La rédaction
FADP 2025 : une gestion transparente au service d’un financement plus structuré de la presse
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Monsieur Alioune SALL, a présidé, le mardi 07 avril 2026, une conférence de presse consacrée à la publication du rapport de l’exercice 2025 du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP).
La rencontre s’est tenue au Building administratif Président Mamadou DIA, en présence des membres de son cabinet, des membres du Conseil de gestion, du Directeur de la Communication, Monsieur Habibou DIA, également Administrateur du FADP, ainsi que du Président du Haut Conseil du Dialogue social, des représentants des organisations faîtières, de la société civile et de leaders religieux.
Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence, de redevabilité et d’ouverture, traduisant l’engagement du ministère à promouvoir une gestion inclusive, concertée et responsable des ressources publiques destinées au secteur de la presse.
Une allocation rigoureuse et entièrement justifiée des ressources publiques
Le Ministre et l’Administrateur du fonds ont mis en avant un processus inclusif, conduit en concertation avec les organisations faîtières siégeant au Conseil de gestion, notamment le CDEPS, le SYNPICS et l’APPEL, ainsi que la CJRS, associée en qualité de personne ressource.
Pour la première fois, un compte rendu détaillé a été partagé avec un large éventail d’acteurs, traduisant une rupture avec les pratiques antérieures.
L’ensemble du processus d’attribution des ressources a été conduit dans le respect des principes de légalité, d’équité et de traçabilité, avec une documentation systématique de toutes les étapes, depuis la réception des dossiers jusqu’à la validation finale des bénéficiaires. La publication intégrale du rapport traduit cet engagement de transparence, en mettant à la disposition du public les critères d’éligibilité, les mécanismes de sélection, les montants alloués ainsi que les arbitrages opérés par le Conseil de gestion.
Lors de la présentation du rapport, l’Administrateur a rappelé l’enveloppe globale de 1,9 milliard de francs CFA, du FADP pour l’exercice 2025, dont 1 899 990 007 francs CFA ont été effectivement attribués.
Au total, 164 bénéficiaires ont été retenus, représentant environ 70 % des dossiers examinés, répartis entre entreprises de presse privées et radios communautaires.
Les chiffres illustrent une transformation profonde dans la répartition des ressources, avec des écarts marqués entre 2023 et 2025 :
Presse en ligne :
2023 : 143 sites bénéficiaires pour 392 millions FCFA (minimum octroyé : 1 million F CFA)
2025 : 21 sites pour 327 millions FCFA (minimum octroyé : 4,8 millions F CFA)
Radios communautaires :
2023 : 167 radios pour 195 millions FCFA
2025 : 127 radios pour 412,2 millions FCFA (minimum octroyé : 3 millions F CFA)
Télévisions :
2023 : 17 chaînes pour 192 millions FCFA (minimum : 4 millions F CFA)
2025 : 6 chaînes pour 344 millions FCFA.
Radios commerciales :
2023 : 18 radios pour 95 millions FCFA
2025 : 4 radios pour 96,25 millions FCFA. S’agissant des organes de gouvernance du secteur, la Commission de la Carte Nationale de Presse (CCNP) et du Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les Médias au Sénégal (CORED) ont bénéficié d’enveloppes budgétaires, arrêtées respectivement à 33 780 000 F CFA et 48 918 976 F CFA.
La formation, un levier central
Au-delà du financement, le FADP met un accent particulier sur la formation des professionnels des médias, en octroyant au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), une enveloppe de 125 750 000 F CFA, contre 25 000 000 F CFA en 2023, soit une augmentation significative de 403%%.
Des montants en hausse pour les bénéficiaires conformes
L’un des apports les plus significatifs de la réforme réside dans la revalorisation substantielle des financements alloués aux structures éligibles. Cette dynamique traduit un changement de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de répartir les ressources entre un grand nombre d’acteurs, mais de soutenir de manière plus conséquente ceux qui démontrent leur conformité et leur capacité à contribuer durablement au développement du secteur.
