La rédaction
Contenu local : le ministre salue des avancées majeures et appelle à une vision sous-régionale
À l’occasion de la 4ᵉ édition des Journées du contenu local, le ministre a souligné les progrès importants réalisés dans la mise en œuvre des politiques visant à renforcer la participation des entreprises nationales dans le secteur extractif. Il a d’abord félicité le Secrétariat permanent, saluant « l’amélioration des procédures, la fiabilisation des informations et la gestion des requêtes de renseignements », autant d’acquis qui, selon lui, ont permis de crédibiliser et d’ancrer durablement les pratiques du contenu local.
Le ministre a rappelé qu’au départ, « il était difficile de faire adhérer les entreprises au processus de suivi, de réglementation et d’inspection ». Aujourd’hui, constate-t-il, ces démarches sont entrées dans les habitudes du secteur, permettant une meilleure identification des entreprises, un accompagnement plus structuré et une participation accrue aux opportunités du secteur extractif.
Des progrès reconnus mais encore des défis à relever car tout en saluant les avancées, le ministre souligne qu’« il reste des pas à franchir ». L’un des défis majeurs demeure l’identification claire et fiable des bénéficiaires effectifs, étape indispensable pour s’assurer que les entreprises considérées comme locales le sont réellement.
Il a également mis en avant la nécessité de continuer à s’aligner sur les besoins exprimés par l’État, le secteur privé national et les acteurs de la compétence locale, afin de renforcer la promotion des entreprises locales et de garantir un développement cohérent du contenu national.
Cette quatrième édition a aussi été marquée par la présence de plusieurs pays partenaires : Côte d’Ivoire, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Gambie. Une participation qui témoigne de l’importance d’une vision sous-régionale du contenu local.
Selon le ministre, atteindre 100 % de contenu local dans un pays ne doit pas devenir un frein aux échanges régionaux. Il invite donc à « ériger des ponts et non des barrières » pour envisager un marché ouest-africain intégré, permettant aux entreprises locales d’accéder à d’autres marchés africains tout en bénéficiant de la réciprocité.
Vers une autonomie africaine en expertise car l'objectif ultime, insiste-t-il, est de développer une compétence suffisamment forte pour que, dans les prochaines années, « les postes clés soient occupés par des experts africains », permettant aux pays de conduire leurs projets avec une expertise entièrement locale.
Le ministre affirme que le Secrétariat permanent, tout comme les institutions de l’État, reste pleinement mobilisé pour exécuter les orientations du Président de la République et du Premier ministre, en partenariat avec les opérateurs du secteur.
M. TOURÉ
SPORT : Malick Thiaw, dit “Jeune Dirigeant”, l’intendant de l’AS Kaffrine qui incarne la nouvelle génération de leaders
Il s’appelle Malick Thiaw, mais dans le milieu sportif kaffrinois, tout le monde le connaît sous le surnom de “Jeune Dirigeant”. Fidèle, engagé et passionné, il est aujourd’hui l’un des piliers de l’AS Kaffrine, où il occupe la fonction stratégique d’intendant.
Depuis plus de dix ans, Malick évolue au sein du club qu’il considère comme sa seconde famille. Entré comme simple organisateur, il a progressivement gagné la confiance des dirigeants et a été nommé intendant à l’issue d’une assemblée générale. Une fonction qu’il exerce avec sérieux et sens du devoir.
« Ma priorité, c’est de préserver le patrimoine matériel de l’AS Kaffrine : veiller sur tous les équipements et garantir que les joueurs disposent du matériel à temps », explique-t-il. Son rôle, souvent discret mais essentiel, contribue directement au bon fonctionnement de l’équipe.
Un bon début de saison, malgré quelques points à corriger
Selon Malick Thiaw, l’AS Kaffrine a entamé la saison de manière encourageante, grâce à une organisation solide et un groupe déterminé. Il reconnaît toutefois quelques faiblesses : « On a perdu certains points qu’on pouvait éviter. Nous devons améliorer notre compétitivité, surtout à l’extérieur. »
Un regard confiant sur l’avenir du football sénégalais
Le jeune dirigeant porte un regard positif sur l’évolution du football national : « Le football local est en plein essor, et l’avenir s’annonce très prometteur. La Fédération Sénégalaise de Football est devenue plus dynamique et responsable. »
Il insiste sur l’importance de renforcer le développement du football des jeunes, afin d’assurer la relève des équipes nationales.
