La rédaction
MISE AU POINT DE LA MAIRIE DE SANDIARA SUR LES DÉGUERPISSEMENTS ///
Lors de la clarification de la responsabilité institutionnelle de la mairie et tout en prenant des mesures sociales en faveur des populations impactées.
Face aux nombreuses spéculations relayées dans l’espace public, la Mairie de Sandiara a tenu à apporter une clarification officielle concernant les opérations de déguerpissement récemment observées dans la commune. Contrairement à certaines affirmations à caractère politicien, la collectivité municipale récuse toute responsabilité dans ces actions, qui relèvent exclusivement des décisions de l’État central.
Dans un communiqué ferme et détaillé, la Mairie rappelle que ces opérations s’inscrivent dans une politique nationale visant l’ordre public, la sécurité routière et l’aménagement du territoire, appliquée dans plusieurs localités du Sénégal. Elle précise n’avoir ni initié, ni ordonné, ni exécuté les déguerpissements, son rôle se limitant à l’accompagnement institutionnel et à la facilitation du dialogue avec les populations concernées.
La municipalité souligne par ailleurs le caractère paradoxal des accusations portées contre le Maire, alors même que la Commune avait engagé un projet structurant de pavage le long de la route nationale, incluant la construction de cantines modernes destinées aux femmes vendeuses. Ce projet visait précisément à améliorer leurs conditions de travail, leur sécurité et leur intégration dans l’économie locale.
Toutefois, en raison des nouvelles orientations des autorités centrales interdisant toute implantation commerciale le long de la route nationale pour des raisons sécuritaires, la Mairie a pris acte de cette décision et s’y conforme strictement. Dans un esprit de responsabilité sociale, elle a aménagé un site de recasement doté des commodités essentielles (eau, électricité), offrant ainsi une alternative durable et sécurisée aux femmes impactées.
La Commune de Sandiara déplore toute tentative de récupération politique et appelle à la responsabilité, à la rigueur et au respect des faits, réaffirmant son engagement constant en faveur du dialogue, de la cohésion sociale et du développement local durable.
AJ/ PADS/A condamne avec force l’intervention américaine au Venezuela
Le Parti africain pour la démocratie et le socialisme authentique exprime sa profonde indignation face à l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela ainsi qu’à l’enlèvement et à l’emprisonnement, sur le sol américain, du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.
Sous couvert de discours jugés hypocrites sur la lutte contre le narcoterrorisme, la sécurité intérieure ou encore la défense de la démocratie et de la liberté, les dirigeants américains tenteraient, selon AJ/ PADS/A, de masquer la véritable nature de leurs actions. Une stratégie déjà observée par le passé, notamment lors de l’intervention américaine au Moyen-Orient en 1990. À l’instar de cette période, le pétrole demeurerait aujourd’hui un enjeu central justifiant, aux yeux de Washington, une ingérence armée au Venezuela.
Le parti dénonce une violation flagrante des normes fondamentales du droit international. En s’arrogeant le prétendu « droit » d’intervenir militairement dans les affaires intérieures d’États souverains, l’impérialisme américain piétinerait la Charte des Nations unies et les principes élémentaires de non-ingérence. Pour AJ/ PADS/A, cette vision hégémonique considère encore l’Amérique latine comme une « zone d’influence naturelle » des États-Unis, au mépris total de la souveraineté des peuples qui la composent.
L’organisation politique met en garde contre les conséquences graves de cette politique d’agression, qu’elle estime porteuse de menaces sérieuses pour la paix mondiale et la sécurité collective. L’administration américaine actuelle, décrite comme agissant tel un « étrangleur des peuples », serait devenue un facteur majeur de déstabilisation des relations internationales et d’aggravation de la conflictualité globale.
AJ/ PADS/A considère que cette intervention restera marquée d’une honte indélébile et qu’elle est unanimement condamnée par les forces démocratiques et progressistes à travers le monde. À l’heure où l’humanité aspire à un climat international apaisé, fondé sur la coopération et le respect mutuel, le parti appelle à mettre un terme définitif aux agressions impérialistes, en particulier celles des États-Unis, et à garantir le strict respect du principe de non-ingérence.
Le parti exige la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse, tout en réaffirmant sa solidarité indéfectible avec le peuple vénézuélien, seul légitime à décider de son avenir politique.
Enfin, AJ/ PADS/A souligne que le renforcement de la solidarité entre les peuples d’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique, ainsi que l’unité de toutes les forces pacifiques du monde contre les politiques d’agression impérialistes, constitue l’un des enjeux majeurs de notre époque.
APROSI, partenaire officiel des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026
Ce jeudi 08 janvier 2026, j’ai procédé à la signature d’une convention de partenariat stratégique entre l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (APROSI) et le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (COJOJ).
