mercredi 10 juin 2026 | Login
La rédaction

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Après cinq années de mise en œuvre, le programme NEKKAL entre dans sa phase de capitalisation. À l’occasion d’un atelier de partage et de validation des documents de capacitation, acteurs institutionnels, partenaires techniques et experts se sont réunis pour dresser le bilan et définir les perspectives d’un système d’état civil modernisé, inclusif et sécurisé.

Financé en grande partie par l’Union européenne, ce programme ambitieux a permis des avancées notables dans la modernisation de l’état civil au Sénégal. Infrastructures rénovées, centres d’état civil construits, déploiement d’outils numériques, formation des agents : les acquis sont jugés significatifs par les autorités.

Prenant la parole au nom du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, le représentant du ministère a insisté sur l’importance stratégique de l’état civil. « Sans acte de naissance, point d’existence juridique », a-t-il rappelé, soulignant que ce service constitue la porte d’entrée à des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé ou encore la participation citoyenne.

Le Directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) a, pour sa part, appelé à dépasser le stade des constats pour entrer dans une phase d’accélération. Selon lui, le programme NEKKAL a permis d’amorcer une transformation structurelle, mais des défis majeurs subsistent : inégalités territoriales, insuffisance de connectivité, lenteurs administratives et sécurisation des données.

« Ce que nous avons accompli est important, mais encore insuffisant. Le temps de l’exécution a commencé », a-t-il déclaré avec fermeté, plaidant pour une digitalisation intégrale et obligatoire des services d’état civil.

L’atelier a également permis de mettre en lumière les contraintes persistantes, notamment les problèmes de connectivité internet dans certaines zones, le manque de profils qualifiés parmi les agents, ainsi que les risques liés à la fraude documentaire. Des pistes de solutions ont été évoquées, dont le renforcement des capacités, l’amélioration des infrastructures numériques et la mise en place de mécanismes de contrôle plus rigoureux.

Au-delà des aspects techniques, les participants ont insisté sur la dimension humaine et sociale de l’état civil. Chaque acte délivré représente une reconnaissance officielle de l’existence d’un citoyen et son intégration dans la société.

Les conclusions de cet atelier devraient alimenter les futures assises nationales de l’état civil, annoncées comme un tournant décisif. L’objectif est clair : bâtir un système fiable, accessible et sécurisé, capable de répondre aux exigences d’un Sénégal en pleine transformation.

Alors que le programme NEKKAL tire à sa fin, les attentes restent élevées. Entre acquis à consolider et défis à relever, les autorités sont désormais appelées à maintenir la dynamique engagée pour garantir à chaque citoyen une identité légale et des droits pleinement reconnus.

Mamadou Touré 

 

À Kaolack, la restructuration de la Coalition Diomaye Président suscite une vive contestation. Des leaders ruraux dénoncent une mise à l’écart au profit de la commune urbaine.

La Coalition Diomaye Président dans le département de Kaolack est secouée par une vague de contestations. À l’issue d’une assemblée générale dédiée à sa restructuration, les représentants de 13 communes rurales ont exprimé leur profond désaccord avec la composition du nouveau bureau départemental.

Dans un communiqué rendu public, ces responsables locaux dénoncent « avec amertume » une marginalisation des zones rurales, qu’ils jugent systématiquement écartées au profit de la commune de Kaolack. Selon eux, l’ensemble des postes de responsabilité au sein de la coordination départementale a été attribué à des membres issus exclusivement de la commune urbaine.

Sont notamment concernés les postes de coordonnateur départemental, de vice-coordonnateurs, de secrétaire général et de secrétaire général adjoint, ainsi que les fonctions stratégiques liées à la communication, à la mobilisation, à l’organisation, aux finances et aux élections. Les coordinations des femmes, des jeunes, des sages et des arabophones, ainsi que leurs adjoints, seraient également toutes occupées par des représentants de la commune de Kaolack.

Une situation jugée « inacceptable » par les signataires du communiqué, qui estiment que cette configuration ne reflète ni l’équilibre territorial ni l’esprit de concertation censé guider le fonctionnement de la coalition.

