samedi 6 décembre 2025 | Login
La rédaction

La rédaction

Dakar a accueilli ce lundi 17 novembre un atelier régional sur la numérisation et la préservation numérique, organisé par l'Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (AHJUCAF), en collaboration avec la Cour suprême du Sénégal. Cet événement a rassemblé des représentants de 15 Hautes Cours africaines et de la Cour de cassation française pour discuter des enjeux et des opportunités liés à la numérisation et à la préservation numérique des archives

Selon le ministre secrétaire général adjoint du gouvernement M.Abdoulaye faye,cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des participants dans la numérisation et l'anonymisation des arrêts, ainsi que de mettre en place des outils numériques pour améliorer la gestion et la diffusion de la jurisprudence francophone. Les participants ont également discuté des défis et des opportunités liés à l'utilisation des technologies numériques dans le système judiciaire.

Les discussions ont porté sur les processus de numérisation et d'anonymisation des arrêts, ainsi que sur la diffusion de la jurisprudence francophone via la base JURICAF. Les participants ont également échangé sur les meilleures pratiques en matière de numérisation et de préservation numérique des archives.

Les participants vont acquérir des connaissances et des compétences nouvelles en matière de numérisation et de préservation numérique des archives. L'atelier a également permis de renforcer la coopération entre les pays participants et de promouvoir l'utilisation des technologies numériques dans le système judiciaire. 

Cet atelier régional sur la numérisation et la préservation numérique de Dakar est un événement important pour les professionnels de l'archivage et les acteurs du système judiciaire. Il est à espérer que les résultats de cet atelier seront mis en œuvre et que les pays participants pourront bénéficier des connaissances et des compétences acquises pour améliorer la gestion de leurs archives.

Alioune ndiaye

L’Amicale des infirmiers et infirmières chefs de poste du district sanitaire de Kaffrine (AMIICP) a organisé, ce week-end, la troisième édition de sa journée de consultation et de dépistage gratuits. Cette initiative sanitaire communautaire, présidée par l’adjoint au sous-préfet de Katakel, Omar Diémé, s’est tenue au poste de santé de Ndiao Bambaly, après les étapes de Kathiotte et de Gniby lors des éditions précédentes. Elle vise à renforcer l’accès aux soins pour les populations rurales souvent confrontées à un déficit d’infrastructures de santé.

Selon Mamadou Badji, président de l’AMIICP, cette journée a pour objectif de rapprocher les services de santé des communautés et de favoriser le dépistage précoce des maladies chroniques. Plus de 600 patients ont ainsi été consultés pour diverses pathologies, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, l’hépatite B et le cancer de la prostate à travers le dépistage du PCA.

À l’issue des examens, quatre cas d’hépatite B positive ont été recensés. « Ces personnes portent le virus, mais cela ne signifie pas que la maladie est déclarée », a expliqué M. Badji, précisant qu’elles seront orientées vers un spécialiste à l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao de Kaffrine pour un suivi adéquat.

En marge des consultations, les équipes médicales ont mené des activités de sensibilisation sur les maladies comportementales, notamment le diabète et l’hypertension. Les professionnels de santé ont insisté sur l’importance d’une alimentation équilibrée, de la réduction de la consommation de sel, de sucre et de graisses, ainsi que de la pratique régulière d’une activité physique.

Cette journée a également permis d'offrir des services très attendus par les familles. Au total, 229 garçons ont été circoncis, un acte médical très sollicité en milieu rural. De leur côté, les femmes enceintes ont bénéficié de 133 échographies obstétricales gratuites, contribuant ainsi à un meilleur suivi de leur grossesse.

Baye Thiam, infirmier-chef de poste de Ndiao Bambaly et membre actif de l’amicale, a appelé les autorités administratives et territoriales à inscrire ces journées dans l’agenda départemental et à renforcer l’appui logistique et financier afin d’assurer la pérennité de cette initiative.

Présidant la cérémonie, l’adjoint au sous-préfet, Omar Diémé, a salué « une initiative exemplaire de santé communautaire ». Il a encouragé l’AMIICP à intégrer, lors des prochaines éditions, des panels d’information sur les maladies chroniques pour élargir la portée éducative de ces rencontres.

À travers cette troisième édition, l’AMIICP confirme son engagement à rapprocher les soins des populations, à promouvoir la prévention et à renforcer le dépistage dans tout le district sanitaire de Kaffrine. Une démarche fortement appréciée par les acteurs communautaires et les autorités locales, qui souhaitent sa continuité.

