La rédaction
Football: Le retour de Patrick, au pays natal.
J'encourouge Daré Nibombé. Le technicien togolais n'est pas retenu, pour le poste de sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal. La fédération sénégalaise de football a porté son choix, sur le franco-sénégalais, Patrick Vieira.
Le Togolais a eu le courage de venir dépôser sa candidature, pour la succession de Pape Thiaw. Un acte que je salue. L'ancien sélectionneur des Eperviers a montré une forte ambition et une volonté manifeste d'entraîner les sélections les plus côtées du contient. Raison pour laquelle, il a indiqué son intérêt pour la tanière.
Patrick Vieira est choisi. Et ce choix n'est pas une surprise. C'était une secret de polichinelle. Son nom était très tôt entendu dans la short list des favoris pour ce poste, dès l'éviction du champion d'Afrique, Pape Bouna Thiaw. Je souhaite bonne chance au champion du monde 98, à la tête de la sélection nationale du Sénégal.
L'ancien coach de Genoa CFC vit sa première expérience professionnelle, en tant que sélectionneur. Et il le fait chez lui, avec ses fils et frères. Il n'aura certainement pas de problème pour son intégration. Le Champion d'Europe 2000 n'est pas en terrain inconnu. Il connaît bien le pays. Et la tanière est bien son milieu naturel. Il n'y trouvera que des joueurs qu'il a formés et des binationaux qui ont le même parcours que lui.
Avec son vécu comme joueur dans le haut niveau du football, de 1995 à 2011 et son expérience en tant que coach ayant exercé dans les championnats les plus relevés d'Europe ( France Angleterre, Italie), il peut apporter beaucoup de choses à l'équipe nationale du Sénégal.
Patrick Vieira n'aura pas de temps de grâce. Il sera très vite suivi et évolué. Dès le mois de septembre aux éliminatoires de la CAN 2027. Il sait bien. Le public sénégalais est attaché à la tanière et il est trop exigent. Vieira a hérité d'une sélection championne d'Afrique qui a connu une crise au Mondial 2026. Le Sélectionneur a du job. La configuration de son effectif est un sujet de débat. Conservera-t-il l'effectif que son prédecesseur a laissé avec des cadres qui prennent de l'âge et qui sont toujours compétitifs ? Va-t-il démarrer avec des changements dans la gestion de son effectif en misant sur la jeunesse ? Des questions qui auraont certainements des réponses, sous peu.
Un rappel important : Patrick un acteur du développement du football sénégalais. Il est membre fondateur de l'institut Diambars, avec Saër Dièye Seck, Benard Lama et Jimmy Adjovi-Boco. L'académie de Saly qu'il a cofondée avec ses partenaires a ouvert la voie de la formation des joueurs au Sénégal. Ce qui a valu au Sénégal les résultats qu'il a eus ces dernières années dans le football, dans toutes les catégories. Ceci pour dire que le Sélectionneur n'est un arriviste. Il n'est pas non plus en terrain inconnu. Il est venu continuer le travail qu'il a démarré, depuis 2003, l'année d'ouverture de l'institut Diambars.
Sur le plan économique, Patrick Vieira n'est pas neutre au Sénégal. Le natif de Dakar investit dans son pays. Il contribue au développement économique du pays.
Bonne chance à Patrick.
Yal na la Yalla may ndam ci Senegaal.
*Pape Ndiaye*, Manager de sports CIES-FIFA.
Lions du Sénégal : Patrick Vieira officialisé !
Patrick Vieira est le remplaçant de Pape Thiaw sur le banc de l'équipe nationale du Sénégal
Patrick Vieira a été officialisé ce mardi par la fédération sénégalaise de football, comme sélectionneur national. La date officielle de sa présentation est, quant à elle, remise à plus tard.
Comme annoncé depuis quelques jours par des médias, avec des détails sur les termes du contrat notamment la durée et son salaire, le choix de l’ancien international français a été confirmée.
Sophie Dione, directrice Promoged : ''Je n'avais pas envisagé de m'engager en politique, mais...''
