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Malal DIALLO Pithi

Malal DIALLO Pithi

A l’approche de la fête de Korité, les fidèles sont souvent préoccupés par l’approvisionnement du marché en poulets. Mais cette année, le président de l’Interprofession de la filière avicole, Ahmédou Moukhtar Mbodji, assure que «le marché va être très bien approvisionné».

Par Le QUOTIDIEN – La communauté musulmane sénégalaise est à moins de 24 heures de la fête de Korité, marquant la fin du mois béni de Ramadan. Et par rapport à l’approvisionnement du marché en poulets, la viande la plus prisée pendant cette fête d’Aïd El Fitr, les fidèles ne devraient pas se faire de soucis, selon les assurances du président de l’Interprofession avicole. «Nous préparons chaque année le Ramadan et la fête de Korité, parce que c’est la meilleure période pour nous de faire des affaires, vendre le maximum de poulets. Je peux même dire que c’est une période de traite pour les aviculteurs. Cette année-ci, comme les années passées, nous nous sommes bien préparés. Il y avait donc beaucoup de mise en place, ce qui fait que le marché va être bien approvisionné. C’est vrai, les produits coûtent un peu cher, mais le prix du poulet reste en deçà de celui de la viande rouge. Aujourd’hui, il y a une très forte demande de viande blanche. D’habitude, on produisait 11 millions, voire 12 millions de poulets pour la fête de Korité. Cette année, ce nombre devrait connaître une hausse. Mais on n’a pas encore le chiffre exact de cette campagne», explique Ahmédou Moukhtar Mbodji.

Les prix du poulet varient entre 3000 et 4000 francs Cfa à travers les marchés. Ces prix jugés élevés sont imputables, selon M. Mbodji, aux coûts de production. En effet, argue l’aviculteur, «l’aliment coûte cher, parce qu’il est principalement composé de maïs, et le maïs est importé. Face à cela, nous devons commencer à produire suffisamment de maïs au Sénégal. Si on parvient à produire beaucoup de maïs, on pourra diminuer les coûts de production. On importe annuellement 450 mille tonnes de maïs. On a la terre et l’eau, donc on peut bel et bien cultiver du maïs au Sénégal, afin de démocratiser l’accès au poulet.

Nous devons aussi beaucoup travailler sur la production des Œufs à couver (Oac). Chaque année, on en importe une valeur de 20 milliards de francs Cfa. Il nous faut des producteurs locaux d’Oac pour réduire les importations. Il y a beaucoup de gens qui veulent y investir. Ce qui devrait nous permettre d’être autonomes. Le marché est là».

 

Le président des aviculteurs du Sénégal n’a pas occulté la persistance des importations frauduleuses de poulets et de cuisses de poulets. «Les importations posent toujours problème. Les poulets et les cuisses de poulets entrent toujours au Sénégal, en provenance d’un pays limitrophe. Ce pays importe plus qu’il n’en consomme, et le surplus est déversé au Sénégal par voie maritime. C’est un problème auquel les autorités compétentes doivent faire face. Mais j’ai appris que le Service d’hygiène est en train de faire un excellent travail pour ôter du marché ces produits frauduleux», souligne Ahmédou Moukhtar Mbodji.

Avant de se féliciter de la nomination du nouveau ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage, Mabouba Diagne. «Le nouveau ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage est un acteur avicole. Il connaît tous les problèmes de la filière avicole. On n’a même pas besoin de lui en parler. Il y a beaucoup investi au Sénégal. Nous avons bon espoir qu’il mènera la filière à bon port. On va le rencontrer, après lui avoir envoyé une lettre de félicitations et une demande d’audience. Ensemble, nous allons essayer de trouver des solutions aux différentes contraintes auxquelles la filière est confrontée et faire en sorte que la filière puisse se développer», a déclaré le président de l’Interprofession avicole.

 

Dans le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, le Docteur Mabouba Diagne fait inéluctablement partie de ceux qui font l’unanimité du fait de son expertise incontestée. Le nouveau ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a une riche carrière et un parcours exceptionnel qui a déjà fait le tour du monde. 

Mabouba Diagne, ce nom n’est découvert au grand public que ce vendredi soir, à la suite de la publication de la liste des 25 ministres de l’équipe gouvernementale dirigée par Ousmane Sonko. Pourtant, il est Sénégalais et a grandi à Yeumbeul, dans la banlieue dakaroise.  Ce banquier d’investissement était le vice-président chargé des finances et des services institutionnels à la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bdic).Mais avant d’être coopté par le nouveau régime, il était le directeur régional de Trade & Development Bank, au Kenya. Dans cette institution, il était chargé de la couverture et de la structuration des transactions à Maurice, aux Comores, aux Seychelles, en République démocratique du Congo, à Madagascar, au Soudan, au Soudan du Sud, au Mozambique et en Angola.

Il a également travaillé en Afrique du Sud, en qualité de directeur régional et responsable du Groupe Corporate and Investment Banking Business, où il couvrait également la Zambie, le Botswana, le Mozambique, le Zimbabwe et le Rwanda.

Promoteur agricole

A la Bdic, M. Diagne a accompagné en 2023 le gouvernement du Sénégal pour le Train express régional (Ter) et la Côte d’Ivoire pour un projet d’aménagement agricole de grande envergure.

Toute cette expérience lui a permis de tisser un vaste réseau de relations professionnelles avec de nombreux pays africains et les principales institutions financières régionales et internationales. 

Bien qu’ayant fait carrière en tant que banquier, il est également un fervent agriculteur, ayant gravi les échelons dans son métier. Il gère depuis des décennies une ferme où il emploie des jeunes ingénieurs récemment diplômés, et ses réalisations dans ce domaine sont indiscutables.

Selon un de ses anciens camarades de promotion de l’Université Gaston Berger (Ugb), “confier un ministère tel que l’Agriculture à un homme comme lui pourrait présager un avenir meilleur pour ce secteur souvent considéré comme le point faible de nos gouvernements précédents”.

Cursus universitaire  

Après son baccalauréat mathématique (C) obtenu en 1990 à Dakar et son DEA (Diplôme d’études approfondies) avec la mention Bien en Mathématiques appliquées et informatique (mai) en 1996, à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, le Dr Diagne a bénéficié d’une bourse des Nations-Unies pour poursuivre ses études de troisième cycle à Trieste (Italie). En 1998, après l’obtention d’un autre diplôme de troisième cycle, il a bénéficié d’une bourse du gouvernement fédéral allemand pour faire un programme de Master & Doctorat (PhD) de mathématiques financières à l’université de Kaiserslautern avec comme spécialisation : « Gestion des risques financiers et optimisation de portefeuilles à l’aide de l‘intelligence artificielles et des réseaux de neurones ».

