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La rédaction

La rédaction

Ce Samedi 11 avril 2026 une forte délégation de la Coalition Diomaye Président conduite par Djidiack FAYE s'est rendue au ZIAAR Général annuel 2026 Cheikh Bounana Aîdara de Diofior dans le département de Fatick.

La délégation a été accueillie par le Maire de la Commune monsieur Youssou DIOME lui même membre de la Coalition DIOMAYE Président

Après avoir marqué sa satisfaction totale M.Diome a conduit la délégation auprès du Khalife pour des prières formulées en l'endroit de son excellence le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour un Sénégal de paix et de sécurité. Au nom du Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et de la Superviseur générale Madame Aminata TOURÉ , Djidiack FAYE et les responsables des différentes communes présents ont remercié le Khalife et ont sollicité des prières pour un Sénégal de paix , de stabilité et de prospérité économique Dans sa réponse, le Khalife cheikh bounana Aidara a formulé des prières à l'endroit du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE pour une pleine réussite dans ses charges présidentielles et également pour un second mandat afin de pouvoir concrétiser sa noble vision pour le Sénégal  

 

Signé la Coordination départementale de la Coalition DIOMAYE PRESIDENT

FATICK

Deux députés de la coalition PASTEF, Moussa Mbaye et Awa Sow, ont refusé de se lever pour marquer la discipline au Préfet du département de Koumpentoum lors de la cérémonie officielle du festival Pencum Niany. La préfète les a obligés à se lever ou à libérer la tribune. Un incident qui a créé une certaine tension lors de l'événement culturel. 

Moustapha Ndiaye

Les autorités administratives et municipales continuent de défiler à la 26ème édition de la Foire internationale de l'Agriculture et des ressources animales (Fiara) qui se déroule au Cices du 30 mars au 20 avril 2026. Après le Président Bassirou Diomaye Faye hier, c'est au tour du maire Abass Fall d'être le parrain d'une journée dédiée à la Ville de Dakar, occasion saisie par l'invité du jour de la Fiara d'annoncer de belles perspectives allant dans le sens de l'épanouissement économique des femmes de Dakar à travers la mise en oeuvre du Fonds de développement et de solidarité municipale (Fodem). 

Sous l'impulsion de Mme Aminata Diop Samb, le Fodem est à pied d'oeuvre avec une forte mobilisation des femmes de Dakar qui s'activent dans la transformation des produits locaux. C'est donc avec cet instrument que la Ville de Dakar compte atteindre les objectifs de développement que l'institution municipale s'est fixés en termes de promotion des activités rémunératrices des femmes et surtout pour leur épanouissement économique. Selon Abass Fall, ''en encourageant la production et l'entreprenariat, la Ville de Dakar a fait le choix de faire de la Fiara une belle opportunité pour apporter une réponse concrète et féconde à la promotion de l'offre de produits locaux et l'adaptation aux défis économiques. La consommation locale doit donc être perçue comme une initiative qui produit des retombées économiques certaines. Car, de petites unités de production et de transformation vont à coup sûr devenir de grandes industries compétitives''. 

Revenant sur le partenariat avec la Fiara, le maire de Dakar a annoncé de belles perspectives pour les femmes de Dakar à travers ces genres d'événement économique majeur. ''Nous pensons organiser périodiquement des foires commerciales en plus de la Fiara pour faire la promotion des produits locaux et des initiatives similaires. Avec le Fodem, toutes ces perspectives seront réalisées pour mettre les femmes de Dakar au coeur de notre politique de développement économique'', a indiqué Abass Fall. 

Y. ND

La Ligue des Ingénieurs du Sénégal (LIS) a tenu un point de presse officiel marquant, au cours duquel elle a dévoilé sa vision stratégique et ses priorités d’action pour les années à venir. Cette rencontre avec les médias et partenaires a mis en lumière le rôle central des ingénieurs dans la transformation économique, technologique et industrielle du pays.

Prenant la parole devant un parterre de journalistes, d’experts et d’acteurs institutionnels, le président de la LIS a insisté sur l’importance d’un engagement collectif pour accompagner les ambitions nationales. « Nous ne sommes pas seulement réunis pour célébrer une profession, mais pour réaffirmer notre engagement envers la destinée du Sénégal », a-t-il déclaré.

