La rédaction
Farba Ngom et Tahirou Sarr libres: "Gaïndé Macky" parle d'une victoire du droit
Longtemps attendue, la nouvelle de la libération de Farba Ngom et de Tahirou Sarr est vivement saluée par ses partisans. A en croire Khadim Cissé dit "Gaïndé Macky", c'est un triomphe du droit:"On ne peut que se réjouir de cette décision de la justice sénégalaise. La libération du député-maire des Agnams et de l'homme d'affaires Tahirou Sarr entre dans l'ordre normal des choses. Ils ont été victimes d'un acharnement d'hommes politiques qui cherchent coûte que coûte à les traîner dans la boue, mieux, les éliminer de manière systémique. Aujourd'hui, c'est le droit qui vient d'être dit", rugit "Gaïndé Macky" qui lance:"On espère mieux. J'invite la justice à aller plus loin en annulant purement et simplement toutes les charges qui ont été retenues contre ces deux personnalités. Dans les tout prochains jours, nous attendons la levée totale de la mesure relative à leur mise sous contrôle judiciaire. Nous continuons à mener le combat de leur libération totale comme nous l'avions toujours fait", a-t-il fait savoir.
Éducation : le G7 décrète un nouveau plan d’action et annonce grèves et marches en janvier 2026
Le G7, regroupement des principales organisations syndicales de l’éducation au Sénégal, a tenu ce lundi une conférence de presse réunissant l’ensemble des syndicats du secteur, dans un esprit d’unité syndicale. Face à ce qu’il qualifie d’« immobilisme du gouvernement » dans la mise en œuvre des accords signés en 2018 et 2022, le G7 annonce un nouveau plan d’action marqué par des débrayages, des grèves totales et une marche nationale.
Une unité syndicale affirmée car cette conférence de presse, à laquelle ont pris part les secrétaires généraux et représentants des organisations syndicales de l’éducation, marque la volonté du G7 de parler d’une seule voix. Les responsables syndicaux ont profité de l’occasion pour adresser leurs vœux de paix, de réussite et de prospérité à l’ensemble des travailleurs du Sénégal, avec une pensée particulière pour les enseignants.
Des accords toujours non appliqués car selon le G7, depuis la troisième alternance politique, le secteur de l’éducation traverse une période de stagnation préoccupante. Les syndicats dénoncent la léthargie du Comité de suivi des accords, chargé de veiller à l’application des engagements de l’État, ainsi que l’absence de communication et de concertation avec les organisations syndicales.
Malgré plusieurs alertes, notamment le plan d’action d’octobre 2025 et les grèves des mois d’octobre et novembre, aucune réponse jugée « appropriée et raisonnable » n’a été apportée par les autorités, regrette le G7.
Une longue liste de revendications
Parmi les principales revendications figurent :
la signature des décrets toujours en instance ;
la fin de la lenteur administrative ;
le paiement à temps des salaires, notamment des enseignants contractuels ;
le règlement des indemnités d’examens (baccalauréat, CAP, BT, CRFPE, EPS, etc.) ;
la correction du système de rémunération et l’arrêt des surimpositions sur les rappels et indemnités ;
la mise à disposition de budgets de fonctionnement pour les écoles et établissements ;
la relance effective du dialogue social et du comité de suivi des accords ;
la prise en charge des questions liées à l’habitat social, à la digitalisation des actes administratifs, à la réforme des retraites et à la formation diplômante des enseignants.
Le G7 dénonce également le blocage récurrent des virements des cotisations syndicales, qu’il assimile à une tentative d’asphyxie financière des syndicats.
Face à ce qu’il considère comme un « dilatoire continu » du gouvernement, le G7 a décidé de passer à la vitesse supérieure avec le deuxième plan d’action de l’année scolaire 2025-2026 :
Mardi 13 janvier 2026 : débrayage à partir de 9 heures dans tous les cycles ;
Mercredi 14 janvier 2026 : grève totale ;
Jeudi 22 janvier 2026 : débrayage à partir de 9 heures, suivi d’une marche nationale ;
Vendredi 23 janvier 2026 : grève totale.