Au total, le parcours académique de Mabouba Diagne est couronné par 1 Doctorat (PhD) en Financial Risk Management & Gestion de Portefeuille & 4 Masters dans les domaines des Mathématiques appliquées et financières et Informatique.

Polyglotte, parlant couramment le français, l’anglais, l’allemand, l’italien et le wolof, Dr Diagne cumule 20 ans d’expérience comme banquier d’investissement international mais aussi dans la banque de développement.

Après 7 ans en Allemagne, 8 ans à Londres, 7 en Afrique du Sud comme directeur régional, 3 ans à Nairobi / Kenya et Maurice comme directeur régional.

A noter que sur les 15 dernières années, Mabouba Diagne a structuré et clôturé plus de 12 milliards USD de transactions dans divers secteurs de l’industrie, notamment l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière, l’industrie, oil & gaz, le tourisme, la santé, les transports et l’agroalimentaire.

D’ailleurs, en 2019, sous son leadership, ses équipes à la Trade & Development Bank ont remporté le prix panafricain bancaire du meilleur projet d’infrastructure de l’année (100 millions USD d’investissement de la TDB dans le projet de Gas syndiqué de 3,6 milliards USD au Mozambique).

A la TDB, chaque année, ses équipes sous sa direction, ont remporté le prix d’excellence du PDG de la banque (Président Award). A la Barclays Bank, en 2014, il a remporté le prix d’excellence du meilleur employé de la banque (Group CEO Best Employee Award).

Dans une interview en ligne avec le magazine Business Africa, il déclarait ce qui suit : « L’accès à l’énergie, la souveraineté alimentaire et la création d’emplois pour la jeunesse sont les bases de l’émergence du continent africain ».  Des propos de bon augure pour la réussite de sa mission.

 

Une nouvelle ère s’ouvre. Avec l'élection de Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la tête du Sénégal, beaucoup d’observateurs soutiennent qu’à travers ses déclarations des perspectives intéressantes se dessinent. Professeur de lettres en détachement au ministère des Affaires étrangères comme chef de cabinet sous Mankeur Ndiaye, Cheikh Tidiane Diack déclare que la rupture dans la continuité prônée par le nouveau régime va prendre en compte les aspirations du peuple tout en stabilisant le pays au plan politique, avec la reconduction des institutions garantes d’une démocratie forte.

Réagissant à la nomination du professeur Mary Teuw Niane au poste de ministre directeur de cabinet du président de la République, il affirme que cela «rassure ». 

« Il est un homme intègre, compétent, honnête et travailleur. J’ai cheminé avec lui pendant 15 années au Parti de l’indépendance et du travail (PIT). Il est à la hauteur, parce que n’étant pas novice, pour avoir été à maintes reprises ministre dans le régime précédent. Par conséquent, il maîtrise le fonctionnement de l'Administration et pourra être d’un grand apport au régime actuel de par son expérience et son expertise », affirme Cheikh Tidiane Diack.

Ainsi, il souligne que le premier acte posé, qui a été la reconduction d'Oumar Samba Ba comme secrétaire général de la présidence, montre à quel point le chef de l’État est ouvert à toutes les compétences soucieuses du développement du pays.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a appelé au travail. Pour cet ancien premier secrétaire d’ambassade en Zambie, les politiques et les politiciens doivent taire les divergences et querelles partisanes pour se lancer résolument au travail dans un contexte de réunification et de concorde nationale.

«Ce qui n’empêchera pas les tenants du pouvoir de diriger et aux opposants de s’opposer d’une manière responsable et républicaine. La jeunesse aussi doit faire preuve de responsabilité en s’armant de patience, d’abnégation et d’endurance», recommande-t-il.

 

Selon plusieurs témoignages, on constate une augmentation du nombre de décès à Bamako, la capitale malienne.

Rien qu’en quatre jours, du 1er au 4 avril, l’hôpital Gabriel-Touré a réceptionné 102 personnes décédées à leur arrivée dans l’établissement. Des personnes âgées de plus de 60 ans ayant des maladies chroniques pour la plupart. À titre de comparaison, pour tout le mois d’avril 2023, il y a eu 130 morts. Le pays bat des records mondiaux de chaleur pour un mois d’avril : à Kayes, à l’extrême ouest du pays, il a fait 48,5 degrés jeudi 4 avril.

 

Propriétaire d’une entreprise de pompes funèbres, Ladji Dibatéré est, avec ses équipes, en première ligne pour observer ce phénomène. « On a pu observer une augmentation des décès et les morgues sont beaucoup plus remplies, témoigne-t-il. Ca nous arrive parfois de faire le tour de plusieurs morgues et de ne pas pouvoir y mettre nos défunts et donc de devoir conserver à la maison et de procéder à l’inhumation dès 8h le lendemain matinMalheureusement, les coupures d’électricité n’aident pas. Il y a de grands groupes électrogènes qui sont souvent en panne. »

À Bamako en effet, la plupart des morgues ne disposent pas de groupes électrogènes pour conserver les corps des défunts en cas de coupure de courant. Lors du décès de son oncle, Mohamed* a dû faire le tour des structures de santé pour trouver une place, le temps pour ses proches d’organiser les funérailles.

« Au quartier Sans fil, il y avait un endroit mais le système de froid ne marchait pas. C’est un ami qui a négocié un espace pour nous dans une mosquée où ils ont une chambre bien climatisée, c’est là-bas qu’on a gardé [le corps]. Même là avec ça, il fait tellement chaud que le matin, quand on est allé chercher le corps, la décomposition avait déjà commencé… »

Les hôpitaux sont aussi en rade d’électricité

Le professionnel du rite funéraire Ladji Dibatéré poursuit : « Il y a carrément des hôpitaux dans lesquels, quand je rentre, je suis obligé d’avoir les deux mains sur le nez. J’ai l’impression que les gens ne se sont pas rendus compte de l’importance d’avoir une morgue digne, qu’on puisse conserver nos défunts, les respecter, qu’ils puissent reposer en paix et en dignité. On ne peut pas laisser les défunts « pourrir » comme ça. »

Une situation traumatisante pour les familles qui risque de durer, regrette le docteur Boubacar Niaré, secrétaire général adjoint du syndicat des médecins, qui déplore également un manque de personnel pour traiter l’afflux de décès.

