vendredi 23 janvier 2026 | Login
La rédaction

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« Une finale c’est une fête et nous sommes vraiment prêts pour que cette fête soit belle avec l’ensemble des sénégalais présents ici au Maroc et au Sénégal. Nous tenons à remercier tout le monde pour cette belle mobilisation autour de l’équipe nationale. Aujourd’hui, nous croisons les sénégalais un peu partout qui vous disent qu’ils de l’Europe, des États Unis et autres. Tout cela montre qu’il y a une réelle mobilisation autour de l’équipe nationale. Maintenant pour la finale, je demande aux sénégalais de continuer à supporter dans la discipline, pas de laser, pas de fumigènes et autres qui pourraient gâcher la fête. Au passage, je félicite le 12em Gaindé, allez casa et lébou gui qui sont entrain de faire un travail remarquable », a expliqué d’emblée le responsable à la commission d’organisation au niveau de la fédération sénégalaise de football.

Malal Diallo de préciser que c’est la CAF qui organise et non le Maroc tout de même, il faudra renforcer la confiance au président Abdoulaye Fall, « Par rapport aux tickets d’entré pour la finale, je tiens à faire une précision de taille. La fédération sénégalaise de football ne vend pas de billets, le Maroc n’a pas organisé la CAN mais il accueille la coupe d’Afrique des nations donc le Maroc ne peut pas nous privé de billets.

Il faut aussi préciser que c’est la CAF et la FIFA qui organise cette compétition. Il faut qu’on continue à faire confiance au président de la fédération, au ministère des sports et à l’ensemble des acteurs du football sénégalais, je pense qu’ils feront le nécessaire pour que tous les supporters accèdent au stade pour la finale. Je pense qu’il n y a pas lieu de s’inquiéter et que tout le monde aura son ticket parce que c’est une finale et on a besoin de tout le monde et que la fédération est entrain de tout faire pour débloquer la situation ».

Il poursuit et demande au sénégalais de renforcer la cohésion autour de l’équipe, « je demande à tout le monde de resserrer les rangs à commencé par Abdoulaye Fall le président de la fédération. Nous avons besoin de cette deuxième étoile. Je sais qu’il a fait beaucoup d’efforts mais qu’il continue parce que c’est dans ça que nous allons gagner cette coupe d’Afrique. La mobilisation doit être de mise autour de l’équipe dimanche », précise Malal Diallo.

Figure de piété, de constance et de transmission, Imam Thierno Seydou Mountaga Tall incarne avec dignité et sobriété l’héritage spirituel et intellectuel de la famille omarienne. Fils de notre guide Thierno Mountaga Ahmad Tall (RTA), il prolonge, dans la fidélité et l’effacement de soi, une œuvre de vie entièrement consacrée à la foi, à l’enseignement et à l’élévation morale des communautés.

A Dakar, aux côtés du Khalife Thierno Madani Mountaga Tall, serviteur dévoué de la communauté omarienne, et de ses frères Thierno Macky Mountaga Tall, Thierno Habib Mountaga Tall, Thierno Hady Mountaga Tall, Thierno Cheikh Mountaga Tall et Thierno Amadou Mountaga Tall, il joue un rôle central et structurant dans la préservation de l’héritage légué par leur père. Mais au-delà du cercle familial, son engagement participe pleinement à la sauvegarde et au rayonnement de l’héritage omarien dans son ensemble, à travers le temps, les générations et les territoires.

À la tête de la Mosquée d’El Hadj Oumar Foutiyou Tall, Imam Thierno Seydou Mountaga Tall exerce son magistère spirituel avec humilité, rigueur et un sens aigu des responsabilités.

Homme de science et de foi, il s’inscrit dans la grande tradition des érudits omariens, où la maîtrise des sciences islamiques se conjugue à une éthique profonde du service. Ses prêches, à la fois clairs, accessibles et pédagogiques, rappellent inlassablement l’essentiel : la rectitude du cœur, la paix sociale, la justice, la responsabilité individuelle et le vivre-ensemble.

