La rédaction
Journée mondiale de l’eau 2026 : l’accès équitable au cœur de l’autonomisation des femmes
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée ce jeudi 26 mars à Dakar, Mme Diarra Sow, Directrice générale de l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), a pris part à la cérémonie officielle aux côtés du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, et de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Placée sous le thème « Eau et Genre » avec pour slogan « Agir pour l’eau, c’est agir pour l’égalité », cette édition a constitué un cadre d’échanges privilégié sur les défis liés à l’accès équitable à l’eau, en particulier pour les femmes et les filles, premières touchées par les difficultés d’approvisionnement.
Intervenant lors d’un panel consacré à l’autonomisation des femmes et à la résilience des communautés, Mme Sow a mis en avant les initiatives de l’OLAC visant à faciliter l’accès des femmes à l’eau productive. Elle a rappelé que l’ambition de l’institution est de faire de l’eau un levier de développement économique, d’autonomie et de dignité pour les populations.
Dans son intervention, la Directrice générale a souligné la persistance de fortes inégalités d’accès à l’eau en Afrique, notamment entre les zones rurales et urbaines. Au Sénégal, cette fracture reste marquée, avec un accès encore limité en milieu rural. À ces disparités territoriales s’ajoutent des inégalités sociales et de genre, les femmes étant en première ligne face aux contraintes liées à l’approvisionnement en eau.
Elle a également insisté sur les conséquences de ces inégalités sur la santé, l’éducation et les opportunités économiques, estimant que l’accès à l’eau demeure un facteur déterminant de l’égalité des chances. Parmi les défis structurels évoqués figurent la variabilité climatique, le déficit d’infrastructures et les insuffisances dans la gouvernance du secteur.
Abordant le cas du Sénégal, Mme Sow a rappelé le potentiel du réseau hydrographique national, notamment le fleuve Sénégal, le fleuve Gambie et les différents bassins. Toutefois, ces ressources font face à des menaces telles que la salinisation, la surexploitation des nappes et la pression démographique croissante.
Face à ces enjeux, l’OLAC a engagé des initiatives structurantes, dont des projets d’aménagement et de mobilisation des ressources en eau, ainsi que des programmes de transfert à partir du lac de Guiers, principale réserve d’eau douce du pays. Ces actions visent à renforcer l’équité territoriale et à soutenir le développement durable.
La Directrice générale a par ailleurs mis en avant les retombées économiques de ces projets, notamment à travers le développement d’activités agricoles, pastorales et halieutiques, ainsi que la création d’emplois au profit des jeunes et des femmes.
Insistant sur la nécessité d’une gouvernance inclusive, Mme Sow a plaidé pour une implication accrue des collectivités territoriales, des femmes et des jeunes dans la gestion des ressources hydriques. Elle a également souligné l’importance des innovations technologiques, telles que les systèmes d’information géographique et la télédétection, pour améliorer la gestion de l’eau.
En conclusion, elle a lancé un appel à une mobilisation collective, affirmant que la maîtrise de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire les inégalités et promouvoir un développement équitable et durable.
Moussa Diba
Fête nationale de l'indépendance: Guediawaye fin prêt pour accueillir le défilé regional.
Sous le thème ' Forces de défense et de sécurité, partenaires des JOJ 2026", le Sénégal s'apprête à célébrer le 66eme anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Mais d'ores et déjà, c'est l'effervescence tant chez les populations civiles et les forces de défense et de sécurité pour cette fête nationale à Guediawaye comme l'a souligné le prefet du département en conférence de presse ce vendredi pour faire le point sur l'Organisation.
Le traditionnel défilé qui se tenait à Dakar, sur l'avenue de la RTS jusqu'à la place de l'Obelisque est donc délocalisé cette année. Il se déroulera sur l’axe du BRT, en face de la préfecture de Guédiawaye à partir de 08 heures. La cérémonie sera présidée par le gouverneur de la région, en présence des préfets de départements.
Le programme comprendra une prise d’armes avec remise de décorations, la projection d’un film dédié au thème retenu, ainsi qu’un grand défilé civil, militaire et paramilitaire, à pied et motorisé, accompagné d’une démonstration aérienne.
Placée sous le thème « Les Forces de Défense et de Sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026 », cette édition met en avant l’implication des Forces de Défense et de Sécurité du Sénégal dans l’organisation et la sécurisation de cet événement international.
