La rédaction
Ville de Dakar 2026 : Adoption d’un budget record de 88,4 milliards FCFA, porté par une bascule historique vers l’investissement (57 %).
Examen et adoption du budget de la Ville de Dakar pour l'année 2026.
Au titre de la gestion financière 2026, le budget est arrêté à 88 493 482 776 F CFA.
Pour la première fois, les dépenses d'investissement (57,14 %) seront supérieures au dépenses de fonctionnement (42,86 %).
Nous y reviendrons avec le budget détaillé dans ses différentes rubriques
Tahirou Sarr, le nationaliste ou le prolongement d'un discours extrémiste* par Matalla Sougou
En dépit de son communiqué pour se dédouaner de ce lâche meurtre perpétré, il est patent et manifestement clair que les déclarations incendiaires et propagandistes du député Tahirou Sarr ont eu ces conséquences ayant ôté la vie à ce jeune sénégalais Baba Abdoulaye Diop, sympathisant de Pastef qui résidait en France.
En voulant surfer sur le registre du populisme à la Zemmour, ce soi-disant nationaliste Tahirou Sarr ravive la haine et la xénophobie dans notre cher pays où le commun vouloir vivre ensemble drapé sous le sceau du respect mutuel, de la tolérance et d'une cohabitation harmonieuse reflète son ADN et une vieille tradition.
À beau vouloir capter un certain électorat impacté par le contexte économique difficile lié au bradage et saccage de nos deniers publics par le cartel de Macky Sall, certains convoquent la fibre nationaliste sans en mesurer les répercussions sur notre société en proie aux politiciens en quête de militants.
Et même dans la politique de désencombrement initiée par le ministère de l'intérieur et saluée par les populations, l'on voit quotidiennement une perfide campagne de déconstruction de ce " Front national à la sauce locale " en vue de manipuler l'opinion. Or, quand il s'agit de la bonne cause, tout le monde doit s'y mettre et jouer sa partition.
L'exclusion et la division au sein des communautés ne sauraient servir d'échelle à l'improvisation, l'inexpérience et la frustration.
Le Sénégal est un eldorado de coexistence et d'harmonie lié à son hospitalité qui en fait une terre d'intégration africaine.
Il est temps pour certains de se ressaisir et d'éviter d'exploiter la détresse des populations à des fins électoralistes.
Le FDR dresse un réquisitoire sévère contre le régime PASTEF et appelle à une mobilisation nationale
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu ce mercredi une conférence de presse au cours de laquelle il a livré une analyse très critique de la situation politique, économique et sociale du Sénégal. Estimant que le pays traverse une crise « multidimensionnelle », le Front appelle à une large mobilisation des forces vives pour, dit-il, éviter un « délitement dangereux » de la République.
Réunis face à la presse nationale, les responsables du FDR ont profité de la fin d’année 2025 pour dresser un bilan qu’ils jugent largement négatif de l’action du régime PASTEF, près de deux ans après son accession au pouvoir. Selon eux, aucun des engagements majeurs pris par les nouvelles autorités n’a été concrétisé de manière satisfaisante, que ce soit en matière de croissance économique, de respect des libertés publiques, de création d’emplois ou d’amélioration du coût de la vie.
Sur le plan économique, le FDR dénonce une absence de vision claire et une incapacité du gouvernement à restaurer la confiance, notamment après ce qu’il qualifie d’« échec de la fable de la dette cachée ». Le Front regrette également le silence des autorités autour de la note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) relative au changement de l’année de base des comptes nationaux, un sujet jugé pourtant crucial dans le contexte actuel.
Les retards dans le paiement des bourses des étudiants, les factures impayées aux entreprises du BTP et les difficultés de la campagne arachidière sont cités comme autant de signes de l’asphyxie financière de l’État. Le FDR alerte aussi sur l’aggravation de la dépendance alimentaire du pays, rappelant l’augmentation continue des importations de céréales entre 2023 et 2025.
Le Front se dit particulièrement préoccupé par ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Il évoque des libérations retardées malgré des décisions judiciaires favorables et des restrictions imposées à certaines personnalités critiques du pouvoir.
Par ailleurs, le FDR pointe une crise institutionnelle marquée par des tensions ouvertes entre la Présidence et la Primature, sur fond de rivalités internes autour de la présidentielle de 2029. Une situation qu’il estime préjudiciable à l’image et à la stabilité du Sénégal.