À travers cet accord, l’APROSI met à la disposition du COJOJ des espaces de stockage au sein de la Plateforme Industrielle Internationale de Diamniadio (P2ID), afin d’accompagner efficacement l’organisation logistique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par les plus hautes autorités de l’État, avec l’ambition commune de faire de Dakar 2026 un succès majeur, porteur d’excellence, de jeunesse et de rayonnement international pour le Sénégal.
En m’engageant aux côtés du COJOJ, je réaffirme la vocation de l’APROSI à mobiliser ses infrastructures, son expertise et son écosystème industriel au service des grands projets structurants de notre pays.
Au-delà de l’appui logistique, cette collaboration ouvre également des perspectives concrètes en matière de valorisation du contenu local, d’opportunités industrielles et de participation active des entreprises implantées dans les zones industrielles de l’APROSI.
Mamadou Lamine Ndiaye
Sénégal-Mauritanie: Signatures d'accords de coopérations sur les plans industriel, commercial et économique
Le Premier ministre Ousmane SONKO et son homologue mauritanien, El Moctar Ould DJAY, ont tenu, ce jeudi 8 janvier 2026, un point de presse, à l’issue d’une importante séance de travail au Building administratif Pdt Mamadou DIA.
Les travaux menés par les deux délégations ont débouché sur la signature de plusieurs accords :
- Accord de coopération pour l'échange de publications, recherches et études scientifiques liées aux domaines de l'archives, de la documentation et de l'histoire ;
- Protocole d'accord sur la coopération dans l'industrie ;
- Protocole d'entente dans le domaine des minéraux ;
- Mémorandum d'accord sur le Fonctionnement du Cadre Régional de Coordination des Activités du Projet Régional de Développement Local du Fleuve Sénégal.
Les Chefs de Gouvernement ont magnifié la qualité des relations historiques entre le Sénégal et la Mauritanie et passé en revue les principaux axes du partenariat stratégique entre les deux pays.
LA FABRIQUE DES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES ET NORMATIVES D’UNE GOUVERNANCE DE RUPTURE (Par Sidy Alpha Ndiaye)
Une production normative progressiste, qui ambitionne de défier le temps long de l’histoire politique du Sénégal en repensant le rapport des institutions au Peuple, ne jaillit pas ex nihilo. Inscrite dans un narratif populaire de rupture, la production normative, annoncée au soir du 31 décembre 2025 par le Président de la République, s’articule autour d’un triptyque de légitimités.
1. Une légitimité historique
Il est un lieu commun de convenir que la quête d’un régime politique rationalisé a toujours constitué le viatique des revendications populaires, y compris lorsque le Peuple a dû arracher, par le sang patriotique, la mise en échec de forfaitures constitutionnelles – qu’il s’agisse du ticket présidentiel de 2012 ou du report anticonstitutionnel de l’élection présidentielle en 2024, etc.
Le nouveau cycle institutionnel projeté, marqué notamment par une meilleure distribution des ressources constitutionnelles entre les pouvoirs, l’institution d’une Cour constitutionnelle et la mise en orbite d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), entre autres, répond à des revendications populaires historiques, longtemps escomptées, mais jamais réalisées par les dépositaires du pouvoir.
Historiquement, les réformes ont souvent été celles de la capture du pouvoir, destinées à célébrer l’incarnation personnelle de celui-ci par la perpétuation de la domination de l’appareil d’Etat sur les gouvernants. Il en va ainsi de la loi n° 62-62 du 18 décembre 1962 portant modification de la Constitution, intervenue à la suite de la crise de régime, et ayant instauré un exécutif monocéphale autocentré, dont les expressions présidentialistes caractérisèrent la loi n° 63-22 du 7 mars 1963 portant révision de la Constitution de la République. La suppression subséquente du poste de Premier ministre – pratique monocratique ultérieure qui a traversé tous les régimes politiques, excepté celui du Président Abdoulaye WADE – a symbolisé la rupture avec le régime parlementaire traditionnel et inauguré, concomitamment, un présidentialisme débridé. Ce tropisme présidentialiste ainsi codifié survivra à l’adoption de la Constitution du 22 janvier 2001, consécutive à l’avènement du premier « Grand Soir » démocratique du Sénégal. Le souffle démocratique de la première alternance ne fut toutefois pas assez retentissant pour imprimer une inflexion rationalisée au présidentialisme ambiant, si bien que les Assises de 2009 ont stigmatisé l’inspiration fortement jacobine de l’exercice unidirectionnel du Pouvoir.
C’est précisément le passif de ce présidentialisme exacerbé, legs historique de la crise de 1962, que les réformes annoncées, drapées de l’onction populaire, visent à réfréner.