Abdoulaye Saydou Sow, son modèle et son inspiration
Parmi les figures qui ont marqué son parcours, Malick cite sans réserve Abdoulaye Saydou Sow, nouveau Secrétaire général de la Fédération Sénégalaise de Football. Il salue une nomination qu’il juge très bénéfique pour le football sénégalais.
« M. Sow a gravi tous les échelons : du mouvement navétane jusqu’à l’instance fédérale. En tant que président, il a hissé l’AS Kaffrine de la division régionale à la ligue professionnelle. Son leadership peut renforcer la stabilité du football national », affirme-t-il.
Selon Malick, les défis qui attendent le nouveau SG sont nombreux, notamment dans l’organisation des compétitions et le développement du football local. « Il a de réelles chances de réussir s’il bénéficie de la confiance des acteurs du sport », ajoute-t-il.
Un hommage émouvant à son mentor
Reconnaissant envers celui qu’il considère comme son guide, le jeune intendant conclut : « M. Sow est notre idole. Il a contribué à notre formation de dirigeants. Son parcours nous inspire et guide nos pas au quotidien. »
Mamadou Ndiaye
Dakar accueille le premier Forum africain de la Télé-diffusion : la TNT au cœur de la souveraineté numérique du continent
Le King Fahd Palace a accueilli la première édition du Forum africain de la télé-diffusion (FAD 2025), un rendez-vous continental majeur placé sous le thème : « La TNT, vecteur de souveraineté et d’intégration économique et sociale en Afrique ». Organisé par la Société de Télé-diffusion du Sénégal (TDS-SA), sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, l’événement marque un tournant stratégique pour l’avenir audiovisuel du continent.
La tenue de ce premier forum coïncide avec le 10e anniversaire du passage du Sénégal de la diffusion analogique vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Une évolution décisive qui a permis d’élargir l’accès à l’information et de moderniser le paysage audiovisuel national.
Aujourd’hui, plus de 40 chaînes publiques et privées sont accessibles aux populations, des centres urbains jusqu’aux zones les plus éloignées.
Un succès reconnu, mais qui s’accompagne de défis majeurs : financement durable des infrastructures, renouvellement technologique, concurrence des plateformes de streaming et nécessité de renforcer la souveraineté numérique.
Un espace continental de dialogue et de coopération car le forum a réuni des représentants de plus de 30 pays, des ministres africains, des experts, des régulateurs, des opérateurs audiovisuels et des partenaires techniques internationaux.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de plusieurs personnalités, notamment :
Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, représentant le Premier ministre.
La porte-parole du gouvernement, représentant le ministre de la Communication.
La directrice générale de TDS-SA, Dr Aminata Sarr.e5 les délégations internationales, dont la chaîne russe RT France Afrique, nouvellement installée à Dakar, tous ont salué l’ambition du Sénégal de faire du FAD un rendez-vous panafricain incontournable pour l’innovation et la coopération audiovisuelle.
Des thématiques stratégiques pour le futur audiovisuel africain et l comité scientifique du forum a structuré les travaux autour de trois grands axes :
L’état des lieux des télévisions africaines et les réalités propres à chaque région.
Les transformations nécessaires pour moderniser et rentabiliser le secteur, tout en maîtrisant les risques et mutations numériques.
L’innovation technologique comme moteur de compétitivité, de souveraineté et de développement de nouveaux modèles.
Ces axes ont été déclinés en six sessions thématiques, mobilisant universitaires, régulateurs, opérateurs et experts reconnus du domaine.
Les échanges ont largement porté sur l’avenir des télévisions publiques et privées face à la pression croissante des plateformes internationales de streaming.
Défendre fermement les spécificités et missions de la télévision traditionnelle, ou entrer dans une logique de coopération et d’hybridation pour partager les opportunités de ce nouvel écosystème numérique.
La souveraineté technologique a été au cœur des débats : maîtrise des infrastructures, production de contenus africains, diffusion locale sécurisée, partage d’expertises continentales.
TDS-SA, un acteur central du paysage audiovisuel sénégalais et africain car au-delà de son rôle technique d’opérateur national de diffusion, TDS-SA souhaite désormais contribuer activement à la structuration du secteur audiovisuel africain.