En conséquence, les 13 leaders des communes rurales rejettent « formellement » ce qu’ils qualifient de bureau « non consensuel » et exigent sa révision dans les plus brefs délais. Ils se disent, par ailleurs, déterminés à se mobiliser pour « faire face à cette injustice ».

Dans cette perspective, ils appellent la superviseure générale de la coalition, Aminata Touré, à intervenir rapidement afin de procéder à un arbitrage et prévenir une escalade des tensions au sein de la structure.

En prélude aux préparatifs de la célébration du centenaire du Président Maître Abdoulaye Wade, une délégation officielle du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a été reçue ce samedi par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de concertation et de partage engagée avec les autorités étatiques et religieuses du pays, dans un esprit de communion nationale autour de cet événement d’exception, qui marquera cent années de vie, d’engagement et de service à la Nation du Président Abdoulaye Wade.

Au cours de cette audience, la délégation a sollicité les prières, les conseils et l’accompagnement spirituel du Khalife Général des Mourides pour la pleine réussite de ce centenaire, dont la portée dépasse le cadre national pour revêtir une dimension africaine et internationale.

Elle a également informé le Khalife Général que cette célébration est placée sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a réaffirmé son engagement à accompagner la réussite de cet événement. La délégation a, à cette occasion, présenté les grandes orientations du programme du centenaire.

En retour, le Khalife Général des Mourides a formulé des prières à l’endroit du Président Abdoulaye Wade et exprimé ses vœux de succès pour cette célébration historique.

Fait à Dakar, le 25 avril 2026

Le Porte-parole 

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des reculs démocratiques et des mutations profondes liées aux transitions écologique, sociale et technologique, une nouvelle initiative entend fédérer les forces progressistes à l’échelle mondiale.

Baptisée Mobilisation Progressiste Globale (Global Progressive Mobilisation, GPM), cette plateforme politique se veut un espace de coopération ouvert et inclusif. Elle ambitionne de rassembler des acteurs engagés issus de différentes régions du monde autour d’un objectif commun : transformer les bouleversements actuels en progrès collectif durable.

Selon les organisateurs, la GPM repose sur un principe fondamental d’égalité entre ses participants, chacun étant invité à contribuer en fonction de son expérience et de son contexte local. Cette approche collaborative vise à encourager une réflexion partagée et des actions coordonnées face aux défis globaux.

La première rencontre officielle de cette initiative se tiendra à Barcelone, en Espagne, les 17 et 18 avril 2026. Cet événement inaugural réunira des acteurs politiques, sociaux et intellectuels autour de thématiques majeures telles que la défense de la démocratie, la promotion des droits fondamentaux, la paix et le respect du droit international.

Les discussions porteront également sur des enjeux cruciaux comme la transition écologique et numérique, la justice économique et la mise en place de politiques migratoires plus humaines. À l’heure où les mouvements nationalistes et autoritaires gagnent en influence au-delà des frontières, les promoteurs de la GPM appellent à une réponse transnationale forte, fondée sur la solidarité et des valeurs partagées.

L’événement se veut avant tout un moment de co-construction, destiné à poser les bases d’un nouvel internationalisme démocratique. Les participants auront ainsi l’opportunité de contribuer à l’élaboration d’une vision renouvelée, centrée sur l’égalité, la liberté et un développement durable.

Avec cette initiative, les forces progressistes espèrent franchir une nouvelle étape dans la coordination internationale et proposer une alternative crédible face aux défis contemporains.

Scandale sur la gestion nébuleuse du forage des huit villages de la commune de Taïba Ndiaye

Monsieur le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal,

Objet : Alerte sur la gestion du forage des 8Villages dans la commune de Taïba Ndiaye

Par la présente, nous souhaitons attirer votre haute attention sur une situation préoccupante qui prévaut dans la commune de Taïba Ndiaye, concernant la gestion du forage desservant des 8 (huit )villages.