Elles sont pensées pour atténuer cette arlésienne d’un pouvoir présidentiel dominant, oublieux de l’équilibre et peu enclin à la rationalisation institutionnelle. Ces réformes de rupture, loin de toute velléité d’incarnation personnelle, entendent répondre à la crise de la représentation politique en assurant une meilleure dialectique entre Nation et Pouvoir. En effet, les formes pyramidales d’exercice du pouvoir peinent à contenir les aspirations contemporaines de réhabilitation de la démocratie populaire. Si le mandat confié par le Peuple, souverain ultime, n’est point impératif, il exige néanmoins un décentrement, un rééquilibrage, une inclusion, en somme, de meilleures conditions de représentativité pour que le corps social se réapproprie le corpus juridique afin de réenchanter l’Etat de droit. Tel est l’objectif essentialiste des réformes. Leur fabrique transporte une rationalisation matérielle à la distribution formelle des pouvoirs.
Le cycle institutionnel à venir s’inscrit, en outre, dans une temporalité historique en ce qu’il concrétisera, enfin, la doctrine issue des Assises nationales de 2009. Dans le Livre-programme intitulé « Le Projet : pour un Sénégal souverain, juste et prospère », il ressort expressis verbis cette promesse, souvent rappelée telle une antienne, « Nous réviserons et protégerons la Constitution en nous inspirant des conclusions des Assises Nationales et des réformes proposées par la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) » (page 32). La signature du « Pacte de Bonne Gouvernance Démocratique », en amont de l’élection présidentielle accrédite, à suffisance, la reconnaissance politique d’un tournant réformiste. Elle confirme aussi l’existence d’itinéraires de convergence entre un programme politique et une exigence sociale de réformes.
L’histoire a légué des idées de réformes restées jusque-là inexploitées par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir. Arrimées à la matrice du Parti, ces idées seront traduites en normes juridiques.
2. Une légitimité politique
Le Sénégal a connu quatre Constitutions majeures (1959, 1960, 1963 et 2001), chacune ayant elle-même fait l’objet de multiples révisions. Les révisions annoncées, loin du spectre de réformes simplement nominales, sont celles qui figurent dans l’offre programmatique du Parti, qu’il s’agisse de la présidentielle de 2019 ou qu’il s’agisse de celle de 2024.
Dès 2019, le programme JOTNA proclamait sans équivoque la volonté d’atténuer la concentration des pouvoirs entre les mains du Président de la République : « Aujourd’hui, l’hyper-présidentialisme n’est plus à démontrer ; les institutions législative et judiciaire sont totalement sous la coupe réglée du Président de la République. Il faut y mettre un terme. L’Administration de notre pays doit être républicaine, exclusivement orientée vers la satisfaction de l’usager et mise au service du développement ». Le programme abordait également, sans ambiguïté, le passage d’un Conseil constitutionnel à une Cour constitutionnelle. L’assumation politique de ces réformes, portée sur les fonts baptismaux par PASTEF, reflète pleinement l’idéologie réformatrice du parti.
Plus récemment, lors de l’élection présidentielle de 2024, le Livre-programme a traité successivement de la réduction de l’hypertrophie du pouvoir (page 22), de l’installation d’une Cour constitutionnelle (page 23), de la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (page 23 et 24), de la refonte du Code électoral et la création subséquente d’une CENI (page 33). Dire que les réformes sont nourries du substrat politique de PASTEF est une lapalissade.
En réalité, toute réforme, quand bien même puise-t-elle ses sources d’inspiration de l’histoire, porte nécessairement l’empreinte d’un parti ou d’une idéologie politique. Elle puise ses soubassements d’une doctrine politique plébiscitée par le Peuple. La vocation d’un parti politique ne se résume pas à la conquête du pouvoir ; celle-ci, résultat d’une démocratie procédurale, confère un mandat qui contractualise les relations entre les figures de la représentation et le Peuple souverain, dans l’objectif de concrétiser une démocratie substantielle (les lois sur la transparence, la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, la CENI, le Conseil Supérieur de la Magistrature …).
Les termes de ce contrat de gouvernance sont ainsi déclinés : suppression des institutions anachroniques de la République (CESE et HCCT), systématisation de l’appel à candidature pour « certains postes », adoption de quatre lois sur la transparence (OFNAC, lanceurs d’alerte, accès à l’information, déclaration de patrimoine), limitation à venir de la concentration excessive des pouvoirs entre les mains du Président de la République, création d’une justice constitutionnelle ouverte aux différentes normativités, y compris socio-anthropologiques, décloisonnement du Conseil supérieur de la magistrature pour consolider l’ancrage sociologique de la Justice, refonte en profondeur du Code électoral pour l’inscrire dans la modernité politique tout en lui accolant une vertu inclusive et non plus confiscatoire dans la participation aux joutes électorales, mise en place d’une CENI pour rompre avec les dérives passéistes d’une administration électorale politiquement animée par le dessein antirépublicain de contredire la volonté populaire.