Son parcours intellectuel et académique témoigne de cette quête constante d’excellence et d’ouverture. Né le 5 Août 1954 à Dakar, Imam effectua ses études secondaires au Maroc, à la Médersa (Lycée) Ben Youssouf de Marrakech, où il obtint un baccalauréat littéraire, consolidant ainsi une formation solide en sciences religieuses et en humanités. Il poursuivit ensuite ses études à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, de 1980 à 1985, où il se spécialisa en droit privé aux côtés de l’éminent Pape Makhtar Kébé.

Ce cursus rigoureux fut sanctionné par l’obtention d’une maîtrise en 1985. Cette double formation, à la fois spirituelle et juridique, confère à son enseignement une profondeur singulière, alliant compréhension des textes, sens de la justice et lecture éclairée des réalités sociales contemporaines. Parfaitement fluent en arabe, en français, en pulaar et en wolof, Imam Thierno Seydou Mountaga Tall incarne une figure de transmission universelle, capable de toucher les consciences au-delà des langues et des frontières culturelles.

Lors des Hadaratoul Jumma, sa voix est devenue une véritable institution dans le subconscient des fidèles. Grave, posée, immédiatement reconnaissable, elle dépasse le simple cadre liturgique pour devenir un repère spirituel, une présence rassurante qui relie la mémoire collective, la tradition vivante et l’élévation intérieure. Pour beaucoup, cette voix accompagne la prière comme un fil invisible reliant les consciences à l’héritage vivant de la voie omarienne.

Son ancrage profond dans le soufisme se manifeste autant dans sa parole que dans sa posture. Il illustre avec justesse ce hadith du Prophète Muhammad (PSL) :

« Allah a dit : Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je deviens son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il agit et son pied par lequel il marche. »

(Rapporté par Al-Bukhari)

Cette parole prophétique résume l’essence même de la voie soufie : l’effacement de l’ego au profit de la présence divine. Une réalité que nombre de fidèles perçoivent dans la cohérence rare entre la voix, la parole, la posture et le silence d’Imam Thierno Seydou Mountaga Tall.

Sa barbe blanche, symbole de sagesse et de maturité spirituelle, rappelle également l’autorité morale qu’incarnait son illustre homonyme Thierno Seydou Nourou Tall, grand marabout de l’Afrique Occidentale Française. Cette filiation n’est ni simplement nominale ni uniquement physique ; elle est profondément spirituelle, traduisant une continuité d’autorité fondée sur la science, la dignité, la retenue et le service désintéressé

Discret mais essentiel, Imam Thierno Seydou Mountaga Tall demeure l’un des piliers silencieux de la mémoire omarienne. Par sa présence constante, sa voix devenue repère, son savoir transmis avec humilité et son engagement inlassable au service de la paix, il rappelle que la véritable grandeur du leadership religieux réside moins dans l’exposition que dans la fidélité à l’héritage, la transmission intergénérationnelle et le service sincère de Dieu et des hommes.

Yoo Allah suur en !!!

Il y a des années où l’impôt tousse, d’autres où il éternue. Et puis il y a 2025, année bénie où le fisc sénégalais n’a pas seulement respiré : il a sprinté, haletant mais victorieux, derrière un Jean Koné transformé en chef d’orchestre… ou en percepteur d’opéra, baguette levée, faisant chanter les contribuables à l’unisson. À la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), on ne parle plus de recouvrement : on parle de raz-de-marée comptable.

Les chiffres ? Ils cognent. 2 915 milliards de francs CFA engrangés en 2025, contre 2 608 milliards l’année précédente. +307 milliards, +12 %, pendant que le PIB, pourtant en forme olympique, plafonne à 7,8 %. Traduction triviale : le fisc court plus vite que l’économie. Une performance qui ferait pâlir un sprinteur jamaïcain et suer un paradis fiscal.

Sous la houlette de Jean Koné, la DGID a réussi l’exploit de devenir le cœur battant de l’État, mobilisant 65 % des recettes publiques.

Autrement dit, quand l’État mange, c’est la DGID qui fait la cuisine, dresse la table et encaisse l’addition. Le reste regarde.

On pourrait crier à l’ogre fiscal. Mais non : même les entreprises ont eu droit à leur sucre d’orge républicain, avec 89,8 milliards de remboursements d’impôts (+5,5 %). Le bâton, certes, mais avec la carotte fiscale, bien sûr, et contrôlée à la virgule près.