La célébration intervient dans un contexte particulier, marqué par les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, une première sur le continent africain, renforçant ainsi la portée symbolique de cette commémoration nationale.
Il faut arrêter l’hypocrisie*.
Depuis quelques jours, certains responsables du Parti socialiste redécouvrent, avec une soudaine lucidité, les failles profondes de notre organisation : absence de leadership, perte de repères, rupture avec la base.
Mais cette lucidité tardive ne doit tromper personne.
Lorsque des militants, partout à la base, exigeaient une rupture claire avec le régime de Macky Sall, ces mêmes responsables ont choisi de défendre le statu quo.
Lorsque des voix s’élevaient pour appeler au renouvellement, à la clarification idéologique et à une refondation du parti, elles ont été ignorées, marginalisées, parfois combattues.
*Pourquoi ?*
Parce que beaucoup avaient fait le choix du confort du pouvoir plutôt que celui du combat politique.
Aujourd’hui, les mêmes voudraient se présenter en recours.
*C’est indécent*.
On ne peut pas être à l’origine du blocage et prétendre incarner la solution sans jamais rendre compte.
Pendant ce temps, des camarades, notamment au sein de Racines Socialistes, IRAS, IR/PS, ont tenu une ligne constante : vérité, rupture, refondation.
Nous n’avons pas varié.
Nous n’avons pas cédé.
Nous n’avons pas attendu que la maison brûle pour appeler à l’action.
*Aujourd’hui, les faits nous donnent raison*. Nous avions dit, depuis 2021, qu'aucun des responsables du Parti, particulièrement ceux siégeant au Secrétariat Exécutif National ne voulaient de renouvellement tant qu’ils ne sont pas sûrs d’avoir des compromis favorables à leurs intérêts personnels au détriment de l'intérêt collectif.
*Mais il ne s’agit pas d’avoir raison.*
*En gardant le meilleur du Socialisme africain, nous devons inventer, fonder, créer une structure qui nous réconcilie, nous nous unit et qui nous permet de repondre aux attentes de nos compatriotes.*
*Et Inventer, Créer Construire, exige du courage politique* :
*— assumer une rupture nette avec les pratiques du passé,*
*— renouveler profondément le leadership,*
*— redonner au Parti socialiste une colonne vertébrale idéologique claire,*
*— rétablir un lien de confiance sincère avec les militants.*
Le temps des constats est terminé.
Le temps est venu de prendre nos responsabilités collectives. *À défauts des responsabilités individuelles s'assumeront.*
Nous faisons le choix de nous inscrire dans cette dynamique de refondation exigeante, avec tous ceux qui refusent la résignation et les faux-semblants.
Le Socialisme peut encore redevenir une grande force politique.
Mais pas avec les méthodes d’hier.
Et certainement pas avec ceux qui refusent d’assumer leur part de responsabilité.
L’histoire nous regarde.
À nous d’être à la hauteur.
Moustapha Diaw
Alternance du 19 mars 2000 : le PDS revendique l’héritage de Wade et alerte sur les défis actuels
À l’occasion de l’anniversaire de l’alternance démocratique du 19 mars 2000, la Fédération Nationale des Cadres Libéraux (FNCL) et la Fédération Nationale des Enseignants Libéraux (FNEL), avec l’appui du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), ont annoncé la publication d’un document intitulé « Wade, le père fondateur du Sénégal moderne ».
Cette initiative vise à revisiter les acquis de la première alternance tout en interpellant les autorités sur la situation actuelle du pays.
Selon les organisateurs, le document propose un bilan sectoriel, certes non exhaustif, des réalisations enregistrées entre 2000 et 2011. Il met en lumière les avancées économiques, sociales, infrastructurelles et démocratiques impulsées sous la présidence de Abdoulaye Wade.
« Le 19 mars 2000 marque un tournant historique dans la vie politique du Sénégal. Ce fut le début d’une ère de transformation et de modernisation », a déclaré Ousmane Goudiaby, président de la FNCL, lors de la conférence de presse.
Il a rappelé qu’à cette époque, le Sénégal faisait face à de nombreux défis : une croissance économique faible, un chômage élevé, une dette publique importante et un système éducatif en crise.