Ces réformes, plébiscitées par le Peuple, ne sont pas encloses aux espaces dialogiques, fussent-ils les Assises nationales de 2009, qui en ont fait leur fil d’Ariane. Elles sont enchâssées dans la volonté générale combattante du Peuple. Aucune appropriation, par quelque instance de la société civile que ce soit, n’est autorisée lorsqu’il s’agit d’interroger l’axiologie populaire des réformes.
En soi, une élection, présidentielle de surcroit, est le siège ultime de validation et de légitimation des réformes d’envergure. C’est parce que le mandat représentatif exige un retour permanent à la Nation, à travers ses forces vives, et que le don du consentement doit sans cesse être renouvelé, que les deux Assises organisées en 2024 et en 2025 ont été conçues pour conférer à ces réformes une certaine légitimité méthodologique.
3. Une légitimité méthodologique
Les deux Assises sur la Justice et le Système politique ont confirmé une proximité idéologique entre l’émanation politique des réformes, le parti, et leur acceptation par les forces vives de la Nation. Cette identité idéologique est fondamentale, car les dépositaires du pouvoir, seuls habilités à rendre compte in fine au Peuple, doivent toujours réformer à travers le prisme des engagements populaires sur lesquels reposent leur serment de gouvernance à l’égard du Peuple et seulement du Peuple.
Les réformes ont été débattues par toutes les forces vives de la Nation lors de délibérations pluralistes, inclusives et holistiques. Des Comités ad hoc ont été chargés de traduire les recommandations consensuelles qui en sont issues, et, à l’instar de toute réforme, des arbitrages politiques seront opérés par les dépositaires légitimes du pouvoir politique, seuls investis du mandat que confère le suffrage universel.
Respectueuses de leur ancrage historique, ces réformes, selon la méthodologie susmentionnée, sont le fruit du contrat de gouvernance conclu entre le Peuple et un Parti, PASTEF en l’occurrence.
Sidy Alpha NDIAYE
Professeur titulaire des Universités,
Agrégé des Facultés de droitM, embre du MONCAP
Ministre-conseiller juridique
Directeur de Cabinet adjoint du Président de la République
Régulation des médias face aux mutations technologiques : Le Conseil National de Régulation des Médias (CNRM) adopté en Conseil des Ministres remplace le CNRA
L’ère de M. Alioune Sall, à la tête du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, aura été marquée par la création du Conseil National de Régulation des Médias qui remplace le Conseil de régulation de l’audiovisuel. En conseil des Ministres des Ministres ce mercredi 7 janvier 2026, le projet de loi portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil national de Régulation des Médias a été examiné et adopté. Désormais, les médias qui échappaient au contrôle du CNRA pourraient faire l’objet d’une régulation dans le cadre de cette nouvelle réforme moderne et protectrice.
Le Ministre Alioune Sall s’est fortement réjoui du travail des principaux acteurs de l’écosystème des médias pour cette brillante avancée, avec une mention faite à ses équipes qui ont piloté les travaux, notamment les juristes et la direction de la communication dirigée par Habibou Dia qui, il faut le souligner, a fait preuve d’une grande maitrise de son sujet durant tout le processus.
«Face à l’influence croissante des réseaux sociaux sur l’opinion publique et les processus démocratiques, l’enjeu majeur reste de trouver un équilibre délicat : réguler efficacement sans censurer ni freiner l’innovation technologique. Ce que nous voulons à travers la régulation des médias élargie aux réseaux sociaux vise avant tout à limiter la diffusion de contenus illégaux ou nuisibles, tels que les discours de haine, la désinformation ou le harcèlement en ligne», a indiqué le Ministre de la Communication dont l’objectif, à travers cette loi, ‘’vise également à protéger les données personnelles des utilisateurs, en particulier celles des mineurs, plus vulnérables aux abus numériques’’.
Toutefois, précise M. Alioune Sall, «cette régulation va préserver la liberté d’expression, pilier fondamental des démocraties, tout en empêchant ses dérives». Car, selon lui, «les plateformes numériques sont ainsi appelées à être davantage responsabilisées, notamment en matière de modération des contenus et de transparence des algorithmes».
Sous le format d’une interview, une explication plus large de la réforme
- Pourquoi remplacer le CNRA par le CNRM ?
Le CNRA a été créé en 2006 dans un contexte où la régulation concernait essentiellement la radio et la télévision.
Depuis, l’écosystème médiatique a profondément évolué avec l’essor des médias en ligne, des plateformes numériques et des créateurs de contenus.
Le CNRM permet d’adapter la régulation à cette nouvelle réalité, en couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information et de la communication.
- Cette loi remet-elle en cause la liberté de la presse ?
Non.
