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La rédaction

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L’Alliance Pour la République (APR) a vécu un moment de forte tension hier, samedi à Kaffrine, lors de la cérémonie d’installation de son Secrétariat exécutif départemental. La rencontre, initialement prévue pour consolider l’unité du parti, a été perturbée par des violences consécutives à une prise de parole jugée critique.

Les faits se sont produits après l’intervention de Cheikh Ndiaye, coordonnateur local de la Coordination des Jeunesses Républicaines (COJER) et militant de longue date du parti. Dans son allocution, il a appelé les responsables à une meilleure considération des militants historiques, estimant que leur engagement devait être davantage reconnu.

Cette déclaration a suscité de vives réactions au sein de l’assistance, notamment de la part de jeunes militants se réclamant proches du leader départemental, Abdoulaye Saydou Sow. La tension est rapidement montée, dégénérant en altercation physique.

Selon des témoins, Cheikh Ndiaye a été violemment agressé, semant la panique parmi les participants et entraînant l’interruption de la cérémonie. La scène s’est déroulée en présence de plusieurs responsables du parti, dont le chef de la délégation, Abdou Karim Fofana.

Cet incident révèle les dissensions internes qui secouent l’APR dans le département de Kaffrine. Il intervient dans un contexte où la cohésion et le dialogue apparaissent plus que jamais nécessaires pour apaiser les tensions et assurer le bon fonctionnement du parti au niveau local.

Mamadou Ndiaye

Le Syndicat Unique et Démocratique des Travailleurs de l’Énergie (SUDETEN) a tenu, ce vendredi, son 2ᵉ congrès ordinaire au Centre de Formation Professionnelle de Cap des Biches, sous le thème :

« Face aux défis et aux mutations dans le secteur de l’énergie, quelle stratégie pour une action syndicale efficace ? »

Cette rencontre majeure de la vie syndicale a réuni de hautes autorités administratives, des responsables syndicaux nationaux et internationaux, ainsi que des représentants de Senelec et de plusieurs centrales syndicales du Sénégal, de la Turquie, de la Côte d’Ivoire, de l’Égypte et du Ghana.

Un moment d’introspection et de mobilisation car dans son rapport moral, le Secrétaire général du SUDETEN est revenu sur les six années de mandat écoulées depuis le premier congrès de 2019, marquées par un engagement constant pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs du secteur de l’énergie.

Il a salué le travail du Bureau exécutif national, du Secrétariat national et du Conseil syndical, tout en rendant hommage aux militants syndicaux, anciens et actuels, pour leur engagement et leur sens du sacrifice.

« Le syndicat n’a de valeur que s’il répond efficacement aux préoccupations essentielles des travailleurs », a-t-il rappelé, soulignant le rôle historique du SUDETEN dans les luttes sociales et la préservation des acquis.

Inquiétudes face aux réformes du secteur de l’électricité et au cœur des débats : la réforme institutionnelle de Senelec, marquée par le projet de filialisation des activités de production, de transport et de distribution de l’électricité. Une orientation que le SUDETEN considère comme une privatisation déguisée, porteuse de nombreuses incertitudes.

Le Secrétaire général a alerté sur les risques sociaux liés à ces réformes, notamment en matière de sécurité de l’emploi, de stabilité du secteur et de coût social, appelant à une vigilance accrue et à un dialogue inclusif avec les autorités et la Direction générale de Senelec.

Le syndicat a réaffirmé son attachement à un service public de l’électricité accessible, durable et à moindre coût, tout en exigeant que toute réforme intègre prioritairement la protection des travailleurs et la sauvegarde des acquis sociaux.

Le congrès a également été l’occasion de dresser le bilan des avancées obtenues à travers la Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec (CSTS), notamment l’augmentation des salaires, la revalorisation des primes, la résolution de revendications sectorielles et la gestion de nombreux dossiers individuels.

Toutefois, le SUDETEN a exhorté la Direction générale, en particulier la Direction des ressources humaines, à accélérer la tenue de certaines commissions paritaires encore en attente, afin de renforcer davantage le dialogue social.