La LIS a présenté la déclinaison de son Plan stratégique 2025–2028, ainsi que son Plan d’action 2026, articulés autour de cinq axes majeurs :

1. Une approche systémique du développement

Les ingénieurs appellent à dépasser les approches sectorielles cloisonnées. Chaque projet — qu’il s’agisse d’infrastructures, d’énergie ou d’agriculture — doit être conçu comme un élément d’un système global interconnecté, garantissant une meilleure efficacité et durabilité.

2. Résilience et industrialisation

Face aux défis économiques, la LIS souligne la nécessité de renforcer la base industrielle du Sénégal. Avec un secteur secondaire représentant 22,6 % du PIB, l’objectif est clair : accélérer l’industrialisation, moderniser l’agriculture et renforcer la qualité des infrastructures.

3. Optimisation et révolution numérique

À l’ère de l’intelligence artificielle, les ingénieurs entendent promouvoir l’utilisation des données et des modèles prédictifs pour optimiser les systèmes logistiques, énergétiques et hydrauliques du pays.

4. Transition énergétique maîtrisée

La LIS plaide pour un équilibre entre exploitation des ressources gazières et développement des énergies renouvelables. L’enjeu est de garantir un coût de l’énergie compétitif tout en respectant les engagements environnementaux.

5. Souveraineté technologique

Enfin, la Ligue ambitionne de positionner le Sénégal comme un acteur producteur de solutions technologiques. « Un pays qui importe toutes ses solutions reste vulnérable », a rappelé le président, appelant à promouvoir l’innovation locale, le brevetage et la production nationale.

Au-delà des orientations stratégiques, la LIS a insisté sur la nécessité de mobiliser pleinement les compétences nationales. Elle affirme être prête à proposer des solutions concrètes dans plusieurs secteurs clés, dès lors qu’un cadre de collaboration structuré sera mis en place avec les autorités.

Dans un contexte marqué par les ambitions de transformation à long terme du Sénégal, la Ligue entend jouer un rôle moteur. « Il n’y aura pas de transformation sans ingénieurs, ni de souveraineté sans maîtrise technique », a martelé le président.

En conclusion, la LIS a lancé un appel fort à l’ensemble des ingénieurs sénégalais : faire preuve d’unité, d’excellence et d’engagement pour relever les défis du développement. L’année 2026 est ainsi présentée comme un tournant décisif pour la reconnaissance du rôle stratégique de l’ingénierie dans la construction du Sénégal de demain.

À travers cette feuille de route ambitieuse, la Ligue des Ingénieurs du Sénégal se positionne comme un acteur incontournable de la modernisation du pays, déterminé à transformer les visions nationales en réalisations concrètes et durables.

P. Touré 

Le cabinet Zaman Capital, à travers sa branche Zamaan Impact, a organisé une cérémonie de remise de certificats au profit des auditeurs de la formation en montage et gestion de projets en partenariats public-privé (PPP). Une initiative saluée par les acteurs publics et privés comme un levier stratégique pour accompagner le développement du Sénégal.

Dans un contexte marqué par la rareté des ressources publiques, les partenariats public-privé s’imposent de plus en plus comme une alternative crédible pour financer les infrastructures et soutenir la croissance économique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit cette formation certifiante, conçue pour doter les professionnels de compétences techniques, juridiques et financières indispensables.

Pour les participants, la motivation est claire : répondre aux nouveaux défis du développement. « Les PPP ne se font pas par tâtonnement. Ils exigent une préparation rigoureuse et des ressources humaines qualifiées », explique une auditrice, soulignant l’importance de ce programme sur mesure.

La formation vise ainsi à préparer une nouvelle génération d’experts capables de concevoir, structurer et piloter efficacement des projets complexes, en conciliant les intérêts du secteur public et du secteur privé.

Le programme a bénéficié de l’intervention de spécialistes reconnus du domaine, issus aussi bien de l’administration que du secteur privé. Cette diversité d’expertise constitue, selon les participants, un atout majeur pour appréhender les réalités du terrain et les exigences des PPP.

Les intervenants incluent des figures clés impliquées dans la régulation et la mise en œuvre des partenariats public-privé au Sénégal, garantissant ainsi une formation ancrée dans les pratiques actuelles.

Un enjeu stratégique pour l’État et les entreprises car pour Babacar Faye, directeur général de la SIRN (Société des infrastructures de réparation navale), les PPP représentent « un format de contractualisation essentiel » face aux contraintes budgétaires des États.

