lundi 8 décembre 2025 | Login
La rédaction

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L’UMS parle “d’attaques contre les magistrats”,* mais il faut arrêter l’hypocrisie le seul homme qui vous insulte, vous diffame, vous traite de corrompus et vous piétine depuis des années, c’est Ousmane Sonko.

Personne d’autre n’a passé autant de temps à salir votre honneur, à vous accuser sans preuves et à détruire la confiance des citoyens envers la justice.

Depuis qu’il est entré en politique, il vous traite de tous les noms d’oiseaux, il vous humilie publiquement et vous fait passer pour un corps manipulateur et vendu. Et vous le laissez faire sans jamais le nommer.

Alors si vous voulez défendre la magistrature, commencez par dire la vérité 

l’auteur principal des insultes, des calomnies et des fausses accusations de corruption contre les magistrats sénégalais, c’est Ousmane Sonko.

Le reste, c’est du maquillage. La vérité, elle, ne change pas.

Ndeye Sow Leila

Le Bureau exécutif de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) a annoncé avoir pris des mesures face aux attaques répétées visant les magistrats et l’institution judiciaire Selon une note publié vendredi 14 novembre 2025, l’organisation indique avoir engagé une démarche concertée et inclusive avec la hiérarchie judiciaire afin de définir et déployer la stratégie de communication la plus adaptée au contexte actuel.

‎Dans ce cadre, et après avoir officiellement saisi le Président de la République par courrier, le Bureau exécutif de l’UMS a annoncé qu’il accordera un entretien à la RTS 1 à travers l’émission « Point de vue ». Cette intervention, prévue dimanche 16 novembre à 14h, permettra de répondre aux questions et interpellations qui agitent l’opinion ces derniers jours.

‎Le Bureau invite par ailleurs l’ensemble des magistrats à renforcer leur cohésion et à maintenir l’esprit de solidarité qui fonde leur corps, dans l’objectif de préserver et promouvoir la magistrature ainsi que ses valeurs.

‎Emedia

La cheffe du Service régional de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Awa Kandé, a plaidé ce jeudi pour l'installation d’une station piscicole à Kaffrine. Un outil devenu indispensable pour répondre à la forte demande en alevins et accompagner l’essor de l’aquaculture dans la région.

Lors d’une journée de récolte et de vente de poissons à la ferme piscicole Sékou Diatta, organisée avec le promoteur Pape Saliou Ndiaye et le soutien du PROVAL-CV et de l’ANA, Mme Kandé a lancé un appel clair : Kaffrine doit disposer de sa propre station piscicole. Selon elle, l’absence de cette infrastructure oblige encore les producteurs à parcourir de longues distances pour se fournir en alevins, un manque qui freine le développement du secteur.

« Une station ici permettrait d’alimenter toute la région, d’économiser du temps et de réduire les coûts pour les producteurs », a-t-elle insisté devant les autorités territoriales, services techniques, notabilités et partenaires présents.

La journée a également mis en lumière les performances de la ferme Sékou Diatta, considérée comme un modèle d’aquaculture intégrée. Sur un hectare, l’exploitation a réussi à récolter une tonne de tilapias niloticus grâce à six bassins de 100 m³, chacun initialement peuplé de 1 000 alevins.

Pour le promoteur, Pape Saliou Ndiaye, cette ferme dépasse le cadre purement économique. « Nous voulons participer à l’insertion des jeunes, mais cela demande un accompagnement renforcé, notamment en aliments et en financement », a-t-il plaidé, appelant les partenaires à soutenir davantage les initiatives locales.

De son côté, le chef du Service régional de la pêche, Ameth Diarra Diop, a salué l’initiative, soulignant son impact sur l’économie locale. Il a encouragé les populations à investir dans l’aquaculture, un secteur stratégique capable d’améliorer la sécurité alimentaire tout en générant des revenus durables.

Mamadou Ndiaye

Le système sanitaire de Kaffrine se renforce. Le Centre de santé Saliou Ndao a inauguré ce vendredi un nouveau bloc opératoire, un outil attendu depuis des années et qui permettra enfin d’assurer des interventions chirurgicales de proximité. Une avancée rendue possible grâce à l’appui décisif d’Enabel, dans le cadre de la coopération sénégalo-belge.