 

« Nous avons des craintes car d’abord, il n’est pas évident que le problème d’électricité soit réglé tout de suite. Ensuite, quand on parle de recrutement, est-ce que l’État va avoir les moyens d’améliorer tout de suite les structures de santé pour recevoir ces cas qui amènent à des situations compliquées ? »

L’hôpital souffre donc aussi de l’absence d’électricité. Les urgences bien sûr, ainsi que les services de maternité et de chirurgie ont besoin d’un approvisionnement constant pour éviter les pertes en vie humaines. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans la plupart des hôpitaux du Mali.

 

 

 

Le mois de Ramadan tire à sa fin. Partout dans les pays musulmans, l’on scrute le croissant lunaire. En Arabie saoudite, les autorités ont déclaré, ce lundi, que l’Aïd al-Fitr, célébration musulmane marquant la fin du mois sacré de jeûne, est prévue pour ce mercredi 10 avril 2024 dans tout le royaume. En tant que berceau de l’islam et du grand pèlerinage du hajj, cette riche monarchie du Golfe abrite les lieux les plus saints de cette religion, notamment La Mecque, et exerce ainsi une influence considérable à travers le monde musulman.

En France également, le Conseil français du culte musulman (Cfcm) a annoncé que la fête sera célébrée à la même date. Cette décision a été prise en se basant sur des données scientifiques précises concernant la conjonction de la nouvelle lune.

Selon le communiqué du Cfcm, la conjonction de la nouvelle lune du mois de Chawal 1445 H est prévue pour le 8 avril 2024 à 20h21 (heure de Paris). En suivant les critères de calcul adoptés par le Cfcm en 2013, il sera impossible d’observer la nouvelle lune le même jour à travers le monde, fixant ainsi le jour de l’Aïd El Fitr au 10 avril 2024.

Le même constat est fait par le Conseil camerounais du croissant lunaire (Cccl). « Le soleil et la lune évoluent selon un calcul minutieux » Coran 55.5, la nouvelle lune marquant la fin du mois de Ramadan 1445 naîtra le lundi 08 avril 2024 (29 Ramadan 1445) à 19h 20 et ne sera visible qu'au soir du mardi 09 avril 2024 (30 Ramadan) dans l'intervalle de 48 min séparant le coucher du soleil, qui aura lieu à 18h 29 à celui de la lune à 19h 17 », lit-on dans un communiqué.

En Égypte, lInstitut national de recherche en astronomie et géophysique, relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, avait dévoilé, depuis quelques jours, que le 10 avril sera la date de l’Aïd al-Fitr pour cette année, en se fondant sur des « calculs astronomiques ».

Au Maroc, l'observation du ciel se fera demain, mardi 9 avril. Dans ce pays, l'Aid el Fitr sera donc soit mercredi 10 avril soit jeudi 11 avril.

 

Aspa : « Mardi, le croissant lunaire sera observable à l'œil nu au Sénégal partout où le ciel est bien dégagé, de même en Afrique, en Europe et en Amérique »

Au Sénégal, la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) a donné rendez-vous, ce mardi 9 avril, correspondant au 29e jour du mois de Ramadan. Comme d’habitude, elle se réunira dans les locaux de la Rts.

Mais dans communiqué rendu public hier dimanche, l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (Aspa) avait clairement indiqué que ce lundi 8 avril, la lune ne sera pas observable sur terre. Néanmoins, il sera possible de l’observer le mardi soir, ce qui signifie que la fête de l’Aid El Fitr (Korité) pourrait être célébrée ce mercredi 10 avril au Sénégal. 

« Lundi 08 Avril : La Lune se couchera à 19h 21mn alors que le soleil se couchera à 19h23mn. La Lune se couchera ainsi avant le Soleil. Le croissant lunaire ne sera observable nulle part sur terre. » Par contre : « Mardi 09 avril: La Lune se couchera à 20h 21mn, soit 58 mn après le Soleil qui se couche à 19h23. Elle sera alors âgée de 25h 02mn et sa surface éclairée sera d'environ 1,6% avec une altitude de 12,4°. Le croissant sera observable à l'œil nu au Sénégal partout où le ciel est bien dégagé, de même en Afrique, en Europe et en Amérique », ont expliqué Maïrame Kairé & Cie. Et d’ajouter : « Mercredi 10 avril : La lune sera facilement visible partout dans le monde avec une surface éclairée de 5% et se couchera à 21h 24mn au Sénégal, soit environ 2h après le coucher du Soleil. Ce qui est bien tard pour un premier croissant lunaire. ».

Pour rappel, la fin du Ramadan et la date de l’Aïd al-Fitr ne sont pas uniquement des événements religieux, mais aussi des moments de rassemblement familial et de célébration pour les communautés musulmanes du monde entier. Des prières spéciales, des repas festifs et des échanges de cadeaux marquent cette période de joie et de gratitude. 

Dans une tribune signée par plus de 250 personnalités, le Collectif des citoyen.ne.s pour le respect et la préservation des droits des femmes fustige la faible représentation de ces dernières dans le nouveau gouvernement du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. “Outre la faible représentativité des femmes”,  les membres du collectif se disent “circonspects sur le remplacement du Ministère de la femme, de la famille et de la protection des enfants par le Ministère de la famille et des solidarités”. “L'emphase portée sur les femmes et les enfants soulignait précisément l'urgence d'élaborer des politiques publiques destinées à mettre fin aux inégalités de genre (économiques, éducatives, sanitaires, politiques, foncières, etc.) et à améliorer les conditions de vie de celles qui demeurent encore les plus vulnérables à la pauvreté et à la violence, et sur qui, reposent toujours la charge du soin des plus petits et des plus âgés”, soulignent les signataires. Seneweb vous propose l’intégralité de la tribune.

Déclaration du collectif des citoyen.ne.s pour le respect et la préservation des droits des femmes

De la nécessité d’inclure les femmes dans les instances de prise de décision pour une gouvernance véritablement démocratique !

Nous avons accueilli avec une grande satisfaction l’élection du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. L'espoir fondé en ce Président est à la hauteur de la rupture prônée.

Nous tenons aussi à rappeler le combat des femmes pour la tenue d’une élection présidentielle apaisée dans le respect du calendrier républicain. C’est au nom de ce même combat, en tant qu'organisations, personnalités indépendantes, et collectif de citoyen.ne.s soucieux du respect et de la préservation des droits des femmes, que nous alertons sur la nécessité d'une gouvernance démocratique inclusive avec une représentativité substantielle des femmes aux sphères de décisions publiques. La liste des membres du premier gouvernement, parue ce 5 avril 2024, laisse très peu de place aux femmes. Sur 25 ministres, 5 secrétaires d’État, et 4 membres du cabinet du chef d’État, soit 34 postes, seules quatre femmes sont présentes. Cette inqualifiable sous représentation induit une perte intolérable d’intelligences et de visions que seuls le pluralisme et l’inclusion permettent de garantir. Il n’y a aucun secteur dans lequel on ne trouve des femmes qui allient compétence, expérience et dévouement de premier ordre.