Les syndicats appellent l’ensemble des enseignants du Sénégal à une mobilisation massive et au strict respect des mots d’ordre. Tout en rappelant que la stabilité de l’année scolaire précédente reposait sur le sens de responsabilité et le patriotisme des enseignants, le G7 prévient que les sacrifices consentis ont atteint leurs limites.
« Les enseignants exigent désormais la satisfaction légitime de leurs revendications », conclut le communiqué, réaffirmant l’attachement du G7 à la défense de l’école sénégalaise et à la dignité du personnel éducatif.
M. TOURÉ
*L’ÉLIGIBILITÉ D’OUSMANE SONKO : LE FANTÔME QUI GOUVERNE ENCORE* par Malick BA
Deux ans. Deux longues années depuis que Pastef–Les Patriotes a accédé au pouvoir. Deux ans, et pourtant le Sénégal continue de traîner une question qui aurait dû être réglée avant même la cérémonie d’investiture : l’éligibilité ou non d’Ousmane Sonko. Un débat qui persiste comme une plaie mal refermée, suppurante, embarrassante, indécente.
Car enfin, soyons clairs ou franchement corrosifs : est-il normal qu’un régime né d’une crise politique majeure continue de patauger dans la cause originelle de cette crise ? Est-il acceptable qu’un pouvoir issu des rues, des larmes et des morts joue aujourd’hui les vierges effarouchées face à une question juridique qu’il connaît par cœur ?
Il faut le rappeler, encore et encore, puisque l’amnésie est devenue une politique publique : l’éligibilité d’Ousmane Sonko est à l’origine directe des violences de 2021 à 2024. Des morts. Des jeunes sacrifiés. Des familles endeuillées. Et pendant que le pays brûlait, certains s’amusaient à tordre le Code électoral comme une pâte à modeler au service de l’exclusion.
Et aujourd’hui ? On discute encore. On ergote. On consulte des articles équivoques rédigés à dessein pour piéger, exclure, neutraliser. Le peuple observe, incrédule, ce pouvoir qui hésite là où il devrait décider, qui temporise là où il devrait trancher.
Quoi qu’on en pense, quoi qu’on manigance, quoi qu’en disent les kulunas et leurs héritiers idéologiques, Ousmane Sonko sera candidat en 2029. Ce n’est ni une provocation ni un slogan : c’est une réalité politique. Comme il l’a dit lui-même, sans détour et sans trembler, personne ne pourra l’empêcher d’être candidat, sauf lui-même. Le reste n’est que bruit, agitation et mauvaise foi institutionnelle.
Deux chemins seulement s’offrent donc à la République.
Soit les députés, élus au nom de la rupture, cessent le cinéma parlementaire et nettoient le Code électoral de tous ses articles ambigus, perfides et volontairement flous, conçus non pour garantir le droit mais pour fabriquer de l’exclusion politique. Une loi claire ou le désordre permanent.
Soit la justice, la vraie, celle qui prétend être indépendante, sort de son mutisme confortable et règle définitivement ce dossier. Pas par des décisions cryptées. Pas par des silences calculés. Mais par une parole claire, définitive, compréhensible par tous.
Car maintenir le flou, c’est gouverner avec un cocktail Molotov sous le siège du pouvoir. C’est mépriser la mémoire de ceux qui sont tombés pour une question que l’on refuse obstinément de régler. C’est surtout prouver que, malgré les discours, la rupture n’est pas encore passée par le droit.
L’éligibilité d’Ousmane Sonko n’est plus une affaire individuelle. Elle est devenue un test de courage politique, de cohérence morale et de sincérité démocratique. Tout le reste n’est que prose administrative… et farce nationale à répétition.
NÉCROLOGIE
La famille des Impôts et des Domaines vient d'être frappée par un deuil. Mohamed Bâ, inspecteur des Impôts a perdu, ce vendredi, sa mère Adja Fatou Diouf Ngalandou. Son inhumation a eu lieu samedi au cimetière Bakhya de Yoff, à Dakar. Une perte énorme qui a suscité le déplacement de nombreuses personnalités étatiques et religieuses. La cérémonie religieuse qui s'est tenue ce dimanche à Colobane, quartier Angle Mousse a vu la présence de fortes délégations venues de Tivaouane, Touba, Kaolack pour ne citer que celles-là. Le Directeur Général des Impôts et des Domaines, M.Jean Koné et M.Abdou Gning, Directeur des Domaines ont également été aperçus dans la maison mortuaire.