Sur le plan international, le SUDETEN a mis en avant sa participation active au sein de l’Union Ouest-Africaine des Syndicats de l’Énergie, des Mines et de l’Eau (UOASEME), ainsi que le renforcement de partenariats syndicaux avec la Turquie et l’Égypte, traduisant sa volonté d’ouverture et de coopération internationale.

En clôture, le Secrétaire général a lancé un appel solennel à l’unité syndicale, invitant les travailleurs à dépasser les divergences pour faire face aux défis du secteur. Il a également adressé un message fort à la jeune génération de militants, les appelant à s’approprier les valeurs fondatrices du SUDETEN : intégrité, solidarité, démocratie, justice et militantisme désintéressé.

Le congrès s’est tenu dans un climat de dialogue et de responsabilité, avec la participation active des autorités étatiques et de la Direction générale de Senelec, qui ont réaffirmé leur attachement à un partenariat social constructif au service de la performance de l’entreprise et du bien-être des travailleurs.

Mamadou Touré 

Le conseil municipal de la commune de Kaffrine s’est réuni en session ordinaire ce samedi 13 décembre 2025, à la salle des délibérations de l’hôtel de ville, sous la présidence du Docteur Moustapha Diop, premier adjoint au maire.

Cette session, qui faisait suite au débat d’orientation budgétaire, avait pour principal objectif le vote et l’adoption du budget de la commune pour l’exercice 2026. Outil central de gouvernance locale, le budget permet aux collectivités territoriales d’assurer leur fonctionnement et d’exercer pleinement leurs compétences, tout en respectant les principes de l’annualité, de l’unité, de l’universalité, de la spécialité et de l’équilibre.

Malgré un contexte économique difficile et la pression sur les finances publiques, la municipalité de Kaffrine poursuit sa vision de développement, « Kaffrine, une belle ville au cœur du Sénégal ». L’année 2025 a démontré que, malgré les contraintes financières, des résultats peuvent être atteints grâce à une gestion rigoureuse et à une bonne planification.

La présentation des rubriques du budget prévisionnel a été assurée par Monsieur Cheick Ndao, Directeur de cabinet du maire, et Madame Diaw, responsable des affaires administratives et financières, en présence du préfet du département, des conseillers municipaux, des délégués de quartiers, d’agents municipaux et de citoyens. Les échanges ont mis en évidence un budget en adéquation avec les priorités actuelles des populations.

Après près de quatre heures de travaux, le conseil municipal a adopté à l’unanimité le budget prévisionnel 2026, arrêté à 1 759 140 269 FCFA. La section de fonctionnement s’équilibre à 739 343 000 FCFA, enregistrant une hausse de 18,25 % par rapport à 2025, tandis que la section investissement est évaluée à 1 019 797 269 FCFA, soit 57,97 % du budget total.

Les recettes fiscales, principalement issues des impôts locaux, connaissent une progression de 26,97 %, portée notamment par l’augmentation du foncier bâti et non bâti ainsi que de la contribution globale unique. La section investissement bénéficie également de l’appui du PACASEN, avec une contribution estimée à 444 023 200 FCFA, en plus des Fonds d’Équipement des Collectivités Territoriales (FECT).

Les projets inscrits dans le Plan annuel d’investissement (PAI) 2026 et le Plan triennal d’investissement (PTI) 2026-2028 accordent une priorité aux préoccupations exprimées par les populations lors des foras de quartiers.

À la clôture de la session, le préfet du département a salué la bonne tenue des travaux. Le premier adjoint au maire, Docteur Moustapha Diop, a remercié l’ensemble des participants, réaffirmant l’engagement de l’équipe municipale, conduite par le maire Abdoulaye Saydou Sow, à poursuivre la dynamique de développement de la commune.