La réforme engagée ne vise pas à exclure, mais à encourager la conformité aux exigences légales et réglementaires. Dans les faits, plusieurs organes de presse ont vu leurs allocations évoluer de manière notable, passant du simple au double, voire au triple par rapport aux exercices antérieurs. Cette progression résulte d’une application rigoureuse de critères qualitatifs intégrant notamment la régularité fiscale, le respect du droit du travail, la structuration administrative et financière. Ces exigences ont permis d’introduire une pondération basée sur la qualité, favorisant les organes respectant les normes professionnelles.
Cet «effet bonificateur» constitue ainsi un levier stratégique de la réforme. Il vise à encourager les bonnes pratiques, à inciter les entreprises de presse à se formaliser davantage et à s’inscrire dans une logique de professionnalisation accrue.
Enfin, s’agissant des attentes exprimées par certaines organisations faîtières souhaitant bénéficier d’un financement direct, et des recommandations formulées par le Conseil de gestion, le Ministre a estimé que les réformes en cours offrent des perspectives concrètes pour une meilleure prise en compte des différentes préoccupations. À cet égard, le MCTN invite l’ensemble des acteurs du secteur à s’inscrire résolument dans cette dynamique de réforme, fondée sur la responsabilité partagée, la transparence et la consolidation durable de l’écosystème médiatique.
Composition du Conseil de gestion du FADP
Le Ministre chargé de la Communication, Président du Conseil de gestion du FADP, a été représenté au cours des travaux par son Directeur de Cabinet, Monsieur Mouhamadou Al Moundji SECK. Les autres membres sont les suivants :
M. Habibou DIA, Administrateur du FADP ;
M. Amadou KANOUTE, chef de la Division Presse et Information, MCTN ;
M. Mamadou Moustapha DIOUF, chargé du suivi des opérations, MCTN ;
M. Aly Khoudia NDIAYE, chargé de mission, MCTN ;
M. Mor DIOUF, Secrétaire exécutif du Projet de Coordination des Réformes budgétaires et financières, ministère des Finances et du Budget (MFB) ;
M. Serigne DIAGNE, Directeur général de Dakaractu, Association des Éditeurs et Professionnels de Presse en Ligne (APPEL) ;
M. Cheikh THIAM, Directeur Général de Sédar Business Group, Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS);
M. Talla DIENG, Président de l’Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC) ;
M. Moustapha CISSE, Secrétaire général du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS).
Personne ressource :
Monsieur Mamadou DIAGNE, Président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal
DÉFILÉ DU 4 AVRIL À KOUMPENTOUM: Le préfèt appelle à la mobilisation pour le développement du département
À l’occation de la célébration du Fête de l'indépendance du Sénégal, la préfète du département de Koumpentoum, Safietou Joséphine Dieng, a lancé un vibrant appel à la mobilisation de toutes les forces vives pour impulser le développement local.
Dans son allocution, la cheffe de l’exécutif départemental a rappelé la portée historique et symbolique de cette journée. “ Mes chers compatriotes, je suis honorée de prendre la parole en ce jour mémorable du 4 avril, jour de l’indépendance de notre chère nation, le Sénégal. C’est une célébration patriotique et républicaine, une occasion de magnifier notre histoire, notre culture et nos valeurs’, a-t-elle déclaré.Les festivités ont été rythmées par 96 heures d’activités citoyennes, sportives et culturelles, mobilisant fortement les populations locales. Le traditionnel défilé militaire et civil a constitué le point d’orgue de la célébration, en présence des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité ainsi que des habitants venus en grand nombre.
Le nombreux public a eu droit à des prestations de qualité, avec le défilé civil, militaire et paramilitaire. La préfète a insisté sur les valeurs fondamentales de paix, d’unité nationale et de responsabilité collective. “ Le 4 avril nous rappelle que notre indépendance est le fruit d’un combat, mais surtout le point de départ d’une responsabilité”, a-t-elle souligné.
Elle a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité pour leur rôle essentiel dans la stabilité du pays. “Elles protègent, rassurent et incarnent au quotidien l’autorité de l’État et la permanence de la République”, explique-t-elle.
Un plaidoyer pour le développement local !