En cette douloureuse circonstance, nous nous inclinons devant la mémoire de la défunte et présentons nos très sincères condoléances à Mohamed Bâ et à toute la famille éplorée. Que firdawsi soit sa demeure éternelle. Amine.
AVIS D'EXPERT : DANS L'ATTENTE DU MATCH RÉFÉRENCE*
Un cercle majestueux de quatre Grands du continent avec l'objectif de décrocher le Graal le 18 janvier à Rabat. Pas d'invité surprise ou d'équipe présente par effraction. Des demi-finales qui pourraient être de belles affiches de finales. Avec aussi de fortes individualités qui vont conduire leurs équipes, à savoir Sadio Mané, Victor Osimhen, Mohamed Salah et Brahim Diaz. Les Lions tiennent leur rang en figurant dans ce dernier carré. Il s'agit maintenant de faire tomber la pyramide.
De nombreux observateurs sénégalais préfèrent jouer contre les Égyptiens que les Ivoiriens, compte tenu des résultats différents lors des dernières confrontations des Lions avec ces deux équipes, notamment un certain ascendant psychologique sur les Pharaons. Avec le fort souhait que l'adage "jamais deux sans trois" se confirme.
Pour battre les Égyptiens, il faudra cependant jouer bien mieux que lors de nos sorties précédentes dans cette CAN. Avec notamment plus d'intensité, de vitesse et de diversité dans le jeu, et surtout de l'efficacité, particulièrement sur les balles arrêtées. Les Égyptiens ont été vulnérables à ce niveau et aux Lions d'exploiter leurs faiblesses en tirant mieux les balles arrêtées, qui permettent de faire la différence lorsque les matches sont bloqués, afin de profiter de la grande taille de certains de nos joueurs.
J'espère que ce sera enfin le match référence de nos Lions dans cette CAN. Jusqu'ici, ils semblent avoir la main sur le frein et n'ont pas encore produit un jeu au niveau de la richesse de l'effectif. Au plan individuel, ce sont surtout Sadio Mané (intelligence du joueur expérimenté), Gana Gueye (grand ratisseur et passeur), Edouard Mendy (relances délicates cependant), Pape Gueye (impact physique et même buteur), et Ibrahima Mbaye (fulgurances du supersub) qui sont à la hauteur. Aux autres aussi d'être au rendez-vous car il se fait tard.
À Pape Thiaw de faire les bons choix de composition d'équipe et de dispositif tactique en tirant les leçons du parcours un peu mitigé des Lions, et aussi en montrant au cours du match contre les Égyptiens, bons techniciens et roublards, qu'il sait faire du bon coaching. Ce sera aussi un duel de techniciens entre lui, le jeune entraîneur ambitieux, et le rusé et expérimenté Hossam Hassan.
Nul doute que depuis le samedi soir, quand cette affiche s'est précisée, on cogite fort dans les deux camps pour déterminer la meilleure tactique à adopter mercredi prochain, en s'appuyant sur des analyses vidéos pointues, pour mieux évaluer les forces et faiblesses de l'adversaire.
Après tout, il faut reconnaître que cette CAN est très relevée et difficile et qu'on peut se réjouir du fait que les Lions respectent leur feuille de route avec un parcours victorieux jusqu'à présent. Pourvu que cela continue avec l'avant-dernière étape finale.
Les considérations sur leurs prestations sont importantes, mais n'oublions pas qu'après tout l'histoire ne retiendra que les noms des vainqueurs et je suis tenté de reprendre l'adage "qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse".
Dans ce choc au sommet, les Lions, qui jouent pratiquement "à domicile" en restant dans l'antre du grand stade Ibn Batouta de Tanger, leur jardin avec des repères certains depuis le début de la compétition, auront l'avantage de la ferveur extraordinaire qui les entoure dans la ville méditerranéenne avec ces milliers de spectateurs venus du Sénégal et surtout de la diaspora, particulièrement des villes marocaines, d'Europe et même du Canada, des États-Unis...