Cette disproportion est d'autant plus regrettable que c’est le Sénégal qui, dès 2004, a proposé à la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine, l’adoption d’une Déclaration solennelle pour l’égalité de genre en Afrique, posant ainsi les jalons vers une Commission de l’Union africaine (CUA) paritaire pour ne citer que cet exemple. De plus, l'article 7 de notre Constitution dispose : “les hommes et les femmes sont égaux en droit. La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions”.

Doit-on encore rappeler qu’à chaque étape de la construction de notre Nation, nous avons été présentes et avons été actrices incontournables dans toutes les luttes pour

l’indépendance, l’émancipation, la justice sociale, le bien-être de tous ? Il est important de rappeler qu’aucun pays ne s’est développé en laissant en marge les femmes.

C’est pourquoi, outre la faible représentativité des femmes, nous sommes circonspectes sur le remplacement du Ministère de la femme, de la famille et de la protection des enfants par le Ministère de la famille et des solidarités. Cette appellation est une véritable régression. L'emphase portée sur les femmes et les enfants soulignait précisément l'urgence d'élaborer des politiques publiques destinées à mettre fin aux inégalités de genre (économiques, éducatives, sanitaires, politiques, foncières, etc.) et à améliorer les conditions de vie de celles qui demeurent encore les plus vulnérables à la pauvreté et à la violence, et sur qui, reposent toujours la charge du soin des plus petits et des plus âgés. Soulignons aussi de manière définitive ceci : bien que les femmes jouent un rôle central dans la cellule familiale, elles sont des êtres à part entière qui existent en dehors de la sphère familiale. Les assimiler à cette dernière, c’est nier leur droit à exister dans leur multidimensionnalité.

Pour toutes ces raisons, nous demandons que cette erreur de départ soit rectifiée par la nomination de femmes dans les directions nationales et les instances administratives. De surcroît, nous demandons le renforcement des cellules genre déjà présentes au niveau des différents ministères pour une mise en œuvre transversale de la Stratégie Nationale d’Équité et d’Égalité de Genre (SNEEG) en collaboration avec la Direction de l’équité et l’égalité de genre (Deeg) et le Programme d’appui à la stratégie d’équité et d’égalité de genre (pasneeg).

“Poursuivre, intensifier et accélérer les efforts pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux”, c’est ce à quoi l’État du Sénégal s’était engagé dans le cadre de la Déclaration Solennelle pour l'Egalité de Genre en Afrique (DSEGA) et c’est à quoi nous invitons le nouveau gouvernement qui définit son projet de société comme panafricain.

Dans notre volonté de veiller à ce que ce nouveau gouvernement, celui de tous les Sénégalais et Sénégalaises, remplisse ses missions de rupture pour plus de gouvernance démocratique, de justice sociale, d'équité, nous continuerons d’alerter et de faire des propositions constructives sur le besoin d’inclusion des femmes et de représentation égalitaire.

Fait à Dakar, le 07 avril 2024

PERSONNALITÉS INDÉPENDANTES - CITOYEN.NE.S

1. Aboubacar Demba Cissokho, Journaliste

2. Absa Faty Kane, Consultante

3. Adja Aminata NDOUR, fe?ministe radicale et professeure de mathe?matiques 4. Agathe Alwaly Mbaye, relations internationales et e?tudes africaines, engage?e dans la lutte pour les droits des femmes

5. Ai?cha Awa Ba - Consultante

6. Ai?cha Rassoul SENE - Pre?sidente de Yeewi Association (pour les droits des femmes et des filles)

7. Ai?chatou DIOP, Experte Affaires Publiques et De?ontologie

8. Ai?chatou Fall, DGA

9. Ai?da CAMARA, Cour pe?nale internationale de la Haye

10. Ai?da Michelle Lopes, Professionnelle en communication/marketing

11. Ai?ssa Dione, Designer/chef d’entreprise

12. Aissatou Dieng DIOP Consultante en Te?le?communications

13. Aissatou DIENG KASSE? / INSPECTRICE DE L' EDUCATION, ECRIVAINE COORDONNATRICE CELLE GENRE ET EQUITE? DU MTADIA

14. Ai?ssatou DIENG- Directrice Devopex Se?ne?gal

15. Aissatou Hountondji - Statisticienne

16. Ai?ssatou Seck, Avocate, Spe?cialiste en De?veloppement International 17. Ai?ssatou Se?ne- Fe?ministe, Consultante

18. Aita Cisse, learning Manager, auteur de l’œuvre Kaay ma xelal la sur la de?pression de soda (bande dessine?e) et fondatrice de Kaay me xelal la plateforme de sante? mentale 19. Alassane GUISSE Formateur

20. Aliou Demba Kebe, Inge?nieur de la formation, Coach et Facilitateur en De?veloppement Organisationnel

21. Alioune Tine, AfrikaJom Center Sira cissokho - fe?ministe

22. Amadou Kane, Comptable

23. Amina Ai?dara - fe?ministe

24. Amina Diagne - Coach d'affaires certifie?e en PNL, Directrice Minapro 25. Amina Seck - Romancie?re, scénariste Fondatrice Les Cultur'elles (Agence pour la promotion des Arts et Cultures au Fe?minin)

26. Aminata Badiane Thioye ANJSRPF

27. Aminata Dia, chercheuse, designer, auteure, coach

28. Aminata Dieng Dia, experte sociale, manager de projet, adjointe au maire. 29. Aminata Fall Niang, juriste-fiscaliste, administratrice de sociétés

30. Aminata Guisse?, Manager en strate?gie des communications, coach en prise de parole en public, Fondatrice de l’agence de communication et de production audiovisuelle Mabelle Consulting

31. Anna Ndiaye Ba, entrepreneure, promoteur artistique

32. Annie Jouga - Premie?re femme Architecte du Se?ne?gal

33. Arame Gueye Se?ne - Socio-e?conomiste - Directrice exe?cutive Social Change Factory - Vice pre?sidente inclusion et justice sociale Consortium Jeunesse Se?ne?gal 34. Astou Fall, inge?nieure spe?cialiste en Hydraulique