Au-delà de la célébration, Safietou Joséphine Dieng a mis l’accent sur les enjeux de développement du département. Selon elle, Koumpentoum regorge d’importantes potentialités agro-sylvo-pastorales encore sous-exploitées. Elle a ainsi appelé à un engagement collectif, dans l'intérêt de la ville. “ Le développement de Koumpentoum ne se fera pas sans discipline ni engagement”, a-t-elle martelé. S’adressant aux différentes composantes de la société, elle a invité les jeunes à transformer leur énergie en initiatives productives. En ce qui concerne les femmes, Safiétou Joséphine Dieng leur demande de poursuivre leur rôle central dans la cohésion sociale et économique. Elle a par ailleurs demandé aux leaders communautaires de promouvoir la paix et le vivre-ensemble.
La préfète a particulièrement insisté sur le potentiel de la jeunesse locale à créer de la valeur et de l’emploi, notamment à travers l’exploitation des ressources agro-sylvo-pastorales. Elle a ainsi plaidé pour une synergie entre les secteurs public et privé afin d’accompagner les initiatives des jeunes et favoriser leur autonomisation. Ce qui est , selon elle, une condition essentielle pour un développement durable du territoire. “ L'avenue du département repose sur une mobilisation collective et une valorisation intelligente de ses ressources naturelles et humaines”, a-t-elle ajouté.
Moustapha Ndiaye
Aminata Camara honorée aux Diaspora Awards pour son engagement au service de la diaspora
C’est une distinction qui vient couronner des années d’engagement et de dévouement. Ce samedi 4 avril à Paris, Madame Aminata Camara, PDG de Diaspora Solution, a été honorée lors des prestigieux Diaspora Awards, une cérémonie qui met en lumière les acteurs les plus influents et engagés de la diaspora.
Cette reconnaissance vient saluer son travail remarquable en faveur des Sénégalais de l’extérieur, à travers des initiatives concrètes visant à accompagner, orienter et apporter des solutions adaptées aux préoccupations de la diaspora.
En tant que binational, Aminata Camara incarne une nouvelle génération de leaders engagés, œuvrant à renforcer les liens entre le Sénégal et ses ressortissants à l’international. À travers son entreprise Diaspora Solution, elle s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable dans l’accompagnement des projets et des investissements vers le Sénégal.
Très émue lors de la remise de ce trophée, elle a tenu à exprimer sa profonde gratitude :
« Je dédie ce trophée à mes parents, qui m’ont transmis cette double culture, véritable richesse et force dans mon parcours. Je le dédie également à tous les binationaux, qui, comme moi, portent deux cultures et construisent des ponts entre les nations.
Elle ajoute avec conviction :
« Cette reconnaissance n’est pas une finalité, mais un engagement renouvelé. Celui de continuer à œuvrer pour notre diaspora, de créer des opportunités et de contribuer activement au développement de notre pays. »
Au-delà de cette distinction, Aminata Camara entend poursuivre sa mission avec encore plus de détermination, en portant haut la voix de la diaspora et en proposant des solutions innovantes face aux défis actuels.
Cette récompense marque ainsi une étape importante dans son parcours, mais surtout le début de nouvelles ambitions au service du rayonnement du Sénégal.
Prix Ragné 2026: Le FODEM primé rehausse l'image de la Ville de Dakar
En 2026, le FODEM a effectivement reçu un prix important qui temoigne de la qualité de travail accompli sous l'égide de la Ville de Dakar. Ce Prix remporté le 31 mars 2026 est dévoilé lors de la célébration de la 4ᵉ édition de FIRINFINANCE, et le FODEM se voit récompensé ''Prix de l’Impact et de l’Inclusion Féminine''.
La distinction a été remise à Aminata Diop Samb, directrice du FODEM. Ainsi, le jury a récompensé ’l'engagement du FODEM pour l’autonomisation économique des femmes, l’accompagnement financier des femmes et des jeunes entrepreneurs, son impact social et économique dans la ville de Dakar. Pour rappel, cela recadre parfaitement avec la mission du FODEM qui est un fonds mis en place par la Ville de Dakar pour soutenir l’accès au financement, surtout pour les activités économiques locales et les projets portés par les femmes.
Y' ND
Kaffrine : À la gare routière, les conducteurs de motos Jakarta étouffés par la grève des transporteurs
À la gare routière de Kaffrine, l’ambiance est morose. Habituellement animée par les appels des convoyeurs et les vrombissements des moteurs, elle est aujourd’hui marquée par l’attente, l’incertitude et la frustration. Depuis le début de la grève des transporteurs, les conducteurs de motos Jakarta sont eux aussi plongés dans une situation économique difficile. Sur les trottoirs chauffés par le soleil, les motos garées en file indienne témoignent de l’ampleur du ralentissement.