Beaucoup d'entre eux sont en famille avec des enfants fiers de porter les éclatantes couleurs sénégalaises qui les ancrent dans leurs racines. Cette équipe fait rêver et il faut souhaiter que cette magie continue de prendre avec des Lions conquérants et irrésistibles.
*Cheikh Tidiane FALL ancien Rédacteur en chef du Soleil*
Kaffrine : lancement officiel des travaux du Centre de Compétences pour booster l’emploi des jeunes et des femmes
Les travaux de construction du Centre de Compétences de Kaffrine ont été officiellement lancés ce samedi, par l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), dans le cadre du Projet d’Appui aux Jeunes Artisans (PAJA). Une initiative majeure visant à relancer le sous-secteur de l’artisanat à travers la professionnalisation, le renforcement des capacités et l’ouverture vers les marchés.
Prenant la parole lors de la cérémonie, la directrice générale de l’ANPEJ, Sina Amadou Gaye, a exprimé sa fierté de voir ce projet se concrétiser. Selon elle, ce centre ambitionne de former une jeunesse compétente, autonome et capable de prendre en main son propre développement économique. « Ce projet dépasse la simple pose de la première pierre. Il symbolise une volonté politique forte de promouvoir l’emploi, en particulier celui des jeunes », a-t-elle déclaré.
Elle a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, qui ont fait de l’année 2026 une année dédiée à la promotion de l’emploi, notamment celui des jeunes.
La région de Kaffrine, malgré son important potentiel agricole et agroalimentaire, fait face à de nombreux défis, notamment le chômage des jeunes, le manque d’infrastructures de formation adaptées et le faible accès au financement. Pour répondre à ces enjeux, l’ANPEJ a mis en place une stratégie axée sur l’accès à l’information, le renforcement des compétences et la promotion de l’entrepreneuriat. Le futur Centre de Compétences aura pour mission de former et d’accompagner les jeunes et les femmes dans les métiers de la transformation, du conditionnement et de la valorisation des produits locaux. Il se veut également un espace d’innovation, de transfert de savoir-faire et de mise en réseau au service de toute la chaîne de valeur agricole.
Présent à la cérémonie, le secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme et du Logement, Momath Talla Ndao, a salué cette initiative qu’il considère comme une parfaite illustration de la vision présidentielle axée sur le développement territorial, la création d’emplois durables et le renforcement de la décentralisation. « Nous avons besoin de territoires forts. Ce projet participe activement au développement de toute la région de Kaffrine, notamment à travers le renforcement des compétences locales », a-t-il souligné, tout en appelant les populations à s’approprier pleinement ce centre. Il a également félicité l’ANPEJ pour son engagement et son impact sur le terrain, estimant que ce centre contribuera à positionner Kaffrine parmi les régions les plus attractives du pays.
La directrice générale de l’ANPEJ a lancé un appel aux jeunes et aux femmes de Kaffrine afin qu’ils s’approprient pleinement ce projet. « Ce centre est conçu pour vous offrir des opportunités concrètes et vous permettre de devenir des acteurs majeurs du développement économique et social de votre région », a-t-elle affirmé. Elle a par ailleurs remercié la commune de Kahi pour la mise à disposition du site devant abriter le centre, tout en insistant sur l’approche inclusive du projet.
À travers ce centre, l’État du Sénégal et ses partenaires posent les bases d’un avenir fondé sur l’innovation, l’autonomie et l’espoir pour la jeunesse de Kaffrine.
Mamadou Ndiaye
Malem-Hodar : 114 femmes formées pour renforcer leur autonomisation économique
Cent quatorze (114) femmes du département de Malem-Hodar ont reçu, le week-end dernier, leurs attestations de fin de formation lors d’une cérémonie officielle présidée par le préfet du département, Abdou Wakhab Talla. Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de promotion de l’autonomisation économique des femmes et de lutte contre la précarité.
Les bénéficiaires ont été formées en fabrication de détergent liquide, en techniques de teinture, ainsi qu’en gestion administrative et financière. Ces compétences pratiques et stratégiques visent à leur permettre de créer et de développer des activités génératrices de revenus durables, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie et à l’économie locale.