Ses initiatives s’inscrivent pleinement dans la vision du New Deal technologique prôné par le gouvernement, ainsi que dans la stratégie Sénégal 2050.
Pour la porte-parole du gouvernement, « la TNT est un outil de souveraineté, de développement social et d’équité territoriale ».
Elle permet de garantir un accès équitable à l’information, de favoriser un écosystème de créateurs locaux et de stimuler l’émergence de solutions innovantes en Afrique.
À l’issue des deux jours de travaux, les participants devraient dégager des recommandations structurantes, susceptibles d’alimenter :
des livres blancs,
des feuilles de route continentales,
et de nouveaux partenariats publics-privés.
L’ambition est claire : transformer le FAD en un carrefour annuel des politiques publiques, des innovations technologiques et des collaborations africaines.
Une Afrique connectée, souveraine et créatrice de contenu car pour les organisateurs, ce forum n’est qu’un début et que l’objectif est d’en faire un espace d’influence qui permette au continent :
de produire ses propres contenus,
de maîtriser ses infrastructures,
de défendre ses identités culturelles,
et de réduire sa dépendance numérique.
« Connecter l’Afrique et diffuser le futur » : telle est la vision portée par cette première édition.
M. TOURÉ
Le Réseau des établissements publics de Formation d'Ingénierie du Sénégal annonce le Forum du REPFIS.
Le Réseau des établissements publics de Formation d'Ingénierie du Sénégal a organisé une conférence de presse pour annoncer le Forum du REPFIS, qui se tiendra les 11 et 12 février 2026 à Polytech'Diamniadio. Cet événement vise à promouvoir la formation d'ingénieurs au Sénégal et à renforcer les partenariats entre les institutions d'enseignement supérieur et les entreprises du secteur de l'ingénierie.
Lors de cette conférence de presse, les organisateurs ont présenté les objectifs du Forum, qui sont de promouvoir la formation d'ingénieurs au Sénégal, de renforcer les partenariats entre les institutions d'enseignement supérieur et les entreprises, et de présenter les opportunités de formation et de carrière dans le secteur de l'ingénierie et ce forum du REPFIS attend plus de deux milles participants venant de deverses institutions de formation d'Ingénierie.
Le Forum du REPFIS sera une occasion pour les étudiants, les professionnels et les entreprises de se rencontrer et de discuter des enjeux de la formation d'ingénieurs au Sénégal a déclaré le professeur Falilou mbacké samb Directeur de l'école polytechnique de Dakar(ESP)lors de ce face a face avec la presse à polytech Diamniadio ce mercredi26 novembre 2025.. Lors de ce forum du REPFIS, les participants pourront assister à des conférences, des ateliers et des sessions de networking, et visiter des stands d'exposition.
Le Réseau des établissements publics de formation d'Ingénierie du Sénégal invite tous les acteurs du secteur de l'ingénierie à participer à ce Forum, qui sera un moment important pour l'avenir de la formation d'ingénieurs au Sénégal.
ALIOUNE NDIAYE
Baïdy Agne consolide le rôle du secteur privé africain : une rencontre stratégique avec la BERD au Sommet Afrique–Union Européenne
D’étendre l’écosystème financier africain, en facilitant l’accès des entreprises aux capitaux nécessaires à leur expansion.
De diversifier les instruments de financement, afin de soutenir la croissance, l’exportation et la restructuration d’entreprises confrontées à des marchés de plus en plus compétitifs.
De stimuler des partenariats stratégiques entre entreprises africaines et européennes, ouvrant la voie à des alliances industrielles et technologiques de long terme.
De créer davantage de valeur ajoutée dans la coopération économique Afrique–Union Européenne, en transformant les projets en chaînes de valeur durables et inclusives.
Des priorités partagées : énergie, numérique, agriculture durable
La BERD a réaffirmé ses priorités d’investissement dans des secteurs clés pour le futur du continent :
énergies renouvelables,
numérisation des économies,
agriculture durable,
inclusion financière.
Ces axes s’inscrivent pleinement dans la stratégie européenne Global Gateway, qui vise à renforcer les infrastructures africaines et à soutenir un développement durable porté par le secteur privé.
Par cette rencontre, Baïdy Agne confirme son rôle de médiateur stratégique entre les institutions financières internationales et les organisations patronales africaines.