Il souligne que ce modèle permet de mobiliser à la fois expertise technique et capacités financières du secteur privé pour développer des infrastructures de qualité. Il cite notamment l’exemple du projet des chantiers navals de Dakar, conduit avec l’accompagnement de Zaman Capital, qui a abouti à un appel d’offres international inédit basé sur la loi PPP de 2021.

Même son de cloche du côté d’Abdoul Niang, directeur général de la SONES, qui insiste sur la nécessité de former les acteurs publics : « Le PPP est avant tout une négociation. L’État doit disposer de compétences solides pour garantir des accords équilibrés et défendre l’intérêt général. »

Selon lui, la certification constitue un véritable atout pour améliorer la gestion des projets publics et optimiser les investissements.

Président fondateur de Zaman Capital, Lamine Lô s’est félicité du succès de cette nouvelle cohorte, composée d’une vingtaine de professionnels issus de divers horizons. Il annonce également des innovations pédagogiques, avec davantage de cas pratiques et l’intégration d’outils numériques avancés.

À moyen terme, le cabinet ambitionne de renforcer le vivier d’experts en PPP et d’élargir son offre, notamment vers les projets de petite et moyenne envergure au niveau des collectivités territoriales.

Un levier clé pour le développement du Sénégal car à travers cette initiative, Zaman Capital confirme son rôle dans l’accompagnement des politiques publiques et la structuration de projets à fort impact. Dans un environnement économique exigeant, la maîtrise des partenariats public-privé apparaît plus que jamais comme une compétence stratégique pour bâtir le Sénégal de demain.

M. Touré 

Avant-première du film Rafet, une œuvre sensible et profondément humaine signée par la réalisatrice sénégalaise Khadidiatou Sow au Musée des Civilisations Noires.

Tourné dans le quartier traditionnel lébou de Ngor, le film raconte l’histoire poignante de Rafet, une fillette de 12 ans qui dissimule son visage derrière un masque en carton pour échapper aux moqueries. Rejetée pour son apparence mais reconnue pour sa richesse intérieure, elle entame un chemin intime vers l’acceptation de soi.

À travers ce récit, Rafet explore des thématiques universelles : le poids du regard des autres, les normes sociales imposées et la quête d’identité. Le film porte un message fort : la véritable beauté réside dans le courage d’être soi et dans la manière dont nous apprenons à regarder la différence.

Plus qu’un simple film, Rafet est une œuvre engagée. Il met en lumière des réalités souvent tues — celles des blessures invisibles causées par les jugements et les moqueries — tout en célébrant la résilience et la dignité humaine.

La projection était suivie d’un panel autour du thème : « Cinéma et questions sociales : acceptation de soi et enjeux socio-culturels ». Plusieurs intervenants de renom y 9n5  part, notamment la psychologue Soukeyna Diop, l’actrice et entrepreneure culturelle Absa Maty Kane, la journaliste Sabine Samb, ainsi que le comédien et producteur Sellou Diallo. La réalisatrice elle-même participera aux échanges, offrant un regard personnel sur son œuvre et la keynote à été assurée par le cinéaste Moussa Sène Absa, figure majeure du cinéma africain.

À l’issue de cette rencontre, les invités étaient conviés au vernissage de l’exposition « Rafet », qui propose une immersion dans l’univers artistique de la réalisatrice. Le Musée des Civilisations Noires également présenté une rétrospective de ses œuvres picturales réalisées entre 2018 et 2024, illustrant la dimension transdisciplinaire de son travail.

 Une œuvre née d’une expérience intime car dans une prise de parole empreinte d’émotion, Khadidiatou Sow confie que Rafet puise ses racines dans son propre vécu. Marquée dans son enfance par des remarques sur son apparence, elle transforme aujourd’hui cette douleur en un message universel.

« Ce film est une réponse aux blessures invisibles, aux jugements et aux normes imposées. Il parle de dignité, d’acceptation et de reconstruction », explique-t-elle.

À travers Rafet, la réalisatrice lance un appel à plus de bienveillance et de conscience dans notre regard sur les autres, en particulier sur les enfants et les jeunes confrontés à des standards parfois destructeurs.

Avec ce nouveau film, Khadidiatou Sow poursuit une démarche artistique engagée, à la croisée du cinéma et des arts visuels. Déjà reconnue pour ses œuvres précédentes, elle confirme ici sa volonté d’utiliser le cinéma comme un outil de réflexion sociale et de transformation.