Concernant le coût de la vie, le Front juge les récentes baisses de prix annoncées par le gouvernement « superficielles et propagandistes ». Il réclame une réduction significative des prix de l’énergie et des transports, s’appuyant notamment sur la baisse du prix du baril de pétrole à l’échelle internationale. Le FDR s’indigne également de la persistance d’un train de vie jugé ostentatoire de certains responsables politiques, en décalage avec les difficultés des populations.
Face à ce tableau sombre, le FDR annonce une intensification de ses actions sur le terrain. Une tournée nationale est prévue, ainsi que des rencontres avec les partis d’opposition, les syndicats, le patronat et les autorités religieuses et coutumières. Des commissions dédiées aux jeunes et aux femmes seront mises en place début 2026, tandis que plusieurs meetings sont programmés à Dakar et à Mbacké.
À l’approche des élections municipales et départementales de 2026, le Front entend également appeler les citoyens à s’inscrire massivement sur les listes électorales et à se préparer à exprimer leur choix dans les urnes.
En conclusion, le FDR affirme vouloir œuvrer pour une année 2026 placée sous le signe de la paix, de la justice et du progrès social. Il appelle à la fin des poursuites à caractère politique et à la libération des détenus qu’il qualifie de prisonniers politiques, estimant que ces questions affectent gravement l’image démocratique du Sénégal.
Mamadou Touré
Kaffrine : 25 cas de grossesses précoces signalés en milieu scolaire en 2024-2025
Vingt-cinq cas de grossesses précoces ont été enregistrés dans les établissements scolaires de la région de Kaffrine au cours de l’année scolaire 2024-2025. L’information a été révélée jeudi par Wandyfa Mané, point focal et coordonnateur du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (GEEP), lors d’une rencontre de partage avec les acteurs de l’éducation.
Selon M. Mané, la région de Kaffrine se classe quatrième parmi celles ayant les taux les plus faibles recensés cette année. Cette rencontre portait sur la présentation des résultats de l’Observatoire sur les grossesses en milieu scolaire, collectés dans les seize académies du Sénégal.
La cérémonie a été présidée par Ibrahima Sarr, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Kaffrine. Elle a réuni des représentants des élèves, des principaux d’établissements, des inspecteurs de l’enseignement et plusieurs partenaires institutionnels, dont Action éducative en milieu ouvert (AEMO), structure déconcentrée du ministère de la Justice.
Parmi les cas enregistrés, figurent également des élèves mariées et régulièrement inscrites en classe, informe le coordonnateur régional adjoint du GEEP.
Pour Wandyfa Mané, la lutte contre les grossesses précoces nécessite une approche multisectorielle impliquant l’école, les familles, les communautés et les services de santé. Il a insisté sur l’importance d’une éducation sexuelle adaptée à l’âge, de la sensibilisation, de la promotion de l’égalité de genre et du renforcement des mécanismes de protection et de réintégration scolaire des adolescentes enceintes.
Ces actions sont, selon lui, essentielles pour garantir le droit à l’éducation et réduire l’ampleur du phénomène.
Le coordonnateur du GEEP a enfin appelé à intensifier les initiatives de prévention afin d’atteindre l’objectif “zéro grossesse en milieu scolaire” dans la région de Kaffrine.
Mamadou Ndiaye
*2027 AVANT 2029 : LA BASE OU LA SORTIE* par Malick BA
Il faut parfois regarder la carte électorale comme on regarde un champ avant l’hivernage : tout se joue avant la pluie. Patriotes, Pastéfiens, l’horizon 2029 fait rêver, mais le vrai test se tiendra deux ans plus tôt, dans la poussière des quartiers, la sueur des marchés et la patience des villages. 2027, les locales : là où l’on compte les militants un par un, pas les slogans.
La consigne est tombée, nette comme un coup de tam-tam : ndiguel. Ousmane Sonko ne réclame pas des tribuns perchés sur des podiums, mais des bâtisseurs descendus à la base. Massifier, irriguer, enraciner. Deux millions de patriotes, pas pour faire joli sur une affiche, mais pour faire du social, du concret, du visible. L’idéologie sans eau potable ne nourrit personne ; la ferveur sans dispensaire n’accouche que de promesses.