L’Enabel a financé plus de 25 millions de FCFA en équipements et 16 millions de FCFA pour former l’équipe dédiée au bloc. Un investissement stratégique pour améliorer la prise en charge des urgences obstétricales dans une région où les complications maternelles restent fréquentes.

« Ce bloc change le visage de notre centre. Nous pouvons désormais opérer et répondre plus rapidement aux urgences », a souligné le médecin-chef, Dr Christophe Kanfom, rappelant que Kaffrine accède ainsi au statut de centre de santé de niveau 2.

La préfète, Aïchatou Ndiaye Diallo Bodian, a salué un dispositif déjà opérationnel : des accouchements ont été enregistrés dès les premières heures. Elle a insisté sur l’importance de préserver et valoriser ces équipements essentiels pour les populations.

Avec cette nouvelle infrastructure, Kaffrine fait un pas de plus vers son ambition : offrir aux femmes et aux nouveau-nés des soins rapides, sûrs et accessibles.

Mamadou Ndiaye

Carlos Ancelotti, nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Brésil, n’a pas tari d’éloges sur le Sénégal lors d’une récente prise de parole médiatique. Alors que la Seleção prépare ses prochaines échéances internationales, l’entraîneur italien a insisté sur la qualité exceptionnelle des Lions de la Teranga, qu’il considère comme l’une des sélections les plus redoutables du moment.

Interrogé sur les adversaires susceptibles de mettre en difficulté son Brésil en reconstruction, Ancelotti a tenu à mettre en avant le niveau de la formation sénégalaise. « Le Sénégal n’est pas une équipe forte, c’est une équipe très, très forte. On a beaucoup de respect pour eux », a déclaré l’ancien coach du Real Madrid, rappelant le statut désormais incontournable des champions d’Afrique 2022.

Ces propos s’inscrivent dans la continuité de la progression spectaculaire du Sénégal sur la scène internationale. Avec une génération talentueuse menée par des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly ou encore Édouard Mendy, l’équipe d’Aliou Cissé s’est imposée parmi les nations africaines les plus ambitieuses et les plus régulières.

La victoire lors de la CAN 2022, suivie d’un parcours solide lors de la Coupe du monde 2022, a renforcé sa réputation de sélection rigoureuse, athlétique et tactiquement disciplinée. De nombreux observateurs considèrent d’ailleurs le Sénégal comme la référence actuelle du football africain.

Pour Carlos Ancelotti, respecter le Sénégal n’est pas seulement une question de politesse, mais de lucidité. Le Brésil, en quête de stabilité après plusieurs années irrégulières, doit se mesurer aux meilleures nations du moment pour retrouver sa suprématie. Et parmi ces nations, le Sénégal apparaît comme un test grandeur nature.

« Pour progresser, il faut affronter les plus forts. Et le Sénégal fait partie de ces équipes capables de battre n’importe qui », aurait confié un membre du staff proche de l’Italien.

Si aucune rencontre officielle n’est encore programmée entre les deux équipes, les propos d’Ancelotti entretiennent l’idée d’un futur choc qui passionnerait les amoureux du football, tant en Afrique qu’en Amérique du Sud. Un affrontement entre les Lions de la Teranga et la Seleção offrirait un spectacle tactique et technique de très haut niveau.

Lancement un projet stratégique de Banque Terminologique Scientifique et Technique

L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) ont accueilli un atelier consacré à l’un des projets linguistiques les plus ambitieux du pays : la création d’une Banque de Données Terminologiques et de Traductique (BDT), baptisée SENTERMINO. Cette initiative nationale, portée par des chercheurs de l’IFAN et de l’École Supérieure Polytechnique (ESP), vise à structurer, harmoniser et moderniser la production terminologique dans les langues nationales du Sénégal.