Le projet de loi vise au contraire à renforcer la liberté de la presse en instaurant un cadre clair, équitable et protecteur.
La régulation ne constitue pas une censure, mais un mécanisme visant à prévenir les abus, protéger les droits et garantir un débat public sain.
- Pourquoi inclure les réseaux sociaux et les créateurs de contenus ?
Les réseaux sociaux et les créateurs de contenus jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la diffusion de l’information.
Lorsqu’ils participent à l’espace public de l’information, ils doivent être soumis à des principes de responsabilité, au même titre que les médias traditionnels, dans le respect des libertés fondamentales.
- Le CNRM aura-t-il un pouvoir de sanction ?
Oui, comme toute autorité de régulation crédible, le CNRM dispose de pouvoirs de contrôle et de sanction.
Ces pouvoirs sont strictement encadrés par la loi, proportionnés, et s’exercent dans le respect des droits de la défense et des procédures légales.
- Le CNRM sera-t-il indépendant du pouvoir politique ?
L’indépendance du CNRM est une exigence centrale du projet de loi.
Sa gouvernance, son organisation et son fonctionnement sont conçus pour garantir une régulation impartiale, transparente et à l’abri de toute ingérence politique.
- En quoi cette réforme protège-t-elle les citoyens ?
Le CNRM contribue à :
- prévenir les discours haineux et les atteintes à la dignité humaine ;
- lutter contre les dérives et la désinformation ;
- garantir le respect de la vie privée et de l’honneur des personnes.
? Une meilleure régulation renforce la confiance du public dans l’information.
- Quelles garanties pour les professionnels des médias ?
Le projet de loi prévoit :
- un cadre légal plus clair et plus protecteur ;
- la reconnaissance de l’ensemble des métiers des médias ;
- la promotion d’un climat professionnel sain et responsable.
Le CNRM est conçu comme un partenaire de l’écosystème médiatique, non comme un organe répressif.
- Pourquoi réguler des plateformes étrangères ?
De nombreux médias et plateformes étrangers sont accessibles sur le territoire national et influencent l’opinion publique.
Il est donc légitime que des règles minimales s’appliquent à tous les acteurs opérant dans l’espace médiatique sénégalais, dans le respect des normes internationales.
- Cette loi est-elle conforme aux standards internationaux ?
Oui.
Le projet de loi s’inscrit dans les bonnes pratiques internationales en matière de régulation des médias et de communication numérique, en tenant compte des recommandations des instances régionales et internationales.
- Quel est le message central de cette réforme ?
? Adapter la régulation aux mutations technologiques, protéger les droits, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la démocratie.
Youssouf NDIONGUE
Véhicules de prestige à l’Assemblée nationale : quand le luxe institutionnel défie l’urgence sociale
Derrière la polémique sur les Toyota Prado, une question centrale : quelle conception du pouvoir et de l’État au Sénégal aujourd’hui ?
Au-delà de la controverse suscitée par l’acquisition de véhicules administratifs, l’affaire des Toyota Prado 4x4 destinés aux députés sénégalais soulève un débat bien plus profond. Elle interroge la nature du pouvoir en place, sa relation à la morale publique, sa conception du mandat politique et sa cohérence avec les engagements passés.
Le 4 janvier dernier, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé la réception d’un premier lot de 76 véhicules Toyota Prado destinés aux parlementaires. Des véhicules de prestige, présentés comme nécessaires à la « dignité de la fonction parlementaire ».
Ces véhicules ne sont ni des ambulances, ni des camions de pompiers, ni des équipements scolaires ou hospitaliers. Ils ne répondent à aucune urgence vitale immédiate. Ils incarnent un choix politique clair : celui du confort institutionnel dans un contexte où une grande partie de la population manque encore de services essentiels.
Dans un pays confronté à de graves difficultés économiques et sociales, cette décision ne peut être considérée comme neutre. Elle prend valeur de symbole et révèle une continuité troublante avec des pratiques autrefois dénoncées avec vigueur par les actuels dirigeants lorsqu’ils étaient dans l’opposition.
En 2022, l’achat de véhicules pour les institutions publiques était qualifié par ces mêmes responsables de scandale national, de gaspillage et d’insulte au peuple sénégalais. En 2026, la même pratique est non seulement assumée, mais justifiée au nom d’arguments technocratiques, dans une opacité préoccupante.
Selon des estimations non encore officiellement démenties ou confirmées par la présidence de l’Assemblée nationale, l’achat direct de ces 76 véhicules aurait coûté environ 4,9 milliards de FCFA. En revanche, l’option retenue — la location longue durée — ferait grimper la facture à près de 6,9 milliards de FCFA, soit un surcoût d’environ 1,9 milliard de FCFA pour les contribuables.
