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Manifestations contre le couvre-feu  Désolation et amertume dans le mouvement '' Ma beug sama réw ''

Manifestations contre le couvre-feu Désolation et amertume dans le mouvement '' Ma beug sama réw '' Spécial

Ce qui s'est passé hier soir, avec la sortie surprise des jeunes pour caillasser et brûler des pneus, à défaut simplement de mener une intifada, ne doit plus se répéter. Selon Awa Thiam, leader du mouvement " Ma beug sama réw ", " c'est avec amertume et désolation que nous avons vécu ce qui s'est passé hier. Des commissariats attaqués par des jeunes en furie qui confondaient et caillassaient les véhicules d'honnêtes citoyens. Il faut dire que cela n'honore pas la République ''. 

 

Pour Awa Thiam, qui monte au créneau pour des dénonciations et des recommandations à chaque fois qu'il y a des problèmes dans le bon fonctionnement de la vie normale de la société, '' il faut trouver l'origine de ce phénomène d'attaques contre les forces de l'ordre depuis l'avènement du Président Diouf avec Abdoulaye Wade comme principal opposant. Par la suite, tous les opposants qui s'en sont suivis ont tendance à  faire de même, en les poussant au non respect des institutions, simplement pour des intérêts politiciens et personnels. Mais je dis que ce ne sont pas des actes à encourager, car le plus marquant, c'est le silence des droits de l'hommiste qui, dès l'annonce du couvre feu, ont eu à faire des sorties pour qu'il n’y ait pas de bavures. Et donc, on se demande le pourquoi de leur silence face à ce qui s'est passé hier. Pour la leader de '' Ma beug sama réw '', ‘’n’oublions pas qu'en plus des droits, il y a des devoirs, et le premier reste le respect des institutions. Nous sommes en période de pandémie, Dakar et Thiès sont les régions les plus touchées. Et que si les jeunes peuvent résister à la maladie, par contre, les personnes âgées sont les plus vulnérables et qu'il convient de les protéger ''. 

 

Awa Thiam regrette que le prétexte du travail de nuit soit brandi, car, nous savons pertinemment que les personnes qui travaillent la nuit sont dans leur lieu de travail à partir de 18 heures. Par conséquent, ceux qui sont dans l'informel alimentaire peuvent respecter les consignes des autorités et arrêter le travail à 20 heures ''. Mais, se refuse Awa Thiam, '' lo défoul ba 9 heures, bane heur nga kay déf ? se demande-t-elle, avant de suggérer de ne pas bruler ce pays pour de simples caprices... Il urge alors de respecter les institutions et les mesures barrières pour le bien de tous, et comprendre, une bonne fois pour toutes, que le gouvernement n'a aucun intérêt à fermer les commerces ou d'imposer un couvre feu s'il n'y a pas  de menaces sur la santé et la sécurité des citoyens ''.

 

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