Mamadou Ndiaye

L'Alternative pour la Relève Citoyenne

(ARC) tisse sa toile au niveau de la grande banlieue dakaroise. Ce week-end, l'honorable députée et Présidente de la dite formation politique a présidé un meeting de ralliement au quartier Fith-Mith. La rencontre a vu l'adhésion officielle du CAADIS (Consortium des Acteurs et Actrices pour le Développement Intégré et Social) dans les rangs de ce mouvement. Madame Ndèye Penda Diop, Présidente des Femmes de l'ARC et leader du CAADIS, a réussi une mobilisation record, tout en s'engageant de manière résolue avec ses membres derrière la Présidente Anta Babacar Ngom. Séance tenante, Fatou Sylla a été promue chargée de la massification et de la formation de l'ARC/Guédiawaye qui entend placer la promotion et l'autonomie des femmes aux premiers rangs de ses priorités. Ces femmes ambtionnent d'accompagner leur leader jusqu'au Palais de la République.

La scène politique sénégalaise est en ébullition depuis que des rumeurs insistantes évoquent une fissure entre le président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, et son Premier ministre, Ousmane SONKO. Si cette « brouille » supposée occupe une bonne partie de l’espace médiatique, une lecture plus fine laisse entrevoir qu’il pourrait s’agir moins d’un désaccord véritable que d’une stratégie réfléchie — voire d’un repositionnement politique subtil.

En effet, l’adage « SONKO moy DIOMAYE, DIOMAYE moy SONKO », qui traduisait la fusion idéologique et stratégique entre les deux hommes durant la conquête du pouvoir, semble aujourd’hui remis sur la table avec plus de force encore. Car si le realpolitik impose une gestion pragmatique du pouvoir, il n’interdit pas des approches complémentaires, voire apparemment divergentes, pour arriver à des objectifs communs.

Dans le contexte actuel, la supposée division pourrait servir à plusieurs fins :

1. Phagocyter l’opposition mouvante :

Ces dernières semaines, l’opposition, profitant du flou sur certaines questions institutionnelles et du pari sur l’usure du nouveau pouvoir, commençait à reprendre du terrain. Cette dualité apparente entre SONKO et DIOMAYE pourrait donc être un moyen de neutraliser ces ambitions adverses en forçant les différents segments de l’opposition à montrer leur jeu trop tôt, ou à se diviser.

2. Structurer le camp présidentiel en deux pôles stratégiques :

D’un côté, SONKO polariserait l’aile pastefienne traditionnelle, idéale pour contenir les radicaux et regrouper les militants de la première heure ainsi que les alliés proches. De l’autre, DIOMAYE se positionnerait comme le pilier institutionnel, capable de rassurer les sceptiques, les républicains, voire les adversaires réconciliables — ceux qui n’ont jamais digéré le style SONKO.

3. Permettre une double alliance stratégique en vue des municipales :

Dans cette configuration, le camp présidentiel se donne la possibilité de mener deux stratégies électorales intelligentes : l’une plus idéologique, l’autre plus consensuelle. De quoi consolider davantage son assise territoriale et neutraliser les dynamiques adverses.

4. Cap 2029 : un pari sur la continuité du duo :

En réalité, cette dynamique apparente de dualité pourrait être une mise en scène au service d’un projet commun : préparer l’après-2029 en positionnant ensemble, au moment opportun, un candidat issu du système SONKO-DIOMAYE. Tout le reste ne serait que mise en contexte pour créer une illusion d’indépendance et de maîtrise institutionnelle.

En définitive, la « brouille », loin de signifier une rupture réelle, pourrait représenter l’expression la plus aboutie de la maturité politique de SONKO et DIOMAYE. Une manière de montrer que l’alliance qui a fait trembler le système depuis 2014 n’a pas fini de surprendre, ni de se réinventer.

Meissa THIAM 

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Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, M. Papa Malick Ndao, a représenté ce week-end le ministre Moustapha Mamba Guirassy à l’Assemblée générale du Syndicat national des enseignants de langue arabe du Sénégal (SENELAS/SFC). La rencontre a été marquée par le lancement officiel de la nouvelle collection pédagogique « 1, 2, 3 », destinée à renforcer l’enseignement de l’arabe dans les écoles élémentaires du pays.