À l’issue du contrat, l’État ne détiendrait aucun actif. Aucun véhicule n’intégrerait le patrimoine public.
Personne ne conteste qu’un député ait besoin de moyens de déplacement pour exercer ses missions sur le terrain. Mais précisément parce que ce besoin est réel, il exige des décisions rationnelles, économiquement responsables et transparentes.
Pourquoi avoir choisi l’option la plus onéreuse ? Pourquoi privilégier une formule qui ne laisse aucun bien à l’État, alors que des alternatives moins coûteuses existaient ? Pire encore, pourquoi ne pas avoir saisi cette opportunité pour encourager le montage local de véhicules et soutenir l’emploi national, en cohérence avec le discours souverainiste affiché par les autorités ?
Quand l’État paie plus cher pour ne rien posséder, il ne s’agit plus d’une simple erreur de gestion, mais d’un problème de gouvernance.
Une autre question demeure centrale : où se trouve la ligne budgétaire autorisant cette dépense ? À ce jour, aucune communication claire n’a été faite sur l’inscription précise de ce marché dans le budget de l’Assemblée nationale, ni sur une validation explicite par la commission des finances.
Or, une République ne se gouverne pas sur la base de la confiance aveugle, mais sur le droit, la preuve et la transparence. Les citoyens n’ont pas à solliciter des services internes pour accéder à des informations qui, par la loi, doivent être publiques.
Les informations disponibles indiquent que ce marché aurait été passé selon une procédure d’urgence, avec appel d’offres restreint, dans un secteur pourtant fortement concurrentiel.
Quelle urgence nationale justifiait une telle précipitation ? Quel péril imminent menaçait la République ? Qui a décidé, selon quels critères, et sous quel contrôle effectif ?
L’expérience en matière de finances publiques est claire : lorsque la concurrence diminue, les prix augmentent. Lorsque les procédures s’accélèrent, le contrôle s’affaiblit. Et lorsque le contrôle s’affaiblit, les dérives deviennent possibles.
Pendant que les élites politiques circulent dans des véhicules haut de gamme, les réalités du pays sont autrement plus dures. Le Sénégal disposerait d’environ 79 ambulances et 74 engins d’incendie pour l’ensemble du territoire, alors que les sapeurs-pompiers assurent plus de 54 000 interventions par an, souvent avec des moyens insuffisants.
Avec le coût de ces 76 véhicules, le pays aurait pu acquérir des centaines d’ambulances médicalisées ou moderniser ses équipements de secours.
La question devient alors inévitable : entre le luxe institutionnel et les urgences sociales, quel est le choix de l’État ?
Un mandat électif n’est pas un privilège, c’est une charge. La dignité d’un élu ne se mesure ni au prestige de son véhicule ni au confort de son cortège, mais à son exemplarité, à sa sobriété et à son engagement exclusif au service de l’intérêt général.
Dans un pays où des millions de Sénégalais luttent quotidiennement pour l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’éducation, le luxe public devient une provocation morale et politique.
Face à cette situation, le Cercle des cadres de la République des Valeurs exige :
la publication intégrale du contrat d’acquisition,
l’identité du fournisseur,
les prix unitaires,
les modalités de paiement,
ainsi qu’un audit indépendant couvrant le vote budgétaire, la procédure de passation et l’exécution du marché.
L’affaire des véhicules n’est pas un détail. Elle est un révélateur.
Lorsque l’institution chargée de représenter le peuple et de contrôler l’action publique perd sa crédibilité, c’est la démocratie elle-même qui vacille.
Le peuple a le droit de savoir. Le peuple a le droit de contrôler.
Et ceux qui engagent des milliards au nom de la collectivité doivent rendre des comptes.
Mamadou Touré
Santé, action sociale et retraites : la Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS durcit le ton et annonce une nouvelle série de grèves
La coalition syndicale Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS a tenu ce mercredi une conférence de presse marquant le lancement du cinquième plan d’actions de son combat syndical.
Face à ce qu’elle qualifie de mépris persistant du Gouvernement à l’endroit des populations et des travailleurs, l’organisation annonce une marche nationale, suivie d’une grève de 72 heures sans service minimum, tout en élargissant son front de lutte à l’action sociale et aux retraites.
Dès l’entame de l’année 2026, la Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS regrette que les populations sénégalaises soient confrontées à des mouvements de grève plutôt qu’à des avancées concrètes en matière d’accessibilité financière et géographique aux soins de santé, pourtant garanties par la Constitution.
Pour la coalition, le droit à la santé demeure un pilier fondamental du développement du capital humain, inscrit comme axe stratégique du référentiel Sénégal Horizon 2050, mais toujours loin d’être une réalité pour de nombreux citoyens.
Dans ce contexte, la coalition syndicale annonce le premier jalon de son plan d’actions ce mercredi 7 janvier 2026, suivi d’une marche nationale prévue le 14 janvier à Thiès à partir de 10 heures.