Financé à hauteur de 68 % par l’UNESCO et de 32 % par l’Organisation internationale de la Francophonie à travers l’IFEF, le projet s’étend sur trois ans et s’inscrit pleinement dans les politiques publiques de promotion des langues nationales et de développement du bilinguisme scolaire

Une base de données centrale pour moderniser les langues sénégalaises car SENTERMINO se présente comme un outil numérique centralisé, évolutif et accessible en ligne. Il ambitionne de regrouper, uniformiser et valider les terminologies scientifiques, techniques et pédagogiques dans les principales langues nationales.

Dans un contexte où les besoins en lexiques spécialisés ne cessent d’augmenter, la plateforme servira de référence pour plusieurs secteurs :

éducation et formation,

sciences et technologies,

santé et environnement,

agriculture et artisanat,

TIC et communication.

En facilitant la traduction entre langues nationales mais aussi entre celles-ci et le français, SENTERMINO doit renforcer l’enseignement bilingue, améliorer la qualité des contenus pédagogiques et favoriser l’accès au savoir pour tous.

L’un des défis majeurs de ce projet est l’harmonisation et la validation des terminologies existantes. Pour y parvenir, les équipes collaborent avec des experts linguistiques, des spécialistes sectoriels et des institutions éducatives.

Les premières langues concernées sont le wolof, le pulaar et le seereer, avec l’ambition d’étendre progressivement la plateforme aux autres langues nationales.

Le projet comprend également la production de contenus scientifiques et professionnels, ainsi que la mise en place d’une bibliothèque numérique destinée à valoriser et diffuser les productions linguistiques nationales.

Un enjeu stratégique pour un Sénégal multilingue car la création de SENTERMINO constitue un pas décisif vers un Sénégal mieux équipé linguistiquement et plus inclusif. En permettant la production, la validation et la diffusion de dictionnaires, lexiques et outils de traductique, le projet contribue directement à :

renforcer la présence des langues nationales dans l’enseignement et les sciences,

faciliter la communication multilingue,

moderniser les pratiques linguistiques,

valoriser la diversité culturelle sénégalaise.

Le projet est coordonné par une équipe multidisciplinaire de chercheurs sénégalais :

Pr. Adjaratou Oumar SALL (IFAN)

Pr. Fary Silate KA (IFAN)

Pr. Lamine Thiaw (ESP)

Pr. Moussa DIALLO (ESP)

Avec SENTERMINO, ces spécialistes posent les bases d’un écosystème linguistique moderne, numérisé et accessible, au service du développement national.

Une nouvelle étape d’un engagement constant au service des populations du Baol

Bambey, vendredi prochain —

Le département de Bambey s’apprête à vivre un moment important de sa vie institutionnelle avec l’installation officielle de Mamadou Ndiaye en qualité de Conseiller départemental, au sein de l’assemblée dirigée par le Président Babacar Ndiaye. Cet événement symbolique marque non seulement l’entrée d’un nouvel élu au sein du Conseil départemental, mais surtout la continuité d’un engagement social profondément ancré dans les réalités et les besoins des populations du Baol.

« Je suis installé aujourd’hui comme conseiller départemental de Bambey. Une occasion de continuer mon engagement auprès des populations du Baol pour l’amélioration des conditions de vie des Bambeyoises et Bambeyois », a déclaré M. Ndiaye en prélude à la cérémonie.

Reconnu pour sa disponibilité et sa proximité avec les populations, Mamadou Ndiaye a construit, au fil des années, une relation solide avec les habitants. Son installation comme conseiller départemental apparaît ainsi comme la consécration d’un long travail d’écoute, de solidarité et de mobilisation en faveur des communautés locales.

Homme de terrain, il s’est illustré par des actions sociales structurantes qui ont touché toutes les catégories sociales : hommes, femmes, jeunes, élèves, écoles coraniques, associations locales et communautés religieuses. Ses programmes d'assistance lors des grandes fêtes religieuses — Tamkharit, Ramadan, Korité, Tabaski et Magal — ont permis de soutenir des centaines de familles, renforçant la cohésion sociale et la solidarité au sein du département.

