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La rédaction

La rédaction

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a effectué, ce lundi 05 janvier, une visite de terrain à la décharge de Mbeubeuss, site emblématique de la problématique des déchets au Sénégal. Cette visite marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la vision présidentielle d’un Sénégal « Zéro déchet ».

Cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre du Projet de Promotion de la Gestion intégrée et de l’Économie des Déchets Solides au Sénégal (PROMOGED), soutenu par des partenaires techniques et financiers. L’objectif est clair : mettre définitivement fin à la décharge à ciel ouvert et engager une réhabilitation progressive, durable et socialement responsable du site.

Sur place, le ministre a évalué l’état d’avancement des travaux, vérifié leur conformité technique et échangé avec les entreprises chargées de l’exécution, le maître d’œuvre, ainsi que les populations riveraines et les acteurs directement concernés, notamment les récupérateurs de déchets.

« Tout le Sénégal connaît Mbeubeuss et les graves problèmes sanitaires, écologiques et environnementaux qui y sont liés. Pendant longtemps, ce site a constitué une véritable bombe écologique et sanitaire », a rappelé Dr Diouf. Avant de préciser : « Aujourd’hui, le gouvernement a pris ses responsabilités pour transformer Mbeubeuss et en faire un véritable espace et cadre de vie. »

La transformation est déjà visible. Une nette différence s’observe entre les zones encore actives, où subsistent déchets et récupérateurs, et les 40 hectares déjà réhabilités, entièrement recouverts de latérite.

« Là où vous voyez cette surface latérisée, nous sommes assis sur des déchets totalement réhabilités », a expliqué le ministre, soulignant la réduction significative des risques environnementaux.

Mais au-delà de la fermeture de la décharge, le projet porte une ambition plus large et structurante. À terme, le site de Mbeubeuss est appelé à devenir un espace vert aménagé, intégrant jardins, terrains de sport, zones de promenade et espaces de détente, en lien avec le lac de Mbeubeuss, identifié comme un important potentiel écologique et paysager.

« Ce que Mbeubeuss a été ne sera plus dans quelques mois. Nous allons transformer une bombe écologique en un véritable paradis écologique, au bénéfice des populations », a assuré le ministre.

Conscient des enjeux sociaux majeurs liés à la fermeture progressive du site, Dr Diouf a accordé une attention particulière aux récupérateurs de déchets, organisés en coopératives et syndicats, ainsi qu’aux populations affectées. Des mécanismes de gestion des plaintes, privilégiant la conciliation non judiciaire, ont été mis en place, tandis que les indemnisations sont annoncées à un stade « très avancé ».

« On ne peut pas parler de développement durable si, derrière, des êtres humains souffrent », a-t-il martelé.

La réhabilitation de Mbeubeuss s’accompagne également de la mise en place d’un centre de tri et de compostage, en cohérence avec la stratégie nationale de valorisation des déchets.

« Les ordures, en réalité, c’est du pétrole. À nous de transformer ce qui était un problème en une richesse pour le Sénégal », a insisté le ministre.

En attendant l’extension future du projet aux 115 hectares que couvre l’ensemble du site, cette visite ministérielle apparaît comme un signal fort : celui d’un État résolument engagé à rompre avec les pratiques du passé et à inscrire la gestion des déchets dans une dynamique moderne, durable et inclusive.

M. Touré 

QNET a catégoriquement rejeté toute allégation liant la société au trafic humain, à l'exploitation ou à la maltraitance d'individus. L'entreprise a exprimé une profonde inquiétude face aux rapports impliquant des ressortissants sénégalais qui auraient été trompés par de fausses promesses de voyages ou d'emplois à l'étranger, soulignant que de tels actes sont des escroqueries criminelles perpétrées par des personnes utilisant illégalement le nom de QNET.

QNET souligne qu'elle n'offre pas d'emplois en échange d'argent, de visas, de placements à l'étranger ou de schémas d'investissement. Toute personne ou groupe faisant de telles promesses tout en prétendant être affilié à QNET agit frauduleusement. La société a constamment exhorté le public à faire preuve de prudence et à vérifier de manière indépendante toute opportunité présentée en son nom avant de s'engager.

Commentant la question, Biram Fall, vice-président de QNET pour l'Afrique subsaharienne, a déclaré :

“QNET est profondément attristée par les rapports d'individus ayant été induits en erreur et blessés par de fausses représentations faites en notre nom. Nous souhaitons être sans équivoque : QNET ne promet pas d'emplois, de visas ou de rendements d'investissement. Quiconque faisant de telles affirmations n'est pas autorisé par la société et doit être signalé immédiatement aux autorités compétentes.”

En réponse à la montée des incidents d'escroqueries faussement liées à sa marque en Afrique de l'Ouest, QNET a signé en juillet 2025 un protocole d'accord avec le Bureau des crimes économiques et organisés du Ghana (EOCO) pour soutenir les efforts visant à démanteler les réseaux criminels engagés dans des escroqueries et le trafic humain sous le couvert de QNET.

En conséquence de cette collaboration, des opérations conjointes menées en octobre ont permis de sauver 26 victimes de trafic humain et d'arrêter neuf suspects à Kasoa, au Ghana.