35. Atta Badiane - Fe?ministe radicale

36. Awa NDOYE, Juriste, Responsable de de?veloppement commercial RDC, Pre?sident de?marche citoyenne

37. Awa Nguer Fall, E?conomiste Planificatrice

38. Awa P. Ndiaye Experte technique internationale en fiscalite?

39. Awa SECK, fe?ministe, association GANAI?

40. Awa TINE Communicante et charge?e de communication

41. Babacar Fall, professeur UCAD, Dakar Se?ne?gal

42. Bachir DIOP, Agronome, Saint-Louis

43. Batoura KANE NIANG Ancien Ambassadeur, Expert en Gestion des Conflits 44. Be?atrice Diop Experte en marketing/communication

45. Bineta Bocoum, charge?e de communication du Centre des Ope?rations d'Urgence Sanitaire COUS du Ministe?re de la Sante? et membre de la plate forme de lutte contre les VBG

46. Bineta Ndoye Responsable administrative et financie?re a? l’OSIDEA (observatoire de suivi des indicateurs de de?veloppement e?conomique en Afrique) Amina Faye, auditrice 47. Boubacar Boris Diop, e?crivain

48. Bowel DIOP, Fe?ministe et entrepreneure

49. Charlotte Faty Ndiaye, Professeure Sante? Publique

50. Cheikh Omar Ndiaye, Consultant

51. Cheikh Oumar Sarr, Suisse

52. Cheikh Tidiane Ba Manager Entreprise Coordinateur ge?ne?ral Convergence pour la Re?publique et la De?mocratie.

53. Codou Loume : Journaliste , Pre?sidente du Re?seau International des Femmes /Association Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires

54. Corka Ndiaye pre?sidente de l'association de de?fense des droits des aides me?nage?res du Se?ne?gal (ADDAD Se?ne?gal)

55. Coumba Khoule? - fe?ministe

56. Coumba Toure?, Directrice Kuumbati

57. Courani Diarra, Journaliste, formatrice Association Ma’Donne

58. Daba Ndione, sociologue spe?cialiste genre

59. Dede Didi - Pre?sidente d'associations fe?minines

de?veloppement local et charge?e de genre

60. Diabou Bessane- Experte en communication- Formatrice en genre - Fondatrice de la plateforme Jaabu TV

61. Diago Diouf Fati - consultant, coach

62. Diago Ndiaye, Pre?sidente Re?seau des Femmes de la CEDEAO, pour la Paix et la Se?curite?

63. Diallo Hamath

64. Diallo Nade?ge, Directrice Frimousse structure d’accueil pour enfants. Caen 65. Diary BA, inspectrice de l'enseignement e?le?mentaire a? la retraite.

66. Diatou Cisse?, journaliste

67. Dior Fall Sow, Magistrate, premie?re femme procureure du Se?ne?gal 68. Djenaba Wane Ndiaye Economiste Militante

69. Djeynabou DIALLO, Conseille?re technique communication et relations publiques 70. Djibril Drame?, artiste visuel et co-fondateur de Sabali Inc

71. Dr Absa Gassama Enseignante Chercheure en Sociologie e?conomique UNCHK 72. Dr Amayel Diop , Enseignante- Chercheure/ UCAD/FSJP Khaita Sylla, Fe?ministe 73. Dr Awa Diop sociologue

74. Dr Defa Wane, Yeewu-Yewwi PLF

75. Dr Halima Diallo - Psychologue

76. Dr Nde?ye Fatou Ngom, Me?decin de sante? publique

77. Dr Oumou Fadly Toure?, me?decin pe?diatre fe?ministe, experte Genre et Inte?gration en Sante?

78. Dr Pape Coly Faye, Chef d'entreprise - Le Vesinet (78) France

79. Dr Rokhayatou Fall, Ve?te?rinaire Environnementaliste

80. Dr Selly Ba Sociologue,

81. Dr. Fatimata Ly-Fall : Directrice Exe?cutive du CEDEM (Centre De?mocratie- Education aux Medias et aux Multilinguisme)

82. Dr. Marame Gueye, Fe?ministe, Professeur de Litte?rature Africaine et de sa Diaspora 83. Dre Korka Sall, fondatrice SamaMentor

84. Dre. Ndeye Astou Ndiaye, Enseignante-Chercheuse, UCAD/FSJP/ Secre?taire exe?cutive Nubianlane IRAP

85. El Hadj Abdoul Aziz SY, chef d’entreprises

86. El Hadji Ousmane Sow Sall, professeur de philosophie

87. Ele?na Bougaire, dermatologue, fe?ministe

88. Elhadj Amadou Samb, Directeur Pays BudgIT Senegal

89. Elimane Haby KANE, Consultant, Pre?sident LEGS-Africa

90. Ephrem Manga, acteur politique membre de la socie?te? civile

91. Evelyne Dioh, Directrice exe?cutive WIC Capital

92. Fa DIALLO, Entrepreneure sociale, spe?cialiste Petite enfance, Founder & CEO Institut Acade?mique des Be?be?s-IAB, Pre?sidente de l’association Boyam la maison des 1000 jours

93. Fama Reyane Sow, sce?nariste et re?alisatrice, directrice Khaleebi Prod 94. Fatima Ba, Magistrate

95. Fatim Niang Niox, Fondatrice Acceent, co-fondatrice Consortium Jeunesse Se?ne?gal 96. Fatima Wane, e?tudiante en Psychologie Clinique

97. Fatima Zahra Ba , fondatrice de la marque So’ Fatoo et initiatrice du mouvement Doyna contre les violences faites aux femmes

98. Fatimata Diallo Ba, professeure de lettres classiques. E?crivaine.

99. Fatimata Poulo SY Experte en Sante? Publique

100. Fatimata SY/ Juriste consultante / Comite? de lutte contre les violences faites aux femmes ( CLVF)

101. Fatou A. Diouf, citoyenne

102. Fatou Ba Niang, Financie?re

103. Fatou FAYE, Communicante

104. Fatou Kine? CAMARA, mai?tresse de confe?rence titulaire, FSJP/UCAD 105. Fatou Loum, fe?ministe

106. Fatou Maguette Ai?cha Loum, Engage?e pour la de?fense des droits des femmes 107. Fatou Matar Diop - Pre?sidente Femmes Leaders de la Diaspora, Experte en Communication

108. Fatou Warkha Sambe Journaliste Fe?ministe fondatrice de WarkhaTv 109. Fatoumata Diop Directrice des Ressources humaines Port Autonome de Dakar 110. Fatoumata Hane, Socio-anthropologue. Universite? Assane Seck de Ziguinchor 111. Fatoumata Seck, Enseignante/ Chercheuse, Stanford