Plusieurs initiatives majeures portent son empreinte. Le Daara de Léona/Sud a été reconstruit et complètement équipé, offrant de meilleures conditions d’apprentissage aux enfants talibés. Deux matériels de sonorisation ont été offerts respectivement à la mosquée de Thiakhar Commune et au Dahira de Léona/Nord, contribuant au dynamisme religieux et culturel des localités. Dans le cadre de la Couverture Maladie Universelle, 300 élèves de 10 écoles primaires ont été enrôlés, garantissant une meilleure protection sanitaire aux enfants. Grâce à un partenariat avec le FONGIP, 20 femmes du département ont également bénéficié d’un financement de 500 000 FCFA chacune pour renforcer leurs activités économiques.

Les actions de Mamadou Ndiaye ont aussi bénéficié à des structures essentielles de la vie communautaire, notamment l’Association des Chefs de Villages, l’Association des Parents d’Élèves et l’Association des Ouvriers du département de Bambey. Cette démarche inclusive a permis de mutualiser les efforts et de renforcer les dynamiques locales en faveur d’un développement social concerté.

Au niveau national, africain et international, Mamadou Ndiaye jouit d’une réputation affirmée. Il est Ambassadeur de la Paix de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), Ambassadeur des Droits de l’Homme auprès de Human Rights et d’EDDHIAC International, et participe régulièrement à des conférences panafricaines sur la paix, la solidarité, la jeunesse et le vivre-ensemble. Son engagement dépasse ainsi les frontières du Sénégal et lui vaut l’estime de nombreuses organisations internationales.

L’installation officielle de Mamadou Ndiaye suscite un vif enthousiasme parmi les populations du département. Pour beaucoup, cette nomination est celle d’un homme de valeurs, fidèle à sa vision d’un Baol solidaire, pacifique et orienté vers un développement équitable.

« Servir Bambey reste ma priorité. Cette responsabilité m’inspire une seule mission : être à l’écoute, agir pour le bien commun et contribuer à un développement équitable pour tous », a-t-il déclaré.

 

Cette installation vient confirmer une trajectoire marquée par la proximité, la solidarité et la conviction profonde qu’un avenir meilleur pour Bambey passe par l’engagement collectif, le sens des responsabilités et la justice sociale.

Le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT) et le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (COJOJ) ont procédé ce jeudi 13 Novembre à la signature d’une convention de partenariat stratégique. Cette collaboration vise à renforcer les capacités des jeunes Sénégalais dans la perspective de l’organisation du premier événement olympique jamais accueilli sur le continent africain.

En effet, ce partenariat s’inscrit dans l’ambition d’accompagner la Dakar 2026 Learning Academy, une initiative innovante du comité d’organisation visant à faire des Jeux un espace d’apprentissage et de création d’opportunités pour la jeunesse africaine.

En outre, à travers cette convention, le 3FPT s’engage à financer la formation et le renforcement de capacités de 366 jeunes, répartis en neuf cohortes, dans des domaines aussi essentiels que la logistique, la sécurité, la communication, la gestion de projets, l’accueil, le tourisme, le numérique et le multimédia.

« Un événement mondial exige un capital humain de qualité mondiale. Et un capital humain de qualité ne s’improvise pas : il se forme, il s’accompagne et il se valorise, » a souligné Dr Ba.

Ces formations permettront aux jeunes d’acquérir des compétences alignées aux standards internationaux, assurant ainsi une organisation exemplaire des Jeux tout en laissant un héritage humain durable au-delà de l’événement.

Le Directeur général du 3FPT a insisté sur la portée durable de ce partenariat :« Avec ce partenariat, nous ne formons pas seulement pour les JOJ, nous formons pour l’avenir. »

Les jeunes formés pour Dakar 2026 seront, selon lui, les futurs coordinateurs, techniciens, gestionnaires, entrepreneurs et leaders africains capables d’intégrer les grandes organisations du continent et d’ailleurs.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la mission du 3FPT, qui œuvre depuis sa création pour le développement d’un capital humain de qualité, en phase avec les besoins des entreprises et les ambitions nationales du Sénégal.

En clôturant son allocution, Dr Babo Amadou Ba a salué la vision du COJOJ Dakar 2026, qu’il a qualifiée d’« ambitieuse et inclusive », tout en réaffirmant la volonté du 3FPT de contribuer activement à la réussite de cet événement continental.

« Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 sont une fierté nationale, mais aussi un symbole continental. Ils rappellent que l’Afrique n’est pas spectatrice du monde : elle en est actrice. » a-t-il déclar

Face à la montée inquiétante des abus et exploitations en ligne des enfants, le ministère de la Justice du Sénégal intensifie la formation des acteurs de la chaîne pénale. Dirigée par Madame Aïssé Gassama Tall, directrice générale de la Protection judiciaire et sociale, une série d’ateliers se tient à travers le pays pour mieux outiller magistrats, officiers de police judiciaire et éducateurs spécialisés.

Une mobilisation nationale pour la protection des enfants car après Thiès, Saint-Louis et Kaolack, c’est au ressort de la Cour d’appel de Dakar que les acteurs judiciaires et sociaux se réunissent cette semaine pour renforcer leurs compétences sur le thème : « Les abus et exploitations en ligne des enfants ».

Selon Mme Gassama Tall, « le numérique évolue à une vitesse vertigineuse et les mécanismes d’abus évoluent avec lui ». Cette dynamique impose donc une réponse concertée et multidisciplinaire pour protéger les enfants dans l’espace virtuel.

Une étude récente de l’UNICEF (2025) menée dans les régions de Dakar, Kédougou, Tambacounda, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda révèle des données préoccupantes :

60 % des 1 149 enfants interrogés utilisent Internet quotidiennement ;

45 % ont été exposés à des contenus inappropriés ;

plusieurs affirment avoir été victimes de prédation sexuelle sur les réseaux sociaux.

Les plateformes telles que TikTok, Facebook et WhatsApp, d’accès facile, deviennent ainsi des terrains propices à la manipulation et à l’exploitation des mineurs, parfois à des fins de prostitution clandestine.

Pour contrer ce phénomène, l’État du Sénégal a mis en place un arsenal législatif et institutionnel solide :

Loi n°2008-11 sur la cybercriminalité ;

Loi n°2008-12 sur la protection des données à caractère personnel ;

Révision du Code pénal et du Code de procédure pénale en 2016 pour introduire de nouvelles incriminations, telles que l’atteinte à la vie privée ou la captation illicite d’images.

La création de la Commission des données personnelles (CDP) et de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC) vient compléter ce dispositif, offrant ainsi un cadre juridique cohérent pour lutter contre la cybercriminalité infantile.

Pour Mme Gassama Tall, « il est essentiel de former les éducateurs spécialisés à la détection précoce des signes de vulnérabilité chez les enfants victimes d’abus en ligne ».

Ces blessures, souvent silencieuses, nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire, incluant psychologues, pédopsychiatres et magistrats. La formation vise également à améliorer la collecte de preuves numériques et à renforcer la collaboration entre les différents acteurs.

Une jeunesse hyperconnectée, souvent sans accompagnement car selon les données de l’ARTP, plus de 8 millions de Sénégalais utilisent Internet, dont 68 % ont moins de 25 ans. Cette jeunesse massivement connectée évolue souvent sans accompagnement parental ou éducatif adéquat, augmentant ainsi les risques d’exposition à des contenus ou comportements dangereux.

« Les enfants sont en ligne, mais les adultes ne sont pas toujours préparés à les accompagner. Il faut outiller les parents, les éducateurs et les institutions pour assurer une utilisation sécurisée du numérique », a conclu Mme Gassama Tall.

L’État du Sénégal, à travers son ministère de la Justice, s’engage fermement dans la prévention et la répression des abus en ligne envers les enfants, tout en prônant la formation continue des acteurs judiciaires et sociaux.

Cette démarche traduit une volonté claire : faire d’Internet un espace plus sûr pour les

jeunes Sénégalais.

 

Mamadou Touré 

 

 

 

Le Sénégal a récemment accueilli les 12 et 13 novembre à Dakar, le Symposium 2025 ainsi que la onzième Assemblée générale du Réseau des Structures de Gestion Électorale en Afrique de l’Ouest (RESAO). Organisé sous le thème « Mettre l’intelligence artificielle (IA) au service de l'intégrité électorale », cet événement majeur a rassemblé des représentants des commissions électorales nationales, des organisations partenaires, ainsi que des experts en nouvelles technologies, afin de réfléchir sur l'avenir des élections en Afrique de l’Ouest.