Rafet s’impose ainsi comme une œuvre nécessaire, à la fois intime et universelle, qui invite chacun à repenser son regard sur la différence et à célébrer la singularité.

M. Touré 

La Chambre de Commerce Américaine au Sénégal (AmCham) et l’Ambassade des États-Unis au Sénégal, ont organisé ce jeudi 09 avril à Dakar, la 6ᵉ édition de la USA Week. La cérémonie d’ouverture de l’évenement s’est tenu sous la présidence du ministre du Commerce Serigne Gueye Diop et Jennifer Davis Paguada, chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal.

« C'est une journée très importante parce qu'elle incarne la rencontre stratégique de deux nations, de deux économies sénégalaises et américaines qui partagent une même ambition, créer de la valeur durable dans un cadre de liberté et de confiance », a expliqué Mahi Kane, président de la chambre de commerce américaine au Sénégal.

Selon lui, le but de la USA week est de rencontrer des investisseurs, des partenaires américains, des partenaires internationaux et aussi des chefs d'entreprise pour leur parler du Sénégal « de ce qu'elle offre en termes d'opportunités, d'atouts, sa position stratégique par rapport à l'Afrique de l’Ouest ».

Cet événement, qui se déroulera du 9 au 11 avril 2026, vise également à renforcer les liens commerciaux, la coopération économique, l'innovation et l'investissement entre les deux pays. « Cet événement met en avant le solide partenariat commercial entre les États-Unis et le Sénégal, ainsi que les perspectives de collaboration entre nos deux pays. Grâce à sa position stratégique et ses nombreux ports et à sa stabilité de longue date, le Sénégal est bien placé pour tirer profit de l'essor des opportunités commerciales en Afrique au cours des prochaines décennies », a fait savoir Jennifer Davis Paguada.

À cette occasion, le Dr Serigne Gueye Diop a mis en avant les nombreux atouts du Sénégal, notamment l’exploitation imminente de ses ressources naturelles, un climat des affaires de plus en plus attractif, ainsi qu’une nouvelle politique industrielle ambitieuse. Celle-ci vise la transformation locale des ressources à travers 45 agropoles et sites industriels répartis dans 8 pôles territoriaux.

Il a également souligné le rôle déterminant de la jeunesse sénégalaise et la position géographique stratégique du pays, qui confèrent au Sénégal une place de choix en Afrique de l’Ouest et sur le continent, notamment dans le cadre de la ZLECAf.

En marge de la cérémonie, le Ministre a visité plusieurs stands d’exposants au King Fahd Palace et a échangé avec des chefs d’entreprises présents.

Cette sixième édition de la USA Week Dakar 2026 confirme la dynamique de renforcement des relations économiques entre le Sénégal et les États-Unis. Elle s’inscrit pleinement dans la vision des autorités de promouvoir un secteur privé fort, innovant et tourné vers des partenariats stratégiques durables.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) sénégalais amorce une nouvelle phase de réflexion stratégique. Réunis ce jeudi dans un Hôtel de la place, les acteurs publics et privés ont pris part à une table ronde de haut niveau organisée par le Syndicat professionnel des entrepreneurs de BTP du Sénégal (SPEBTPS).

Placée sous le thème « Dialogue stratégique public-privé autour des enjeux du secteur des BTP », cette rencontre a enregistré la présence du ministre des Infrastructures, ainsi que de nombreux représentants d’institutions, d’entreprises et d’organisations professionnelles.

Dans son allocution d’ouverture, le président du SPEBTPS Omar Ndir à rappelé le rôle central du BTP dans le développement économique et social du Sénégal. « Le BTP est un moteur de croissance, un levier d’emplois et un catalyseur de modernisation », a-t-il souligné.

Cependant, malgré cette importance stratégique, le secteur fait face à de nombreux défis : difficultés d’accès au financement, pression sur les modèles économiques, insuffisances dans la planification des projets et fragilités dans le respect des engagements contractuels.

Le triptyque coût – délai – qualité, au cœur des préoccupations, reste difficile à maîtriser sur le terrain, entraînant retards, surcoûts et parfois une qualité insuffisante des infrastructures.

Les échanges se sont articulés autour de deux panels principaux :

L’exécution et la livraison des chantiers, avec un focus sur la maîtrise des coûts, des délais et de la qualité

L’avenir du secteur privé du BTP, face aux mutations du marché sénégalais et aux exigences d’une croissance durable

Les participants ont insisté sur la nécessité d’aboutir à des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer durablement la performance du secteur.