Assis sur sa moto, le regard perdu vers les véhicules immobilisés, Baye Zal, Jakartaman, raconte un quotidien devenu presque insoutenable, « Depuis le début de la grève, notre activité tourne au ralenti. Nous restons sur place du matin au soir sans presque rien gagner, alors que c’est notre seule source de revenus pour subvenir à nos besoins. La situation est très difficile. C’est pourquoi nous appelons solennellement les parties prenantes à trouver une solution. » Comme lui, beaucoup dépendent entièrement de cette activité informelle pour nourrir leur famille. Le manque de clients se fait sentir à chaque heure qui passe.
À quelques mètres, Omar, autre conducteur de Jakarta, estime que la grève porte préjudice à l’ensemble du pays : « La grève n’est pas bénéfique pour le pays. Il est préférable que le gouvernement engage des discussions avec les syndicats du transport. Les chauffeurs ont des revendications, et l’État doit les inviter autour d’une table. Actuellement, les activités sont presque à l’arrêt, car ce sont les voitures qui acheminent habituellement les clients vers les motos Jakarta. » L’effet domino est évident : sans véhicules de transport en fonctionnement, les motos Jakarta perdent leur principal flux de clientèle.
Pour Serigne Wilane, conducteur lui aussi, la situation dépasse largement le cadre des professionnels, « Ce sont les populations qui en subissent les conséquences, car elles ne peuvent pas vaquer normalement à leurs occupations. Nous aussi, conducteurs de Jakarta, en ressentons les effets. Notre activité tourne au ralenti et il devient difficile de subvenir aux dépenses quotidiennes.»
Certains, comme Fallou Mangane, estiment que la paralysie du transport doit impérativement cesser, « La grève doit prendre fin, car la population n’arrive plus à vaquer correctement à ses occupations. Concernant les motos Jakarta, nous réalisons plus de bénéfices lorsque le secteur du transport fonctionne normalement. Certains clients doivent parcourir de longues distances que nous ne pouvons pas assurer. J’appelle donc les chauffeurs à reprendre le travail.»
Au terme de cette journée à la gare routière de Kaffrine, un constat s’impose : la grève des transporteurs plonge toute une chaîne d’activités dans la précarité. Chauffeurs, Jakartamen, vendeuses, commerçants, chacun subit un manque à gagner considérable.
Tous appellent à une solution : un dialogue direct, sincère et rapide entre l’État et les syndicats, pour permettre un retour à la normale.
Mamadou Ndiaye
Pose de la première pierre et lancement des travaux de rénovation de la Zawiya Seydi El Hadj Malick SY (RTA) de Dakar : entre mémoire spirituelle et renaissance architecturale*
Il est des lieux dont la simple évocation suffit à convoquer le recueillement, à apaiser le tumulte intérieur et à rappeler la permanence des héritages invisibles qui structurent nos sociétés. La Zawiya Seydi El Hadj Malick Sy de Dakar appartient incontestablement à cette lignée d’espaces bénis, où le temps semble s’ébrouer avec retenue, loin du capharnaüm des contingences profanes.
Ce lundi 6 avril à 12h00, sur le site même de l’édifice, s’est tenue la cérémonie officielle marquant le lancement des travaux de rénovation, conformément à l’instruction du Khalife général des Tidianes, sous la direction éclairée de Serigne Mame Ousmane Sy Habib qui est présentement en Gambie. Ce moment, d’apparence modeste mais d’une densité symbolique inénarrable, s’inscrit dans une dynamique de restauration matérielle et de préservation spirituelle.
*Une cérémonie sobre, mais d’une portée historique*
À cette occasion, la pose de la première pierre a été effectuée lors d’une cérémonie empreinte de solennité, placée sous la présidence de Serigne Cheikh Tidiane Sy Dabakh. L’assemblée, loin de tout tintamarre mondain, s’est distinguée par une harmonie rare, où la diversité des présences traduisait l’importance du lieu et de son rayonnement.