L’IA, aujourd’hui, représente un atout considérable pour améliorer l'intégrité et la transparence des processus électoraux. Grâce à ses capacités avancées de traitement de données, elle peut offrir des solutions innovantes pour renforcer la gestion des élections, améliorer la qualité de la programmation électorale, optimiser la conduite des opérations et garantir leur efficacité.

Lors de l’ouverture de la rencontre, le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, Abdel-Fatau Musah, a souligné que l'IA offre une aide précieuse à la décision dans des situations complexes et permettrait aux organismes de gestion électorale de mieux organiser et superviser les processus électoraux. Elle répond ainsi à l'une des missions principales du réseau RESAO, qui est de contribuer à l’amélioration de la qualité des opérations électorales au niveau de la CEDEAO, notamment en matière d’organisation, de célérité et de transparence.

Cependant, l’introduction de l’IA dans la gestion électorale n’est pas sans défis. Comme l’a mentionné un responsable du Réseau, l'utilisation de cette technologie implique une transformation profonde des structures administratives existantes, un processus qu’il convient de gérer avec une forte capacité de gestion du changement. Les administrations électorales, souvent réfractaires au changement, doivent être accompagnées pour s'adapter à ces nouvelles pratiques et outils technologiques.

L’accès à la technologie reste également un obstacle majeur. Les infrastructures numériques, bien que fondamentales pour l'intégration de l'IA, ne sont pas toujours disponibles ou suffisamment développées dans tous les pays de la région. De plus, les ressources humaines en matière de gestion des nouvelles technologies sont souvent limitées, nécessitant des efforts considérables pour renforcer les compétences des équipes locales.

Outre les défis logistiques et techniques, l’intelligence artificielle soulève également des questions éthiques et pratiques essentielles. L'usage de l'IA dans le cadre électoral peut entraîner des préoccupations liées aux droits humains, telles que la surveillance excessive, les biais algorithmiques, ou encore les risques de discrimination. De plus, la cybersécurité devient une question cruciale, étant donné que la manipulation des données électorales et les fake news peuvent entraîner des perturbations majeures dans les processus électoraux.

Comme le soulignent des experts d'IDEA (International Institute for Democracy and Electoral Assistance), il est essentiel de maintenir un équilibre entre les avantages de l’IA et la nécessité de garantir des élections libres, justes et transparentes. La mise en place de mécanismes de contrôle rigoureux devient indispensable pour prévenir les dérives, telles que l’utilisation de l’IA pour diffuser de la désinformation ou manipuler les résultats des élections.

Vers une gouvernance régionale renforcée pour l’IA dans les élections car le Symposium 2025 a également été l’occasion pour les membres du RESAO d’élire un nouveau Comité de pilotage, qui aura pour mission de promouvoir la gouvernance de l’IA dans les élections à l'échelle régionale. Ce groupe de travail, dont les objectifs incluent l’apprentissage mutuel et l’assistance entre les pays membres, jouera un rôle crucial pour intégrer les outils technologiques de manière responsable et éthique dans les processus électoraux à venir.

La rencontre a permis de souligner l’importance de la coopération entre les organismes de gestion électorale, les régulateurs des médias, ainsi que les acteurs politiques et civils. Le combat contre la désinformation et la manipulation des résultats électoraux, notamment par le biais de l’intelligence artificielle, devra s’appuyer sur une collaboration renforcée de tous ces acteurs pour garantir la stabilité et la paix sociale.

Le Symposium 2025 a ouvert de nouvelles perspectives pour la gestion électorale en Afrique de l’Ouest, en mettant l'accent sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour améliorer l'intégrité et la transparence des élections. Cependant, la route reste semée d’embûches, tant sur le plan technique, éthique que logistique. Le défi est grand, mais il représente une opportunité d’évolution significative pour les démocraties africaines.

Le Sénégal, en accueillant cet événement, a réaffirmé son rôle de leader dans la promotion de la gouvernance électorale moderne en Afrique de l'Ouest, tout en mettant en avant les valeurs d'hospitalité et de fraternité qui caractérisent la région.

 

CMU
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