Mamadou Ndiaye

À l’initiative de l’Amicale du Comité départemental de développement (CDD), en collaboration avec l’Amicale des Agents de Sécurité de Proximité (ASP), une randonnée pédestre a été organisée à Koungheul. L’événement a réuni autorités sanitaires, acteurs sociaux, sportifs et populations autour de la promotion du sport, de la santé et du bien-être collectif, sous le sceau de l’approche « Une Seule Santé ».

Cette activité citoyenne a été marquée par une importante séance de sensibilisation animée par le Médecin-chef du District sanitaire de Koungheul, le docteur Elhadji Malick Niang. Son intervention a porté sur la santé publique, notamment les maladies transmissibles entre l’homme et l’animal, avec un accent particulier sur le concept « One Health » (Une Seule Santé), qui met en évidence l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et la préservation de l’environnement.

Dans sa communication, le Dr Niang a insisté sur l’importance d’une alimentation saine, encourageant la consommation régulière de légumes et appelant les populations à revoir certaines habitudes alimentaires. Selon lui, la santé est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous, notamment à travers la pratique régulière du sport, qu’il considère comme un moyen efficace de prévention contre de nombreuses maladies.

Le Médecin-chef du District est également revenu sur la fièvre de la Vallée du Rift, en expliquant ses causes, ses conséquences et ses modes de transmission entre les animaux et l’homme. Il a présenté les principaux symptômes de cette maladie, tout en soulignant l’existence d’un site sentinelle de diagnostic mis en place dans le district pour la détection précoce de certaines pathologies, notamment la dengue.

Il a rappelé que plusieurs maladies zoonotiques se transmettent par les piqûres de moustiques ou par contact avec des sécrétions animales. À ce titre, il a insisté sur des mesures de prévention essentielles, telles que la cuisson du lait avant consommation et l’interdiction de consommer la viande d’animaux malades. Selon lui, près de 65 % des maladies humaines sont d’origine animale, d’où la nécessité d’une vigilance accrue.

Le Dr Niang a, par ailleurs, plaidé pour une collaboration étroite entre médecins, vétérinaires et acteurs de l’environnement, avec l’implication des autorités sanitaires, administratives et des communautés locales, afin de renforcer la prévention et la lutte contre les maladies.

Au terme de la randonnée, le chef de service de l’Action sociale, s’exprimant au nom de l’Amicale du CDD, a exprimé sa profonde gratitude au préfet du département, à l’adjointe au préfet Maïmouna Baldé, ainsi qu’au Médecin-chef du District pour la qualité de la sensibilisation menée tout au long du parcours. Il a également remercié l’Amicale des ASP, le club de randonnée de Koungheul, la presse et l’ensemble des participants.

Il a salué la présence du Directeur général de l’OGIS, Babacar Ndiaye, qui a honoré l’événement de sa participation. Profitant de l’occasion, il a invité les populations à participer massivement aux prochaines randonnées pédestres, annonçant également que l’Amicale du CDD envisage d’organiser une cérémonie de Nouvel An cette année. Une mention spéciale a été adressée au chef de service des Sports, pour son rôle déterminant dans la coordination et l’organisation de cette activité.

À travers cette randonnée pédestre, l’Amicale du CDD et ses partenaires ont démontré que la promotion du bien-être et la lutte contre les maladies passent aussi par l’activité physique, la prévention et la responsabilité collective. Un message fort a ainsi été lancé à Koungheul : la santé de l’homme, de l’animal et de l’environnement est indissociable, et seule une mobilisation de tous permettra de bâtir une communauté plus saine et plus résiliente.

Mamadou Ndiaye

samedi, 13 décembre 2025 15:46

DÉPISTAGE GRATUIT DES CANCERS FÉMININS

L'Administration pénitentiaire au chevet des femmes de la cité Pénitence de Keur massar 

Le centre médical des œuvres sociales de Keur Massar a abrité une activité de dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l'utérus suivi d'un lancement officiel des activités de la maternité. L'initiative est de l'administration pénitentiaire pour faire face à ces pathologies.

