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AMADOU HOTT AU FORUM DE L'INTÉGRATION ÉCONOMIQUE : «Le défi de l’Afrique reste aujourd’hui la mobilisation des financements pour construire des infrastructures»

AMADOU HOTT AU FORUM DE L'INTÉGRATION ÉCONOMIQUE : «Le défi de l’Afrique reste aujourd’hui la mobilisation des financements pour construire des infrastructures» Spécial

La vulnérabilité des économies africaines ainsi que leur forte dépendance vis-à-vis du reste du monde constituent deux points ayant fait l’objet, mardi, lors du 1er forum économique de l’intégration économique, d’échanges sur des questions qui portent sur l’avenir et le développement du continent noir. Une rencontre présidée par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, M. Amadou Hott qui, pour plus de résilience des économies africaines, appelle à une production locale accrue et un renforcement des échanges ‘’intra muros’’.

 

«L’intégration économique à l’heure de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)» a été le thème pour ce premier forum qui a vu la participation des  partenaires du Sénégal tels que la Cedeao, l’Uemoa, la CEA, entre autres. Mais, il faut rappeler que depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2021 de l’accord portant sur cet instrument conçu pour concrétiser un modèle de développement de la vision panafricaine, le continent noir s’est accordé à davantage inciter les états à s’industrialiser, à accroitre le commerce intra-régional, et à créer plus d’emplois à travers notamment le développement des petites et moyennes entreprises (PME).

 

Le Ministre Amadou Hott saisit la balle au rebond pour dire que «ces petites unités de production, représentant plus de 90% des entreprises et employant près de 60% des travailleurs, en majorité des femmes et des jeunes, sont l’épine dorsale de l’économie africaine. Cependant, leur contribution à la formation du PIB du continent, demeure faible en raison principalement de leur caractère informel prédominant et des difficultés d’accès au financement». Le mot est lâché. Ainsi, déclare le Ministre Hott, «pour relever ces défis, nous devons accorder plus d’attention au secteur privé, par un meilleur accès au financement, afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle dans le processus d’intégration régionale».

 

Car, ajoute-t-il, «quoi que l’on puisse dire, «le défi de l’Afrique reste aujourd’hui la mobilisation des financements pour construire des infrastructures». Tout de même, il convient, à cet égard, de poursuivre les politiques visant l’amélioration de l’environnement des affaires en accordant une place de choix aux entreprises régionales dans la réalisation des projets communautaires, notamment à travers le partenariat public privé, et le renforcement des dispositifs de soutien des PME/PMI en vue d’améliorer leur compétitivité. Le Sénégal et ses partenaires restent alors convaincus qu’une intégration régionale dynamique et cohérente constitue la réponse appropriée à ces difficultés, et demeure un instrument essentiel qui pourrait aider l’Afrique à accroître sa compétitivité, diversifier sa base économique.

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