112. Fatoumata Sow. Journaliste. YY PLF

113. Fatou Sow, Sociologue, CNRS

114. Fatimatou Zahra DIOP, e?conomiste, Yeewu Yewwi pour la Libe?ration des Femmes 115. Fatymatou Dia Saleem, Consultante | Strategie & Education

116. Felwine Sarr, Universitaire et e?crivain

117. Gnylane Thiam, Formatrice et Coach Dakar

118. Haoua Dia Thiam,Ge?ographe ,ancienne Ministre et Depute?e,ancienne presidente du COSEF (Conseil Se?ne?galais des Femmes)

119. Hawa Ba, Sociologue

120. Hawa Racine Thiam, Professeur Bioengineering, Stanford

121. HUCHARD Nde?ye Catherine Formatrice

122. Ibou Fall, journaliste.

123. Ibrahima Kane, juriste, de?fenseur des droits humains

124. Ismahan Soukeyna Diop, psychologue, enseignante chercheuse, UCAD 125. Jaly Badiane, Activiste Fe?ministe

126. Jerry-Gwenae?l Azilinon, heforshe, membre du mouvement Doyna et SG de Yeewi Association

127. Jocelyne Tithiam Faye - Fe?ministe

128. Kalista Sy, re?alisatrice, productrice

129. Khady BEYE - responsable affaires ge?ne?rales mairie Neuilly plaisance 130. Khady C Diop

131. Khady Cisse Diop Directrice de PMI

132. Khady Ndour Juriste-Fe?ministe

133. Khaira Thiam Fe?ministe radicale, psychologue clinicienne, doctorante en droit et psychologie - UCAD/Univ. Lyon 2

134. Khar Ndiaye- Inge?nieure sociale, Expert en de?veloppement local - Directrice Oxfam au Se?ne?gal

135. Lamba KA, pre?sidente Association Impact’ellle

136. Laurence Mare?chal, spe?cialiste en e?ducation des filles a? la retraite 137. Liliane Coulibaly, manager

138. Lingue?re NDOYE - Directrice Commerciale

139. Maah Koudia Keita, Artiste

140. Mai?mouna Hanne Experte en Marche?s publics Gestion de projet Finances publiques

141. Mai?mouna Isabelle Dieng, Pre?sidente de Natural Pact Senegal, co-pre?sidente de la Plateforme des Acteurs non E?tatiques

142. Mai?mouna Ndoye, juriste, spe?cialiste en genre et de?veloppement 143. Maïmouna Yade, juriste, féministe, Directrice exécutive JGEN Sénégal 144. Makhoudia Ba, stagiaire a? la FASTEF - Doctorant en philosophie 145. Malick Diop, Directeur Exe?cutif Plateforme des Acteurs non E?tatiques, 146. Mamadou Jean Charles Tall, architecte

147. Mamani Coulibaly, urbaniste

148. Mame Arame Fall - Consultante

149. Mame Bineta Diouf Diallo, coach certifie?e EMCC

150. Mame Diarra Ndiaye Sobel, Experte en Coope?ration Internationale et en politique genre, Fondatrice de Solidarite? Active

151. Mame Mare?me Fall- Chef d’entreprise

152. Mame Penda Ba, Professeur de science politique. UGB

153. Mame-Fatou Niang, Professeure, Carnegie Mellon University.

154. Mame Toni Fall ( me?decin - accompagnante pe?rinatale - co-fondatrice Centre Kiraay) 155. Mamyto Nakamura fe?ministe / re?alisatrice

156. Mande? Mory Bah, Entrepreneur

157. Marame Diop, gestionnaire de programme

158. Mare?me DIATTA, Responsable qualite?

159. Mareme Ndour, feministe climatique

160. Mariama DIALLO, Enseignante chercheure Universite? Nume?rique Cheikh Hamidou Kane (Ex UVS)

161. Mariama FAYE, Cadre en Ressources humaines, Experte en genre et Directrice de Philanthropique

162. Marianne Ba, Agent de voyages

163. Marie-Ange?lique Savane?, Sociologue, fe?ministe

164. Marie Bama Sylla Diop, retraite?e, Mohamadou Saliou Seck, juriste 165. Marie Victoire Corre?a, cadre commerciale

166. Marie-Pierre Rokhayatou Sarr Mai?tre de Confe?rences titulaire a? la Faculte? des Sciences juridiques et politiques a? la retraite

167. Marielle Dieng, fondatrice ge?rante de Marimika Suarl

168. Marie?me Pouye, Data engineer

169. Marina Gning, entrepreneur, re?alisatrice

170. Maty Ndiaye Sy, coach senior, critique d'art, membre de Sursaut Citoyen 171. Mbengue Tina, Entrepreneure

172. Mbisin Diagne, Head of Customer Success Management

173. Mbow Degeen Elisabetha, Inge?nieure hydraulicienne

174. Mohamadou Moustapha Dina Diatta, inge?nieur informatique

175. Mohamed Sakhir Diagne, consultant, Associe?

176. Momar Dit Ahmed Youssoupha Sall, Credit risk manager

177. Mouhamadou Moustapha SY, e?tudiant

178. Mouhamed Moriba Cissokho: Activiste - initiateur des WAXTAAN DIGGANTE NDAW N?I / DIALOGUE ENTRE JEUNES.

179. Mouhamed Moustapha SENE, Inge?nieur en Ge?nie E?lectrique

180. Moustapha Diop, Informaticien

181. Myriam THIAM - Designer en bijoux Yeewu Yewwi/pour la libe?ration des femmes 182. Nafissatou Dia Diouf, E?crivain

183. Nafissatou Fall expert en transport ae?rien et en relations internationales, conseiller technique au Ministe?re en charge des transports ae?riens Nafissatou Sy, Responsable commerciale

184. Nafissatou Wade Pre?sidente Nationale de la Coalition DE?GGU JE?F 185. Naye? Anna Bathily, Experte, De?veloppement International, Fondatrice, ShinetoLead, Jiggen Jang Tekki

186. Ndeye Amy Kebe , chef d’entreprise

187. Nde?ye Aram DIME, Lobbyiste et Conseille?re en affaires politiques 188. Ndeye Bouba Seck Coordinatrice de Altercom/Manoore

