir une société plus juste et plus sûre.
Mamadou Ndiaye
Désinformation au Sénégal : la CJRS mobilise journalistes et partenaires pour un écosystème médiatique plus fiable
La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, a lancé ce mardi un atelier national consacré à la désinformation et au rôle des médias dans un contexte numérique en constante mutation. Une rencontre qui intervient alors que la circulation massive de contenus non vérifiés, amplifiée par les réseaux sociaux, menace la crédibilité du journalisme, la cohésion sociale et, plus largement, la vitalité démocratique.
Avec l’évolution rapide des plateformes et la liberté quasi absolue du numérique, la désinformation prend de nouvelles formes : fake news, manipulation de l’information, ingérence étrangère motivée par des intérêts politiques, financiers ou géostratégiques.
Selon les organisateurs, ces phénomènes touchent particulièrement la jeunesse, première consommatrice et productrice de contenus en ligne.
Un représentant de l’Union européenne a rappelé que cette problématique est désormais mondiale :
« Le numérique est un espace libre, mais cet espace implique une réflexion profonde sur la manière de réguler sans étouffer l’innovation ni la liberté d’expression. C’est un enjeu partagé entre l’Europe et l’Afrique. »
Entre liberté et responsabilité, entre innovation et régulation, l’équilibre demeure délicat, mais essentiel.
Renforcer les médias et professionnaliser les jeunes journalistes
Le ministère de la Communication, présent à l’ouverture, a réaffirmé son engagement aux côtés de la CJRS. Il souligne que la lutte contre la désinformation exige des outils modernes, mais aussi un écosystème médiatique plus solide et plus indépendant.
Le ministère rappelle que la précarité reste un facteur majeur de vulnérabilité pour les journalistes :
« Un journaliste formé, respectueux de l’éthique, qui vit décemment de son métier, a très peu de chances d’être entraîné vers la désinformation. Garantir son indépendance passe d’abord par la stabilité économique. »
Un projet d’incubation pour jeunes reporters est en préparation, avec pour ambition de :
accompagner la professionnalisation des journalistes émergents,
explorer de nouveaux modèles économiques numériques,
tester un cadre légal plus flexible pour les jeunes acteurs des médias en ligne,
renforcer la viabilité financière des plateformes alternatives.
Le ministère appelle également à une meilleure coordination entre tous les partenaires internationaux engagés sur ces thématiques, afin d’établir un cadre cohérent pour soutenir les médias, renforcer la qualité de l’information et anticiper les risques liés aux manipulations numériques.
Créer un espace d’échange pour mieux anticiper les risques car pour la CJRS, l’objectif global de cet atelier est clair :
offrir un espace d’analyse, de réflexion et de collaboration afin de redéfinir le rôle et la responsabilité des médias dans la lutte contre la désinformation au Sénégal.
À l’heure où les contenus viraux peuvent fausser les débats publics et influencer les comportements, cette initiative s’inscrit comme une étape essentielle pour outiller les journalistes, protéger le public et préserver la démocratie.
M. TOURÉ
PAMECAS: CELEBRE SES 30 ANS AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ POUR UNE ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE*
Le Programme d'Appui aux Mutuelles d'Épargne et de Crédit au Sénégal (PAMECAS) célèbre ses 30 ans d'existence, marquant ainsi trois décennies de travail au service de la communauté pour une économie solidaire et sociale.
Créé en 1995, le PAMECAS a pour objectif de promouvoir l'épargne et le crédit auprès des populations les plus démunies, notamment les femmes et les jeunes. Au fil des ans, l'organisation a développé une gamme de produits et services financiers adaptés aux besoins de ses membres, contribuant ainsi à l'amélioration de leurs conditions de vie, a déclaré son Directeur général M. Samba Dia lors de la célébration des 30 ans du réseau PAMECAS ce mercredi au Grand Théâtre de Dakar.
Aujourd'hui, le PAMECAS est l'une des principales institutions de microfinance du Sénégal, avec un réseau de plus de 100 points de service à travers le pays. L'organisation a également développé des partenariats avec des institutions financières internationales, des ONG et des organisations communautaires pour renforcer son impact sur le terrain.
Le PAMECAS est fier de son engagement en faveur de l'économie solidaire et sociale, et continue de travailler pour promouvoir l'inclusion financière et le développement économique local.
Alioune Ndiaye
Contrefaçon : Le pôle Nord de l’ARP démantèle un réseau de commercialisation d’une fausse eau « curative »
Le pôle Nord de l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), en étroite collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité ainsi qu’avec les services du Commerce intérieur, a démantelé un réseau spécialisé dans la vente frauduleuse d’un produit dénommé Eau Kangame ou Kagam Water. Présentée comme capable de soigner plus de 200 maladies, y compris des pathologies chroniques comme le diabète, le cancer ou l’insuffisance rénale, cette eau était au centre d’une vaste campagne de désinformation relayée sur les réseaux sociaux.
Tout est parti de la réception d’une vidéo promotionnelle mensongère, dangereuse pour la santé publique. Conformément aux procédures administratives, le coordonnateur du pôle Nord a rapidement saisi les autorités territoriales. Il a rencontré le Gouverneur, le Préfet et les commissaires de police concernés, et une requête formelle d’appui a été adressée au Préfet. Sur instruction du Gouverneur, une opération conjointe avec les services du Commerce a été planifiée dans la zone Nord afin d’empêcher toute activité illégale de consultation ou de dispensation du produit.
L’intervention, menée avec la police et les services de sécurité, a permis :
l’interpellation du propriétaire du produit et d’un journaliste ayant participé à la publicité frauduleuse,
la saisie et le scellement de 5 670 bouteilles d’Eau Kangame,
le dépôt sécurisé de ces produits au siège du pôle ARP.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la société à l’origine de ce produit opère au Sénégal depuis 2019 et dispose d’une base à Thiès, avec une représentation active à Saint-Louis. Le produit était vendu comme un médicament au prix de 36 000 F CFA, dans un dispositif structuré en quatre phases de “prise en charge”, renforçant le caractère trompeur de la démarche.
Le coordonnateur du pôle Nord a annoncé que des prélèvements seront effectués pour analyser la composition réelle du liquide et déterminer sa nature exacte.
Cette opération s’inscrit pleinement dans la mission régalienne de l’ARP : protéger la santé des populations et faire respecter la loi n°2023-06 relative aux médicaments, produits de santé et à la pharmacie. Elle marque une étape importante dans la lutte contre les pratiques illégales mettant en danger la vie des citoyens.
114 ème Édition de la Ziarra annuelle de Léona Niassène: un CRD prévu ce jeudi
La Ziarra annuelle de Léona Niassène, un événement bien connu dans l'agenda religieux du Sénégal est prévue le 31janvier 2026. A cet effet, un Comité Régional de Développement
(CRD) préparatoire va se tenir ce jeudi 4 décembre 2025 à la Grande Mosquée de la Cité religieuse. Ainsi, le Comité d'organisation sous la houlette du Khalife de Léona Niassène, Serigne Cheikh Ahmed Tidjane Khalifa Niass, est à pied d'oeuvre pour faire de cette 114ème édition une réussite totale.
A rappeler que la Ziarra annuelle de Léona Niassène, point de convegence de nombreux fidèles, est l'événement phare qui clôture une série de Gamous,de céremonies et autres événements religieux à travers le pays et des tournées européennes. C'est aussi des moments de renouvellement d'acte d'allégéance des disciples venant de l'intérieur du Sénégal, de la sous-région ouest africaine et de la diaspora.