Cela a été suivi en novembre par une autre opération coordonnée qui a abouti à l'arrestation de 25 suspects et à la rescousse de 295 victimes liées à des escroqueries à l'emploi et au trafic faussement associées à la marque QNET.

Au Ghana, QNET a soutenu les efforts d'application de la loi en partageant des informations avec le Service d'immigration du Ghana, ce qui a contribué à des actions contre des individus impliqués dans des escroqueries de trafic et de recrutement faussement liées à la société. Ces affaires ont entraîné des poursuites en vertu de la loi ghanéenne, y compris des peines d'emprisonnement et d'autres sanctions judiciaires.

Entre 2022 et 2025, QNET a reçu et poursuivi plus de 150 plaintes liées à de tels manquements, travaillant en étroite collaboration avec les autorités pour traiter chaque cas.

En parallèle des efforts d'application, QNET a lancé sa campagne de sensibilisation publique QNET Against Scams dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, y compris le Sénégal, pour éduquer le public sur les escroqueries liées aux emplois et aux visas abusant de son nom.

S'appuyant sur les progrès réalisés au Ghana, l'entreprise a déclaré son intention de renforcer l'engagement avec les agences gouvernementales, les régulateurs et d'autres parties prenantes au Sénégal pour traiter l'utilisation abusive de la marque et soutenir des résultats de prévention et d'application similaires.

Les membres du public sont encouragés à vérifier toute opportunité prétendant être associée à QNET en contactant directement la société via sa ligne d'assistance à la conformité sur WhatsApp au +233 2566 30005 ou par email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

QNET a réaffirmé son engagement à travailler de manière constructive avec les médias, les agences d'application de la loi et les communautés au Sénégal et dans la région pour lutter contre les escroqueries, protéger les individus des préjudices et dissocier clairement son nom des activités illégales menées par des acteurs non autorisés.

Introduction : Définition du Cadre Analytique L'analyse des paroles de l'hymne national du Sénégal, "Le Lion Rouge" (texte de Léopold Sédar Senghor, 1960), à l'aune du concept moderne de Travail Décent (TD) tel que formalisé par l'Organisation Internationale du Travail (OIT), révèle une tension constitutive entre l'idéal de la mobilisation nationale et l'encadrement des droits individuels. 

Le présent rapport vise à identifier les convergences et les divergences entre le projet politique fondateur de l'indépendance sénégalaise et la grille normative de l'Agenda du Travail Décent (ATD) de l'OIT. I.A) 

La Démarche Analytique et la Dualité du Texte Fondateur"Le Lion Rouge" est avant tout un document d'affirmation de souveraineté, conçu dans l'urgence idéologique de la construction étatique post-coloniale. 

L'objectif principal était d'inculquer le sens du devoir, de l'unité, et de la nécessité de l'effort collectif. 

L'Agenda du Travail Décent (ATD), bien que basé sur des principes historiques, a été codifié et formalisé après 1999, représentant une norme éthique et légale globale des relations de travail au XXIe siècle.

La projection d'un cadre normatif moderne tel que l'ATD sur un texte fondateur datant de 1960 révèle inévitablement un décalage temporel et philosophique.

 Il ne s'agit pas de juger la conformité légale de l'hymne, mais plutôt de décoder les intentions idéologiques de Senghor concernant la dignité du travailleur. 

L'Hymne, en tant que texte politique majeur, est une réponse aux défis spécifiques de l'indépendance, notamment la nécessité de l'autonomie économique et la cohésion sociale face à l'héritage colonial. 

L'importance accordée à la mobilisation justifie la primauté du collectif et du devoir sur le droit individuel dans la définition senghorienne du "travail digne." 

Le concept de Travail Décent est la culmination de décennies de lutte pour les droits sociaux ; l'analyse doit donc interpréter le texte de 1960 comme l'expression d'une valeur éthique forte, utilisant l'ATD comme un outil de révélation des prémisses de la justice sociale. I.B. 

L'Agenda du Travail Décent (ATD) de l'OIT : La Grille d'AnalysePour identifier les traces de Travail Décent, le rapport s'appuie sur la structure quadripartite de l'ATD. 

Le travail décent est défini comme un travail productif et correctement rémunéré, effectué dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de dignité humaine.Les quatre piliers interdépendants qui constituent l'ATD et servent de grille d'analyse sont :

Promotion de l'emploi et de l'entreprise : Création d'opportunités d'emploi productif et durable..

Garantie constructeur des droits au travail : Respect des principes et droits fondamentaux au travail (liberté syndicale, non-discrimination, interdiction du travail forcé et du travail des enfants).

Extension de la protection sociale : Mise en place de systèmes de sécurité sociale (maladie, vieillesse, chômage) et de conditions de travail sécurisées.

Encouragements du dialogue social : Consultation et participation des travailleurs, des employeurs et des gouvernements (tripartisme) dans l'élaboration et l'application des politiques sociales et économiques.L'égalité hommes-femmes et la non-discrimination constituent des thématiques transversales fondamentales à l'ensemble de l'Agenda. 