Des réalisations mises en avant car les cadres libéraux ont insisté sur les réformes engagées durant cette période, notamment en matière d’infrastructures (routes, autoroutes, aéroports), de modernisation urbaine et de désenclavement territorial.
Ils ont également souligné le rôle de Karim Wade dans la conduite de grands projets structurants et dans la mobilisation des ressources internationales.
Selon eux, ces réalisations traduisent une vision ambitieuse d’un Sénégal moderne et ouvert sur le monde.
Une inquiétude face à la situation actuelle car au-delà du bilan, les intervenants ont exprimé leurs préoccupations face aux difficultés économiques et sociales actuelles. Ils évoquent notamment une dette publique croissante, une perte de visibilité stratégique et un malaise chez les jeunes, les agriculteurs et les travailleurs.
« Le Sénégal semble avancer sans cap clair, sans vision structurée », ont-ils regretté, appelant à plus de rigueur, de compétence et de leadership dans la gestion des affaires publiques.
La FNCL et la FNEL ont également demandé davantage de transparence, notamment sur la gestion de la dette publique, et appelé à la publication régulière des données économiques officielles.
Sur le plan international, elles ont insisté sur la nécessité pour le Sénégal de retrouver une diplomatie forte, capable de défendre ses intérêts dans un contexte mondial marqué par des tensions, notamment au Moyen-Orient.
La publication du document sera suivie d’une conférence de presse prévue le mercredi 25 mars 2026 à la permanence Oumar Lamine Badji, à Dakar. Cette rencontre servira de cadre d’échange sur l’actualité nationale et internationale ainsi que sur les défis auxquels le Sénégal est confronté.
En conclusion, les organisateurs affirment que cette commémoration ne se limite pas à un devoir de mémoire. Elle constitue également un appel à préserver et renforcer l’héritage de l’alternance.
« L’héritage laissé par le président Abdoulaye Wade n’est pas un souvenir, mais une responsabilité », ont-ils insisté.
Mamadou Touré
SN-HLM : limogé en pleine négociation de 40 milliards FCFA, Bassirou Kébé défend son bilan et dénonce une situation héritée « catastrophique »
Quelques semaines après son éviction de la tête de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM), Bassirou Kébé est sorti du silence. Lors d’un point de presse tenu ce jpir à Dakar, l’ex-directeur général est revenu en détail sur les circonstances de son départ, tout en dressant un bilan de sa gestion et de la situation qu’il affirme avoir trouvée à son arrivée.
Membre du parti au pouvoir Pastef, Bassirou Kébé avait été limogé le 18 février 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par des tensions liées à des propos jugés critiques à la suite de la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lors de violences policières à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Face à la presse, l’ancien patron de la SN-HLM a révélé qu’il était sur le point de finaliser un financement d’envergure estimé à 40 milliards de francs CFA au moment de son limogeage. « Le lendemain de mon départ, j’avais un rendez-vous pour conclure ce dossier. Nous avions déjà engagé des discussions avancées avec des organismes de garantie et le Comité national de la dette publique, avec l’appui du ministère des Finances », a-t-il expliqué.
Selon lui, ce financement structuré en deux facilités, dont une première tranche de 13 milliards de francs CFA, devait permettre de soutenir plusieurs projets immobiliers, notamment sur les axes Dakar–Mbour et Dakar–Thiès. Toutefois, il souligne qu’en tant que directeur sortant, il ne lui était plus possible d’engager juridiquement la signature de ce type d’accord.
Bassirou Kébé a également tenu à défendre son bilan à la tête de l’entreprise publique. Il affirme avoir hérité d’une situation financière « extrêmement préoccupante », marquée notamment par un redressement fiscal avoisinant les 9 milliards de francs CFA. « À mon arrivée, la structure était dans une situation que je qualifie de catastrophique. Nous avons engagé un plan de restructuration rigoureux pour redresser progressivement la barre », a-t-il déclaré.
L’ex-directeur général met en avant plusieurs réalisations accomplies durant son mandat, ainsi que des projets en cours qu’il dit avoir laissés à un stade avancé. Il invite par ailleurs son successeur, Pape Abdourahmane Dabo, à poursuivre les initiatives engagées, notamment le dossier de financement qu’il considère stratégique pour l’avenir de la SN-HLM.