Pour prévenir les cancers féminins, l'administration pénitentiaire a tenu une journée de dépistage gratuit. Selon le président du comité directeur des œuvres sociales de l'administration pénitentiaire, Inspecteur Samba Yacine Diop, l'objectif est d'accélérer la prise en charge des soins liés à la campagne d'octobre Rose au profit des femmes et de la cité Pénitence. "Nous sommes à la deuxième éditon de cette activité avec la maternité dudit centre mis en service en janvier 2022 pour accroître et diversifier les soins", dit-il. Et de poursuivre :"Cette journée est également l'occasion pour nous de rappeler les missions et les actions sociales de l'administration pénitentiaire en termes d'assistance et d'accompagnement du personnel qui, au demeurant, avec l'installation de centres médicaux, bénéficient ainsi de soins de santé de proximité avec des tarifs préférentiels et parallèlement du remboursement succédant des sommes compensées dans le cadre du financement médical de l'administration".

Pour la maîtresse sage-femme du centre médical, Marie Catherine Séne, l'ouverture de cette nouvelle maternité est plus que nécessaire. "C'est une structure qui agit déjà pour le bien-être de la population et pour l'amélioration de ses conditions de vie. Ce nouveau local vient à son oeuvre pour améliorer les conditions d'accueil et de prise en charge des patients, réorganiser les services les plus difficiles, l'assassinat et augmenter les prises en charge du jour comme de nuit permettant d'améliorer le fonctionnement des urgences", dit-elle.

Le directeur général de l'administration pénitentiaire, Inspecteur Aliou Ciss, a pour sa part, indiqué que cette activité entre en droite ligne de la politique de prévention et de prise en charge par l'Etat du Sénégal des cancers qui touchent particulièrement les femmes. "Les oeuvres sociales ont pour but de mener des actions de prévoyance, de soutien et d'entraide dans l'intérêt exclusif de ces membres présentant des cas sociaux, d'améliorer le bien-être du personnel et de leur famille. C'est justement dans ce registre que s'inscrit cette cérémonie qui a le double avantage de faire bénéficier aux femmes de la cité de Keur massar et celles des cités environnementales la prise en charge des soins liés à la campagne d'octobre rose", fait-il savoir. Et de renchérir :" Ce centre médical mis en service au mois de janvier 2022 est désormais inscrit sur la carte sanitaire du Sénégal avec la signature le 12 mars 2025 de l'arrêté 4924 du ministère de la santé et de l'action sociale. L'acquisition d'un autoclave de stérilisation, d'un deuxième lit d'accouchement et d'un climatiseur pour le démarrage officiel des activités de la maternité permettent d'améliorer la prise en charge des patients ". Sur cette liste, il y ajoute l'acquisition d'un groupe électrogène de 33 KVA pour faire face aux coupures d'électricité et assurer ainsi la continuité du service au profit des usagers du centre en cas de coupure de courant et de six nouveaux climatiseurs pour améliorer les conditions de travail du personnel du centre pour un service de santé efficient. "Le lancement de la journée de dépistage gratuit des cancers des femmes au niveau du centre de cœur Massara démontre son caractère inclusif et sa volonté de toujours être proche des personnels pénitentiaires et de leurs familles dans le cadre de la prise en charge des questions liées à la santé", laisse-t-il entendre.

ARCOTS Guediawaye déplore le manque de considération des autorités 

La 3 ème édition du festival de Guediawaye prévue pour les 23 ,24 , et 25 décembre 2025 sera un évènement en envergure pour la commune de Guediawaye ,par ailleurs le président de l'Association des Artistes Comédiens du Théâtre Sénégalais , Cheikh Mbacké Niass, lors d'un entretien accordé à Point actu déplore le manque de considération des autorités envers l'ARCOTS de Guediawaye .

<< Comment se déroulent les préparatifs de la 3 ème édition du festival de Guediawaye>> ? 