Il poursuit avec constance son objectif : accroître la compétitivité du secteur privé africain, le doter d’outils solides et le positionner comme moteur principal du développement du continent
M. TOURÉ
COMMUNIQUE DE PRESSE
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) prend acte du communiqué du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) e t souhaite apporter les éclaircissements suivants :
1 . Sur les salaires
Il est inexact d'attribuer à l'ARP les retards récemment constatés dans l e paiement des salaires.
Ces rémunérations, prises en charge à partir de lignes budgétaires centralisées au niveau de l'État, ont été affectées par des facteurs administratifs externes. L'ARP a travaillé sans relâche avec les autorités compétentes afin d e faciliter l a régularisation qui est désormais effective.
Par ailleurs, les motivations trimestrielles, communément appelées « NEPAD » , ont également été payées.
2. Sur les accusations de dérive o u d e politisation
Les allégations faisant état de dérives ou de politisation sont totalement infondées.
La gouvernance de l'Agence s'exerce dans le strict respect des textes, des standards nationaux et internationaux, e t repose sur des procédures rigoureuses e t transparentes, régulièrement soumises à audit.
L'ARP rejette fermement toute tentative d e mise en cause d e son intégrité ou de celle de ses organes de gouvernance.
3 . Sur la continuité des missions régaliennes
L'Agence rappelle que l'ensemble d e ses missions régaliennes : contrôle qualité, surveillance d u marché, inspections, pharmacovigilance, autorisations d e mise sur le marché, entre autres sont pleinement assurées.
Par ailleurs, elle demeure engagée dans la territorialisation des politiques pharmaceutiques, matérialisée par la mise en place des antennes régionales de Saint-Louis et de Kaolack, en cohérence avec l'Agenda
Ces activités s e poursuivent sans interruption et sans aucun impact sur la sécurité sanitaire ni sur l a disponibilité des médicaments essentiels.
4. Dialogue et responsabilité
L'ARP reste ouverte au dialogue dans un esprit d e responsabilité e t sur la base de faits vérifiés.
Elle appelle à la retenue et réaffirme son engagement constant au service d e la santé publique, de la régulation pharmaceutique et d e la protection des populations.
Fait à Dakar, le 24 ngvembre 2025
Distinction: Cherif Mohamed Ali Aidara élevé au prestigieux rang de Docteur Honoris Causa
C'est véritablement la rançon de la citoyenneté active et discrète pour le petit fils de Nabil Oumiyyi. En effet, le 19 novembre dernier, plusieurs personnalités africaines ont été célébrées pour avoir laissé leur empreinte par leur accomplissement remarquables et leur influence positive sur la société. Notre pays réputé receler de ressources humaines de qualité et d'hommes de valeur, le Sénégal ne pouvait pouvait ne pas répondre présent au sacre des fils émérites de l'Afrique. Il a été représenté Chérif Mohamed Aly Aidara.
Le Président de l'institut Mozdahir International a été primé Docteur Honoris Causa lors du colloque de l'institut Africain de recherche Pluridisciplinaire appliquée ( I.A.RP .A)o Prtant sur l'innovation et le développement durable en Afrique.
La prestigieuse distinction attribuée au Président de Mozdahir International n'est pas une surprise. Il est le couronnement logique d'efforts déployés arrimés à la culte permanente de l'excellence et du don de soi. C'est plutôt dans la nature de l'homme de se faire discret dans ses actes de haute portée sociale. Cette vertu immanente l'affranchit de l'usage abusif d'artifices pour l'exhibitionnisme Récemment, une personnalité africaine a promis de lui consacrer un ouvrage, par devoir de reconnaissance. Nombreux sont ceux qui voudraient avoir la capacité de lui emboîter le pas à haute et intelligible voix. Tant les actes de solidarité posés par C. M. A Aidara à l'endroit des communautés vulnérabiles sont d'un impact salvateur pour les bénéficiaires éparpillés dans 8 pays africains.
Dans un pays où l'exhibitionnisme semble être la posture la mieux partagée et où même l'acte banal d'un don d'une chaise roulante à un handicapé est parfois fait sous les feux des projecteurs, Chérif Mouhamed Aly Aidara a toujours su se faire preuve de retenue et de discrétion.