Enfin, Bassirou Kébé insiste sur la transparence de sa démarche, affirmant que ses déclarations peuvent être vérifiées auprès des autorités compétentes, en particulier le Comité national de la dette publique.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où les enjeux liés au logement social restent cruciaux au Sénégal. Entre pressions démographiques et besoins croissants en habitations accessibles, la SN-HLM demeure un acteur clé, dont la stabilité et les orientations stratégiques suscitent une attention particulière.
Le départ de Bassirou Kébé, conjugué aux révélations sur les finances et les projets en cours, relance ainsi le débat sur la gouvernance des entreprises publiques et la continuité des politiques dans un secteur aussi sensible que celui de l’habitat social.
M. Touré
Surveillance maritime : le Sénégal muscle sa stratégie face aux nouvelles menaces
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la sécurisation de ses espaces maritimes et fluviaux. L’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) organise, les 26 et 27 mars à Dakar, un atelier national de haut niveau consacré au renforcement du dispositif de surveillance, dans un contexte marqué par la montée des défis sécuritaires et économiques liés à la mer.
Placée sous l’égide du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, cette rencontre stratégique réunit l’ensemble des acteurs de l’Action de l’État en mer : forces de défense et de sécurité, administrations techniques et partenaires sectoriels. L’objectif est clair : améliorer la coordination, moderniser les moyens de surveillance et bâtir une réponse collective face aux menaces croissantes.
À l’ouverture des travaux, le représentant du ministre, le Colonel Yoro Thiam, a insisté sur le caractère stratégique des espaces maritimes et fluviaux sénégalais. Véritables piliers de l’économie nationale, ces zones sont aujourd’hui exposées à des risques multiples : pêche illicite, trafics, migration irrégulière, pollution et insécurité en mer.
À ces défis s’ajoutent de nouveaux enjeux liés à l’exploitation pétrolière et gazière offshore, qui exige une vigilance accrue pour protéger les installations et garantir une cohabitation harmonieuse des usages maritimes.
« La réponse doit être collective, coordonnée et efficace », a-t-il souligné, appelant à une synergie renforcée entre les différentes institutions.
Durant deux jours, les participants échangent autour de thématiques clés telles que la sécurité de la pêche artisanale, la protection des écosystèmes, la modernisation des outils de surveillance et la coordination interinstitutionnelle.
Dans son allocution, le Directeur général de l’ANAM Mr Becaye DIOP a dressé un tableau sans détour des défis à relever. « Nos eaux sont à la fois une richesse et une vulnérabilité », a-t-il affirmé, évoquant des menaces « protéiformes et évolutives ».
Face à cette réalité, il a appelé à une transformation profonde du dispositif national, fondée sur un principe central : la synergie entre tous les acteurs. « Nous ne sommes pas des entités distinctes, mais les composantes d’une même force », a-t-il insisté.
L’accent a également été mis sur l’innovation technologique comme levier essentiel : satellites, drones, intelligence artificielle et radars côtiers sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la surveillance de demain.
Parallèlement, l’ANAM affiche des ambitions fortes, notamment la création d’une académie maritime nationale et le développement de systèmes avancés de veille côtière. Des initiatives qui s’inscrivent dans la Vision Sénégal 2050, avec pour objectif de faire des espaces maritimes un véritable « sanctuaire de souveraineté ».
À l’issue des travaux, des recommandations stratégiques et opérationnelles sont attendues pour renforcer durablement la gouvernance maritime du pays.
Au-delà des échanges techniques, cet atelier marque une volonté politique affirmée : celle de faire du Sénégal un acteur maritime organisé, prévoyant et pleinement maître de son destin en mer.
M. TOURÉ
IFE 2026 : jusqu’à 10 millions d’euros pour booster l’emploi et la formation au Sénégal
Dakar a abrité, ce mercredi 25 mars 2026, le lancement officiel de l’édition 2026 de l’appel à projets de la Facilité Investissements pour l’Emploi (IFE), un mécanisme de la KfW Banque de Développement, destiné à soutenir la création d’emplois durables au Sénégal.
Organisée en présence des partenaires de la coopération allemande, notamment la GIZ, la rencontre a permis de présenter les nouvelles orientations de ce programme, qui s’inscrit dans l’initiative « Invest for Jobs ».