Alors, 2027 sera l’heure des comptes. Certains iront à la retraite politique, discrètement, le sourire figé et l’ambition remisée au vestiaire. D’autres reverront leurs rêves à la baisse, découvrant que la notoriété ne vaut rien face à un chef de quartier qui connaît les noms, les besoins et les colères. Les locaux sont cruels : ils déshabillent les carrières et rhabillent les humbles.
Ceux qui croyaient que la révolution se fait à la télévision apprendront qu’elle se gagne à la permanence, au balai, au cahier de doléances. Les grandes phrases s’évaporent, les œuvres sociales restent. Un sac de riz parle plus fort qu’un thread ; un robinet pèse plus qu’un discours
Gagner 2027 n’est pas une option, c’est une condition. Sans communes, pas de régions ; sans régions, pas d’élan national durable. La politique n’est pas une fusée : elle est une pirogue. Et sans rameurs à la base, elle tourne en rond.
Avant de viser 2029, il faut labourer 2027. La victoire commence en bas. Le reste n’est que littérature.
Il faut parfois regarder la carte électorale comme on regarde un champ avant l’hivernage : tout se joue avant la pluie. Patriotes, Pastéfiens, l’horizon 2029 fait rêver, mais le vrai test se tiendra deux ans plus tôt, dans la poussière des quartiers, la sueur des marchés et la patience des villages. 2027, les locales : là où l’on compte les militants un par un, pas les slogans.
La consigne est tombée, nette comme un coup de tam-tam : ndiguel. Ousmane Sonko ne réclame pas des tribuns perchés sur des podiums, mais des bâtisseurs descendus à la base. Massifier, irriguer, enraciner. Deux millions de patriotes, pas pour faire joli sur une affiche, mais pour faire du social, du concret, du visible. L’idéologie sans eau potable ne nourrit personne ; la ferveur sans dispensaire n’accouche que de promesses.
Alors, 2027 sera l’heure des comptes. Certains iront à la retraite politique, discrètement, le sourire figé et l’ambition remisée au vestiaire. D’autres reverront leurs rêves à la baisse, découvrant que la notoriété ne vaut rien face à un chef de quartier qui connaît les noms, les besoins et les colères. Les locaux sont cruels : ils déshabillent les carrières et rhabillent les humbles.
Ceux qui croyaient que la révolution se fait à la télévision apprendront qu’elle se gagne à la permanence, au balai, au cahier de doléances. Les grandes phrases s’évaporent, les œuvres sociales restent. Un sac de riz parle plus fort qu’un thread ; un robinet pèse plus qu’un discours.
Gagner 2027 n’est pas une option, c’est une condition. Sans communes, pas de régions ; sans régions, pas d’élan national durable. La politique n’est pas une fusée : elle est une pirogue. Et sans rameurs à la base, elle tourne en rond.
Avant de viser 2029, il faut labourer 2027. La victoire commence en bas. Le reste n’est que littérature.
*FOR ESCIENCES 2025 – Numérique et sciences agronomiques : enjeux pour la souveraineté alimentaire au Sénégal*
Le forum FORESCIENCES se tient aujourd’hui à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Organisé par l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (ANRSA) sous la direction du Dr Lamine Sane, l’événement s’inscrit dans le cadre du Forum des sciences et de l’innovation 2025. Il bénéficie du soutien du ministère de l’Enseignement supérieur et du ministère de l’Agriculture, ainsi que du partenariat de l’Association sénégalaise des chercheurs en informatique (ASCII) et du Réseau sénégalais de valorisation des résultats de la recherche, transfert technologique et coopération scientifique (Sen‑ReVaRT).
Cette journée unique est articulée autour de panels d’experts et d’expositions de solutions innovantes. Au programme : intelligence artificielle appliquée aux cultures, drones de suivi, plateformes de données climatiques et applications mobiles de conseil agricole. Un vaste espace de stands présente les dernières innovations agro‑numériques, des capteurs de sol aux logiciels de gestion de la chaîne de valeur.
« Nous voulons montrer comment le numérique peut renforcer la productivité et la résilience de nos systèmes alimentaires », a déclaré le Dr Sane à l’ouverture, soulignant que l’agriculture de précision est aujourd’hui le levier principal pour garantir la souveraineté alimentaire du Sénégal.