Prenant la parole, Fatou Ndao, cheffe du service départemental de la Famille de Malem-Hodar, a expliqué que cette formation s’inscrit dans une démarche structurée et inclusive visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes à la base. Selon elle, l’objectif principal est de « doter les femmes de compétences pratiques et de notions essentielles en gestion afin qu’elles puissent mettre en place des activités génératrices de revenus viables, subvenir à leurs besoins et participer activement au développement économique du département ». Elle a également annoncé l’élaboration d’un plan de travail annuel du service départemental de la Famille, qui prendra en compte les besoins spécifiques en formation des femmes des autres communes du département. Cette approche, a-t-elle souligné, vise à garantir une meilleure équité territoriale et à étendre l’impact des programmes d’autonomisation à l’ensemble de Malem-Hodar. Insistant sur l’importance de l’accompagnement post-formation, Fatou Ndao a précisé que ces sessions ne constituent qu’une première étape. Elle a appelé à un encadrement continu des bénéficiaires, notamment à travers la mise à disposition d’équipements, l’accès au financement et la structuration des groupements féminins, afin d’assurer la pérennité des activités économiques initiées.
Présente à la cérémonie, la cheffe du service régional de la Famille de Kaffrine, Ndeye Sylla Tall, a pour sa part plaidé auprès des autorités administratives et territoriales pour l’octroi d’un site pouvant servir de local aux femmes. Un espace qui, selon elle, permettra de mieux organiser leurs activités et de renforcer leur structuration.
Présidant la rencontre, le préfet de Malem-Hodar, Abdou Wakhab Talla, a exhorté les bénéficiaires à faire preuve de rigueur, de sérieux et de professionnalisme. « Je vous encourage à conquérir le marché local tout en assurant une gestion saine et transparente de vos revenus », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’importance de la discipline financière pour la réussite des initiatives entrepreneuriales.
Cette formation a été financée par la mairie de Malem-Hodar, traduisant l’engagement des autorités locales en faveur de la promotion féminine. Le maire, Babacar Ka, a réaffirmé sa volonté d’accompagner les femmes dans cette dynamique entrepreneuriale, afin de transformer ces formations en opportunités économiques concrètes et durables.
À l’issue de la cérémonie, les femmes bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction tout en formulant le besoin d’un accompagnement continu, notamment en équipements, en financement et en encadrement, pour consolider les acquis de la formation et renforcer leur insertion dans le tissu économique local.
Mamadou Ndiaye
Dakar accueille le symposium international Ziarra Mame Khalifa Niass sous le signe de l’héritage spirituel et poétique
Dans le cadre des préparatifs de la grande Ziarra annuelle prévue le 31 janvier 2026 à Kaolack, le comité d’organisation de la Ziarra Mame Khalifa Niass a tenu, ce jour à Dakar, un symposium international consacré à l’héritage spirituel et poétique de cette figure majeure de l’islam sénégalais.
Selon Idrissa Dioume, membre de la commission culturelle et scientifique, le choix de Dakar pour cette première édition du symposium répond à une volonté claire : ouvrir cet héritage à l’ensemble de la nation sénégalaise, au-delà du cadre traditionnel de Kaolack.
« Organiser cet événement uniquement à Kaolack aurait été limitatif. Dakar permet de toucher un public plus large et de donner une dimension nationale, voire internationale, à l’œuvre de Mame Khalifa Niass », a-t-il expliqué.
Mame Khalifa Niass, héritier spirituel de la famille Niassène, est reconnu comme un érudit de haut niveau en langue arabe, à une époque où l’intellectualisme est souvent associé à la langue française. Auteur prolifique, il a laissé une œuvre impressionnante, notamment une quinzaine d’ouvrages consacrés au Prophète Muhammad (PSL), un domaine particulièrement exigeant de la littérature arabe.
Parmi ses contributions les plus marquantes figurent deux grands recueils poétiques (Diwan) totalisant plus de 10 000 vers, faisant de lui l’un des poètes les plus productifs du Sénégal.