189. Ndeye D. TALL - fe?ministe

190. Ndeye Debo Seck, Enseignante

191. Ndeye Fatou Thiam, communicatrice, femme leader

192. Ndeye Khady Babou - Fe?ministe

193. Ndeye Khady Sall consultante business strate?gie

194. Ndeye Magatte Mbaye, juriste spe?cialiste droit des femmes et des enfants 195. Ndeye Maty Diop, Manager, Fe?ministe, Initiatrice talk show digital ‘Taboo 196. Ndeye Ndoumbe? Diop - Fe?ministe

197. Ndeye Soukeyna NDAO DIALLO, juriste

198. Ndioro He?le?ne Ndiaye, Spe?cialiste communication digitale

199. Ne?ne? Koïta, coordinatrice nationale du Mouvement Populaire pour la Paix Nationale du Se?ne?gal; charge?e des relations internationales du syndicat des travailleurs de Sonatel

200. Ngone Seye Diop, Entrepreneuse

201. Nina Penda Faye Journaliste Communication - Journaliste - CEO ABC GROUP 202. Omar Diack, Galeriste, Commissaire d'exposition

203. Oumou Ismai?la Wane chef d’escale

204. Ousmane Dia, Artiste plasticien, gestionnaire et me?diateur culturel, professeur d’arts visuels a? Gene?ve

205. Ousmane Ndoye, Consultant en de?veloppement de projets et fundraising. 206. Oussama Monique Sagna, Journaliste

207. Paap Seen, journaliste

208. Pascal Nampemanla Traore?. Artiste Plasticien

209. Pr Amadou Tidiane Guiro, Professeur d’universite? nutritionniste UCAD 210. Pr Ndioro Ndiaye, universitaire, ancienne Ministre de la femme, de l’enfant et de la famille (1988-1994)

211. Pr Penda Mbow, historienne, ancienne ministre de la culture

212. Rabia Diallo, e?crivain, poe?te, Slameuse, Journaliste, pre?sentatrice TV, Consultante en Communication et Fondatrice de la marque de maroquinerie Kundi. 213. Raby Seydou Diallo, Sociologue, Communicante et Manager de projet; Directrice fondatrice de Debbo leadership fe?minin, Auteure

214. Rama Chiova - Féministe

215. Ramatoulaye Toure? Enseignante - Charge?e de Genre et Inclusion 216. Rayanna Tall, Consultante Education

217. Rene? Lake, journaliste, Washington

218. Rokhaya Fall Sokhna, historienne

219. Rokhaya Gaye juriste spe?cialiste en Genre

220. Rokhaya Ndiaye, fondatrice Ro&Partners

221. Rokhaya Seck, Directrice financie?re

222. Rokhaya Solange Mbengue Ndir, Presidente, Association des Femmes dans le nume?rique

223. Rose Gaye Ndao, Auditeur - Directeur de socie?te?

224. Sabe Wane collectif des fe?ministes du Se?ne?gal

225. Samba Fall, Inge?nieur

226. Sawdatou Ndongo, directrice d’agence de voyages.

227. Selbe? Faye Lo, spe?cialiste en de?veloppement local et charge?e de genre 228. Selly Raby Kane / Cre?atrice - re?alisatrice

229. Seydi Aboubacar Sy, web developer

230. Seynabou Carine Gueye, ge?rante de socie?te?

231. Seynabou Gueye: Inge?nieur Informatique, Chef de projet

232. Seynabou Kassé , Consultante

233. Seynabou Mbaye, Pre?sidente COSEF

234. Seynabou Sy Ndiaye, Sociologue, fe?ministe

235. Seynabou Thiam, consultante fondatrice Smart Ecosystem for women 236. Sidiki Abdoul Daff, Professeur, Pre?sident du Centre de Recherches Populaires pour l'Action Citoyenne-Cerpac

237. Sobel Aziz Ngom Dirigeant d’association

238. Sokhna Maguette Sidibe?, fe?ministe radicale

239. Sophie Ly Sow, Journaliste , Directrice de NEXUS Groupe

240. Soukeyna Kane, Expert Comptable

241. Souleymane NGOM, Conseiller Culturel

242. Thiaba CAMARA SY, Administratrice de socie?te?s

243. Thiedel Ba - Ge?rante de socie?te?

244. Thierno SECK, Manager spe?cialise?e en gestion d’entreprises 245. Thierno Souleymane Diop Niang juriste, chercheur en relations internationales, auteur

246. Victorine Sarr , Directrice Ge?ne?rale Lyvv Cosmetics .

247. Vieux Savane?, journaliste

248. Wasso Tounkara Formatrice en Activisme Creative - Fe?ministe Malado Agne, Enseignante-Chercheure, UCAD/FSJP

249. Woppa Diallo - Juriste, Directrice Exe?cutive de AMFE (association pour le maintien des filles l’e?cole)

250. Yaye Fatou Sarr, citoyenne engage?e pour les Droits des humains particulie?rement les femmes et les enfants

251. Yaye He?le?ne Ndiaye, Entrepreneure sociale, Feministe, Directrice Exe?cutive Kitambaa

252. Zei?nab Ba, fe?ministe

253. Zipporah NDIONE - Re?seau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders Se?ne?gal (ROAJELF/SENEGAL)

254. Zoubida Berrada - Journaliste, consultante en me?dia et gestion de projet 255. Zoubida Fall, auteure - fondatrice de DUKOKALAM

ORGANISATIONS

Afrique Enjeux-AFEX

Alliance pour la Migration, le leadership et le De?veloppement (AMLD) 
 
Association "Mon Se?ne?gal a? moi"

Association des Juristes Se?ne?galaises (AJS)

Association YEEWI (pour les droits des femmes et des filles)

Collectif des féministes du Sénégal

Conseil Se?ne?galais des Femmes

DUKOKALAM

JGEN SENEGAL

JIGEENREK (Re?seau des femmes de Louga)

KIMPAVITA plateforme culturelle, fe?ministe et e?co responsable 
 
Kitambaa

LEGS-Africa

Plateforme des Acteurs non E?tatiques du Se?ne?gal

Polaris Asso

Re?seau des Fe?ministes du Se?ne?gal - RFS

Re?seau des Femmes de la CEDEAO, pour la Paix et la Se?curite?  
 
Re?seau Francophone pour l’E?galite? Femme/ Homme (RF-EFH) 
 
Social Change Factory

Sénégal Actions Féministes

Solidarite? Active

WarkhaTv

Women First Media Com
 
Yeewu Yewwi pour la Libe?ration des Femmes

La cérémonie de passation de services à la primature a eu lieu ce lundi. Me Sidiki Kaba a passé les pouvoirs à son successeur Ousmane Sonko, informe IGFM.