Selon M. Ndao, cette initiative constitue « une contribution importante de l’enseignement arabe au niveau de l’élémentaire », fruit d’un travail collaboratif entre le syndicat et plusieurs services techniques du ministère, notamment la Division de l’enseignement arabe, l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF), ainsi que la Direction de l’enseignement élémentaire.

Le secrétaire général a salué « un processus long mais rigoureux » ayant abouti à la mise à disposition de supports pédagogiques qui pourraient représenter, selon lui, « une révolution et un tournant historique pour l’enseignement de l’arabe au Sénégal ». Les documents seront prochainement transmis de manière officielle au ministère pour intégration dans les dispositifs éducatifs.

M. Ndao a par ailleurs adressé ses félicitations aux inspecteurs et experts ayant participé à la conception des supports, ainsi qu’aux membres du SENELAS/SFC. Il a rappelé que le rôle d’un syndicat ne se limite pas aux revendications : « Les syndicats doivent aussi accompagner l’État et contribuer à l’amélioration du système éducatif en proposant des solutions qui lèvent les obstacles du secteur », a-t-il souligné.

Ce lancement marque une nouvelle étape dans la valorisation et la structuration de l’enseignement de la langue arabe dans les écoles publiques sénégalaises, un domaine en pleine évolution.

Mamadou Touré 

 

 

 

L’UMS parle “d’attaques contre les magistrats”,* mais il faut arrêter l’hypocrisie le seul homme qui vous insulte, vous diffame, vous traite de corrompus et vous piétine depuis des années, c’est Ousmane Sonko.

Personne d’autre n’a passé autant de temps à salir votre honneur, à vous accuser sans preuves et à détruire la confiance des citoyens envers la justice.

Depuis qu’il est entré en politique, il vous traite de tous les noms d’oiseaux, il vous humilie publiquement et vous fait passer pour un corps manipulateur et vendu. Et vous le laissez faire sans jamais le nommer.

Alors si vous voulez défendre la magistrature, commencez par dire la vérité 

l’auteur principal des insultes, des calomnies et des fausses accusations de corruption contre les magistrats sénégalais, c’est Ousmane Sonko.

Le reste, c’est du maquillage. La vérité, elle, ne change pas.

Ndeye Sow Leila

Le Bureau exécutif de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) a annoncé avoir pris des mesures face aux attaques répétées visant les magistrats et l’institution judiciaire Selon une note publié vendredi 14 novembre 2025, l’organisation indique avoir engagé une démarche concertée et inclusive avec la hiérarchie judiciaire afin de définir et déployer la stratégie de communication la plus adaptée au contexte actuel.

‎Dans ce cadre, et après avoir officiellement saisi le Président de la République par courrier, le Bureau exécutif de l’UMS a annoncé qu’il accordera un entretien à la RTS 1 à travers l’émission « Point de vue ». Cette intervention, prévue dimanche 16 novembre à 14h, permettra de répondre aux questions et interpellations qui agitent l’opinion ces derniers jours.

‎Le Bureau invite par ailleurs l’ensemble des magistrats à renforcer leur cohésion et à maintenir l’esprit de solidarité qui fonde leur corps, dans l’objectif de préserver et promouvoir la magistrature ainsi que ses valeurs.

‎Emedia

La cheffe du Service régional de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Awa Kandé, a plaidé ce jeudi pour l'installation d’une station piscicole à Kaffrine. Un outil devenu indispensable pour répondre à la forte demande en alevins et accompagner l’essor de l’aquaculture dans la région.

Lors d’une journée de récolte et de vente de poissons à la ferme piscicole Sékou Diatta, organisée avec le promoteur Pape Saliou Ndiaye et le soutien du PROVAL-CV et de l’ANA, Mme Kandé a lancé un appel clair : Kaffrine doit disposer de sa propre station piscicole. Selon elle, l’absence de cette infrastructure oblige encore les producteurs à parcourir de longues distances pour se fournir en alevins, un manque qui freine le développement du secteur.

« Une station ici permettrait d’alimenter toute la région, d’économiser du temps et de réduire les coûts pour les producteurs », a-t-elle insisté devant les autorités territoriales, services techniques, notabilités et partenaires présents.

La journée a également mis en lumière les performances de la ferme Sékou Diatta, considérée comme un modèle d’aquaculture intégrée. Sur un hectare, l’exploitation a réussi à récolter une tonne de tilapias niloticus grâce à six bassins de 100 m³, chacun initialement peuplé de 1 000 alevins.