_Alain Ndiaye_
Le programme Force N tient ses journées portes‑ouvertes : le Sénégal veut devenir le « hub » de l’économie numérique*
Dakar, 17 décembre 2025_ – La place de l’Obélisque a accueilli, mercredi 17 et jeudi 18 décembre, les journées portes‑ouvertes organisées par le programme *Force N*, porté par l’Université Cheikh Amidou Kane (UCAK) en partenariat avec la *Fondation Mastercard*. L’objectif était de montrer comment l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation peuvent propulser le Sénégal au rang de pôle majeur du numérique en Afrique de l’Ouest.
« Ces journées doivent être un véritable catalyseur : former les talents, encourager la création d’entreprises numériques et attirer les investissements », a déclaré Madame Henriette Dieye, représentante du recteur de l’UCAK. Plus de 2 000 visiteurs – étudiants, entrepreneurs, décideurs publics et privés – ont répondu présent.
Au programme figuraient des stands d’incubateurs avec des démonstrations de start‑ups locales, des ateliers de coding et des conférences sur l’intelligence artificielle, le big data et la fintech, ainsi que des tables rondes réunissant acteurs du secteur public, investisseurs et représentants de Force N.
La clôture, à 17 h le jeudi, a été marquée par la signature d’un protocole d’accord entre l’université, le ministère de l’Économie numérique et plusieurs partenaires privés, scellant une nouvelle dynamique de coopération.
« Ces journées sont la concrétisation de notre ambition de faire du Sénégal un « up » de l’économie numérique », a ajouté le coordinateur de Force N, Abdoulaye Kane. « Nous soutenons la montée en compétences des jeunes et la création d’écosystèmes innovants », a‑t‑il poursuivi.
Les organisateurs espèrent que cet événement renforcera la visibilité internationale du Sénégal et attirera davantage d’investissements dans le secteur du numérique.
_Alioune Ndiaye_
Thierno Alassane Sall accuse : “La promesse de rupture a accouché d’une gouvernance clanique et d’un possible détournement de 37 milliards”
Ancien ministre et député, Thierno Alassane Sall est monté au créneau contre le nouveau pouvoir. Dans une sortie au vitriol, il dénonce une gouvernance qu’il juge opaque, socialement brutale et minée par des conflits internes, tout en pointant un possible détournement de fonds publics dans l’affaire ASER. Une charge sévère contre un régime qu’il accuse d’avoir trahi l’espoir suscité chez les Sénégalais et au-delà.
Selon Thierno Alassane Sall, l’aventure politique portée par le nouveau pouvoir avait suscité une immense espérance, non seulement au Sénégal mais dans toute l’Afrique. Promesses d’éthique, de transparence, de fraternité et d’égalité des droits : le discours était porteur d’un idéal de transformation historique.
Mais pour le député, la réalité est tout autre. « Ce qui devait être un modèle pour l’Afrique s’est transformé en une monstruosité politique », affirme-t-il, dénonçant l’installation d’une guerre ouverte entre les deux têtes de l’exécutif. Une situation inédite dans l’histoire institutionnelle du Sénégal, pays longtemps cité comme référence de stabilité.
À ses yeux, cette crise n’est pas motivée par l’intérêt général, mais par une obsession du pouvoir et des échéances électorales de 2027 et 2029. « Les hommes d’État pensent aux générations futures, les politiciens à leurs prochaines élections », martèle-t-il.
Thierno Alassane Sall fustige également ce qu’il décrit comme une gouvernance « sans empathie », marquée par des licenciements massifs, la remise en cause des bourses sociales et la précarisation de milliers de travailleurs.
Dans un contexte économique déjà fragile, ces décisions auraient, selon lui, aggravé la détresse sociale, tout en contrastant avec le maintien du train de vie de l’État au sommet. Voyages en jet privé, affrètements coûteux de l’avion présidentiel et multiplication de déplacements politiques sont cités comme autant de symboles d’un sacrifice exigé uniquement des plus faibles.
Cette asymétrie, estime-t-il, fragilise dangereusement le pacte social et nourrit un sentiment profond d’injustice.
L’ancien ministre accuse le régime d’avoir procédé à des recrutements « clanico-politiques » dans plusieurs structures publiques, au détriment de travailleurs sénégalais expérimentés, parfois titulaires de CDI.
Il évoque notamment des cas à la Caisse des dépôts et consignations, à Dakar Dem Dikk, à l’Office des Lacs du Sénégal (OLAC) ou encore au sein de programmes du ministère de la Formation professionnelle. Selon lui, des agents auraient été licenciés pour des motifs économiques contestables avant d’être remplacés par des proches du pouvoir, parfois venus de l’étranger, sans appel à candidature.