Aujourd’hui, habitants, jeunes et acteurs locaux s’accordent à dénoncer une gestion marquée par des dysfonctionnements persistants, une opacité notable et une absence de renouvellement des instances dirigeantes. Depuis plusieurs années, les populations subissent les conséquences d’une gouvernance jugée défaillante des ressources hydrauliques, pourtant vitales. Les forages, essentiels à la vie quotidienne, sont devenus le symbole d’un système verrouillé, où les responsabilités restent concentrées entre les mêmes individus, sans transparence ni alternance.

Au-delà des questions de gouvernance, les impacts sont concrets et préoccupants : pénuries d’eau fréquentes, infrastructures dégradées et projets non aboutis. De graves soupçons de détournements de fonds persistent, certains responsables étant accusés d’avoir privilégié des intérêts personnels, notamment à travers la construction de biens privés, au détriment du bien-être collectif.

La jeunesse locale, composée d’élèves et d’étudiants, exprime également un profond sentiment d’exclusion. Elle déplore son absence totale d’implication dans les processus décisionnels, renforçant ainsi un malaise social grandissant.

Par ailleurs, ces difficultés ne se limitent pas au secteur de l’hydraulique. Elles affectent également d’autres domaines essentiels tels que l’éducation et les projets de développement, contribuant à installer un climat de méfiance généralisée envers les responsables locaux et les élus.

Face à cette situation, nous appelons respectueusement mais fermement à une intervention urgente de votre département. Les populations des 8 villages réclament :

* une réforme en profondeur du mode de gestion des forages,

* une transparence totale dans l’utilisation des ressources,

* et la mise en place de mécanismes de contrôle rigoureux et indépendants.

Convaincus de votre engagement pour une gestion équitable et durable des ressources hydrauliques au Sénégal, nous espérons que cette alerte retiendra toute votre attention.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Assane SONKO

Citoyen, jeune habitant des 8 villages .

La 2e édition du CIDIR 2026 à l'UCAD 23 a réuni les 23 et 24 avril des leaders religieux et diplomates pour une refondation éthique des politiques publiques, sous l'impulsion de l'ONG Fawzi Wa Nadjati. Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor, a prôné la spiritualité comme levier de paix et annoncé une future Chaire de recherche en diplomatie religieuse pour promouvoir le vivre-ensemble.

Le Colloque international sur la Diplomatie Religieuse (CIDIR 2026), cette rencontre scientifique et interreligieuse majeure organisée à l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a vécu. 

En effet, cette deuxième édition tenue les 23 et 24 avril dont la réflexion a porté sur "Université, valeurs spirituelles et diplomatie religieuse: pour une refondation éthique des politiques publiques", a réuni des leaders religieux de toutes les confessions, des diplomates (dont l'Ambassadeur de l'Union européenne), des universitaires et des chercheurs.

Cet événement porté par l'ONG Fawzi Wa Nadjati dirigée par Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor en partenariat avec l'Institut des politiques publiques (IPP) de l'UCAD a une fois de plus mis en avant le modèle de coexistence pacifique du Sénégal comme exemple de médiation et de dialogue.

"Mesdames et messieurs

Je voudrais soumettre à votre attention trois réflexions qui, je le crois profondément, nous obligent tous et nous engagent dans une responsabilité commune.

La première est un appel à la paix. Un appel simple, mais essentiel. Le monde traverse des tensions multiples, souvent nourries par les excès des passions et les fragilités humaines. Pourtant, il nous appartient de nous élever au-dessus de ces logiques de confrontation. Comme le rappelait l’esprit humaniste, ouvrir des écoles doit toujours signifier fermer des champs de bataille. L’université, dans cette perspective, ne saurait être un espace de tensions émotionnelles, mais un lieu de tensions intellectuelles, où les idées se confrontent pour faire progresser la pensée et éclairer l’avenir. À chacun de nous revient alors cette exigence : savoir raison garder et faire de la parole un instrument de construction et non de rupture", lancé d'emblée le khalife général de Bambilor devant les représentants du Saint-Siège du Vatican, de la République d'Autriche, des différents foyers religieux et des missions diplomatiques accréditées au Sénégal. Une opportunité pour Thierno Amadou Ba d'appeler les universitaires à une relecture profonde des savoirs et de leurs finalités. 