Oui, ARCOTS Guediawaye, prépare son festival qui organise chaque deux ans . ARCOTS est une organisation nationale dirigée par Pape Faye et chaque localité dispose un représentant. Ici à Guediawaye, moi, Cheikh Mbacké Niass , je représente l'association. Les 23,24 et 25 décembre, nous organisons un festival appelé GUÉ-RIRE . Qui dit culture dit théâtre. Au niveau départemental comme national, le théâtre est un parent pauvre c'est pourquoi, on veut relever le défi en organisant cet événement. Vraiment, il y'a un manque de considération notoire envers les artistes de Guediawaye et pourtant dans les autres localités tel n'est pas le cas. Pour cette année, on a pas encore vu les autorités, malgré les promesses qu'ils ont tenues. Nous, on a fait des appels à candidatures, des demandes de subventions, le projet du festival et même on a écrit une correspondance à votre direction des Arts. Mais à dire vrai, pas de retour. Vraiment nous sollicitons que le ministère de la culture Amadou Ba jette un coup d'œil sur ce que nous faisons ici à Guediawaye. Nous savons qu'il vient d'arriver à la tête du ministère, mais on le demande solennellement de regarder les dossiers de la culture posés sur la table. 

<< La culture vecteur de développement est le thème que vous avez choisi, que vous inspire ce thème >> ? 

Ces derniers temps, on constaté que le pays va très mal. Mieux, le pays est très difficile : pression sociale, une économie totalement dénaturée , une société instable. C'est pour cause le GUÉ-RIRE de cette année prend cet angle car le théâtre est une thérapie. Il y aura des sous-thèmes sur la politique, la santé et sur l'environnement. Tous les 14 régions vont converger et chaque région présentera un thématique dans le but d'éduquer,et conscientiser les populations. On fera présenté aussi un thème sur la maladie du col de l'utérus afin de venir en aide nos femmes, nos sœurs etc...

<< Vous avez l'appui des autorités >>? 

On très inquiet . ARCOTS Guediawaye a dévoilé la date depuis dernière, et jusqu'à présent, vous voyez n'est encore posé sur la table. Sans doute, un festival a besoin d'être subventionné, à cet égard rien n'est pas encore fait. Même le maire Ahmed Aïda qui est notre premier magistrat. Alors que, tous les démarches ont été formulées . À part Racine Talla et Madame Khadija Mahécor . Ces deux autorités ont activement aider l'événement. 

Moustapha Ndiaye

Le chanteur-compositeur Mapenda Seck et le Communicateur traditionnel El Hadji Mamadou Mbaye Garmi sont à l'honneur à Paris. Les deux hommes publics et citoyens sénégalais viennent d'être élevés au rang d'Ambassadeur

(s) de la Paix. Ce sacre porte l'empreinte de Serigne Cheikh Fall Khady Guèye Ibn Serigne Modou Abdoulaye Fall Ibn Serigne Abdoulaye Fall Ndar Ibn Mame Cheikh Ibrahima Fall. Le guide religieux Baye Fall,par ailleurs, Président de l'Association Lamp pour le Développement et de l'Association

Serigne Falilou Fall basé dans la capitale française, veut à travers ce geste rendre un vibrant hommage au chanteur confirmé et au grand communicateur traditionnel pour service rendu au Sénégal et, notamment, à la Communauté Baye Fall mais aussi pour leur professionnalisme. La cérémonie de remise des diplômes s'est déroulée sous la supervision de M.Patrick, Président de l'Association Paix Universelle.

Pour rappel, Serigne Cheikh Fall Khady Guèye, petit-fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall Lamp, est aussi l'initiateur des Grandes Journées Hommage déidées annuellement aux Tirailleurs Sénégalais, en France. Elles sont ainsi prévues les 8 et 9 mai 2026, à l'Arc de Triomphe

(Paris). Quatre familles religieuses du Sénégal sont choisies comme parrains pour la prochaine édition: Tivaouane

(Sidy Ahmed Sy, fils aîne de Seydi El Hadji Malick Sy), Touba (Serigne Falilou Fall, fils aîné de Mame Cheikh Ibrahima Fall), la famille Kounta de Ndiassane et la Communauté Layène.