« Est-ce cela l’éthique ? Est-ce cela la fraternité ? », interroge-t-il.
Mais le cœur de son intervention concerne l’affaire ASER, qu’il présente comme un test décisif pour l’État de droit. Thierno Alassane Sall affirme avoir saisi le Pool judiciaire financier, déclenchant une enquête confiée à la Section de recherche.
Au centre du dossier : 37 milliards de francs CFA dont l’utilisation n’aurait jamais été clairement justifiée. Malgré la suspension du financement par les bailleurs espagnols et une décision initiale de l’ARCOP confirmée par la Cour suprême en novembre 2024, le gouvernement aurait multiplié les manœuvres pour donner l’illusion d’une normalisation du projet.
Il dénonce des décisions judiciaires contradictoires, une saisine jugée juridiquement contestable de chambres civiles pour une affaire administrative, et un activisme gouvernemental visant à rassurer les bailleurs sans répondre à la question essentielle : où est passé l’argent ?
« Tant que cette question restera sans réponse, aucun décaissement ne sera possible », prévient-il, n’excluant pas des poursuites judiciaires jusque devant les tribunaux espagnols.
Une justice fragilisée, un État de droit en danger car pour Thierno Alassane Sall, la confusion des rôles, l’instabilité des décisions judiciaires et l’instrumentalisation présumée des institutions constituent une menace directe pour l’État de droit. Il estime que la justice ne doit ni couvrir des intérêts politiques ni servir de levier dans des luttes internes au pouvoir.
En conclusion, le député insiste : le problème n’est pas seulement l’héritage économique difficile, mais la manière dont il est géré. Gouverner, selon lui, exige exemplarité, justice sociale et respect strict des institutions.
« Le patriotisme ne consiste pas à faire payer les plus faibles », conclut-il, appelant le sommet de l’État à assumer les sacrifices, à faire toute la lumière sur les affaires financières et à restaurer la confiance collective.
Mamadou Touré
Vers la création du Conseil national de la Mémoire et du Patrimoine historique du Sénégal : experts et acteurs culturels en conclave
Le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a ouvert, ce lundi, un atelier national de partage et d’orientation consacré au processus de création du Conseil National de la Mémoire et du Patrimoine Historique du Sénégal (CNMPHS). Prévu sur deux jours, les 15 et 16 décembre 2025, cet atelier marque une étape déterminante dans la mise en place d’une politique nationale structurée de la mémoire et du patrimoine.
Annoncé par le Président de la République lors du Conseil des ministres du 18 décembre 2024, le futur Conseil aura pour mission de coordonner, protéger et valoriser la mémoire collective et le patrimoine historique du Sénégal, dans une perspective de souveraineté culturelle, de transmission intergénérationnelle et de rayonnement international.
Durant ces deux journées de travaux, universitaires, experts, institutions culturelles, chercheurs, représentants de l’État, acteurs communautaires et organisations de la société civile échangent autour des fondements du futur Conseil. Les discussions visent notamment à définir ses orientations stratégiques et ses missions, à proposer sa structure organisationnelle et son cadre juridique, ainsi qu’à consolider le projet de décret officialisant sa création.
Prenant la parole lors de la plénière, un universitaire a exprimé à la fois sa satisfaction et ses préoccupations face à l’initiative. Tout en saluant la qualité des participants et l’importance du projet, il a insisté sur la nécessité d’une ambition réelle et assumée :
« L’ambition ne se décrète pas, elle se mesure à l’aune des efforts que l’on consent pour atteindre les objectifs fixés. »
Il a également salué l’engagement et l’enthousiasme des participants, soulignant que la construction d’une politique nationale de la mémoire relève d’un élan collectif et d’une responsabilité partagée.
L’atelier s’articule autour de sessions plénières, de travaux en groupes et de points presse. Deux groupes de travail ont été constitués : le premier chargé des orientations et missions du Conseil, et le second consacré à la définition du cadre juridique et institutionnel. Les rapports issus de ces groupes font l’objet de présentations suivies de débats, afin d’enrichir les propositions et de dégager des recommandations consensuelles.
À l’issue des échanges, les conclusions seront transmises au ministère de tutelle, avec des attentes clairement exprimées par les participants, dans l’espoir que le CNMPHS devienne un outil stratégique de sauvegarde, de valorisation et de transmission du patrimoine historique sénégalais.