Depuis que je suis dans l'administration, la manière dont les choses fonctionnent nous interpelle tous. Il faudrait que nous soyons autour de la table des décisions pour porter le changement. Et il n'y a que la voie politique pour y parvenir. Je suis en train de voir avec des collègues comment mettre en place une formation politique. »
Tels furent les propos tenus par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye en 2012 pour justifier son engagement.
Vous auriez pu vous greffer à une formation politique existante, ou bien poursuivre votre bonhomme de chemin si vous aviez été mû par un quelconque intérêt personnel. Votre engagement traduit deux choses :
1. Votre prise de conscience de ce que devrait être une administration véritablement au service de ses citoyens ;
2. Votre volonté de servir l'intérêt collectif à plus grande échelle, en engageant les démarches que vous jugiez pertinentes pour une transformation qualitative du pays.
Pour nous, de Ndiaganiao, cet engagement politique n'est que la suite logique de votre caractère ALTRUISTE.
De votre bourse d'étudiant, qui achetait des livres aux collégiens, à votre salaire actuel, qui essuie des larmes et apaise des tristesses sur des visages, en passant par votre salaire d'inspecteur des impôts, qui a construit des salles de classe, raccordé des robinets pour un quartier, creusé des puits pour des villageois, Excellence vous êtes la générosité dans toute sa DISCRÉTION.
À celui qui veut vous peindre aujourd'hui comme un monstre, je le renvoie à sa prise de parole sur la place publique de Ndiaganiao en 2018. C'était la première fois que je voyais son Excellence louer une bâche, des chaises : non pas pour son mariage, ni pour le baptême de son fils, mais pour accueillir son « frère » et lui offrir une tribune afin qu'il se présente aux Ndiaganiaois et vende le projet du PASTEF.
Vous avez été, au niveau local, coordonnateur communal, et je peux vous assurer que les bilans financiers de l'ex-PASTEF Ndiaganiao, depuis sa création, sont disponibles. Tout est question de TRANSPARENCE !
Au niveau national, vous étiez Secrétaire général, et pourtant il vous arrivait de conserver des fonds du parti. Pourquoi ? Vous n'avez pourtant jamais été trésorier ni commissaire aux comptes.
Nous avons connu Son Excellence Bassirou Diomaye Faye avant le PASTEF, nous avons cheminé avec lui au sein du PASTEF. De Ndiaganiao au Palais, il a gardé ses principes et ses valeurs, qui ont motivé son engagement politique : servir avec loyauté, dans l'intérêt supérieur de la Nation.
Sophie Dione, directrice Promoged
GREEN CODING: DAKAR ACCUEILLE UN ATELIER NATIONAL POUR UN NUMÉRIQUE PLUS SOBRE
Le Ministère des Télécommunications et du Numérique, avec l’appui de la GIZ dans le cadre du projet GoIn’Digital,organise les18 et 19 août 2026 à Dakar un atelier national sur le thème du «Green Codin ».
Cette rencontre rassemble des acteurs publics, privés, académiques et de la société civile autour d’un objectif commun: promouvoir les pratiques d’un numérique plus responsable et respectueux de l’environnement.
Pour le Sénégal, il s’agit de renforcer l’aspect environnemental de sa stratégie de transformation digitale.Le secteur du numérique représente aujourd’hui près de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. D’où la nécessité d’adopter des pratiques plus sobres.L’atelier vise donc à mettre à niveau les développeurs, les entreprises et les institutions sur l’éco-conception logicielle.Au programme : optimisation du code, réduction de la consommation énergétique des applications et des serveurs, et utilisation d’outils de mesure d’impact carbone.
Selon *Monsieur Arne Tarara, Fondateur,<< le code a aussi une empreinte écologique. Former les développeurs sénégalais au Green Coding, c’est leur donner les moyens de concevoir des produits numériques performants tout en réduisant leur impact sur la planète.
À travers le projet GoIn’Digital, la GIZ accompagne le Ministère dans cette dynamique. Pendant deux jours, les participants vont partager des retours d’expérience, découvrir les standards internationaux et co-construire un référentiel national.