Moment fort de la rencontre : l’appel lancé par le SPEBTPS à la mise en place d’un “new deal pour les infrastructures” au Sénégal.

Ce nouveau cadre stratégique repose sur quatre piliers :

Un rôle accru du secteur privé national dans la réalisation des infrastructures

La création de consortiums d’entreprises pour renforcer les capacités techniques et financières

Le développement de partenariats public-privé (PPP) plus ambitieux

Une implication renforcée des banques et institutions financières

« Ce new deal n’est pas une option, c’est une nécessité », ont insisté les organisateurs, appelant à un changement de paradigme fondé sur la confiance, la transparence et la performance.

L’État appelle à plus de rigueur car de son côté, le ministre des Infrastructures a reconnu les difficultés du secteur tout en appelant à une responsabilité partagée. Il a notamment pointé des écarts importants entre les financements mobilisés et le niveau réel d’exécution des projets.

Certaines infrastructures, initialement prévues sur quelques années, accusent des retards allant jusqu’à dix ans, tandis que d’autres subissent des dégradations précoces, nécessitant des coûts de réhabilitation élevés.

Face à ces constats, les autorités envisagent un renforcement de la gouvernance des projets, une meilleure planification et, surtout, des sanctions plus strictes contre les entreprises défaillantes.

Au-delà des constats, cette table ronde marque une volonté commune de refonder le secteur. Tous les acteurs s’accordent sur un point : le développement du Sénégal passe inévitablement par des infrastructures de qualité.

« Le temps du diagnostic est révolu, place aux résultats », a conclu le représentant du ministère, appelant à des actions concrètes et immédiates.

Mamadou Touré 

Réuni en Commission administrative ce mardi, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de l’école sénégalaise. Face à une crise qui perdure depuis plusieurs mois, les enseignants dénoncent une « léthargie » du gouvernement et agitent la menace d’une année blanche si aucune solution rapide n’est trouvée.

Lors de cette rencontre d’envergure, regroupant les représentants du syndicat issus de toutes les inspections académiques du pays, le SAEMS a procédé à une évaluation de l’année scolaire 2025-2026. Le constat est sans appel : depuis le mois d’octobre, le système éducatif est fortement perturbé, avec des cours régulièrement interrompus par des mouvements d’humeur.

Selon le secrétaire général national du SAEMS, Élage Malick Youm, plus de 150 heures de cours ont déjà été perdues sur un volume annuel prévu de 1240 heures. Une situation jugée critique, d’autant plus que le troisième trimestre, décisif pour les apprentissages, est déjà entamé.

Au cœur des revendications syndicales figurent l’application des accords signés avec l’État, la revalorisation des salaires, la question des retraites ainsi que la révision de certaines dispositions fiscales jugées pénalisantes pour les enseignants, notamment la surimposition sur les rappels. Le SAEMS déplore également des divergences persistantes avec le gouvernement concernant les délais d’application et le périmètre des bénéficiaires des réformes envisagées.

Malgré une rencontre qualifiée de « décisive » tenue la veille avec les autorités, les propositions gouvernementales sont jugées insuffisantes par le syndicat, qui évoque des renvois à des audits et études, sans engagements concrets immédiats.

Dans ce contexte tendu, le SAEMS lance un appel solennel au président de la République afin qu’il s’implique personnellement pour éviter une paralysie totale du système éducatif. Le syndicat rappelle que l’histoire scolaire du Sénégal a déjà été marquée par des années blanches, notamment en 1988, et appelle à éviter un tel scénario aux conséquences lourdes.

Une plénière d’évaluation est prévue lundi prochain pour examiner en profondeur le projet de protocole soumis par le gouvernement. À l’issue de cette rencontre, deux options se dessinent : soit un compromis permettant de sauver l’année scolaire, soit une intensification du mouvement avec un nouveau plan d’action syndical.

« Si le gouvernement ne répond pas favorablement à nos préoccupations fondamentales, l’année scolaire 2025-2026 pourrait être lourdement compromise », prévient le SAEMS.

Alors que l’école sénégalaise joue un rôle central dans la formation du capital humain, l’urgence d’un dialogue constructif apparaît plus que jamais nécessaire pour éviter une crise aux répercussions durables sur toute une génération d’élèves.