Dans le détail, la machine Koné a tourné à plein régime : +123 milliards d’impôts directs (+9,6 %), +184,2 milliards d’impôts indirects (+14,5 %). Jamais vu. Un record qui ne doit rien au hasard, mais à une politique fiscale claire et assumée, bénie par les Plus Hautes Autorités, érigée en nouvelle morale civique. Payer l’impôt n’est plus un mal nécessaire : c’est devenu un acte de foi républicaine, presque un sacrement.

La recette ? Réorganisation, suivi serré, rappels insistants (le fisc sait être romantique), paiement mobile, traque de la fraude et de l’incivisme fiscal, avec un personnel mobilisé du sommet à la cave. Le contribuable, lui, a compris le message : l’État regarde, l’État compte, l’État encaisse.

Résultat : IS et IR à +8 %, TVA intérieure à +20 %, revenus des domaines à +68,1 %. Oui, +68,1 %. À ce stade, ce n’est plus de la progression, c’est de l’apesanteur inversée. Et dans la CEDEAO, le Sénégal bombe le torse : leader de la mobilisation des ressources intérieures. Le fisc national a désormais des airs de premier de la classe qui rend jaloux tout le rang.

Et demain ? 2026 s’annonce comme la saison 2 : poursuite du Plan de Redressement Économique et Social, réforme du Code général des Impôts, élargissement de l’assiette, digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales. Le tout saupoudré d’un assainissement foncier qui a déjà produit 8 000 actes de morcellement et 12 024 certificats cadastraux. Le papier circule, le numérique avance, le cadastre s’éclaircit — miracle administratif.

Jean Koné, DG au sourire discret et aux chiffres tonitruants, peut savourer : en 2025, le fisc n’a pas seulement collecté, il a imposé le respect. Reste une question, corrosive comme l’encre d’un éditorial : à force de battre des records, le fisc deviendra-t-il populaire ? Probablement pas. Mais efficace, redouté et central, ça, manifestement, c’est déjà fait.

Au titre de l’exercice 2025, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a réalisé des recettes de 2.915 milliards de francs. Comparées aux réalisations de l’exercice 2024 qui sont de 2.608 milliards, la DGID a enregistré une progression des recouvrements de recettes de + 307 milliards en valeur absolue et + 12% en valeur relative alors que la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) est de 7,8 %.

Les remboursements d’impôts aux entreprises ont atteint 89,8 milliards (+5,5%).

Avec ce niveau de recouvrement, la DGID a assuré la mobilisation de 65% des recettes de l’Etat en 2025.

Sur les grandes lignes de recettes, des progressions de 123 milliards en impôts directs (+9,6 %) et 184,2 milliards en impôts indirects (+14,5 %) ont été réalisées.

Ce niveau de progression, jamais enregistré, aussi bien en valeur absolue qu’en valeur relative, est le résultat de la définition d’une politique fiscale claire et assumée par les Plus Hautes Autorités de l’Etat faisant du civisme fiscal un élément de citoyenneté de premier plan.

Les actions subséquentes engagées en 2025 par la Direction générale, avec l’appui du Ministère des Finances et du Budget, ont permis la réorganisation fonctionnelle de l’Administration fiscale articulée autour d’un dispositif de suivi, de rappel, de facilitation des paiements mobiles et de lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal avec l’implication du personnel à tous les niveaux d’exécution.

Ce sont ces facteurs, combinés à l’adhésion citoyenne à l’effort national de mobilisation des ressources intérieures, aussi bien du côté des entreprises que de celui des ménages, qui ont rendu possible la réalisation des performances telles que celles relevées en matière d’impôt sur les sociétés/impôts sur les revenus (+8%), de TVA intérieure (+20%) ou de revenus des domaines (+68,1%).

Ces résultats permettent ainsi au Sénégal de consolider son statut de Leader dans la mobilisation des recettes intérieures au sein de la CEDEAO.

La poursuite de la mise en œuvre du Plan de Redressement Economique et Social (PRES), la réforme du Code général des Impôts et la finalisation des chantiers en matière d’élargissement de l’assiette, de digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales devraient contribuer positivement au maintien de cette dynamique en 2026, au même titre que l’assainissement du processus de sécurisation des droits fonciers des citoyens qui a permis la délivrance de 8.000 actes de morcellement et 12.024 certificats d’identification cadastrale.