"La recherche ne peut être dissociée des questions fondamentales de sens, de valeurs et de spiritualité. Il s’agit de reconnaître que la diplomatie religieuse, la spiritualité et les dynamiques éthiques constituent aujourd’hui des champs essentiels de compréhension du monde. Orienter la réflexion académique vers ces dimensions, ce n’est pas la détourner de sa rigueur, c’est au contraire l’élargir, la renforcer et lui donner une portée plus humaine. L’université est ainsi appelée à contribuer à la formation de consciences éclairées, capables de penser le lien entre savoir, valeurs et action publique", a-t-il poursuivi avant de prôner le vivre-ensemble. 

"Un vivre-ensemble qui ne nie pas les différences, mais qui les assume pleinement. Chacun est enraciné dans une histoire, une culture, une foi ou une identité propre. Mais ces singularités ne doivent pas devenir des frontières. Elles doivent au contraire ouvrir à la rencontre. Le véritable enjeu est de déplacer notre regard : penser davantage ce qui nous relie que ce qui nous sépare. C’est précisément ce que permet un espace comme celui-ci, où le dialogue devient possible, où les sensibilités se rencontrent et où se construit patiemment une intelligence partagée du monde", a martelé Thierno Amadou Ba selon qui, pour l'édition 2026 du CIDIR, l’un des acquis majeurs est d’avoir montré, concrètement, que le dialogue des savoirs peut devenir un espace opératoire de réflexion, de médiation et d’anticipation.

"Au terme de cette deuxième édition du CIDIR, il convient de retenir d’abord la richesse et la cohérence des activités qui ont rythmé ces journées. De la cérémonie inaugurale aux conférences introductives, des dialogues croisés entre autorités religieuses musulmanes et chrétiennes aux communications scientifiques, des interventions des partenaires diplomatiques aux échanges autour de la future Chaire de recherche en diplomatie religieuse, chaque séquence a contribué à approfondir le sens même de cette initiative", a indiqué Thierno Amadou Ba au terme des deux jours de réflexion. 

Ainsi, cette année encore, les conférences mémorielles, les tables rondes, les débats libres, ont donné à cette tribune abritée par l'auditorium Khaly Amar Fall de l'UCAD, une densité intellectuelle et humaine remarquable.

Aly Saleh

Il était, à 11 ans, un enfant colon, mais avec l'expérience de la pratique éducative, l'auteur Célestin Tine à gravi les échelons pour devenir Directeur national en charge de l'éducation populaire. Une étape cruciale de son parcours qui lui a permis aujourd'hui de partager d'enrichissantes expériences passées au chevet de l'enfance et sa formation. A travers son livre intitulé ''les collectivités éducatives au Sénégal : parcours, héritage et perspectives 1970-2019, Célestin donne tout simplement goût à revisiter son passé au service des collectivités éducatives via sa belle production littéraire. 

L'arène nationale de Pikine a donc servi de cadre ce samedi 25 avril 2026 pour accueillir la cérémonie de dédicace du livre de Célestin Marie Tine. Devant un parterre d'invités dont l'ancien Ministre de l'Intérieur Jean Baptiste Tine, des autorités administratives, des Inspecteurs de la jeunesse, parents amis et sympathisants, entre autres, le représentant de Mme la Ministre Khady Diène Gaye a appelé la jeunesse à faire sienne cette belle production qui sera laissée en héritage à la communauté éducative.

En effet, comme le souligne l'auteur, les collectivités éducatives occupent une place centrale dans la politique de jeunesse du Sénégal, en ce qu'elles visent l'éducation et la formation d'un citoyen de type nouveau, profondément enraciné dans son milieu, mais également ouvert aux apports féconds de l'extérieur. 

Mais devant la nécessité d'articuler la politique de jeunesse, il y a l'inexistence de productions documentaires qui orientent chaque acteur dans son rôle et sa mission au seul bénéfice des enfants mineurs. De même, '' ajoute Célestin Tine, ''il est noté une pratique du contrôle et inspection des collectivités éducatives non harmonisée. Pour combler ces vides, la commission scientifique des Assises Nationales des Collectivités Educatives avait mis en place une sous-commission chargée de réfléchir sur l'inspection et le contrôle des collectivités éducatives afin de faire des propositions visant à corriger certains impairs notés''. 