Il est indéniable que le Tout-Puissant reconnaîtra les siens comme l'atteste ce verset 26 de la sourate Yunus: " A ceux qui agissent en bien est réservée la meilleure récompense et même davantage. Nulle fumée noircissante, nul avilissement ne couvriront leurs visages. Ceux là sont les gens du paradis où ils demeureront éternellement".
Il ne fait pas aussi de doute que les personnes bénéficiaires des actions sociales du mécène sont à recouvrir du voile de la discrétion comme le recommandent plusieurs hadiths du grand Prophète de l'islam. " Le vertueux est celui qui est prêt à perdre l'estime des autres quitte à avoir son cœur purifié et amendé qui n'aime pas que les gens se rendent compte du nombre de bonnes œuvres qu'il fait" dixit Al Harith Al-Musalini. Dans une perspective de promotion de la saine émulation citoyenne, la mise en exergue d'actions de bienfaisance n'est nullement superflue. L'On nous enseigne que celui qui ne loue pasnun bienfait de son semblable ne le fera pas pour celui de son créateur. D'où l'injonction faite aux croyants de proclamer et déclamer les bienfaits du Seigneur. Ces enseignements du saint coran sont révélateurs de l'imperieuse nécessité de rendre toujours à César ce qui lui appartient.
N'est t-il pas grand temps que le modèle de développement social à la base dont l'enfant de Darou Hidjirati est porteur. Des personnalités foncièrement sociales de la trempe du guide C.M. Aly Aidara méritent l'attention de l'Etat, ne serait-ce que dans une perspective d'accompagnement, pour services rendus à la nation. La dimension epanouissante socialisante et educative des actions qu'ils impulsent mérite d'être vulgarisée. l'espace public infesté par la promotion du folklore, des anti-modeles et des gens qui incarnent les contr-valeurs gagnerait bien à être occupés par les véritables modèles achevés de l'endurance, de la persévérance, de la résilience et de la sociabilité et de la solidarité citoyenne agissante. C'est l'un des prix à payer pour l'avenir de notre pays soit radieux. C'est une bonne chose que modèles de citoyenneté comme C. M. A Aidara soient distingués par des organisations dailleurs. C'est encore mieux qu'ils le soient par des structures nationales voire par la nation à la construction de laquelle ils n'ont jamais cessé d'apporter leur précieuse pierre. Ne serait-ce que systématiquement et pour la postérité.
Amary Gueye
Journaliste
Mahmoud Babaly : l’artiste qui alerte sur une humanité possédée par la technologie
Au Pullman, le plasticien du Village des Arts dévoile une série visionnaire sur les dérives numériques.
Artiste plasticien, héritier d’une lignée d’artistes et figure du Village des Arts depuis les années 2000, Mahmoud Babaly présente aujourd’hui au Pullman une exposition inédite, fruit de trois années de réflexion sur la place envahissante de la technologie dans nos vies.
Né dans une famille où l’art est un langage quotidien — son père appartenant à la première génération d’artistes de l’ère Senghor — Babaly revendique un parcours de plus de 25 ans d’immersion dans le milieu artistique sénégalais.
Une série née d’un constat : l’outil technologique commence à posséder l’humain si dans cette nouvelle exposition, Babaly interroge sans détour la relation complexe entre l’humain et le numérique.
« Les outils technologiques devraient être des instruments que nous possédons, mais parfois, ce sont eux qui finissent par nous posséder », explique-t-il.
L’artiste dit observer autour de lui — dans sa famille comme dans la société — une jeunesse absorbée par les écrans, parfois inconsciente du temps et de l’énergie qu’elle y laisse. « Les réseaux comme TikTok prennent tout l’espace. On voit des gens perdre la notion du temps. Ils sont happés par l’outil, souvent pour des contenus sans utilité réelle. »
Entre réalité et virtuel : la génération à préserver car Mahmoud Babaly s’adresse en priorité à la nouvelle génération, celle qui grandit dans un monde où la frontière entre réel et virtuel s’estompe.
Casques de réalité augmentée, jeux immersifs, intelligence artificielle… Autant de dispositifs qui, selon lui, « mélangent l’expérience humaine et le virtuel au point de troubler la conscience ».
Pour lui, « les plus âgés peuvent encore prendre du recul », car ils ont connu une vie sans écrans permanents. Mais les jeunes, baignés dans cette nouvelle normalité, risquent de développer une dépendance profonde.