Le Cadre Idéologique : Le Travail dans le Socialisme Sénégalais de Senghor L'interprétation du rôle du travail dans "Le Lion Rouge" est inséparable de l'idéologie du Socialisme Sénégalais développé par Léopold Sédar Senghor.

II A L'Impératif de l'Investissement Humain et de la MobilisationLe Socialisme Sénégalais postule que la souveraineté économique et politique ne peut être atteinte qu'en comptant "sur ses propres forces" , ce qui implique un effort massif d'investissement humain et la mobilisation des terroirs. 

Dans ce contexte idéologique, le travail est élevé au rang de devoir civique suprême. Il transcende sa fonction de simple activité économique pour devenir le socle éthique de la nation.

L'idéalisation du travail dans l'hymne est directement conditionnée par la nécessité politique d'une mobilisation totale face aux défis post-coloniaux de la sous-productivité et de la dépendance. 

L'hymne national agit comme un instrument visant à légitimer l'effort continu en lui conférant une valeur morale et nationale, plutôt que de le réguler uniquement par des droits individuels et des bénéfices matériels. 

Le travail est ainsi présenté comme l'antidote à l'aliénation et à la dépendance coloniale, une participation active à la construction d'un destin forgé par les Sénégalais eux-mêmes. 

II B. La Notion de "Peuple Sans Couture" : Précurseur de l'InclusionLa rhétorique de l'hymne insiste fortement sur la cohésion sociale et l'unité. Le texte évoque un peuple "Dressé, un même peuple, un peuple sans couture". 

Cette métaphore souligne l'idéal d'une nation indivisible, où les lignes de fracture sociales, économiques ou ethniques sont effacées devant le projet commun.

Cette vision unifiée est un précurseur puissant des thèmes transversaux de l'ATD, notamment l'égalité et la non-discrimination. Senghor étend cette inclusion au-delà des clivages internes, en proclamant que "Le Bantou est un frère, et l'Arabe et le Blanc". 

L'établissement d'une non-discrimination raciale et ethnique comme prérequis à l'effort national implique que l'accès au devoir et, implicitement, aux droits découlant du travail doit être universel, garantissant une participation sans ségrégation. L'appel à l'action inclut d'ailleurs explicitement tous les groupes sociaux et démographiques : "Garçons et jeunes filles, Ouvriers et paysans". L'hymne pose ainsi une base idéologique solide pour l'égalité d'accès à l'activité économique, même si cette activité est formulée comme une obligation patriotique. 

Examen Comparatif Détaillé : Le Travail Décent à travers le texte (Piliers 1 & 4) L'analyse révèle des traces significatives de deux des quatre piliers de l'ATD.

 III.A. Pilier 1 : Promotion de l'Emploi et de l'Entreprise (L'Action Universaliste)Le premier pilier de l'ATD, axé sur la promotion de l'emploi et de l'entreprise, trouve un écho dans l'appel à la mobilisation productive générale contenue dans le troisième couplet : "Pour toi, ô Sénégal, Pour toi notre pays, 

Sommes toujours unis dans l'action, 

Dans les champs tout comme dans les usines, A la ville et au village, 

Nous travaillons dans la joie. Pour que vive le Sénégal!"

.Cette strophe ne se contente pas d'encourager le travail, elle le promeut en termes d'inclusion sectorielle et géographique. 

L'activité est valorisée qu'elle soit dans le secteur primaire ("les champs"), le secteur secondaire ("les usines"), ou qu'elle se déroule en milieu urbain ("A la ville") ou rural ("au village"). 

L'objectif est clairement une participation économique totale du territoire et de la population, essentielle pour atteindre la souveraineté économique.L'expression la plus révélatrice de la dignité du travailleur est l'exigence que le travail soit effectué "dans la joie". 

Ce terme symbolise le travail librement consenti, effectué pour un but noble (la survie du Sénégal), et non par l'ancienne coercition coloniale. 

C'est la reconnaissance morale du travail non-aliéné. Cependant, il existe une nuance structurelle importante : alors que la promotion de l'emploi dans l'ATD se concentre sur les opportunités économiques durables, les salaires justes et la sécurité de l'emploi, l'hymne se concentre sur l'engagement éthique. 

La "joie" est ici davantage une exigence morale et psychologique qu'une condition matérielle garantie par le droit. 

III.B. Pilier 4 : Encouragement du Dialogue Social (Le Couple Travail-Parole)Le pilier 4, le Dialogue Social, est peut-être le mieux représenté dans l'hymne à travers une formule synthétique et puissante. 

Au lieu de l'épée, symbole classique de la force militaire, le texte affirme : "Car notre travail sera notre arme et la parole". La mise en équivalence de l'effort de production (le travail) et de la délibération politique (la parole) comme instruments de souveraineté (notre arme) est une trace philosophique majeure du futur pilier du dialogue social. 

Senghor élève la négociation, le consensus et la délibération politique au même niveau que l'outil économique ou militaire. 