Ce processus participatif ouvre ainsi la voie à une nouvelle dynamique dans la gestion de la mémoire nationale, en intégrant innovation, rigueur scientifique et engagement citoyen.
Mamadou Touré
Chronique D'un Mackyste Convaincu !*
*PSE et le Politique agricole, une vraie stratégie de développement pour booster l'agriculture Sénégalais.*
*Entre le paradis et l'enfer, les paysans avaient choisi le dernier et maintenant ils subissent les conséquences et les foudres de l'imperitie.*
*Albert Camus :Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde mais mal élire aussi , c'est créer un séisme sociale et accélérer la décadence d'une nation.*
Son Excellence Macky sall, le bâtisseur avait bâti un monde agricole innovant,rayonnant et promoteur mais malheureusement ces inopérants ont semé les graines de la prédation du secteur agricole.
Ces types dysociaux ont plombé et immergé les paysans dans la boue de la honte et de la précarité. Ils ont enfoui la campagne dans un miserablisme économique et sociale sans précédent.
Sous notre Régime, nous avions réussi à :
-Renforcer la sécurité alimentaire du Sénégal et rééquilibrer une balance commerciale dégradée par les importations de produits alimentaires (Réduire la dépendance alimentaire en céréales avec l’autosuffisance en riz).
-Contribuer à la relance durable de la production agricole et à la promotion d’un développement agricole efficient .
-Améliorer les conditions de mise en valeur des périmètres irrigués villageois existants et faciliter ainsi l’intensification et la diversification des cultures irriguées -la promotion de l’exploitation agricole familiale par l’intensification, par une meilleure mise en marché et une meilleure gestion de la qualité et les résultats étaient véritablement probants : autosuffisance en riz en 20production de 350 000 T Optimisation des performances de la filière arachidière, production de 1 000 000T et un volume d’exportation de 100 000 - 150 000 T/an . Nous avions Développé des filières intégrées compétitives à haute valeur ajoutée (Faire de l’agriculture un moteur d’exportations puissant et stable, notamment avec les cultures HVA).
Faciliter la modernisation des exploitations agricoles en majorité familiale, et l’intensification des activités en vue d’accroître significativement les productions d’exportation.l’émergence d’un entreprenariat agricole et rural basé sur une synergie intelligente entre l’agrobusiness et l’agriculture familiale, respectueuse de l’environnement, soucieuse de l’adaptation aux changements climatiques .Autosuffisance en oignon en 2016, production de 350 000 T .
Le développement des filières fruits et légumes de contre-saison avec un volume d’exportation de 157 500 T. Préserver les équilibres socioéconomiques et dynamiser l’économie rurale (Maîtriser l’exode rural par le maintien des emplois locaux et la stimulation de l’économie rurale).
Renforcer la professionnalisation des acteurs ; appuyer le processus de syndicalisation et mettre en place un dispositif de protection sociale.
Renforcement du système de prévention et de gestion des crises alimentaires pour accroître les capacités d’anticipation des différents acteurs de la Sécurité.
Alimentaire et Nutritionnelle (SAN). une bonne implication des jeunes et des femmes dans le secteur agricole avec la mise en place de fermes agricoles génératrices d’emplois et un renforcement des connaissances techniques et des équipements adaptés une résilience des populations vulnérables (diversification des productions et satisfaction des besoins en céréales au niveau national) .
Autosuffisance en riz en 2017, production de 1 600 000 T de paddy Autosuffisance en oignon en 2016, production de 350 000 T Optimisation des performances de la filière arachidière, production de 1 000 000 T et un volume d’exportation de 100 000 - 150 000 T/an Le développement des filières fruits et légumes de contre-saison avec un volume d’exportation de 157 500 T
Les paysans du Sénégal on seme le vent, et ils récoltent présentement la tempête. Ils savent présentement qu'ils ont commis une erreur qui leur fatidique.
Ces inaptes défectueux ont plongé le pays dans une morosité économique chaotique et les paysans regrettent actuellement leurs erreurs et ont tous pris conscience . Ils savent qu'ils ont été dupés d'une manière saugrenue.
La sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la pauvreté rurale et l'agriculture durable constituent des défis pressants au Sénégal. Ces trois problématiques complexes et interconnectées sont aujourd’hui affectées par les changements climatiques.