En coeur vaillant, l'ancien Directeur de l'Education populaire rappelle avoir eu l'honneur et le privilège de conduire les travaux de cette sous-commission, ce qui l'a grandement inspiré à réfléchir sur la contribution à apporter à la promotion des collectivités éducatives''. 

C'est ainsi qu'en faisant appel à son expérience, naquit l'idée de cet ouvrage qui passe en revue ses contributions, ses découvertes, ses joies et peines dans la conduite de la politique de promotion des activités socioéducatives d'environ d'un demi siècle (de 1970 à 2019), 

M. Célestin M. Tine, en face de son épouse élégamment habillée, et des membres de sa famille biologique comme professionnelle, a rappelé ensuite son itinéraire personnel et professionnel intimement lié à l'histoire des collectivités éducatives au Sénégal: ''Un parcours qui, de 1988 à 2000, alors que j'étais Instructeur de l'Education Populaire, au Bureau des Collectivités éducatives, d'abord comme adjoint au chef du Bureau, avant d'en étre le titulaire, aura été riche en expériences condensées dans le livre pour servir d'héritage, mais aussi de bréviaire pour les futurs membres de la collectivité éducative.

 La cérémonie de dédicace s'est terminée dans une ambiance très gaie qui a permis aux sérères, parents de l'auteur, de goûter au cocktail soigneusement préparé pour leurs rois halpulars venus honorer leur esclave. 

Y. Ndiongue

 

Le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose accueillera la première édition du Jant Beats Festival du 29 avril au 2 mai 2026.Conçu comme un événement culturel majeur, le festival se positionne comme une plateforme de rencontre entre musique, entrepreneuriat et engagement social.

Pendant quatre jours, le public vivra une expérience immersive mêlant concerts live, performances artistiques, DJ sets et animations culturelles. Au-delà de sa programmation musicale, le Jant Beats Festival mettra un accent particulier sur le développement économique local avec l’installation de 100 stands dédiés aux entrepreneurs,dont plusieurs seront réservés à la promotion de l’artisanat sénégalais. Une vitrine exceptionnelle pour les jeunes talents, créateurs et porteurs de projets.

Le festival intègre également un important volet social et sanitaire au profit des populations. Plusieurs initiatives seront déployées: dons au profit des pouponnières, distribution de kits sanitaires, campagnes de dépistage du glaucome, dons de médicaments et mise à disposition d’auto-tests VIH.Un dépistage du VIH/SIDA sera également proposé gratuitement aux visiteurs tout au long des quatre jours, dans une démarche de sensibilisation et de prévention de proximité.

«Le Jant Beats Festival est né de la volonté de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique. Nous voulons offrir une scène aux artistes tout en créant un impact concret dans la vie des communautés », a déclaré le Directeur Général du festival, M. Alin Faye.

À travers cette approche inclusive, le festival affirme sa volonté de conjuguer culture, solidarité et impact social, tout en sensibilisant le public aux enjeux de santé publique.

Alioune Ndiaye

 

 

 

 

 

Le Comité National de la Nutrition (CNDN) a officiellement lancé ce 24 avril 2026 un projet d’assistance alimentaire et nutritionnelle destiné aux ménages vulnérables. L’initiative, soutenue par la *Fondation de la Société Africaine de Raffinage (SAR), cible trois régions prioritaires : Diourbel, Thiès et Louga.

Au total,1500 enfants issus de 30 d’Arras bénéficieront de cet appui nutritionnel. Le programme vise à répondre aux besoins alimentaires urgents des familles les plus exposées à l’insécurité alimentaire, tout en renforçant les pratiques locales de prévention de la malnutrition, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

En parallèle, 50 ménages vulnérables de la commune de Diamaguene Sicap Mbao sont également pris en charge dans le cadre de la politique RSE de la SAR pour le développement de la nutrition. Cette extension locale permet d’ancrer l’action dans le tissu urbain et de toucher des populations fragiles en périphérie de Dakar.