En perspectives des prochaines élections locales prévues en 2027, des fils de Kaolack sont, déjà, à l'assaut des suffrages des populations de cette Ville. Ainsi, ils annoncent une grande Coalition électorale pour rendre à la capitale du Saloum son lustre d'antan. L'information a été donnée par Ablaye Khouma, un des artisans de cette structure qui sera mise en place très prochainement: "Nous préparons activement les prochaines élecrions locales. Nous ambitionnons de mettre sur pied une grande Coalition électorale avec différentes sensibilités. L'objectif est d'oeuvrer pour le contrôle de la Mairie afin de rendre toute sa dignité à cette localité qui nous est si chère", a confié Ablaye Khouma. Qui liste les maux dont elle souffre: "A Kaolack, tout est urgence et priorité. L'assainissement, le chômage et le sous-emploi des jeunes, le défaut d'éclairage public, le non accès à l'eau potable, la mal gouvernance de ses ressources, etc. sont autant de pierres d'achoppement. Alors, notre Coalition, une fois accédée aux affaires municipales, va mener une politique hardie pour en finir avec ces problématiques d'une grande acuité."

Revenant sur la gestion de l'actuelle équipe municipale, M. Khouma de dire: "Nous allons procéder à l'audit intégral du foncier de Kaolack. Rien ne sera comme avant. On va finir avec cette gouvernance tatillonne, voire aventureuse qui a conduit à cette situation lamentable. Nous entendons intaller une équipe qui aura le charme à tout faire pour le développement socio-

économique de Kaolack. Notre Commune mérite mieux. Il est grand temps qu'elle retrouve son statut de Ville-carrefour rayonnante, respectable et respectée. Ses immenses atouts doivent profiter, d'abord, à sa population."

L’Hôpital Militaire de Ouakam (HMO) a inauguré ce vendredi une série d’infrastructures et d’équipements médicaux majeurs, marquant une nouvelle étape dans sa modernisation. La cérémonie a été présidée par le Chef d’état-major général des armées, le général Mbaye Cissé, en présence du directeur général de l’hôpital, le médecin-colonel Babacar Diao.

Parmi les innovations majeures figure l’installation d’un scanner 64 barrettes, un équipement de pointe doté d’applications intelligentes permettant d’améliorer considérablement la précision diagnostique. « Cet appareil permet à nos praticiens d’obtenir des examens de très haute qualité », a souligné le colonel Diao, avant d’ajouter que cet investissement s’inscrit dans la stratégie d’acquisition « d’équipements de souveraineté », destinés à réduire les évacuations sanitaires.

La journée a également été marquée par l’inauguration de plusieurs bâtiments et services clé 

Le nouveau service de consultation externe, conçu pour réduire les délais d’attente et désengorger le service d’accueil et d’urgence ;

Le bâtiment abritant la banque de sang, l’immunologie et l’histocompatibilité ;

Une cuisine industrielle moderne et un nouveau restaurant, destinés à améliorer le confort du personnel et des usagers.

« Nous recevions parfois des alertes de patients qui attendaient toute la journée avant d’être consultés. La nouvelle consultation externe va considérablement améliorer la situation », a expliqué le directeur de l’HMO.

Le Chef d’état-major a également procédé à l’inauguration de deux plateformes automatisées d’immunohistochimie, désormais considérées comme les seules du genre au Sénégal. Elles permettent de réduire drastiquement les délais de diagnostic des cancers : « un résultat disponible en une semaine au lieu de plusieurs mois », a précisé le médecin-colonel Diao.

Modernisation des spécialités médicales car le parcours d’inauguration a conduit la délégation dans plusieurs services spécialisés :

Ophtalmologie, désormais équipé pour rivaliser avec le secteur privé, avec des coûts divisés par 50 pour les patients ;

Maternité, dotée d’échographies standard, 3D et d’outils permettant aux futures mères « de rencontrer leur bébé avant la naissance » ;

Urologie, où une technologie innovante de détection du ganglion sentinelle est désormais en service ;

Neurochirurgie, équipée d’un nouveau microscope de dernière génération ;

ORL, enrichi d’un laser permettant de traiter localement des pathologies qui nécessitaient auparavant des évacuations sanitaires.