D’où l’urgence : conscientiser avant qu’il ne soit trop tard.
Babaly observe la société « avec un œil détaché ». Il lit, se documente, écoute, questionne. Ses œuvres ne sont pas des réponses : ce sont des interrogations ouvertes, des invitations à réfléchir.
L’artiste explique : « J’essaie d’imaginer ce que devient le monde, comment il évolue, quels impacts psychologiques ces outils auront sur les générations futures. »
La pandémie de Covid-19 a marqué un tournant dans sa démarche : « J’ai ressenti qu’une mutation profonde était en cours. En tant qu’artiste, je me devais d’alerter. »
Des œuvres qui se découvrent dans le temps car Babaly revendique une création viscérale, presque inconsciente. Nuits blanches, intuition, rêves… son processus ne suit pas une logique explicite, mais une nécessité intérieure.
« L’artiste ne se soucie pas de ce que les gens vont comprendre. Il cherche d’abord à exprimer l’indicible. »
Ses œuvres, souvent ornées de casques futuristes, expriment un monde où l’humain se protège… ou se perd.
Certains y voient un clin d’œil aux masques des temps anciens, d’autres aux casques des soldats — mais Babaly nuance : « Pour moi, les lunettes d’aujourd’hui deviendront les casques de demain. Avec les rayons, les écrans, les réalités virtuelles, le casque sera peut-être notre nouvelle interface avec le monde. »
L’artiste assume une dimension presque prophétique. « Je discerne un peu le futur », dit-il. Ses casques, ses formes, ses couleurs évoquent autant la protection mentale que l’enfermement, la connexion que l’isolement.
Par cette exposition, il invite le public à une réflexion essentielle :
Pouvons-nous encore maîtriser nos outils, ou sommes-nous déjà en train de leur céder notre humanité ?
Mamadou Touré
Thiaroye Gare : les forces vives apportent leur soutien au projet de la Route des Niayes
THIAROYE GARE — Le Collectif des forces vives de Thiaroye Gare — réunissant délégués de quartiers, chefs coutumiers et religieux, associations communautaires, mouvements de jeunesse, notables, Badiénou Gox, ASC et représentants municipaux — a annoncé, dans un mémorandum rendu public en octobre 2025, son soutien ferme au projet de réalisation de la Route des Niayes, notamment sur le tronçon reliant le Centre Jacques Chirac au rond-point Tally Diallo.
Porté par l’AGEROUTE, ce projet s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures routières initié par l’État du Sénégal. Selon les responsables locaux, la nouvelle voie constitue un levier essentiel pour la transformation urbaine, la mobilité et le développement économique de la commune.
Un chantier aux impacts majeurs pour les populations car d’après le mémorandum, la réalisation de ce tronçon devrait entraîner des améliorations directes dans les quartiers Nord de Thiaroye Gare (Fass I, Fass II, Pikine Bougou, Darou Salam), notamment en matière d’assainissement, d’aménagement urbain et de sécurité des déplacements.
Les forces vives soulignent également que la nouvelle voie permettra de fluidifier la circulation sur la Route des Niayes, souvent saturée, tout en renforçant l’attractivité économique de zones commerciales encore peu accessibles.
Un blocage localisé autour de l’esplanade d’une mosquée et malgré l’adhésion quasi unanime au projet, un point de blocage demeure : l’empiètement d’une partie de l’esplanade de la mosquée de feu Thierno Yahya Ly, qui se trouve sur le tracé prévu. Les études techniques de l’AGEROUTE confirment toutefois que le bâtiment principal de la mosquée n’est pas concerné ; seule une bande attenante au mur du TER serait impactée.
Des démarches de médiation engagées car face à cette situation, les autorités locales et les communautés, en coordination avec le maire Mbaye Sène, ont engagé une démarche de dialogue. Une rencontre inclusive s’est tenue le 3 novembre 2025 au Centre Jacques Chirac, réunissant chefs coutumiers, imams, délégués de quartiers, associations, mouvements de jeunesse et notables.
Cette réunion a permis de présenter de manière transparente le projet, de répondre aux préoccupations des riverains et de consolider un consensus favorable à sa mise en œuvre rapide.