La grève de 72 heures, troisième jalon du plan, initialement programmée plus tôt, est décalée de 24 heures en raison de la célébration du solennel Appel religieux de Seydina Limamou Laye.
Elle se tiendra finalement les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2026, sans service minimum, tout en garantissant la prise en charge des urgences et le port de brassards rouges.
La Jonction des luttes dénonce avec vigueur les 196 heures de soins et de services perdues lors des précédents mouvements, qu’elle impute à l’inaction de l’État, accusé de vouloir enterrer un passif social sous le prétexte d’une crise financière.
Une justification jugée d’autant plus inacceptable que, selon la coalition, le Gouvernement ne consent aucun sacrifice et maintient, voire augmente, son train de vie, avec le soutien de l’Assemblée nationale.
Cette dernière est particulièrement ciblée pour avoir réduit de 18 % le budget du Ministère de la Santé, tout en affichant ostensiblement un mode de vie luxueux.
Pour les syndicalistes, le récent discours du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pourtant très attendu, n’a fait qu’accentuer le désespoir et la déception, en restant en deçà des attentes liées à la construction d’un système sanitaire et social plus préventif, plus résilient, plus performant et plus motivant.
Au-delà du secteur de la santé, la Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS s’insurge également contre une décision du Ministre de l’Enseignement technique, qui transforme des Centres nationaux de réinsertion sociale (CNRS) en centres de formation technique et professionnelle inclusifs.
Une décision jugée contraire à la vocation de ces structures et en violation de plusieurs textes, notamment la Convention des Nations unies relative aux personnes handicapées, la Convention 159 de l’OIT, le décret portant répartition des services de l’État ainsi que les recommandations des Assises nationales de l’Action sociale de 2008.
Au seuil de cette nouvelle année, la coalition syndicale exprime sa solidarité avec tous les secteurs en lutte, notamment pour le paiement des salaires dus aux contractuels, le respect du Code du travail et du Statut général de la Fonction publique. Elle appelle également à une jonction des luttes pour la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions de retraite, jugées dérisoires, et l’amélioration de la couverture médicale.
Convaincue que la poursuite et l’intensification de la lutte restent l’unique voie pour faire aboutir ses revendications légitimes et légales, la Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS invite l’ensemble des travailleurs et des citoyens à une mobilisation massive.
Elle conclut en souhaitant à toutes et à tous une année 2026 placée sous le signe de la justice sociale et de la victoire des combats syndicaux.
M. TOURÉ
Environnement et transition écologique : le ministre El Hadji Abdourahmane Diouf au front à Dakar et Bargny
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, impulsée par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et conduite par le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a effectué une tournée de terrain les lundi 5 et mardi 6 janvier 2026 à Dakar et Bargny. Cette mission s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gouvernance environnementale et d’accélération de l’ambition nationale d’un Sénégal « Zéro déchet ».
La tournée a débuté par une visite de la décharge de Mbeubeuss, site emblématique des défis liés à la gestion des déchets solides au Sénégal. Cette étape s’inscrit dans le cadre du Projet de Promotion de la Gestion intégrée et de l’Économie des Déchets Solides (PROMOGED), mis en œuvre avec l’appui de partenaires techniques et financiers.
Le projet de résorption de Mbeubeuss vise une réhabilitation progressive du site à travers l’installation d’infrastructures modernes de tri, de valorisation et de compostage, tout en assurant la sécurisation environnementale et sanitaire de la zone. Sur place, le ministre a évalué l’état d’avancement des travaux, échangé avec les acteurs impliqués ainsi qu’avec les populations riveraines, et identifié les principales contraintes afin d’accélérer la mise en œuvre du projet.
La visite s’est poursuivie au parc paysager de Cambérène, en collaboration avec la Direction des Paysages Urbains et des Espaces Publics (DPUEP). Les échanges ont porté sur les orientations stratégiques du ministère en matière d’aménagement paysager, de gestion durable des espaces publics et d’amélioration du cadre de vie urbain, ainsi que sur les défis techniques et les perspectives de financement innovant du projet.
Le mardi 6 janvier, le ministre s’est rendu à la Réserve Naturelle Urbaine de la Grande Niaye de Pikine et dépendances (RNUGNPD), classée par décret en 2019. S’étendant sur 650 hectares, cette réserve constitue le dernier grand vestige des Niayes de Dakar et joue un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité, la régulation des inondations et le soutien aux activités de plus de 600 producteurs. Le ministre a salué les efforts de sécurisation et de gestion durable du site, tout en appelant à un renforcement de sa protection face aux pressions anthropiques croissantes.