À l’issue de ces deux jours, un guide de bonnes pratiques du Green Coding sera élaboré et diffusé auprès des écoles de code, incubateurs, SSII et administrations.
Alioune ndiaye
Passation de service à la SNR : Papa Ibrahima Senghor veut faire du recouvrement un levier de souveraineté économique
Le nouveau Directeur général de la Société nationale de Recouvrement (SNR), Papa Ibrahima Senghor, a officiellement pris fonction lors d’une cérémonie de passation de service. Face aux membres du Conseil de Surveillance, aux représentants de l’État et aux collaborateurs de la SNR, il a décliné une feuille de route fondée sur la rigueur, la performance, la transformation digitale et l’obligation de résultats.
C’est avec « une profonde émotion, une grande humilité et une pleine conscience » de la responsabilité qui lui est confiée que Papa Ibrahima Senghor a pris les rênes de la Société nationale de Recouvrement. Lors de la cérémonie de passation de service, le nouveau Directeur général a placé son mandat sous le signe de la performance, de la transparence et de la transformation de l’institution.
Remerciant le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour la confiance placée en lui, le nouveau patron de la SNR a estimé que cette nomination constitue davantage une obligation qu’un privilège. Il entend ainsi inscrire son action dans les orientations de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, avec l’ambition de contribuer au renforcement de la souveraineté économique et financière du pays.
Faire de la SNR une référence dans l’espace UEMOA car Pour Papa Ibrahima Senghor, la SNR ne doit pas être réduite à une simple structure chargée du recouvrement des créances. Elle joue, selon lui, un rôle stratégique dans l’assainissement du système financier, la protection des ressources publiques, la restauration de la confiance économique et la préservation de la stabilité financière.
Le nouveau Directeur général affiche ainsi une ambition claire : faire de la SNR « l’institution de référence en matière de recouvrement et de gestion des actifs en difficulté dans l’espace UEMOA » car cette ambition devra se traduire par des résultats concrets et mesurables. « Le temps est venu de transformer durablement chaque engagement en résultat mesurable », a-t-il insisté, faisant de l’efficacité et de la reddition des comptes les principaux marqueurs de son action
Pour atteindre ces objectifs, Papa Ibrahima Senghor a présenté une stratégie articulée autour de cinq axes majeurs.
Le premier concerne le renforcement du cadre juridique de la SNR. Il s’agira de sécuriser les interventions de l’institution, d’élargir ses capacités d’action et d’aligner ses pratiques sur les meilleures normes de l’espace OHADA.
Le deuxième axe porte sur l’excellence opérationnelle, avec des objectifs clairement définis, une meilleure maîtrise des délais, la simplification des procédures et l’amélioration de la qualité des services proposés aux mandants.
Le troisième concerne le développement commercial et le rayonnement sous-régional. La SNR ambitionne de renforcer ses relations avec les banques, les entreprises publiques, les investisseurs et les acteurs privés, d’abord au Sénégal, puis dans l’espace UEMOA.
La transformation digitale constitue le quatrième pilier de cette feuille de route. Le nouveau Directeur général mise notamment sur la dématérialisation des procédures, la mise en place d’un système d’information intégré, l’exploitation intelligente des données et un pilotage moderne des activités.
Enfin, le cinquième axe est consacré à la gouvernance et au capital humain. Papa Ibrahima Senghor considère que la performance d’une institution repose d’abord sur la compétence, l’engagement et l’épanouissement professionnel de ses collaborateurs.
« Écouter, responsabiliser, être équitable et produire des résultats » car sur le plan managérial, le nouveau Directeur général entend imprimer un style fondé sur quatre principes : l’écoute, la responsabilisation, l’équité et l’obligation de résultats.
« Avant d’agir, j’écouterai. Avant de trancher, je consulterai. Mais une fois les décisions prises, elles devront être exécutées », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de responsabiliser chaque niveau de l’organisation autour d’objectifs précis, de résultats mesurables et de délais clairement définis.
L’équité sera également au cœur de son management. Le nouveau patron de la SNR a notamment assuré que la rigueur exigée des collaborateurs s’appliquera d’abord à la Direction générale elle-même.