Le projet prévoit la distribution de kits alimentaires enrichis, un accompagnement nutritionnel de proximité et des sessions de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène et d’alimentation.Cette approche combinée cherche à apporter une réponse immédiate tout en posant les bases d’un changement durable des comportements.

Selon le secrétaire exécutif du CNDN, Dr Mbaye Sène, « ce projet répond à une urgence mais s’inscrit surtout dans une logique de prévention. Il s’agit de protéger la santé des enfants dès les 1000 premiers jours de vie, période cruciale pour leur développement».

De son côté, le DG de la SAR, Mamadou Abib Diop, souligne l’engagement de la Fondation:« En soutenant le CNDN, la SAR réaffirme sa responsabilité sociale et sa volonté d’accompagner les communautés sénégalaises là où les besoins sont les plus pressants, que ce soit en milieu rural comme à Diamaguene Sicap Mbao ».

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la malnutrition et contribue à renforcer la résilience alimentaire des communautés rurales et urbaines les plus vulnérables.

Alioune Ndiaye

 

 

 

 

 

 

Le Musée des Civilisations Noires a vibré ce vendredi soir au rythme d’un hommage exceptionnel rendu à , figure majeure de la sculpture contemporaine africaine. À l’occasion du vernissage de l’exposition « Ousmane Sow, intemporel », autorités, artistes, intellectuels et passionnés d’art se sont réunis pour célébrer le retour symbolique de l’artiste dans son pays natal.

Cette rétrospective d’envergure, ouverte au public à partir du 25 avril 2026, marque un moment historique : celui de la réappropriation d’une œuvre longtemps exposée à l’international, mais rarement visible au Sénégal. Premier Africain élu à l’Académie des Beaux-Arts, Ousmane Sow a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’art par ses sculptures monumentales inspirées des peuples africains et des grandes figures de la résistance humaine.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, dont des membres du gouvernement, des représentants du monde culturel ainsi que la famille de l’artiste. Dans un discours solennel, le ministre de la Culture a salué « une réparation symbolique », soulignant que cet événement constitue une reconnexion entre Dakar et l’un de ses plus grands génies.

« Il y a des retours qui ressemblent à des sacres », a-t-il déclaré, évoquant la portée historique de cette exposition. Selon lui, accueillir Ousmane Sow dans ce haut lieu culturel revient à « restituer à l’Afrique la souveraineté de son récit artistique ».

L’univers sculptural d’Ousmane Sow dépasse la simple représentation anatomique. Ses célèbres séries — notamment celles consacrées aux Noubas, Masaï ou Zoulous — incarnent une véritable « poétique du corps », où chaque muscle raconte une histoire de lutte, de dignité et de résilience.

Ancien kinésithérapeute, l’artiste transformait la matière en chair vivante, donnant naissance à des figures imposantes, habitées par une force presque spirituelle. Son travail, à la croisée de l’histoire et de l’émotion, interroge la mémoire des peuples et la condition humaine.

Au-delà de l’hommage artistique, cette exposition s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités : faire de la culture un levier d’identité et de développement. Le ministère de la Culture a réaffirmé son engagement à soutenir les créateurs et à préserver le patrimoine national.

« Protéger notre héritage, c’est offrir aux générations futures un feu à entretenir », a insisté le ministre, mettant en avant la nécessité de valoriser les talents africains et de renforcer leur place sur la scène internationale.

Avec « Ousmane Sow, intemporel », Dakar confirme son ambition de devenir une destination incontournable du tourisme culturel. L’exposition, prévue sur plusieurs mois, devrait attirer visiteurs, chercheurs et amateurs d’art du monde entier.

Plus qu’une simple rétrospective, cet événement se présente comme une invitation à redécouvrir l’Afrique à travers le regard d’un artiste qui a su capter l’essence même de l’humanité.

En célébrant Ousmane Sow, le Sénégal ne rend pas seulement hommage à un homme, mais affirme avec force la vitalité de sa culture et la profondeur de son histoire.

Mamadou Touré 

CMU
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