 

 

Le Sénégal a accueilli, depuis le lundi 12, les travaux du comité international ISO/PC 343, chargé de l’élaboration d’une norme ISO dédiée au système de management des Objectifs de développement durable (ODD). Cette rencontre d’envergure mondiale, organisée en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a réuni des délégations venues de plusieurs pays, dont la Mongolie, le Ghana, le Japon, Singapour, entre autres.

L’objectif de cette réunion est clair : doter les États, les institutions publiques, le secteur privé et les autres organisations d’un référentiel international harmonisé pour accélérer la mise en œuvre et le suivi des ODD, adoptés par les Nations unies en 2015 et dont l’échéance est fixée à 2030.

Le comité ISO/PC 343 travaille à la mise en place d’une norme ISO sur les systèmes de management des ODD, complémentaire à la norme ISO/UNDP 53002, déjà publiée en 2024 et portant sur les lignes directrices. Le nouveau projet, identifié comme ISO/PC 53001, vise cette fois-ci à définir des exigences précises, applicables aussi bien aux pays qu’aux organisations et aux entreprises.

« Nous sommes à la fois facilitateur et partenaire de l’ISO au niveau global. Cette norme permettra aux organisations de disposer d’un cadre clair pour intégrer les ODD dans leurs dispositifs internes de gouvernance et de performance », ont expliqué les responsables du comité.

Depuis le début des travaux, les participants ont examiné et enrichi les documents à partir des commentaires formulés par les différents pays, dans un esprit de dialogue et de recherche de consensus. « Le plus intéressant, c’est de voir comment les acteurs de pays aux niveaux de développement différents collaborent de manière très coordonnée et participative pour accélérer l’atteinte des ODD », ont souligné les organisateurs.

À l’issue de ces sessions, un consensus a été trouvé sur l’essentiel des points discutés. Le secrétariat de l’ISO est désormais chargé de compiler les contributions et de soumettre un nouveau projet de norme, qui fera à nouveau l’objet de validation par les pays membres.

Présent à la rencontre, Samuel Tabane, directeur du redéploiement industriel au ministère de l’Industrie et du Commerce, s’est félicité du choix porté sur le Sénégal pour accueillir ces travaux.

« Cette norme ISO sur le système de management des ODD permettra d’assurer le monitoring, le suivi et l’évaluation des engagements, aussi bien au niveau des institutions publiques que du secteur privé et des autres parties prenantes », a-t-il déclaré. Il a également rappelé le rôle central de l’Association sénégalaise de normalisation (ASN), point focal national en matière de normalisation, placée sous la tutelle du ministère.

Au sortir de cette rencontre, les attentes sont importantes, notamment pour les pays africains. « Nous ne sommes pas tous au même niveau de développement. Il est essentiel que cette norme prenne en compte les réalités et les défis spécifiques des pays africains, afin qu’elle soit réellement applicable et efficace », a insisté Samuel Tabane.

Les travaux du comité ISO/PC 343 s’achèvent ainsi sur une note d’espoir, avec la perspective d’une norme internationale capable de renforcer la cohérence, le suivi et l’impact des politiques de développement durable, dans un esprit d’équité et de coopération internationale.

Mamadou Touré 

La conférence de presse tenue ce mercredi par la cellule de communication de l’honorable député-maire Mouhamed Ngom, dit Farba Ngom, a ravivé le débat sur l’indépendance de la justice et l’influence du contexte politique dans certaines procédures judiciaires sensibles.

D’emblée, les organisateurs ont salué la décision de la juridiction compétente ayant accordé une liberté sous contrôle judiciaire à l’élu. Une décision qualifiée de « geste républicain », perçue comme un rappel que, malgré les pressions, des magistrats continuent de dire le droit et de faire vivre l’État de droit au Sénégal.

Mais cet apaisement fut de courte durée. Aussitôt rendue, la décision a été frappée d’appel par le parquet, bloquant de facto la mise en liberté du député-maire. Un appel jugé « sélectif » par ses soutiens, qui s’interrogent sur une différence de traitement au sein d’un même dossier.

Selon eux, un co-accusé a bénéficié d’une liberté sans que le parquet n’interjette appel, alors que l’élu, poursuivi dans les mêmes conditions de procédure et sur la base des mêmes éléments, reste maintenu en détention. Une distinction qui, d’après la cellule de communication, ne s’expliquerait que par le statut politique de l’intéressé.