Dans son discours, Papa Ibrahima Senghor a également placé son action sous le signe de la justice et de l’équité, à travers le principe de « Jub, Jubal, Jubanti », qu’il entend traduire en actes dans la gestion quotidienne de l’institution.
Pour lui, cette orientation devra se retrouver dans le traitement des dossiers, les décisions managériales et les rapports présentés au Conseil de Surveillance.
« La justice n’est pas une posture. Elle est une pratique », a-t-il martelé.
Le nouveau Directeur général n’entend pas s’inscrire dans une logique de long terme sans résultats immédiats. Il a annoncé que les cent premiers jours de son mandat devront produire des résultats visibles.
Une des premières mesures sera la mise en place d’un tableau de bord de la Direction générale, destiné à suivre les décisions, mesurer les objectifs et évaluer les performances.
Les résultats, mais également les difficultés rencontrées, devront être présentés avec transparence au Conseil de Surveillance et à la tutelle.
Pour résumer sa méthode, Papa Ibrahima Senghor a retenu trois verbes : « Sécuriser. Structurer. Accélérer. »
Sécuriser les finances, les processus et les responsabilités ; structurer la gouvernance, l’organisation et le système de pilotage ; puis accélérer les réformes, les partenariats et la montée en puissance de la SNR.
S’adressant directement aux agents de la SNR, le nouveau Directeur général a tenu à rassurer sur sa volonté d’associer les équipes à la transformation de l’institution.
« La transformation ne se fera pas contre vous. Elle se fera avec vous », a-t-il lancé, appelant les collaborateurs à se mobiliser autour d’un projet commun.
Papa Ibrahima Senghor a également rendu hommage à son prédécesseur, Babacar Ndiaye, saluant son engagement et son professionnalisme à la tête de la SNR. Il a assuré vouloir préserver les acquis de son prédécesseur tout en leur donnant une nouvelle impulsion.
« Quelle institution voulons-nous laisser à ceux qui viendront après nous ? » car en conclusion, le nouveau Directeur général a posé une question qu’il considère comme la boussole de son mandat : « Quelle institution voulons-nous laisser à ceux qui viendront après nous ? »
Sa réponse est sans équivoque : une SNR « plus forte, plus performante, plus transparente, plus digitale, plus rigoureuse, plus proche de ses partenaires » et pleinement inscrite dans la trajectoire de Sénégal 2050.
« Je ne viens pas seulement prendre une fonction. Je viens prendre un engagement : celui de servir avec intégrité, d’agir avec courage, de décider avec méthode et de rendre compte avec transparence », a-t-il déclaré.
Avec cette nouvelle direction, la SNR entend ainsi franchir un nouveau cap et renforcer son rôle dans la consolidation de la souveraineté économique et financière du Sénégal.
« Travaillons. Transmettons. Transformons. » Une triple exhortation qui résume la volonté affichée par Papa Ibrahima Senghor de faire de son mandat à la tête de la Société nationale de Recouvrement un mandat placé sous le signe de l’acti
on, de la réforme et des résultats.
Mamadou Touré
PUMA : des équipements pour valoriser le pain de singe et le fonio à Tambacounda
Le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) poursuit son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes dans les zones frontalières. Lundi, des équipements de transformation ont été remis aux Groupements de promotion féminine (GPF) des arrondissements de Kéniéba, dans le département de Bakel, et de Makacolibantang, dans le département de Tambacounda.
D’un coût global de 22 millions de francs CFA, le matériel comprend notamment dix dépulpeuses de pain de singe et une décortiqueuse à fonio. Ces équipements doivent permettre aux femmes transformatrices de réduire la pénibilité du travail, d’améliorer leurs capacités de production et de mieux valoriser les ressources locales.
« Ces équipements permettront de réduire considérablement la pénibilité du travail des femmes transformatrices, d’améliorer les capacités de transformation, d’accroître la productivité et de mieux valoriser les productions locales », a déclaré la coordinatrice du PUMA, Ndèye Marième Samb.
La cérémonie de remise, organisée dans le cadre de la Semaine de l’autonomisation des femmes, a été présidée par le gouverneur de la région de Tambacounda, Abdourahmane Ndiaye, en présence des autorités administratives et locales.