Pour le promoteur, Pape Saliou Ndiaye, cette ferme dépasse le cadre purement économique. « Nous voulons participer à l’insertion des jeunes, mais cela demande un accompagnement renforcé, notamment en aliments et en financement », a-t-il plaidé, appelant les partenaires à soutenir davantage les initiatives locales.

De son côté, le chef du Service régional de la pêche, Ameth Diarra Diop, a salué l’initiative, soulignant son impact sur l’économie locale. Il a encouragé les populations à investir dans l’aquaculture, un secteur stratégique capable d’améliorer la sécurité alimentaire tout en générant des revenus durables.

Mamadou Ndiaye

Le système sanitaire de Kaffrine se renforce. Le Centre de santé Saliou Ndao a inauguré ce vendredi un nouveau bloc opératoire, un outil attendu depuis des années et qui permettra enfin d’assurer des interventions chirurgicales de proximité. Une avancée rendue possible grâce à l’appui décisif d’Enabel, dans le cadre de la coopération sénégalo-belge.

L’Enabel a financé plus de 25 millions de FCFA en équipements et 16 millions de FCFA pour former l’équipe dédiée au bloc. Un investissement stratégique pour améliorer la prise en charge des urgences obstétricales dans une région où les complications maternelles restent fréquentes.

« Ce bloc change le visage de notre centre. Nous pouvons désormais opérer et répondre plus rapidement aux urgences », a souligné le médecin-chef, Dr Christophe Kanfom, rappelant que Kaffrine accède ainsi au statut de centre de santé de niveau 2.

La préfète, Aïchatou Ndiaye Diallo Bodian, a salué un dispositif déjà opérationnel : des accouchements ont été enregistrés dès les premières heures. Elle a insisté sur l’importance de préserver et valoriser ces équipements essentiels pour les populations.

Avec cette nouvelle infrastructure, Kaffrine fait un pas de plus vers son ambition : offrir aux femmes et aux nouveau-nés des soins rapides, sûrs et accessibles.

Mamadou Ndiaye

Carlos Ancelotti, nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Brésil, n’a pas tari d’éloges sur le Sénégal lors d’une récente prise de parole médiatique. Alors que la Seleção prépare ses prochaines échéances internationales, l’entraîneur italien a insisté sur la qualité exceptionnelle des Lions de la Teranga, qu’il considère comme l’une des sélections les plus redoutables du moment.

Interrogé sur les adversaires susceptibles de mettre en difficulté son Brésil en reconstruction, Ancelotti a tenu à mettre en avant le niveau de la formation sénégalaise. « Le Sénégal n’est pas une équipe forte, c’est une équipe très, très forte. On a beaucoup de respect pour eux », a déclaré l’ancien coach du Real Madrid, rappelant le statut désormais incontournable des champions d’Afrique 2022.

Ces propos s’inscrivent dans la continuité de la progression spectaculaire du Sénégal sur la scène internationale. Avec une génération talentueuse menée par des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly ou encore Édouard Mendy, l’équipe d’Aliou Cissé s’est imposée parmi les nations africaines les plus ambitieuses et les plus régulières.

La victoire lors de la CAN 2022, suivie d’un parcours solide lors de la Coupe du monde 2022, a renforcé sa réputation de sélection rigoureuse, athlétique et tactiquement disciplinée. De nombreux observateurs considèrent d’ailleurs le Sénégal comme la référence actuelle du football africain.

Pour Carlos Ancelotti, respecter le Sénégal n’est pas seulement une question de politesse, mais de lucidité. Le Brésil, en quête de stabilité après plusieurs années irrégulières, doit se mesurer aux meilleures nations du moment pour retrouver sa suprématie. Et parmi ces nations, le Sénégal apparaît comme un test grandeur nature.

« Pour progresser, il faut affronter les plus forts. Et le Sénégal fait partie de ces équipes capables de battre n’importe qui », aurait confié un membre du staff proche de l’Italien.

Si aucune rencontre officielle n’est encore programmée entre les deux équipes, les propos d’Ancelotti entretiennent l’idée d’un futur choc qui passionnerait les amoureux du football, tant en Afrique qu’en Amérique du Sud. Un affrontement entre les Lions de la Teranga et la Seleção offrirait un spectacle tactique et technique de très haut niveau.

CMU
cmu