Cette reconnaissance précoce du rôle crucial de la parole signifie que la stabilité et le développement doivent reposer sur la discussion et le débat, reconnaissant ainsi la nécessité d'un dialogue (qu'il soit politique, social ou tripartiste) pour l'unité nationale. 

Cette conception aligne l'idéal national sénégalais avec l'objectif fondamental de l'OIT de promouvoir la résolution pacifique des conflits sociaux par la consultation. 

Examen Comparatif Détaillé : Les Silences et les Divergences (Piliers 2 & 3) Si l'Hymne contient des prémisses philosophiques claires de Travail Décent, il présente des lacunes notables, typiques d'un manifeste politique de l'ère de la décolonisation. 

IV.A. Pilier 2 : Garantie des Droits au Travail (Le Défi de la Codification)Bien que la non-discrimination et l'inclusion sociale soient fermement établies (voir III.B), le texte est silencieux concernant les mécanismes légaux et les droits fondamentaux au travail définis par l'OIT. 

L'hymne n'aborde pas la liberté syndicale, le droit de négociation collective, les limites du temps de travail ou les mécanismes de plainte et de réparation.

Cette absence de codification des droits spécifiques s'explique par la nature même de l'hymne en tant que manifeste d'unité. 

L'accent mis sur le concept de "peuple sans couture" et la cohésion nationale cherche à oblitérer la reconnaissance de conflits d'intérêts potentiels entre les acteurs sociaux (ouvriers vs. employeurs ou État). 

Le droit du travail et l'ATD sont, par nature, conçus pour médiatiser ces conflits et protéger l'acteur le plus vulnérable. 

En valorisant uniquement la coopération ("épaule contre épaule"), l'idéologie fondatrice évite de reconnaître la nécessité de mécanismes de défense et de représentation des travailleurs, marquant une divergence par rapport au pilier des Droits au Travail. 

IV.B. Pilier 3 : Extension de la Protection Sociale (Le Remplacement par la Sécurité Collective)Le silence le plus critique de l'hymne, par rapport à l'ATD, concerne le pilier 3 : l'Extension de la Protection Sociale. 

Aucune strophe n'évoque la mise en place d'un filet de sécurité économique pour l'individu (assurance maladie, retraite, allocations de chômage, dispositifs de sécurité sociale).

Dans l'hymne, la sécurité individuelle est entièrement subordonnée et remplacée par la sécurité nationale. 

La seule protection mentionnée est la défense de la patrie contre les menaces extérieures : "Mais que si l'ennemi incendie nos frontières". Le devoir de sacrifice est explicite : "Oui, s'il le fallait, demain nous offririons notre souffle pour te défendre, ô notre patrie!".

Cette divergence est un reflet direct de la priorité politique de 1960. L'idéologie post-coloniale considérait que le risque économique individuel (maladie, vieillesse) était moins pressant que le risque politique collectif (souveraineté). 

Par conséquent, la protection sociale était redéfinie comme une obligation de défense de l'État. L'ATD, au contraire, considère que la protection sociale est un droit humain fondamental contre la précarité interne et un facteur de stabilité économique essentiel, indépendamment de la sécurité militaire. 

Le silence de l'hymne sur ce point met en lumière une lacune normative majeure par rapport aux standards de travail décent contemporains. Synthèse et Nuances : L'Hymne entre Devoir et Droit V.A. Convergence Idéologique : La Dignité du Travail Non-AliénéL'analyse confirme que l'hymne est un plaidoyer puissant en faveur de la dignité morale du travail. Il cherche à institutionnaliser une éthique du travail non-aliéné, un labeur choisi et source de fierté nationale, ce qui correspond intrinsèquement à une notion philosophique de travail décent. L'Hymne répond avec force à la question du pourquoi travailler (pour le Sénégal, pour la souveraineté) et du qui doit travailler (tout le peuple, sans distinction raciale ni sectorielle), mais il est moins précis sur le comment garantir la justice économique et la sécurité matérielle des travailleurs. 

V.B. La Tension Structurelle : Le Devoir vs. Le DroitLa principale tension structurelle qui définit l'héritage politique de l'hymne est le conflit idéologique entre le Devoir Civique et le Droit de l'Homme. Le Devoir Civique (L'héritage senghorien) : Repose sur l'impératif de la mobilisation, de l'unité et du sacrifice. Le travail est une contribution requise pour la survie de la nation. La récompense est la dignité morale et la souveraineté collective.

Le Droit de l'Homme (L'Agenda du Travail Décent) : Repose sur la garantie de conditions minimales de vie, de travail, et d'une voix active pour l'individu et les groupes. Le travail est une activité qui doit être encadrée par des garanties légales, y compris en cas de défaillance individuelle (protection sociale).

Cette tension idéologique a des implications durables pour la politique du travail sénégalaise. Elle explique pourquoi les réformes visant à renforcer les droits individuels des travailleurs (conformément à l'ATD) peuvent parfois entrer en contradiction avec la rhétorique historique du sacrifice national, qui a servi de fondement à l'État depuis 1960. V.C. L'Hymne face aux Critiques ActuellesL'existence d'un débat contemporain, illustré par des propositions de changer l'hymne national, peut être interprétée comme un désir de la société civile de faire évoluer le discours national. 