Prenant la parole, le directeur du bureau de la KfW à Dakar, Dr Josef Haider, a mis l’accent sur la qualité des emplois visés. « Les bons emplois sont ceux qui sont bien rémunérés, avec des conditions de travail décentes, une sécurité sociale et une protection au travail », a-t-il expliqué. Selon lui, l’objectif principal reste la création d’emplois durables au Sénégal à travers un appui direct aux entreprises et aux acteurs publics.
L’appel à projets, ouvert du 20 mars au 1er juin 2026, s’adresse aux entreprises privées, aux entités publiques ainsi qu’aux organisations à but non lucratif. Les projets retenus pourront bénéficier de subventions comprises entre 800 000 et 10 millions d’euros, couvrant entre 25 % et 90 % du coût total de l’investissement, selon la nature des initiatives.
Cette année, une innovation majeure a été introduite : un cofinancement additionnel pour les projets intégrant des programmes de formation professionnelle orientés vers des secteurs en tension en Allemagne. Cette approche vise à favoriser une migration de main-d’œuvre qualifiée dans une logique de partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays.
Plusieurs secteurs stratégiques sont ciblés, notamment le BTP, l’industrie métallurgique et électrique, les technologies de l’information, la transformation agroalimentaire, le transport et la logistique, ainsi que l’hôtellerie et la restauration. Les projets incluant des volets de formation technique et linguistique seront particulièrement privilégiés.
Le mécanisme de l’IFE repose sur un cofinancement, les porteurs de projets devant apporter une contribution significative. Les candidatures feront l’objet d’un processus compétitif en deux phases, allant de la présélection à l’évaluation approfondie des projets.
À travers cette initiative, la coopération allemande entend lever les contraintes à l’investissement privé, renforcer les compétences de la main-d’œuvre et contribuer à la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes.
Les autorités et partenaires présents ont ainsi appelé les acteurs sénégalais à soumettre des projets solides et innovants, capables de répondre aux défis de l’emploi et de la formation dans un contexte de transformation économique.
Avec ce nouvel appel à projets, l’IFE confirme son engagement en faveur d’un développement inclusif, en misant sur le dynamisme du secteur privé et les opportunités de coopération internationale.
Moussa Diba
8 mars 2026 : les femmes syndicalistes du Sénégal réclament « des droits effectifs, une justice équitable et des actions concrètes »
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, le Réseau National des Femmes Syndicalistes du Sénégal affiliées à la CCSS-CSI (RENAFESS) a organisé un point de presse au siège de la CNTS, à la Maison des travailleurs de Keur Madia, dans le quartier Cerf-Volant à Dakar. Une rencontre marquée par un plaidoyer fort en faveur du respect des droits des femmes, d’une justice équitable et de mesures concrètes pour l’égalité de genre et l’autonomisation économique.
Regroupant les comités nationaux des femmes de cinq centrales syndicales affiliées à la CSI Afrique — notamment la CNTS, la CNTS/FC, la CSA, l’UDTS et l’UNSAS — le RENAFESS s’inscrit dans une dynamique de mobilisation continue pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles au Sénégal.
Cette journée a servi de cadre pour dresser un bilan des avancées enregistrées. Parmi celles-ci, les syndicalistes saluent la mise en place de l’Observatoire national de la parité homme-femme ainsi que l’adoption du décret n°2022-2307. Ce texte marque une avancée significative en permettant désormais l’inscription des femmes dans les délibérations foncières familiales, rompant ainsi avec l’ancien décret n°72-1288 qui réservait ce droit au seul chef de ménage.
Malgré ces progrès, le RENAFESS souligne que de nombreux défis persistent, notamment au regard des objectifs fixés par l’Agenda 2030 des Nations unies. L’organisation insiste sur l’urgence d’accélérer les efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable relatifs à l’éducation de qualité (ODD 4), à l’égalité entre les sexes (ODD 5) et à la réduction des inégalités (ODD 10).
Placée sous le thème international « Droits, Justice et Action pour toutes les femmes et les filles », l’édition 2026 met en lumière la nécessité d’une approche globale. Pour le RENAFESS, la reconnaissance des droits doit impérativement s’accompagner de leur application effective, d’un accès équitable à la justice et de politiques publiques concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes.