À travers cet appui, le PUMA ambitionne de renforcer l’activité économique des femmes dans les localités frontalières, de favoriser la création d’emplois et d’accroître les revenus issus des productions locales. Une initiative qui devrait donner un nouvel élan aux filières du pain de singe et du fonio dans la région.
Gamou de Tivaouane : l’unicité de Dieu ou “tawhid”, thème vu comme facteur de cohésion dans un monde divisé
Tivaouane, 17 août (APS) – Le thème du l’unicité de Dieu, placé au cœur de l’édition 2026 du Gamou de Tivaouane, renvoie à un appel à l’unité, à la fraternité, à la cohésion sociale et au respect des différences, dans un contexte international marqué par les conflits, les tensions et les divisions, a indiqué Serigne Abdoul Hamid Sy, coordonnateur général de la cellule de communication de la Zawiya Tijaniyya.
Dans un entretien accordé à l’APS, Serigne Abdoul Hamid Sy a expliqué que le thème de l’unicité de Dieu ou “tawhid”, retenu cette année par le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, s’inscrit à la fois dans la continuité de l’enseignement d’El Hadji Malick Sy et dans une volonté de répondre aux préoccupations de l’époque contemporaine.
Le but visé est de rassembler les fidèles, et au-delà l’ensemble de la société, autour de la parole de l’unicité, une invite à “penser et agir ensemble par le verbe de l’unicité”.
Pour le coordonnateur général de la Cellule Zawiya Tijaniyya, le choix du Tawhid “n’est pas fortuit”, le khalife général des Tidianes étant “un guide conscient des réalités de son époque et des interpellations de la société humaine”.
“Il ne s’agit pas seulement de parler de l’unicité de Dieu, comme une notion théologique, mais de tirer de cette conviction des conséquences dans notre manière de vivre ensemble”, a-t-il expliqué.
Selon Serigne Abdoul Hamid Sy, la reconnaissance d’un Dieu unique doit notamment conduire les croyants à prendre conscience de la communauté de destin qui les unit, au-delà des appartenances, des sensibilités et des divergences.
Il a relevé que plusieurs conflits qui secouent le monde sont nourris par des oppositions religieuses, politiques, idéologiques ou communautaires, alors que les grandes traditions abrahamiques reposent, selon lui, sur la reconnaissance d’un Dieu unique.“Dieu nous a créés en peuples et nations, pour que nous nous entre-connaissions”, a-t-il rappelé, citant le Coran, le livre saint des musulmans.
Il invite à considérer la diversité humaine, non pas comme une source permanente de confrontation, mais comme une occasion de connaissance mutuelle et de dialogue.
Le religieux a ainsi appelé au respect du prochain, quelles que soient ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques, estimant que la coexistence pacifique suppose l’acceptation de la différence.“Le Sénégal ne peut se construire que dans la paix.
”Évoquant la situation nationale, le coordonnateur général de la Cellule de communication de la Zawiya Tijaniyya fait observer que la diversité des opinions politiques et des appartenances sociales ne devrait en aucun cas remettre en cause les liens de fraternité qui unissent les Sénégalais.
“Le pays ne peut se construire que dans la paix et la cohésion”, a-t-il insisté, relevant que les divergences politiques doivent rester compatibles avec le respect de la personne humaine et la préservation de l’intérêt général.
Abdoul Hamid Sy a appelé les religieux, les acteurs politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à prendre leurs responsabilités, pour la sauvegarde du vivre-ensemble.
Dans cette perspective “le Tawhid peut être compris comme une invitation à dépasser les clivages et à rechercher ce qui rassemble”, a-t-il souligné.
Le Gamou de Tivaouane, un héritage plus que centenaire
Revisitant l’histoire du Gamou de Tivaouane, Serigne Abdoul Hamid Sy a rappelé que la célébration du Mawlid est un héritage d’El Hadji Malick Sy, qui en avait fait un “important moment de ressourcement spirituel, de transmission du savoir et d’enseignement” de la vie et du message du prophète Mohamed (PSL).