À Bargny, la délégation ministérielle a constaté l’ampleur de l’érosion côtière, marquée par un recul du trait de côte estimé à 140 mètres en 71 ans. Cette situation affecte durement les communautés locales, en particulier les pêcheurs. Le ministère a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les populations exposées et à mettre en œuvre, avec ses partenaires, une feuille de route fondée sur une gestion intégrée et durable du littoral.
La tournée s’est achevée par une visite de l’usine SOCOCIM, où le ministre a exhorté les dirigeants à renforcer leur engagement en matière de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE), notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, afin de contribuer davantage à l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines.
À travers cette tournée, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a réaffirmé la ferme volonté du Gouvernement du Sénégal de bâtir une gouvernance environnementale intégrée, résiliente et inclusive, plaçant la gestion durable des déchets, la protection des écosystèmes, l’adaptation aux changements climatiques et le bien-être des populations au cœur de l’action publique.
M. TOURÉ
Keur Massar réaffirme son ancrage patriotique : la jeunesse PASTEF exige l’unité, la restructuration et un soutien sans faille à Ousmane Sonko
La jeunesse patriotique de la commune de Kermassar a rendu publique une déclaration officielle dans laquelle elle réaffirme son soutien total au président Ousmane Sonko et au projet porté par le parti PASTEF – Les Patriotes. À travers ce message fort, les jeunes militants appellent à l’unité, à la restructuration urgente des instances locales du parti et à un vaste programme de massification citoyenne.
Dans sa déclaration, la jeunesse patriotique de Keur Massar rappelle que le parti Patriote Africain du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF) fonde son action politique sur des valeurs essentielles : la démocratie, le don de soi pour la patrie, le panafricanisme, le travail, l’éthique et la fraternité.
Ces principes constituent, selon les signataires, le socle du combat politique mené au service exclusif du peuple sénégalais.
La jeunesse souligne également que l’adhésion au parti est libre, volontaire et individuelle, conformément au règlement intérieur, et qu’elle doit se faire dans un cadre organisationnel clair et structuré.
La déclaration insiste sur la place historique de Kermassar dans le combat politique ayant conduit PASTEF au pouvoir. Dès les débuts du projet, le département s’est illustré par son engagement précoce en faveur de la rupture, de la souveraineté nationale et de la justice sociale prônées par le président Ousmane Sonko.
Les jeunes patriotes rendent un hommage appuyé aux militants tombés au cours de cette lutte, notamment Mariam Sagna, décédée le 6 octobre 2018 à la suite d’un meeting politique, ainsi qu’à Pape Sidi Mbaye, Baye Cheikh Diop et Ibrahima Seyi. Leur disparition demeure, selon eux, une blessure profonde et un moteur de l’engagement militant.
La jeunesse patriotique revient également sur le méga-meeting du 22 janvier 2023 tenu à Keue Massar par le président Ousmane Sonko, qualifié de tournant politique majeur. Ce rassemblement est présenté comme un véritable pacte social scellé avec le peuple, faisant de Kermassar un épicentre de la remobilisation militante face à la répression et aux tentatives d’intimidation.
Les chiffres électoraux sont mis en avant pour illustrer cet engagement : avec 67 % des suffrages exprimés, Kermassar a largement dépassé la moyenne nationale, confirmant son rôle moteur dans la victoire du projet.
Malgré cet engagement historique, la jeunesse patriotique de Keur Massar dénonce avec fermeté le silence du bureau exécutif départemental, qualifié de défaillance politique grave.
Elle alerte également sur les risques liés à la vente des cartes de membres sans restructuration préalable des instances, rappelant qu’aucune coordination départementale officielle n’a été installée depuis l’érection de Kermassar en département.
Face à cette situation, les jeunes exigent :
l’installation immédiate d’une coordination départementale officielle ;
l’arrêt de toute vente de cartes dans un contexte de désordre organisationnel ;
une clarification des responsabilités au sein du parti.
La déclaration annonce par ailleurs la mise en avant d’un programme de massification populaire et patriotique, visant à renforcer l’engagement citoyen, à former les consciences et à traduire l’adhésion au projet de rupture en actions concrètes sur le terrain.
La jeunesse patriotique de Kermassar conclut par un soutien total, constant et sans ambiguïté au président Ousmane Sonko.
Selon elle, soutenir un leader et un projet exige cohérence, courage et constance : « On ne peut pas être patriote à moitié ».
Dans un contexte marqué par les résistances des anciens systèmes, les jeunes militants affirment que le choix du peuple sénégalais pour la transparence, la justice et la souveraineté est irréversible.
Cette déclaration intervient le 4 janvier 2026, date anniversaire de la création de PASTEF en 2014. La jeunesse patriotique en profite pour souhaiter un joyeux anniversaire à l’ensemble des militants et réaffirmer que Keur Massar fut, est et restera un bastion de la révolution patriotique.
M. Touré