Pour les proches du député-maire, cette situation révèle une justice à « géométrie variable », incompatible avec les principes d’égalité devant la loi. « Une justice saine se reconnaît à sa cohérence », ont-ils insisté, dénonçant une rupture manifeste dans le traitement du dossier.

La conférence du ministre de la Justice, évoquant notamment l’existence de téléphones présentés comme éléments à charge, a également été critiquée. Selon les intervenants, ces téléphones servaient uniquement à permettre à l’honorable député de communiquer avec ses enfants vivant à l’étranger, inquiets pour la santé de leur père après plusieurs mois de détention.

Toute tentative de transformer ces échanges familiaux en éléments à connotation politique est fermement rejetée. Quant aux allégations faisant état d’une prétendue vidéo compromettante, elles sont catégoriquement démenties par l’intéressé, qui met au défi quiconque d’en apporter la preuve.

Les organisateurs de la conférence estiment que le contexte politique n’est plus un simple arrière-plan, mais bien un élément central du dossier. Ils rappellent notamment une déclaration publique attribuée au Premier ministre, chef de parti, annonçant que ce serait « la dernière participation » du député dans sa commune.

Depuis lors, selon eux, les événements se sont enchaînés : levée de l’immunité parlementaire, détention prolongée, expertises médicales ignorées, décision de mise en liberté suivie d’un appel bloquant. Une chronologie qui, à leurs yeux, ne peut être considérée comme fortuite.

Une détention jugée incompatible avec l’état de santé de l’honorable député-maire a également été largement évoquée. L’expertise médicale ainsi que la contre-expertise de l’Ordre national des médecins concluraient toutes deux à une incompatibilité avec la détention carcérale. Malgré cela, l’élu reste incarcéré depuis dix mois, avec une détérioration avérée de son état de santé.

Les intervenants ont enfin rappelé que derrière le détenu se trouve une famille, et notamment des enfants affectés par la situation. « Criminaliser l’amour filial », ont-ils déclaré, « est une ligne que même les régimes autoritaires franchissent rarement ».

Une position de principe car la cellule de communication affirme ne réclamer ni faveur ni passe-droit, mais l’application stricte du droit. « Quand le droit s’applique, il libère. Quand le politique s’interpose, il bloque », ont-ils conclu, appelant à une justice indépendante, cohérente et respectueuse des principes républicains.

Mamadou Touré 

Les organisations syndicales regroupées au sein de la Jonction des luttes And Gueusseum – SATSUS, affiliées à l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), ont organisé ce mardi une marche nationale pacifique dans la ville de Thiès pour dénoncer la dégradation continue des conditions de travail dans le secteur de la santé et de l’action sociale, ainsi que le non-respect des accords signés avec l’État.

À l’issue de la mobilisation, les syndicalistes ont adressé un mémorandum solennel à Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, par lequel ils attirent l’attention des plus hautes autorités sur ce qu’ils qualifient de « crise sociale profonde et durable » dans un secteur vital pour les populations.

Accords non respectés et climat social délétère

Dans leur document, les travailleurs rappellent que le Sénégal est signataire des Conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et que le droit à la santé, garanti par la Constitution, demeure fragilisé par l’inexécution de plusieurs accords résiduels conclus entre le Gouvernement et les syndicats.

Ils dénoncent un climat social gravement détérioré, imputé au non-respect des engagements de l’État, aux violations répétées du Code du travail et du Statut général de la Fonction publique, mais aussi à ce qu’ils décrivent comme des manœuvres dilatoires et de division des travailleurs.

La Jonction des luttes pointe également la responsabilité de certains départements ministériels, évoquant notamment :

■ l’absence du Ministre de la Santé dans les cadres de négociation,

■ l’insuffisance du pilotage du Ministère de la Fonction publique,

et le rôle jugé défaillant du Ministère des Finances, pourtant co-tutelle des établissements publics de santé.

Forte interpellation sur l’ARP et l’affaire Softcare

Parmi les sujets de préoccupation majeurs figurent les dérives présumées à l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP). Les syndicats fustigent des pratiques opaques et condamnent le « laxisme » du Ministère de la Santé dans la gestion de l’ARP et de l’affaire dite Softcare, estimant qu’elle fait peser un risque sanitaire majeur sur les populations.