Dans cette optique, plusieurs recommandations ont été formulées : la révision des lois discriminatoires, l’amélioration de l’accès et du maintien des filles à l’école, la mise en place de formations adaptées pour les femmes du secteur informel, ainsi que le renforcement de la protection sociale. Le réseau appelle également à un soutien accru à l’entrepreneuriat féminin, sans distinction, et à l’application des conventions internationales, notamment la C183 sur la protection de la maternité et la C190 contre les violences et le harcèlement au travail.
Conscient de sa mission de représentation et de sensibilisation, le RENAFESS entend poursuivre son plaidoyer auprès des autorités et des partenaires afin que la voix des femmes soit davantage prise en compte dans les politiques publiques.
En clôture, les organisatrices ont invité les médias à relayer largement ce message, dans un contexte où l’égalité de genre demeure un enjeu majeur de développement.
Mamadou Touré
*Diourbel : Mamadou Guèye mise sur la petite enfance pour bâtir l’avenir*
Dans le cadre de ses actions de proximité, Mamadou Guèye, candidat déclaré aux élections territoriales de 2027, a procédé ce mardi 24 mars au lancement de la 4ᵉ phase de la tournée du mouvement Convergence Citoyenne Sénégal Bignou Beug, dédiée aux structures de la petite enfance dans le département de Diourbel.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’engagement social visant à améliorer les conditions d’accueil et de sécurité des tout-petits. À cette occasion, plusieurs structures ont bénéficié de la remise de boîtes à pharmacie, un geste à forte portée symbolique et pratique, destiné à répondre aux besoins sanitaires immédiats.
Pour Mamadou Guèye, cet appui traduit une vision claire : « investir dans la petite enfance, c’est bâtir les fondations d’une société plus juste et plus résiliente ». Une conviction qu’il place au cœur de son action politique et citoyenne.
Au-delà de la distribution de matériel, cette tournée a également permis des échanges directs avec les encadreurs et les responsables des structures visitées. Ces moments de dialogue ont été l’occasion de recueillir les préoccupations du terrain et de mieux cerner les défis auxquels font face les acteurs de la petite enfance.
Porté par une volonté affirmée d’être proche des populations, Mamadou Guèye entend inscrire son action dans la durée, en multipliant les initiatives concrètes au service des communautés locales.
Alors que l’échéance des élections territoriales de 2027 se profile, le candidat affiche sa détermination à poursuivre cet engagement de terrain, convaincu que le développement local passe avant tout par l’écoute, l’action et la solidarité.
« L’engagement continue », martèle-t-il.
Guinée : Kade Camara nommée Directrice générale adjointe du GDB
Mme Kade Camara a officiellement pris fonction, mardi 24 mars 2026, en qualité de Directrice générale adjointe en charge de l’attractivité et du rayonnement à l’Agence Guinéenne de Développement (Guinea Development Board – GDB).
La cérémonie d’installation a été présidée par le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, sous la supervision du Vérificateur général.
Dans son allocution, la nouvelle responsable a exprimé sa reconnaissance pour la confiance placée en elle et réaffirmé son engagement à servir la Nation avec « rigueur, loyauté et détermination ».
Mme Camara a inscrit sa nomination dans la dynamique de réforme engagée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, visant à renforcer les capacités opérationnelles de l’administration publique. Elle a salué, à cet effet, la mise en place de l’Agence Guinéenne de Développement, qu’elle considère comme « une illustration concrète et stratégique » de cette volonté de transformation.
La nouvelle Directrice générale adjointe a également adressé ses remerciements aux autorités, notamment au Ministre Directeur de Cabinet, pour leur engagement en faveur du développement et du rayonnement de la Guinée.
Évoquant l’ampleur de sa mission, Mme Camara a indiqué qu’elle travaillera en étroite collaboration avec le Directeur général, Namory Camara, ainsi qu’avec les autres Directeurs généraux adjoints, M’bemba Sylla et Yolande Challoub.
Créée dans le cadre du programme Simandou 2040, l’Agence Guinéenne de Développement ambitionne de positionner la Guinée comme une destination de référence pour les investisseurs et un pôle d’opportunités à l’échelle internationale.
Mme Camara a, enfin, souligné que le rayonnement d’une nation repose sur la valorisation de ses potentialités, la promotion de ses richesses culturelles et touristiques, ainsi que sur la cohérence de l’action collective.
Moussa Diba