Le passage d'une rhétorique de mobilisation idéalisée (le travail "dans la joie") à une reconnaissance des réalités socio-économiques du XXIe siècle (chômage, précarité, nécessité d'un système de protection sociale solide) est un reflet de l'évolution des priorités nationales vers la concrétisation des droits sociaux individuels, en complément de l'affirmation de la souveraineté collective. Conclusion : Les Traces, leur Portée et les Défis Modernes VI.A. Bilan des Traces de Travail DécentL'Hymne National du Sénégal, "Le Lion Rouge," contient des traces claires et profondes des principes fondamentaux qui soutiennent le Travail Décent, même si ces principes sont exprimés sous une forme idéologique plutôt que normative.

Le texte établit des fondations solides en matière d'inclusion universelle (Pilier 2 - non-discrimination raciale et sociale) et de promotion de l'emploi (Pilier 1 - mobilisation multisectorielle et territoriale). Surtout, la reconnaissance de la Parole au même titre que le Travail comme instrument de souveraineté constitue une adhésion philosophique puissante au rôle crucial du Dialogue Social (Pilier 4) dans la construction nationale.

Toutefois, l'hymne est structurellement déficient dans deux domaines clés de l'ATD : l'absence de toute référence à l'Extension de la Protection Sociale individuelle (Pilier 3) et le manque de codification des Droits Spécifiques au Travail (Pilier 2), remplacés par l'exigence de l'unité collective. 

VI.B. Perspectives pour la Politique du Travail SénégalaisLe legs de "Le Lion Rouge" est une éthique de travail dignifié par sa finalité nationale et son inclusion raciale. 

Le principal défi pour les politiques contemporaines sénégalaises visant à réaliser l'Agenda du Travail Décent est de concilier cette éthique du devoir patriotique avec un cadre juridique robuste de droits garantis.La transition nécessaire exige de transformer l'appel à la mobilisation collective en une structure formelle qui assure la sécurité économique de chaque citoyen, complétant ainsi la sécurité politique de la nation. 

La mise en œuvre complète de l'ATD au Sénégal passe par la reconnaissance explicite des droits syndicaux et l'établissement d'un système de protection sociale étendu, permettant de réaliser la dignité du travailleur non seulement par sa participation à l'effort national, mais aussi par sa résilience face aux risques de la vie économique.

 

Oumar BAChargé Communication et du Numérique CSASecrétaire Général Syndicat Autonome des Travailleurs des Eaux du SénégalEmail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

De votre chemin, fait d’isolement accepté et de sollicitude sincère, j’ai appris la patience, le silence et l’abandon confiant à la volonté divine.

De votre élégance morale, de votre charisme discret et de votre clairvoyance inspirée, j’ai compris que la vraie connaissance rapproche de Dieu.

Vous êtes, par la grâce d’Allah, mon maître à penser et à croire.

Mon éclaireur dans l’obscurité,

mon guide sur le sentier étroit,

ma boussole lorsque mon cœur vacille.

Lorsque les épreuves se dressent et que j’écoute vos causeries, les nœuds de mon esprit se délient et la paix descend sur mon cœur.

Votre parole, habitée par la sagesse, apaise avant même d’expliquer.

Vous avez traversé votre époque comme les élus traversent le monde : incompris, discrets, mais profondément utiles aux âmes sincères.

Le Sénégal et l’humanité entière auraient pu s’abreuver davantage de votre savoir, mais Allah seul accorde aux peuples la clairvoyance au moment voulu.

Aujourd’hui, vous avez répondu à l’appel de votre Seigneur.

Mais vos pensées, enracinées dans la foi, continuent de guider ceux qui cherchent la vérité.

Car les hommes de Dieu ne meurent jamais : ils changent simplement de demeure.

Mame Cheikh, mon maître, qu’Allah vous accorde les plus hauts degrés de Sa miséricorde,

qu’Il élargisse votre tombe et illumine votre repos,

et qu’Il fasse de votre héritage une source éternelle de guidance.

Mon attachement à votre enseignement restera vivant tant que mon souffle me sera accordé.

Meissa Thiam

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Le député Thierno Alassane Sall (TAS) a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale des scandales » dans le secteur de l’électrification rurale. Il s’agit, selon lui, d’un détournement présumé de 37 milliards de FCFA impliquant l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et la société espagnole AEE Power EPC.

Accompagné du député Adama Diallo et du chroniqueur Abdou Nguer, Thierno Alassane Sall a effectué une tournée dans la région de Kaffrine, notamment dans les villages de Yalale Diacké, Som Diacké, Beussal Wolof, entre autres localités du département de MBirkilane. Objectif : constater de visu l’état d’avancement des projets d’électrification rurale annoncés par les autorités.

Selon le parlementaire, malgré les 37 milliards de FCFA décaissés par la banque Santander, les populations concernées n’ont toujours pas accès à l’électricité. « Il s’agit de l’argent public, et il est inadmissible que des populations soient privées d’un droit fondamental comme l’accès à l’électricité », a-t-il déclaré, dénonçant une situation qu’il juge inacceptable.Thierno Alassane Sall affirme que les projets d’électrification promis n’ont jamais été réalisés dans plusieurs localités, plongeant les populations dans une profonde désillusion.