Ils s’opposent également avec fermeté à la reconduction du contrat liant POLIMED à l’Hôpital de Mbour, jugé opaque et contraire aux principes de bonne gouvernance et de souveraineté sanitaire.

Sur le plan social, And Gueusseum–SATSUS exige notamment :

● la signature immédiate du décret intégrant les Techniciens Supérieurs de Santé (TSS) dans la hiérarchie A2 ;

● la mise en œuvre des plans de carrière pour plusieurs corps de la santé et de l’action sociale ;

● le paiement intégral de l’indemnité de logement, notamment pour les agents contractuels maintenus à 75 000 FCFA au lieu des 100 000 FCFA réglementaires ;

● la délivrance de diplômes retenus depuis plus de dix ans ;

● la revalorisation des pensions de retraite et la possibilité d’un départ volontaire à 65 ans.

Les syndicats réclament par ailleurs le recrutement immédiat de 5 000 agents contractuels et communautaires déjà en activité, afin de soulager un système de santé en sous-effectif chronique.

Forte doléance pour la région de Thiès

La marche a également été l’occasion de porter des revendications spécifiques à la région de Thiès, parmi lesquelles :

■ le relèvement de l’Hôpital Ahmadou Sakhir Ndiéguène au niveau 3 avec l’affectation d’un pneumologue ;

■ la réhabilitation de l’Hôpital Mame Abdoul Aziz Sy et l’ouverture effective de l’Hôpital El Hadji Malick Sy de Tivaouane ;

■ le renforcement des plateaux techniques des centres de santé de plusieurs localités ;

■ la création d’un Centre régional de régulation des urgences (CRU).

Entre satisfaction prudente et vigilance

La Jonction des luttes se félicite toutefois de certaines avancées récentes, notamment l’adoption en Conseil des ministres du projet de décret portant intégration des TSS et la signature du décret n°2606 du 7 janvier 2026 relatif à l’indemnité de logement, tout en exigeant la traduction immédiate de ces textes en actes concrets.

En conclusion, And Gueusseum–SATSUS affirme rester mobilisée, vigilante et déterminée, tenant le Gouvernement pour entièrement responsable de toute dégradation du climat social ou de toute rupture du service public de santé liée au non-respect des engagements pris.

 Les organisations syndicales regroupées au sein de la Jonction des luttes And Gueusseum – SATSUS, affiliées à l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), ont organisé ce mardi une marche nationale pacifique dans la ville de Thiès pour dénoncer la dégradation continue des conditions de travail dans le secteur de la santé et de l’action sociale, ainsi que le non-respect des accords signés avec l’État.

À l’issue de la mobilisation, les syndicalistes ont adressé un mémorandum solennel à Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, par lequel ils attirent l’attention des plus hautes autorités sur ce qu’ils qualifient de « crise sociale profonde et durable » dans un secteur vital pour les populations.

Accords non respectés et climat social délétère

Dans leur document, les travailleurs rappellent que le Sénégal est signataire des Conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et que le droit à la santé, garanti par la Constitution, demeure fragilisé par l’inexécution de plusieurs accords résiduels conclus entre le Gouvernement et les syndicats.

Ils dénoncent un climat social gravement détérioré, imputé au non-respect des engagements de l’État, aux violations répétées du Code du travail et du Statut général de la Fonction publique, mais aussi à ce qu’ils décrivent comme des manœuvres dilatoires et de division des travailleurs.

La Jonction des luttes pointe également la responsabilité de certains départements ministériels, évoquant notamment :

■ l’absence du Ministre de la Santé dans les cadres de négociation,

■ l’insuffisance du pilotage du Ministère de la Fonction publique,

et le rôle jugé défaillant du Ministère des Finances, pourtant co-tutelle des établissements publics de santé.

Forte interpellation sur l’ARP et l’affaire Softcare

Parmi les sujets de préoccupation majeurs figurent les dérives présumées à l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP). Les syndicats fustigent des pratiques opaques et condamnent le « laxisme » du Ministère de la Santé dans la gestion de l’ARP et de l’affaire dite Softcare, estimant qu’elle fait peser un risque sanitaire majeur sur les populations.