«C’est une passation qui s’est passée dans de très bonnes conditions et qui nous permet, à partir de cet instant, de commencer à exercer la responsabilité qui nous a été confiée», a indiqué le nouveau chef du gouvernement.

Ousmane Sonko qui a remercié Me Sidiki Kaba a même félicité son prédécesseur : « Je remercie monsieur le ministre Sidiki Kaba et toutes ses équipes pour l’accueil, pour la qualité des documents de passation qui ont été élaborés. Je le félicite également pour ses longues années de bons et loyaux services au sommet de l’Etat et surtout ses longues années de service irréprochables, puisqu’il a eu à exercer dans différents départements ministériels et je n’ai pas souvenance qu’il ait été cité dans autre chose que dans une application des consignes et directives dans la déontologie».

Le désormais numéro deux de l’exécutif a souligne qu’il s’agit là, du deuxième acte après l’installation du président Diomaye Faye la semaine dernière. «Aujourd’hui c’est le chef du gouvernement et dans les prochaines heures et les prochains jours, nous nous attèlerons à installer l’ensemble du gouvernement pour que rapidement, les différents départements ministériels puissent être opérationnels», promet-il.

 

À quelques heures de la fête de Korité, les femmes trouvées au marché de Thiaroye ont toute la peine du monde pour assurer leur ravitaillement en légumes. Les prix ont connu une hausse vertigineuse. Face à cette cherté, les Sénégalaises s’étranglent de colère.

Un panier marché avec deux ouvertures très pratique à la main. Une dame voilée, de teint clair, bien dressée dans sa tunique traditionnelle, marche à pas de caméléon. La djellaba cristallisée de perles très collante sous l’effet du vent qui souffle sur les couloirs du marché de Thiaroye laisse apparaître ses hanches débordantes qui attirent le regard de certains passants. Telle une déesse qui défile sur les artères du populeux marché. De gros cercles accrochés aux oreilles, un cure-dent à la bouche, elle jette de regards à gauche, puis à droite à la quête de légumes. Accompagnée d’une jeune demoiselle, elle attend le premier vendeur qui notifie le prix du kilogramme d’oignon. «Madame, vous savez, l’oignon est très cher et le sac coûte 8000 F CFA.

C’est la raison pour laquelle nous vendons le kilogramme à 500 Cfa. Mais si vous achetez plus de 5kg, je vous ferai une réduction de 100 francs», lui propose Ngoné Tine, debout sur son tablier rouge. La cliente lui arrache la parole : «C’est trop cher, si nous nous déplaçons jusqu’au marché central, c’est parce que nous pensons que c’est moins cher. Mais si vous me vendez le kg à 400 francs, sans compter mon transport, mieux vaut que j’aille dans les grandes surfaces.»

 

Finalement, Adama Fall achète un demi-sac d’oignon. La vendeuse de légumes avoue que le prix du kilogramme a augmenté de 100 francs alors qu’il était de 400 francs. «Avec la Korité, les prix ont connu une hausse ; par conséquent, le kilogramme de pomme de terre coûte 500 francs», explique la vendeuse. Pour la pomme de terre, le kilogramme est de 550 Cfa. Venue s’approvisionner, la demoiselle à la combinaison large déplore cette hausse des prix. «Il faut que les autorités règlent une bonne fois pour toutes cette histoire de la montée incessante des prix à chaque fois qu’il y a un évènement», s’étrangle Fatoumata Sow.

Tomate farcie 1000 Cfa le kg, piment 2000 Cfa le Kg

Au marché de Thiaroye, le constat reste le même. Les prix ont connu une inflation de plus de 200 Cfa. Des tables chargées de produits sont étalées tout le long des différents couloirs du marché. Des tomates et des choux traînent à même le sol. Ici, le kilogramme de patate douce coûte 600 Cfa.

A quelques jours de la fête musulmane, les femmes trouvées au marché ont toute la peine du monde pour se ravitailler en qualité et en quantité. «Vous imaginez le kg de piment coûte 2000 francs et le piment en salade 600 Cfa. Le kilogramme de tomate 350 francs. Par contre, pour la tomate farcie, le kg est à 1000 francs. Vraiment c’est trop», déplore Awa Seck, une jeune dame, le visage fermé, qui peine à contenir sa rage.

Le kilogramme de carotte coûte 400 francs, le chou pommé revient à 350 francs.

Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a exprimé sa consternation, à la suite du rappel à Dieu du Pr. Maguette Thiam. "Professeur agrégé de mathématiques et ancien ministre, éducateur dans l’âme, Monsieur Maguette Thiam a formé des centaines de cadres qui ont servi l’État au niveau le plus élevé. Je présente mes sincères condoléances à sa famille, à ses camarades du PIT et au peuple sénégalais. Puisse ALLAH SWT lui accorder son pardon"

Nomination Alpha Ba, Secrétaire  d'État aux coopératives  et à l'encadrement  paysan

Il  a un  profil qui répond   aux attentes des populations. Pour Mme Khady Ba, présidente des Femmes de l'ACT, ''nous comptons  l'accompagner pour la  réussite de sa mission'' 

Des voix diverses se  sont élevées après la  mise en place du  nouveau gouvernement  dirigé par le premier  ministre Ousmane  Sonko, sous l'impulsion  du Président de la République Bassirou  Diomaye Faye. Face à la  presse, la Présidente du  mouvement national des  femmes de l'Alliance pour le Travail et la Citoyenneté Khady Ba a bon espoir qu'au vu du  profil des membres de cet attelage, les  ambitions des nouveaux dirigeants seront à la mesure des attentes des populations sénégalaises.

A l'endroit  du Secrétaire d'État aux  coopératives et à  l'encadrement paysan,  Alpha Ba avec qui elle  partage le même fief  politique qu'est  Guédiawaye, Khady Ba  s'est directement  adressée en ces termes: 

''Nous vous adressons  nos chaleureuses  félicitations à la suite de votre nomination   comme Secrétaire d'État  aux coopératives et à l'encadrement paysan. Cela traduit la confiance à votre endroit du président de la  République Bassirou    Diomaye Faye et du premier Ministre Ousmane Sonko.  L'espoir est ainsi permis  pour le peuple  sénégalais qui a porté  en triomphe le projet Pastefien''. 

La lionne de Guédiawaye connue pour son combat  en faveur des couches  vulnérables de la société.  et pour l'égalité des  chances a conclu à  l'endroit du nouveau  Secrétaire d'État.

''Nous comptons vous  accompagner sans retenue pour la réussite  de votre mission'', promet-elle.

 

Mohamed  Thioune

 

 

CMU
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