Pour cette édition, les organisateurs ont choisi de mettre l’accent sur la dimension poétique de son héritage. Des panels de haut niveau ont été animés par des universitaires et chercheurs de renom, dont le docteur Mohamed Ndiaye, le docteur Alioune Faye et plusieurs professeurs spécialistes de la littérature arabe.
Ces échanges ont permis d’analyser la portée esthétique, spirituelle et intellectuelle de la poésie de Mame Khalifa Niass, tout en soulignant son influence durable sur la pensée islamique sénégalaise.
Une œuvre reconnue dès les années 1920 car un fait notable, l’un de ses premiers ouvrages fut édité au Caire en 1925, sans aucune correction, un privilège rare à l’époque. Les éditeurs égyptiens avaient même cru, dans un premier temps, que l’auteur était arabe, tant la qualité linguistique du texte était élevée.
L’ouvrage a connu plusieurs rééditions, notamment en 1955, 1996 et 2014. Cette dernière édition étant aujourd’hui épuisée, le comité d’organisation travaille activement à la réédition complète de ses œuvres, avec l’objectif de les rendre à nouveau disponibles au cours de l’année 2026.
Ce symposium marque ainsi une étape majeure dans la valorisation de l’héritage intellectuel, spirituel et culturel de Mame Khalifa Niass, en prélude à la grande Ziarra de Kaolack.
« Son héritage spirituel, notamment dans les domaines de l’éducation et de la transmission des valeurs islamiques, sera pleinement développé lors de la Ziarra », a conclu Idrissa Dioume.
Mamadou Touré
Vélingara: Quand le DG de la SONAGED pactise avec les "Djambars" de la propreté...
Après avoir installé avec succès le délégué régional à Tambacounda, le Directeur Général de la SONAGED, Khalifa Ababacar Sarr, a fait une halte importante à Vélingara
(région Kolda). Il est ainsi allé à la rencontre des agents dits "les Djambars" qui étaient sur le terrain pour leur signifier sa satisfaction et leur dit un grand merci. Ceci entre dans le choix de son management de prendre le temps de descendre sur le terrain, serrer la main, écouter et encourager ceux qui font vivre la SONAGED SA au quotidien.
Ce moment d’échanges directs avec les équipes de Vélingara s'inscrit, selon lui, dans l’esprit de la structure qu'il dirige et qui se fixe comme axes prioritaires: la proximité avant tout, la reconnaissance du travail bien fait,l’humilité et le respect mutuel.
Les agents dits "les Djambars" ont été très touchés par cette visite. Ce qui est la preuve d'une vision d'ensemble claire et des valeurs fortes que la SONAGED SA continue de promouvoir.
Une SONAGED SA debout avec des hommes et des femmes engagés avec un service de qualité pour les populations. Voilà l'ambition du DG Sarr.
Comme pour dire,"la propreté partout, par tous et pour tous" est loin d'être un slogan creux et vide de sens.
Audience: Dr Mohamed Diallo reçu par l'Ambassadeur d'Algérie à Dakar
Le Docteur Mohamed Diallo a été l'hôte de l’Ambassadeur de la République Algérienne à Dakar. Au cours de cette audience avec le diplomate, le Dr Diallo avait à ses côtés son oncle, Sheikh Mohamed Khalifa Niass, fils de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass dit Baye.
Au terme de ce face-à-face, il révéle:"En sept mois de mission, Son Excellence a déjà insufflé une dynamique forte, marquée par des actions concrètes et une vision diplomatique claire.
La coordination de la Gambie, du Sénégal et de la Guinée-Bissau vient renforcer la portée stratégique de son engagement dans la sous-région", a-t-il réagi avant de renchérir:
"Nos échanges ont été d’une grande richesse, portés par une volonté partagée de consolider les liens de coopération, de nourrir le dialogue et de faire émerger des collaborations utiles et durables. Nous avons exprimé notre pleine disponibilité à l’accompagner dans cette dynamique, avec engagement, responsabilité et sens de l’impact, au service du rapprochement des peuples et d’initiatives à forte valeur ajoutée. Avec toute ma gratitude et ma reconnaissance", a laissé entendre le Dr Mohamed DIALLO.