Il estime que cette démarche rejoint directement l’esprit du thème consacré au Tawhid, puisque l’unicité de Dieu doit se traduire au quotidien par des comportements fondés sur la fraternité, la justice, la tolérance et la responsabilité.
“Rassembler la parole autour de la parole de l’unicité”, c’est également, selon lui, faire du dialogue un moyen de préserver les sociétés des divisions et des antagonismes.
Serigne Abdul Hamid Sy a enfin salué le travail de collecte, de traitement et de diffusion de l’information réalisé par la presse sénégalaise autour des grands événements religieux du pays.
Cette couverture médiatique contribue à documenter et à faire connaître davantage l’héritage spirituel, intellectuel et culturel des grandes cités religieuses sénégalaises.
Elle permet également de rendre accessibles les enseignements délivrés par les guides religieux à un public plus large, au Sénégal comme à l’étranger.
Il a encouragé la poursuite de ce travail de documentation et de transmission, qu’il considère comme un complément important à la mission éducative et spirituelle du Gamou de Tivaouane.
Prévention : le Bac pour mieux lutter contre les maladies non transmissibles
Face à la progression des maladies non transmissibles, le Sénégal mise sur le Bilan annuel ciblé (Bac) pour renforcer la prévention et le dépistage précoce.
Ce dispositif permettra de détecter régulièrement l’hypertension, le diabète, l’obésité et d’autres facteurs de risque, souvent ignorés par les personnes concernées.
Déployé progressivement dès 2026, le Bac sera d’abord expérimenté auprès des agents du ministère de la Santé avant d’être étendu aux autres administrations, au secteur informel et aux communautés.
À travers cette réforme, les autorités veulent passer d’une approche essentiellement curative à une véritable culture de la prévention, afin de réduire les complications et les décès prématurés liés aux maladies chroniques.
Assane Gaye
ENTREPRENARIAT VERT: Les femmes formées pour mieux résister aux changements climatiques
La Direction du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique organise, les 13 et 14 août 2026 à Dakar, un atelier consacré au renforcement des capacités des femmes entrepreneures sur l’adaptation au changement climatique.
Tenue dans le cadre du projet « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique centrale et de l’Ouest (PACO) », avec l’appui de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) et de la GIZ, la rencontre a réuni une vingtaine de femmes engagées dans des activités génératrices de revenus.
L’objectif est de leur permettre de mieux identifier les risques climatiques auxquels leurs activités sont exposées, de choisir des mesures d’adaptation adaptées et d’élaborer des plans d’action concrets pour renforcer la résilience de leurs entreprises.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le conseiller technique au ministère, Idy Niang, a souligné la vulnérabilité particulière des femmes entrepreneures face aux effets du changement climatique. Inondations, vagues de chaleur, perturbations de l’électricité ou encore difficultés d’accès aux financements peuvent directement affecter leurs revenus et leurs moyens de subsistance.
Mais, a-t-il insisté, les femmes ne doivent pas être considérées uniquement comme des victimes du changement climatique. Elles constituent aussi « des actrices principales » de l’adaptation, notamment dans l’agriculture, la transformation, le commerce, les services et la gestion des ressources naturelles.
Pour Idrissa Soumano, représentant de la CCRS, l’atelier va au-delà de la transmission de connaissances. Les participantes doivent être capables d’analyser les risques liés à leurs activités, d’identifier des solutions réalistes et économiquement viables, puis de mettre en œuvre un plan d’action.
L’approche retenue se veut également démultiplicatrice. Les participantes, notamment les responsables de coopératives, sont appelées à devenir à leur tour des formatrices et relais auprès de leurs réseaux et communautés. Certaines coopératives regroupant entre 100 et 200 femmes, les connaissances acquises pourront ainsi toucher un public beaucoup plus large.
De son côté, la consultante Khady Fall a insisté sur la nécessité de rapprocher les enjeux climatiques des réalités quotidiennes des petites entrepreneures, confrontées notamment à la chaleur, aux inondations et aux difficultés d’accès aux ressources. L’ambition est de faire du changement climatique un enjeu compris et porté « de la base au sommet ».