*Étaient notamment présents* :
- Monsieur Alioune Ndoye, Maire de Dakar-Plateau,
- Monsieur Alioune Sall, Maire de Dakar,
- Monsieur Ousseynou Ly, Ministre Conseiller et Porte-parole de la Présidence de la République,
- Monsieur Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar,
- Monsieur Cheikh Tidiane Diop, Imam de la Zawiya Seydi El Hadj Malick Sy de Dakar,
- Professeur Makhtar Kebe,
- Monsieur Mame Ousmane Sy Djamil, guide religieux,
- Serigne Abdoul Aziz Sy Ibn Serigne Sidy Ahmed Sy,
- Imam Alioune Moussa Samb, de la Grande Mosquée de Dakar,
- Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Tall, Imam de la Zawiya Seydi El Hadj Malick,
- Iman Rawane Diop
- Monsieur le Préfet de Dakar.
À leurs côtés, la délégation du comité de pilotage de Jamaatoun Nour Assouniya, conduite par son Secrétaire Général Famara Sylla, ainsi que des personnalités telles que Cheikh Ahmed Tidiane Seck et El Hadj Malick Cissé, sans oublier les membres du comité de gestion de la Zawiya.
*Entre pierre et esprit : *une œuvre de transmission*
Au-delà du geste inaugural, presque laconique dans sa forme mais profondément chargé de sens, c’est une véritable antienne de transmission qui s’est rejouée sous nos yeux. Car bâtir ou restaurer une Zawiya ne relève point d’une simple lubie architecturale : il s’agit d’un engagement envers la mémoire, d’un refus des œillères de l’oubli, et d’une fidélité à une histoire spirituelle qui traverse les générations.
Dans un monde parfois livré à un certain ramdam de superficialités, cette cérémonie a rappelé, avec une sobriété presque surranée, que certaines œuvres échappent au pensum du quotidien pour s’inscrire dans une temporalité plus haute, presque intemporelle.
*Une renaissance silencieuse mais déterminée*
Ainsi, la rénovation de la Zawiya ne saurait être perçue comme un simple chantier matériel. Elle apparaît plutôt comme une renaissance discrète mais essentielle, un retour à l’essence même de ce que fut et demeure ce lieu : un espace de savoir, de foi et de rassemblement.
Puissent ces travaux, portés par tant de volontés convergentes et de regards bienveillants, redonner à la Zawiya de Dakar toute sa splendeur d’antan, et inscrire cette renaissance dans la continuité d’un héritage que nul temps, fussent les plus agités, ne saurait effacer.
zawiya.sn
Kaffrine : Grave accident sur l’axe Diakhao Saloum – Diout-Nguel, quatre morts et un blessé grave
Un tragique accident de la circulation s’est produit ce samedi 05 avril 2026, aux environs de 04h30, sur l’axe Kaffrine, entre les villages de Diakhao Saloum et Diout-Nguel. Le choc a impliqué un véhicule particulier et un camion semi-remorque, causant la mort de quatre personnes et faisant un blessé grave.
Selon les premières informations recueillies, une voiture de marque Toyota Auris, circulait dans le sens Touba–Kaffrine. Arrivé au niveau du lieu de l’accident, le véhicule a violemment percuté l’arrière d’un camion semi-remorque.
L’impact, d’une extrême violence, n'a laissé aucune chance à plusieurs occupants de la voiture.
Les corps sans vie ont été évacués vers le Centre hospitalier régional de Kaffrine. Le blessé, dans un état critique, a également été pris en charge par les services de santé.
Les enquêteurs ont procédé aux premiers constats et une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de cet accident meurtrier. Les circonstances restent pour le moment non élucidées.
Mamadou Ndiaye
Kaffrine : Pastef monte au créneau et dénonce une “parodie de justice” dans l’affaire Ndiaga Niang
Réunis en point de presse aux côtés de la famille de Ndiaga Niang, le parti Pastef – Les Patriotes a dénoncé avec vigueur la condamnation à deux ans de prison ferme infligée au jeune militant par le tribunal de grande instance. Pour les responsables du parti, il s’agit ni plus ni moins d’une “injustice flagrante” et d’une “condamnation politique maquillée en décision judiciaire”.