Mamadou Touré 

La récente offensive parlementaire du groupe PASTEF, visant à abroger les articles L.29 et L.30 du Code électoral, nous place face à un paradoxe démocratique profond. Si, d'un point de vue strictement juridique et au regard des engagements internationaux du Sénégal, ces dispositions iniques doivent impérativement disparaître de notre arsenal, leur instrumentalisation politique exige une lecture lucide et dénuée de toute naïveté. Conçues hier comme une arme d'élimination par le régime de Macky Sall, brandies récemment par le PASTEF contre ses propres adversaires, ces dispositions sont aujourd'hui précipitamment ciblées par les députés Pastef. En tant que cadre imbu de valeurs républicaines, je réaffirme notre attachement indéfectible aux principes de droit : la loi électorale doit être purgée de ses scories, mais indépendamment des calculs politiciens du moment.

Du point de vue de l'orthodoxie juridique, les articles L.29 et L.30 constituent une tare congénitale de notre système démocratique. L'abrogation de ces textes n'est pas une faveur politique accordée à une frange de l'opposition ou du pouvoir, c'est une exigence absolue de conformité au droit international. La privation automatique des droits civiques et politiques s'inscrit en faux contre les standards établis. La Cour de Justice de la CEDEAO, dans sa jurisprudence constante, a maintes fois rappelé que les restrictions au droit de participation politique doivent être proportionnées, strictement nécessaires et non discriminatoires. En droit pénal moderne, le principe de l'individualisation des peines exige que toute déchéance de droits soit prononcée explicitement et souverainement par un juge, au cas par cas. Maintenir ces articles équivaut à substituer la froideur de la machine administrative à l'appréciation du juge, transformant une condamnation pénale en une mort civile perpétuelle. C'est sur ce fondement juridique fondamental qu'il faut faire sauter ce verrou.

Il convient cependant de rappeler la genèse de cette aberration institutionnelle. Ces dispositions n'ont jamais été pensées pour moraliser la vie publique sénégalaise. Elles ont été minutieusement taillées sur mesure par le régime de Macky Sall pour procéder à un tamisage électoral arbitraire. En tant que Républicain, je ne peux que dénoncer cette manipulation de la loi visant à écarter des candidats gênants. il faut reconnaître volontiers que de sérieux candidats ont été la cible et la victime emblématique de cette machination juridique.

Néanmoins, la rigueur intellectuelle nous impose de souligner l'opportunisme flagrant de l'actuelle majorité parlementaire. Le PASTEF s'érige aujourd'hui en champion de l'abrogation, omettant commodément la manière dont il a su s'accommoder de ces textes lorsqu'ils servaient ses intérêts immédiats. La moralité politique s'accommode mal des indignations à géométrie variable. Lorsque l'épée de Damoclès de ces mêmes articles a été brandie pour tenter de déstabiliser et de prendre la mairie de Barthélémy Dias, suite à ses déboires judiciaires, le silence sur l'iniquité de la loi fut assourdissant. L'arme d'élimination massive de l'adversaire est soudainement devenue un outil politique acceptable pour affaiblir un rival local.

Dès lors, comment interpréter la soudaine précipitation des députés de PASTEF, qui contournent l'Exécutif en s'appuyant sur l'article 69 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ? Ce passage en force législatif trahit en réalité les convulsions au sommet de l'État et la crise latente entre Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye. Face à la réticence ou à la lenteur de l'Exécutif à initier un projet de loi garantissant de manière définitive l'avenir politique d'Ousmane Sonko, le groupe parlementaire prend les devants. L'objectif n'est plus tant de restaurer la pureté démocratique du Code électoral que de sanctuariser l'éligibilité de leur leader, dans un contexte de guerre froide institutionnelle.

Face à cette proposition de loi, la position de tout républicain doit être celle de la constance, totalement débarrassée de toute compromission. Oui, d'un point de vue juridique, ces articles doivent sauter pour que le Sénégal honore ses engagements internationaux et respecte l'État de droit. Toutefois, notre soutien à cette épuration ne vaudra jamais quitus politique pour les manœuvres en cours. Nous refusons de voir la loi électorale manipulée comme une simple variable d'ajustement : hier pour éliminer, aujourd'hui pour intimider un maire, et demain pour régler une querelle de palais. La loi doit rester impersonnelle, générale et juste. C'est là le socle inébranlable de la République des valeurs que nous défendons.

Assane Diop

Cercle des Cadres de la Republique des Valeurs

CMU
cmu