Le député n’a pas manqué de critiquer l’attitude de ses collègues de la majorité parlementaire, qui, selon lui, ont ignoré son invitation à participer à cette tournée. « Cela prouve qu’ils ne sont pas intéressés par la transparence dans la gestion des fonds publics », a-t-il martelé.

Il accuse également les autorités actuelles de vouloir minimiser, voire étouffer l’affaire, en tentant de faire croire à l’opinion publique que la situation est sous contrôle.

Thierno Alassane Sall a directement interpellé le Directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène, sur la gestion des fonds alloués au programme d’électrification rurale. Il appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ce dossier et à sanctionner les responsables impliqués, le cas échéant.

Pour rappel, les villages concernés par ce projet sont répartis dans plusieurs régions du pays, notamment Kaffrine, Kédougou, Louga, Saint-Louis et Tambacounda. Le programme visait initialement à électrifier 1 740 villages, un objectif qui, selon TAS, est loin d’être atteint.

Déterminé, Thierno Alassane Sall annonce qu’il poursuivra son combat pour que toute la vérité éclate. « C’est un scandale des scandales », a-t-il conclu.

Mamadou Ndiaye

(*Dakar, le 04 janvier 2026)* - L'ONG AHDIS se joint à la République bolivarienne du Venezuela pour condamner fermement l'agression militaire américaine contre le territoire vénézuélien et sa population. Nous dénonçons cette violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Venezuela, et appelons le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures immédiates pour arrêter cette attaque impérialiste.

Nous invitons l'État du Sénégal à réagir face à cette agression et à soutenir le Venezuela dans sa lutte pour la défense de sa souveraineté et de son indépendance. Il est temps pour les pays africains de se mobiliser pour défendre les principes de la non-ingérence et de la solidarité internationale.

Le peuple vénézuélien a toujours été un symbole de résistance et de détermination face à l'impérialisme. Nous sommes convaincus que le Venezuela vaincra cette agression et continuera à défendre son droit à l'autodétermination.

À bas l'impérialisme américain !

Vive la révolution bolivarienne !

Venceremos !

*Amacodou DIOUF Président de l'ONG Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (AHDIS)*

Une journée doublement victorieuse à Pikine, avec la réussite de l'Assemblée générale de l'amicale des anciens élèves de l'école Pikine 6 promotion 1973-1979, mais aussi de la qualification de l'équipe nationale de football en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Comme si tout était programmé à cet effet, les membres de l'amicale, avec à leur tête le Président Thierno Diagne, ont savouré ces moments de retrouvailles et de joie, non sans décliner une partie de leur programme pour cette présente mandature. 

L'enceinte de l'école 6 de Pikine a donc servi de cadre pour abriter l'Ag des anciens élèves, promotion 1973-1979, qui y ont fait leurs humanités. Une journée riche en retrouvailles, accompagnée d'une gaieté de coeur après la brillante qualification des Lions du football en quart de finale de la Can. D'ailleurs, ''une fan-zone'' était érigée à cet effet pour permettre aux participants et à la population de renouer avec les grandes retrouvailles sportives, une manière de mettre l'AG à l'ère du temps. 

Et c'est le président sortant Thierno Diagne qui rempile à ce poste. En marge des festivités, il a déclaré à la presse la volonté des membres d'accompagner les programmes scolaires des enfants. ''Nous pensons chaque jour à l'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves. C'est ainsi que nous envisageons la mise en place d'une cantine scolaire, l'achat d'une photocopieuse et bien d'autres matériels et de fournitures pour la direction scolaire. Mieux, nous comptons soutenir nos membres en situation vulnérable, et oeuvrons pour une parfaite symbiose entre membres'', a déclaré Thierno Diagne. 

La marraine de cette journée a été Mme Fatou Diouf, Ministre de la Pêche et membre de l'amicale

Réunis ce dimanche 4 janvier à la Résidence familiale, les membres de la famille de Thierno Seydou Nourou Tall ont convié la presse à une rencontre d’information sur la septième édition de la Ziarra dédiée au vénéré guide spirituel. L’événement, prévu du 23 au 25 janvier 2026, s’annonce comme un moment fort de prière, de solidarité et de rayonnement spirituel.

La Résidence Thierno Seydou Nourou Tall, située au 68 boulevard de la République à Dakar Plateau, a accueilli ce dimanche un point de presse consacré à la présentation de la septième édition de la Ziarra annuelle. Organisée par la famille du saint homme, cette rencontre visait à partager avec les médias les grandes lignes de l’événement, son organisation et sa portée spirituelle. Placée sous la bénédiction du Khalif Général et des guides de la famille omarienne, la Ziarra se déroulera sur trois jours, du vendredi 23 au dimanche 25 janvier 2026. Elle réunira fidèles, talibés, dignitaires religieux et personnalités autour d’un programme riche en prières, enseignements et actions sociales. Le vendredi 23 janvier, la Hadratoul Joumaa ouvrira les cérémonies à partir de 17heures, avec des invocations collectives. Le samedi 24 janvier, une Ziarra sera dédiée à Thierno Madani Abdoul Aziz, petit-fils du vénéré guide, suivie d’une journée de consultation médicale gratuite, ouverte à tous les membres de la communauté. 