Face aux journalistes, le député et porte-parole communal Abdoulaye Thomas Faye n’a pas mâché ses mots. Il affirme que le procès ayant abouti à cette décision était “rocambolesque”, et surtout marqué par “l’absence totale de preuves matérielles”, des “témoignages contradictoires” et des accusateurs “tous issus de l’APR, adversaire politique direct”.
Pour Pastef, l’affaire dépasse largement le cadre judiciaire. “Le seul élément constant, indiscutable et jamais contesté dans ce dossier, c’est l’engagement politique de Ndiaga Niang”, a lancé Abdoulaye Thomas Faye, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre un opposant connu.
Cette accusation trouve un écho dans la douleur de la famille du jeune condamné, présente lors du point de presse. Ses membres ont exprimé leur indignation et leur détresse, affirmant que Ndiaga Niang “paie pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la justice”.
Déterminé à aller au bout, le parti a annoncé qu’un appel sera interjeté dans les délais légaux. Pastef demande à la cour d’appel de : revisiter les “failles béantes” du dossier, confronter les contradictions des témoignages à charge, évaluer les déclarations jugées mensongères, et libérer purement et simplement Ndiaga Niang. “Nous irons jusqu’au bout. La vérité finira par triompher”, a martelé Abdoulaye Thomas Faye, sous les applaudissements des militants et du public présent.
Mamadou Ndiaye
Nécrologique avec le Décès de Seydou Diagne: L'hommage du jeune frère Meissa Thiam
A Dieu Grand Seydou !
Grand Seydou Diagne dit « Diapa » s’en est allé à la pointe des pieds.
Personne intègre, il était un homme calme, pieux, jovial et profondément respectueux. Le rencontrer était toujours une occasion précieuse d’échanges enrichissants et de conseils avisés. Sa courtoisie naturelle se remarquait en toute circonstance, même sur le terrain de football où il jouait avec responsabilité et habileté. Il avait cette rare élégance de ne jamais blesser ses adversaires, reflet d’une grande bonté d’âme.
Taquin par moments, mais toujours dans le respect absolu, il incarnait une sérénité remarquable. Je ne l’ai jamais vu dans un état de colère ou de mécontentement. En somme, Seydou faisait partie de ces personnes devenues rares, presque en voie de disparition.
Aujourd’hui, il nous quitte en laissant un grand vide à Guédiawaye, à ses amis, et à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître.
Nos sincères condoléances à la famille Diagne, à son frère Momar, à toute la population de Guédiawaye, et à l’ASC Manko en particulier.
Repose en paix, Grand Seydou.
Que le Bon Dieu t’enveloppe de Sa miséricorde. Amine.
Meissa THIAM
Forte influence de Mimi Touré dans la coalition DP: Au fond, c’est une question de méthode (par Alioune Ndiaye)
On peut critiquer Aminata Touré ; ce qui pose problème, c’est comment le fait Cheikh Yerim Seck. Ses dernières sorties tiennent de l’apostrophe « je préviens Diomaye », « je la démasque » mais restent suspendues au-dessus des faits. Or Mimi Touré a un parcours public documenté : postes ministériels, action à la primature, prise de parole à l’Assemblée. C’est cette matière qu’il faut passer au crible : quelles réformes défendues, quels arbitrages budgétaires, quels résultats. Si son attention est aujourd’hui tournée vers l’économie réelle et le social (emploi, pouvoir d’achat, accès aux soins), ça doit se traduire en propositions précises, en amendements, en votes et c’est exactement ce qu’un observateur sérieux doit vérifier, comparer et discuter.
Le souci avec Yerim Seck, ce n’est pas la critique ; c’est le remplacement de l’investigation par l’invective Il occupe l’espace avec un ton de procureur, mais sans pièces. Résultat : il draine l’oxygène du débat et installe une défiance permanente qui dépolitise tout. Le Sénégal n’a pas besoin d’un de plus qui joue avec sa langue pour exister ; il a besoin qu’on élève le niveau preuves, contexte, conséquences. À défaut, la polémique tourne à vide et le public, fatigué, finit par se détourner de la chose publique.
Alioune Ndiaye Coordonnateur départemental MIMI2024 à fatick et membre du pool communication Diomaye président.