Dans leur mémorandum, les forces vives interpellent solennellement l’État et les institutions partenaires afin de :
finaliser les démarches administratives nécessaires au démarrage des travaux ;
renforcer la communication entre AGEROUTE, la Commune et les populations ;
préserver la cohésion sociale autour d’un projet considéré comme d’intérêt public.
Le maire Mbaye Sène réaffirme de son côté l’engagement total de la commune à accompagner l’État dans la réalisation de cette infrastructure stratégique, symbole d’un Thiaroye moderne, apaisé et tourné vers l’avenir.
Awa Diop, figure de la diaspora Sénégalo-Ivoirienne, célèbre à Dakar la réélection du président Alassane Ouattara
La communauté ivoirienne du Sénégal s’est réunie ce samedi à Dakar pour rendre un vibrant hommage au président réélu de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Ouattara, lors d’une cérémonie initiée par Mme Awa Diop, directrice fondatrice de l’Institut Nelson Mandela de Yopougon Sicogi et figure incontournable des relations ivoiro-sénégalaises.
Awa Diop, une femme-pont entre Dakar et Abidjan, née d’un père sénégalais et d’une mère ivoirienne, Awa Diop incarne depuis des années un lien fort entre les deux pays. Militante culturelle, éducatrice engagée et actrice sociale connue, elle est décrite par ses proches comme une femme « battante », dotée d’une énergie fédératrice reconnue aussi bien par la diaspora que par les autorités ivoiriennes.
« Elle aime la Côte d’Ivoire avec passion et constance », a salué le professeur Moussa, rappelant que sa famille, profondément ancrée au Sénégal, soutient toutes ses initiatives. Plusieurs intervenants ont souligné son rôle déterminant dans la mobilisation de la diaspora ivoirienne lors de l’élection présidentielle de 2025.
Un hommage à un président “bâtisseur et médiateur” car au cœur de cette cérémonie : la célébration de la « brillante réélection » du président Alassane Ouattara.
Dans son allocution, Mme Awa Diop a rappelé la vision qu’elle partage du chef de l’État ivoirien :
> « Le président Ouattara est un grand bâtisseur. Il a transformé la Côte d’Ivoire et apporté continuité, stabilité et développement. »
Elle a insisté sur son rôle dans l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes, les infrastructures et la cohésion sociale.
Pour elle, « Ado est la solution », martèle-t-elle, en appelant les Ivoiriens à se mettre « au travail, rien qu’au travail ».
Les représentants officiels présents ont mis en avant la participation exemplaire de la diaspora aux élections.
Selon Mathias Poissin, délégué RHDP extérieur au Sénégal :
1 045 suffrages ont été exprimés au Sénégal,
dont 73,21 % en faveur du président Ouattara.
Un résultat que les organisateurs qualifient « d’historique », montrant l’attachement de la diaspora au projet politique du président.
Mme Léonore Draux, première secrétaire de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar, représentant l’ambassadeur Mamadou Haïdara, a quant à elle rappelé l’importance stratégique de la diaspora dans le développement du pays :
> « La diaspora est considérée comme la 32e région de la Côte d’Ivoire. Le président attend d’elle qu’elle participe pleinement au développement national. »
Entre discours officiels, hommages personnels et rappels des réalisations gouvernementales — électrification, éducation, infrastructures, politique sociale — la rencontre a pris des allures de rassemblement patriotique.
Tous appellent désormais à une nouvelle dynamique : celle d’une diaspora unie autour de la « paix, la stabilité et le développement », comme l’a souligné Mathias Poissin :
> « La Côte d’Ivoire doit avancer comme un seul peuple. La paix n’est pas un mot : c’est un comportement. »
Awa Diop, moteur d’une mobilisation qui dépasse les frontières car en initiant cette cérémonie à Dakar, Mme Awa Diop consolide son rôle de passerelle entre les communautés, mais aussi de soutien influent au président ivoirien.
Connue pour son attachement profond à l’histoire politique de la Côte d’Ivoire depuis Félix Houphouët-Boigny, elle se dit déterminée à continuer d’accompagner le développement du pays.
> « Nous devons aider le président à poursuivre l’œuvre entamée. La stabilité est notre force. »
La soirée s’est clôturée par une salve d’applaudissements, témoignant de l’adhésion de la diaspora à cette célébration.
M. TOURÉ