Un message de paix pour le Sénégal et la sous-région 

Le dimanche 25 janvier marquera le point culminant de l’événement. Dès 10 heures plusieurs lectures du Saint Coran seront organisées, accompagnées de prières et douas pour le Sénégal et la sous-région. À 13 heures, une causerie sur la vie et l’œuvre de Thierno Seydou Nourou Tall sera animée par l’imam de la mosquée omarienne, son homonyme, entouré de plusieurs érudits. La journée se clôturera par un déjeuner fraternel, en présence de figures religieuses telles que Thierno Samassa et Thierno Sheikh Omar Bachir. À travers cette Ziarra, la famille de Thierno Seydou Nourou Tall réaffirme son engagement pour une spiritualité active, porteuse de paix et de cohésion. Dans un contexte régional marqué par des tensions, ce rendez-vous religieux se veut une prière collective pour que la lumière de la paix rayonne sur le Sénégal, le Mali, le Niger, la Gambie et au-delà.

En toute chose, il faut nécessairement de la pédagogie. L’art de simplifier des choses complexes est souvent ignoré au Sénégal où la tradition intellectuelle de « compliquer » les choses simples. Bien évidemment, les autorités ministérielles ont assumé leurs responsabilités, en instruisant les Recteurs à tirer au clair, sur les plans légal et réglementaire, les situations des Enseignants-Chercheurs « recrutés » en République de Guinée.

En évitant de forcer le trait sur la confusion entre le statut général de la Fonction publique et le statut spécial régissant les Enseignants-Chercheurs de l’Enseignement supérieur et, en faisant, d’une part, l’économie de l’existence d’un« protocole d’accord de coopération universitaire et scientifique » dûment signé par les Ministres guinéen et sénégalais chargés des Affaires étrangères et, d’autre part, l’appartenance de nos deux pays à des institutions d’intégration communes (CAMES, CEDEAO), je me cantonne, pour le moment, à des constats simples.

Pourquoi autant de bruits ?

Il suffit d’examiner la liste des « recrues », qui du reste a « valeur », pour comprendre le sens et l’orientation du bruit. C’est de la naïveté pour l’opinion d’imagier un seul instant que des Professeurs sénégalais ambitionnent de déserter leurs prestigieuses universités pour migrer vers où.

Comment peut-on un instant comprendre qu’un Professeur titulaire des matières aussi éminentes que la physique nucléaire, la mathématique, l’intelligence artificielle, lacomptabilité, la climatologie, la statistique, les télécom et réseaux, le droit) puisse penser aussi court que cela ? L’opinion ne devrait pas en être heurtée car, penser autrement, ne serait qu’une image déformée de la réalité d’un programme structuré et encadré dans le temps. D’ailleurs, le procédé est connu au Sénégal où jusqu’à une date récente des Professeurs venus de France enseignaient les mathématiques, la physique et la Chimie dans certains lycées du Sénégal. La comparaison n’est pas parfaite, mais elle est d’être fausse. En tout état de cause, tout système éducatif a besoin de rattrapage (raccourcisacadémique) pour suivre le rythme actuel de fabrication des savoirs. Certainement, cet élan anime les autorités guinéenneset même devrait en être de même pour nous. A ce jour, nous sommes à des années lumières de certaines connaissances de pointe qui déterminent l’avenir du monde. Dans l’arme nucléaire, l’intelligence artificielle ou l’astronomie, notre maîtrise est encore rudimentaire.

Malgré tout, le bruit souffle, encore en premier lieu, au Sénégal. Pourtant nous sommes loin de battre les records : Bénin (116), Guinée (45), Mali (21), Côte d’Ivoire (21), Mali (21), Burkina Faso (19), Togo (15), Cameroun (14), Tunisie (06), France (03), Niger (03), Tchad (01) tous des Enseignants-Chercheurs. Par ailleurs, figure dans cette liste le nom d’un éminent Professeur titulaire de droit public, deux fois Ministre, Inspecteur des Impôts et Domaines de formation, ancien Directeur général de l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), Officier de l’ordre national, Chevalier de l’ordre du mérite des Palmes académiques, Chevalier de l’ordre national dans son pays, Médaillé d’or de la Fondation René Cassin (Institut international des droits de l’homme de Strasbourg) et membre du jury d’agrégation (CAMES, 2025), Mes respects cher Maître : « La gloire est un effort constant », dit-on. Un profil atypique par rapport au « 59 » décriés au Sénégal. Pourquoi alors autant de complaintes et de frayeur ?

Comment sauver le programme ? Si le terme « recrutement » n’est pas compris pris au sens « connotatif »voire « péjoratif », ce programme aussi novateur pourrait être sauvé en Guinée. A la limite, il devrait inspirer les réformateurs des systèmes universitaires africains, jusque-là aux couleurs des savoirs occidentaux qu’ils continuent à servir.