Ils s’opposent également avec fermeté à la reconduction du contrat liant POLIMED à l’Hôpital de Mbour, jugé opaque et contraire aux principes de bonne gouvernance et de souveraineté sanitaire.

Sur le plan social, And Gueusseum–SATSUS exige notamment :

● la signature immédiate du décret intégrant les Techniciens Supérieurs de Santé (TSS) dans la hiérarchie A2 ;

● la mise en œuvre des plans de carrière pour plusieurs corps de la santé et de l’action sociale ;

● le paiement intégral de l’indemnité de logement, notamment pour les agents contractuels maintenus à 75 000 FCFA au lieu des 100 000 FCFA réglementaires ;

● la délivrance de diplômes retenus depuis plus de dix ans ;

● la revalorisation des pensions de retraite et la possibilité d’un départ volontaire à 65 ans.

Les syndicats réclament par ailleurs le recrutement immédiat de 5 000 agents contractuels et communautaires déjà en activité, afin de soulager un système de santé en sous-effectif chronique.

Forte doléance pour la région de Thiès

La marche a également été l’occasion de porter des revendications spécifiques à la région de Thiès, parmi lesquelles :

■ le relèvement de l’Hôpital Ahmadou Sakhir Ndiéguène au niveau 3 avec l’affectation d’un pneumologue ;

■ la réhabilitation de l’Hôpital Mame Abdoul Aziz Sy et l’ouverture effective de l’Hôpital El Hadji Malick Sy de Tivaouane ;

■ le renforcement des plateaux techniques des centres de santé de plusieurs localités ;

■ la création d’un Centre régional de régulation des urgences (CRU).

Entre satisfaction prudente et vigilance

La Jonction des luttes se félicite toutefois de certaines avancées récentes, notamment l’adoption en Conseil des ministres du projet de décret portant intégration des TSS et la signature du décret n°2606 du 7 janvier 2026 relatif à l’indemnité de logement, tout en exigeant la traduction immédiate de ces textes en actes concrets.

En conclusion, And Gueusseum–SATSUS affirme rester mobilisée, vigilante et déterminée, tenant le Gouvernement pour entièrement responsable de toute dégradation du climat social ou de toute rupture du service public de santé liée au non-respect des engagements pris.

Moussa Diba

La qualification du Sénégal et du Maroc pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 consacre l’excellence de deux grandes nations du football africain. Les Lions de la Téranga et les Lions de l’Atlas ont su, tout au long de la compétition, faire preuve de maîtrise collective, de rigueur tactique et d’un mental exemplaire, s’imposant avec autorité face à des adversaires de haut niveau pour atteindre l’ultime rendez-vous continental.

Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale revêt une dimension hautement symbolique. Elle incarne la rencontre exceptionnelle de deux pays frères, unis par une longue histoire de fraternité, de respect mutuel et de coopération multiforme. Les liens entre le Sénégal et le Maroc, nourris par des échanges culturels, humains, économiques et diplomatiques profonds, trouvent dans ce duel sportif une illustration éclatante.

Cette affiche prestigieuse traduit également une vision partagée : celle d’un football africain ambitieux, structuré et résolument tourné vers l’excellence. Elle témoigne des progrès constants du sport roi sur le continent, porté par des politiques de formation, de professionnalisation et de gouvernance de plus en plus affirmées.

Quel que soit le vainqueur, cette finale restera gravée comme un moment fort de la CAN 2025 et, plus largement, de l’histoire du football africain. Elle portera un message puissant d’unité, de fair-play et de fierté africaine, offrant aux supporters sénégalais et marocains ,et à l’ensemble du continent, une célébration commune du football, où la passion et la fraternité priment sur la rivalité.

Mme Manal Ikir

Présidente du Club Panafricain des Affaires (CP2A)

La Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a organisé sa journée d’intégration des nouveaux étudiants dans une atmosphère solennelle et inspirante. Parrainée par des figures emblématiques du monde académique et hospitalier, cette cérémonie a été marquée par des messages forts sur la résilience, la rigueur et l’humanité, valeurs fondatrices des métiers de la santé.

La journée d’intégration de l’Amicale des Étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) a rassemblé enseignants, responsables hospitaliers, anciens étudiants et nouveaux bacheliers autour d’un objectif commun : transmettre l’esprit et les exigences des professions de santé.