Interrogé sur la capacité du HMO à répondre aux besoins des Sénégalais, le colonel Diao a affirmé que l’hôpital « répond depuis longtemps aux attentes de la population ». Il a salué le professionnalisme et l’engagement du personnel, notamment des jeunes médecins, qu’il considère comme « la force motrice de l’hôpital ».

« La médecine militaire a toujours donné satisfaction au peuple sénégalais. Avec les investissements récents et l’engagement des jeunes praticiens, nous sommes en train de révolutionner la pratique médicale au Sénégal », a conclu le directeur de l’HMO.

Mamadou Touré 

 

La grande muette vient de franchir une étape historique dans la protection sociale de son personnel. Ce week-end, les Forces armées ont procédé à l’inauguration officielle du siège du Système Endogène de Retraite Complémentaire par Capitalisation, dénommé WAAJAL ËLËK, un dispositif novateur pensé pour assurer la sécurité financière des militaires une fois à la retraite.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du général d’armée Mbaye Sissé, Chef d’état-major général des armées (CEMGA), en présence des membres de la Mutuelle des Armées et de plusieurs autorités militaires.

Interviewé lors de la cérémonie, le dentiste-colonel Kébé, président du Conseil d’administration de la Mutuelle des Armées, est revenu sur l’esprit du programme.

Selon lui, le projet WAAJAL ËLËK est une initiative du CEMGA visant à « préparer l’avenir du militaire et le mettre à l’abri de la précarité économique après la retraite ».

Ce système de retraite complémentaire a pour cible les militaires en activité. Il fonctionne sur un principe d’épargne régulière, similaire à une assurance privée 

12 mois de versements constituent une année de cotisation ;

Les cotisations sont cumulées et capitalisées ;

Les fonds sont ensuite fructifiés afin de générer des intérêts ;

À la retraite, l’adhérent peut choisir de percevoir :

un capital unique, ou des rentes mensuelles sur 5, 10 ou 20 ans.

Pour le colonel Kébé, « WAAJAL ËLËK est un système endogène, propre à l’armée, qui vient compléter la retraite servie par l’État ». Il s’agit, dit-il, d’un véritable bouclier financier pour les militaires ayant servi la Nation.

Lors de l’inauguration, le logo du programme a été présenté. Conçu autour de symboles forts, il représente :

Un soldat — homme ou femme — tourné vers l’horizon ;

Un pont soutenu par deux mains : symbole de solidarité et de passage vers l’avenir ;

Un baobab protecteur, enveloppant l’ensemble ;

Les couleurs nationales, rappelant l’engagement républicain.

« Le soldat qui se prépare, qui protège et qui pense activement à son avenir, voilà l’esprit du logo », a expliqué le colonel Kébé.

La plaque inaugurale, dévoilée par le général d’armée Mbaye Sissé, retrace quant à elle les dates fondatrices du projet :

16 novembre 2023 : lancement de l’idée directrice ;

6 novembre 2025 : officialisation par note de service ;

1er novembre 2025 : début des retenues sur salaire ;

Janvier 2026 : entrée en phase active.

Les précomptes ont commencé depuis novembre et se poursuivent, marquant une montée en puissance progressive du dispositif. Selon la Mutuelle des Armées, WAAJAL ËLËK entrera pleinement dans sa phase active dès janvier, avec une gestion financière structurée, transparente et orientée vers la rentabilité.

Le programme place ainsi les Forces armées sur la voie des institutions modernes capables d’anticiper les besoins sociaux de leur personnel.

Préparer l’avenir du soldat, même après le service car avec WAAJAL ËLËK, les Armées posent les bases d’un modèle innovant de protection sociale, conjuguant vision stratégique, autonomie et solidarité.

« Préparer l’avenir » n’est plus un slogan : c’est désormais un mécanisme concret offrant aux militaires une  retraite plus sûre et plus digne.

 

Mamadou Touré 

 

 

 

 

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