A titre d’illustration, combien « gagnerait » – scientifiquement – un Professeur d’Agroforesterie et son pays le Sénégal en étudiant les merveilles de la forêt guinéenne ? Combien « gagnerait – également scientifiquement – un Professeur de Physique et son pays le Sénégal en explorant le sous-sol guinéen attenant aux filons d’or de la Région de Kédougou ? Combien « gagnerait » toujours un Professeur en « Eau et Environnement » et son pays le Sénégal en analysant un des « réservoirs d’eau » de l’Afrique de l’Ouest (le Fleuve Sénégal qui va jusqu’à Saint-Louis prend sa source dans les chutes du Fouta–Djalon en Guinée : un exemple de générosité de la nature. Mais décidément, quand il s’agit de l’« homme » : il parle ou conteste le contrat).

La meilleure des démarches serait alors d’ « encadrer » ou mieux de challenger le programme guinéen, tout en se rappelant que des Professeurs du Sénégal comptent à leurs actifs plus d’une trentaine d’années en Guinée, en pleine connaissance des Recteurs et des Ministres qui se sont succédé. Aujourd’hui, former les interventions dans le cadre d’un programme académique relève, me parait-il, du bon sens gouvernemental.

En contrepartie, même si le programme, dans son esprit, n’a pas pour vocation à doter la Guinée « d’enseignants sénégalais permanents » (parce que nommés et titularisés pour faire carrière dans Fonction publique guinéenne), mais juste des contractuels pour une durée déterminée, il est important de s’ajuster pour sauver le programme.

En tout état de cause, que cela s’appelait naguère « missions d’enseignement ou de recherche », « prestations » ou « consultances », « un contrat » écrit ou oral est toujours à la base. L’essentiel pour les Enseignants-Chercheurs sénégalais, c’est d’assurer loyalement leurs charges statutaires (enseignements, encadrement et publications), à savoir le « d’abord Sénégal ». Tout compte fait, les Professeurs savent ce qu’ils font, l’ont toujours fait et le feront toujours. Quelles que soient les contraintes qui seront dressées contre ce programme, les voies légales prospéreront pourvu que les mesures réactives soient tout aussi loyales.

J’ose espérer que les instructions adressées aux Recteurs sénégalais produiront des conclusions constructives et dignes de la générosité d’esprit et de l’universalisme qui sont l’essence même des Universités.

Meissa DIAKHATE

Agrégé de droit public

Enseignant-Chercheur à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar

Intervenant à l’Université Général Lansana Conté Sonfonia-Conakry

Les canaux d’information se sont retrouvés saturés par une succession de prises de parole autour d’une nouvelle directive, souvent orientées, où chacun s’est invité au débat sans en maîtriser les véritables enjeux. Une question centrale s’impose alors : qui parle, et au nom de quelle légitimité ?

La parole a été distribuée à qui voulait bien la prendre, indépendamment de toute compétence technique, juridique ou institutionnelle. Pourtant, le débat offrait des pistes claires à ceux qui souhaitaient approfondir l’analyse. Malheureusement, la paresse intellectuelle a pesé de tout son poids, favorisant des lectures superficielles et des raccourcis dangereux.

Nous assistons ainsi à une mise à rude épreuve de plusieurs corpus normatifs majeurs : la loi pharmaceutique 2023-06, le code du commerce, sans oublier certaines dimensions du droit international. Dans ce contexte, ce que Pierre Bourdieu qualifie de « forme circulaire de l’information » prend tout son sens : les mêmes contenus sont repris, amplifiés et légitimés par des relais médiatiques puissants, sans véritable travail de vérification ou de contextualisation.

Les plateaux s’enflamment, les débats se radicalisent, et des coupables sont désignés à l’opinion publique avant même toute analyse rigoureuse. Le rôle des médias, dans une telle atmosphère, mérite d’être interrogé avec sérieux. À cet égard, la récente thématique de la Convention des jeunes reporters trouve ici toute sa pertinence.

Les vertus cardinales censées guider les rédactions — rigueur, responsabilité, hiérarchisation de l’information — sont reléguées au second plan. Le mimétisme médiatique s’impose, tandis que la montée des enjeux profite à de nouveaux acteurs qui, parfois, engagent la survie même des organisations concernées.

Dès lors, comment s’organise la communication publique dans un tel environnement ?

Elle repose sur un critère à la fois simple et complexe : les organisations disposent en leur sein de structures officielles habilitées à produire et à diffuser, à travers des outils certifiés, une information légitime et vérifiée. En l’espèce, cette démarche a été suivie.

Cependant, l’influence croissante des médias traditionnels et des nouveaux médias met les institutions à rude épreuve. Comme le suggère Aslo, les médias parviennent effectivement à influencer l’opinion publique. Mais la multiplication des acteurs et des arènes de discussion complique considérablement l’exercice, invitant à mobiliser la théorie de l’agenda-building, avec en toile de fond une communication à plusieurs étages, où se croisent intérêts, pouvoirs symboliques et luttes d’interprétation.

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