Dès l’ouverture, des prières, hommages et salutations ont été adressés aux maîtres qui façonnent depuis des décennies l’excellence de la FMPO. Parmi eux, le professeur Baragay, salué pour son rôle fédérateur, le professeur Fatoumata Di, distinguée pour son leadership et son engagement, le professeur Pape Abdoulokor, reconnu pour sa résilience et sa pédagogie, ainsi que le professeur Mamadou Ndiaye. Les personnels administratifs et les piliers de l’Amicale ont également été chaleureusement remerciés pour leur contribution quotidienne au bon fonctionnement de la faculté.

Choisi comme parrain de cette édition, l’orateur principal a exprimé sa profonde gratitude envers les étudiants, soulignant que cette marque de confiance constituait un immense honneur. Il a rappelé que l’accès à la FMPO, après un processus de sélection rigoureux, place les nouveaux étudiants parmi les meilleurs de leur génération.

« La médecine est un métier exigeant, mais c’est surtout l’un des engagements les plus nobles envers la société », a-t-il affirmé, insistant sur la responsabilité qui incombe aux futurs soignants, souvent derniers recours avant l’espoir divin.

Au cœur des discours, un message fort : sans résilience, il n’y a pas de réussite durable. Les étudiants ont été appelés à accepter l’échec comme une étape d’apprentissage et à persévérer face aux nombreuses épreuves académiques et humaines qui jalonnent les études médicales.

La rigueur scientifique a également été présentée comme non négociable. « En médecine, il n’y a pas de place pour l’approximation », a rappelé l’orateur, soulignant que chaque décision peut engager la vie d’un patient. À cela s’ajoute la discipline, indispensable pour tenir sur un parcours long, parfois jusqu’à trente années de formation et de perfectionnement.

Une vision unifiée des métiers de la santé, carr prenant la parole à son tour, le professeur Fatou Samba Ndiaye a insisté sur l’unité entre médecine, pharmacie et odontologie. « On ne soigne jamais seul », a-t-elle déclaré, appelant les étudiants à se considérer comme les maillons d’une même chaîne au service du patient.

Elle a exhorté les nouveaux étudiants à préserver leur humanité, rappelant que derrière chaque dossier se trouve une vie, une souffrance et une confiance accordée au soignant. Citant Hippocrate et William Osler, elle a mis en avant l’humilité, l’écoute et la formation continue comme fondements de l’excellence médicale.

Au-delà du cérémonial, cette journée d’intégration a été un moment de transmission intergénérationnelle. Les enseignants ont encouragé les étudiants à rester soudés, exigeants envers eux-mêmes et fidèles à leur vocation.

« Vous êtes l’avenir de la médecine, de la pharmacie et de l’odontologie au Sénégal », a conclu l’un des intervenants, appelant les nouveaux étudiants à avancer avec détermination, persévérance et sens du devoir.

La FMPO réaffirme ainsi son ambition : former des soignants compétents, responsables et profondément humains, capables de relever les défis du système de santé d’aujourd’hui et de demain.

Mamadou Touré 

La Ville de Dakar concentre une forte jeunesse urbaine confrontée au chômage, malgré un dynamisme entrepreneurial et associatif réel. Pour répondre à ce défi majeur, le Ministère de la Microfinance et de l'Économie Sociale et Solidaire, en partenariat avec la Ville de Dakar, propose le déploiement du modèle des coopératives Productives Solidaires (CPS), conçu par le Ministre Dr Alioune Badara Dione. Ce jeudi, une cérémonie de signature de Convention a réuni les responsables des deux institutions, dont l'objectif est surtout, selon Abass Fall, le maire de Dakar, de promouvoir et encourager les activités de développement dans la transformation des produits locaux, avec un accompagnement durable. 

Pour Aliou Ndione, ''ce modèle innovant vise ä structurer les initiatives collectives existantes, transformer les secteurs à fort potentiel économique, créer massivement de l'auto-emploi collectif durable, et favoriser une économie inclusive, résiliente et socialement responsable''. 

Pour la zone d'intervention, ''le projet couvrira les 19 communes d'arrondissement du département de Dakar'', précise Abass Fall

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