À travers cette initiative, le projet PACO contribue à l’émergence d’un entrepreneuriat féminin plus résilient, capable de transformer les défis climatiques en opportunités d’innovation, de création d’emplois verts et de développement durable.
LE TEMPS DU CONSTAT, LE TEMPS DE L’ALTERNATIVE
Un sentiment de déception et de désillusion gagne de plus en plus de Sénégalais, parfois même de regret.
Partout, au pays comme dans la diaspora, une même question revient : « Monsieur le Ministre, quand allez-vous revenir au pouvoir? »
Cette interpellation dépasse la nostalgie. Elle exprime surtout une attente forte : celle d’une alternative crédible capable de redonner confiance et de remettre le pays sur les voies de l’émergence.
Le Sénégal vit une crise systémique profonde. Les ménages subissent la pression économique, les jeunes restent confrontés au chômage, et les acteurs économiques manquent de visibilité. Dans plusieurs secteurs, les Sénégalais s’interrogent sur les priorités et les résultats de l’action publique.
Une vérité demeure : un État se juge à ses résultats, pas à ses promesses.
Or, le décalage entre les attentes suscitées par l’alternance de 2024 et la réalité nourrit aujourd’hui de sérieuses interrogations.
SAS « demi dieu » alias Sa Fitnaa qui semble avoir fait de la satisfaction de ses ambitions personnelles une boussole de ses actions politiques, se joue de la République et de ses institutions.
Son ex « doomi ndey » et ex mentoré (que perdure la rébellion!!!) ne mesurant pas le sens et la portée de ses responsabilités, se laisse entrainer dans les abysses des errements politiques.
Pendant ce temps, les goorgolous manquent de TOUT, souffrent de TOUT, et sont en train de TOUT perdre.
Sur le terrain, plusieurs projets structurants sont à l’arrêt ou à l’abandon. Derrière cette situation criarde, ce sont des populations qui attendent, des emplois non créés ou perdus, des entreprises fragilisées et des ressources publiques immobilisées.
Le Sénégal ne peut se contenter de slogans. Il a besoin d’une vision cohérente, d’une stratégie économique solide, d’un programme d’investissement crédible, d’une politique ambitieuse pour l’emploi des jeunes et d’un État capable de restaurer la confiance.
Dans ce contexte, l’opposition a une responsabilité majeure. Elle ne peut être dans la réaction permanente. Elle doit devenir une opposition de proposition, de construction et de préparation.
Il est temps, de dépasser les divisions et les calculs politiciens, de rassembler les compétences et de mettre en commun les expériences pour bâtir une véritable alternative.
Car l’enjeu n’est pas seulement de reprendre le pouvoir. Il est de regagner la confiance du peuple sénégalais.
Cela exige du travail : écouter, analyser, corriger les erreurs, tirer les leçons du passé et préparer des réponses concrètes aux défis futurs.
Le « Moss Dem » est possible.
Mais seulement si la déception se transforme en mobilisation, et la mobilisation en projet.
Notre responsabilité est claire : offrir au Sénégal non pas une alternance de personnes, mais une alternative de gouvernance.
Je souhaite par ailleurs la réussite du Président Macky Sall dans ses ambitions internationales, notamment dans le cadre de ses futures responsabilités au sein des Nations unies.
Je souhaite également qu’il continue de porter un regard attentif sur le Sénégal, qui a plus besoin de lui.
Autour de lui, de nombreuses femmes et de nombreux hommes valeureux, fidèles, ont fait leurs preuves et restent attachés à une conviction simple : servir le Sénégal avant toute chose.
Le moment n’est ni à la résignation ni à la revanche. Il est au travail.
Le Sénégal mérite une opposition forte, unie et responsable. Il mérite une alternative crédible, capable de restaurer la confiance, de relancer l’économie, de créer des emplois et de redonner espoir à sa jeunesse.
Le peuple fera son choix en toute lucidité.
Et si nous faisons le travail nécessaire avec rigueur et constance, alors oui, le « Moss Dem » deviendra une perspective politique réelle.
Mansour Faye
Responsable APR
Maire de Saint Louis