Le Sénégal regorge cependant de potentialités (terres, ressources humaines) et bénéficie d’uncontexte politique démocratique, gage de paix et sécurité, qui permettent de donner de l’espoir pour répondre à la problématique de l’emploi de jeunes et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des sénégalais. S.E. Monsieur le Président Macky SALL de la République avait déclaré : « Si tout le monde s’y met, d’ici peu, nous allons changer radicalement le visage du Sénégal grâce à l’agriculture».
Pour Son Excellence Macky sall le Président, l’agriculture va devenir le moteur de l’économie sénégalaise.La déclaration de politique générale du Premier Ministre du 28 octobre 2013 accorde une grande importance à la nécessité d’accélérer le processus de transformation de l’agriculture pour accroître la productivité et la compétitivité afin que celle-ci devienne le moteur de l’économie sénégalaise.
Afin d’atteindre ces objectifs macroéconomiques, un Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) sera mis en place.A cet effet, le Gouvernement du Sénégal sous notre magistère avait fixé les grandes orientations agricoles portées par le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui à l’horizon 2035 et à moyen terme dès 2018, avait apporter des réponses pertinentes pour placer l’économie sénégalaise sur une trajectoire de croissance durable de 7% par an.
Des réformes critiques et cinq projets phares structurants sont proposés dans l’axe 1 «Transformation structurelle de l’économie et Croissance » du PSE, notamment : (i) Mise en place de 100-150 projets d’agrégation ciblés sur les filières à hautes valeurs ajoutées et l’élevage ; (ii) Développement de trois corridors céréaliers ; (iii) Mise en place de 150-200 projets de soutien à l’agriculture familiale ; (iv) Restructuration de la filière arachide ; et (v) Création de trois agropoles intégrés, pour stimuler l’investissement privé national et étranger, diversifier les moteurs de la croissance et renforcer la résilience de l’économie.
L’agriculture sénégalaise n’a d’autre alternative que d’accélérer la cadence en mettant en place un Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) qui s'était inscritparmi les projets structurants du PSE. Le PRACAS répondait à trois questions : Dans quelles directions accélérer la cadence ? Comment l’accélérer? Pour quel impact ? Il s’appuie sur la vision suivante :
«Construire une agriculture compétitive, diversifiée et durable». Cette vision met clairement l’accent sur l’émergence d’une agriculture capable de :
(i) nourrir au mieux et durablement sur une base endogène les populations,
(ii) tirer profit des avantages du commerce international,
(iii) sécuriser et augmenter les revenus des ruraux,
(iv) procurer des emplois agricoles et non agricoles,
(v) gérer durablement les ressources naturelles, et
(vi) améliorer l’état nutritionnel des populations.Pour opérationnaliser cette vision, le PRACAS a comme objectif l’atteinte à moyen terme de la sécurité alimentaire et nutritionnelle par cercles concentriques glissants à partir des produits prioritaires à haut potentiel de développement et à hautes valeurs ajoutées.
Le programme vise spécifiquement les trois aspirations déclinées dans l’axe 1 du PSE
« Transformation structurelle de l’économie et croissance » : (i) renforcer la sécurité alimentaire du Sénégal et rééquilibrer une balance commerciale dégradée par les importations 10
alimentaires, (ii) développer des filières intégrées compétitives à haute valeur ajoutée, et (iii)préserver les équilibres socio-économiques et dynamiser l’économie rurale.En conformité avec les objectifs du PSE en matière agricole, le PRACAS se fondait sur :
-la modernisation de l’exploitation agricole familiale à travers la formation professionnelle des agriculteurs et un financement et un équipement adaptés;
- l’émergence d’un entreprenariat agricole et rural basé sur une synergie intelligente entre l’agrobusiness et l’agriculture familiale, respectueuse de l'’environnement, soucieuse de l’adaptation aux changements climatiques ;
-une bonne implication des jeunes et des femmes dans le secteur agricole avec la mise en place de fermes agricoles génératrices d’emplois et un renforcement des connaissances techniques et des équipements adaptés ;
- la résilience des populations vulnérables.Le programme ciblera des filières prioritaires par cercles concentriques glissants à l’horizon 2017 et, progressivement, couvrira toutes les principales filières agricoles.
Les filières concernées par le programme prioritaire (2014-2017) sont, dans un premier temps, le riz, l’oignon, l’arachide et les fruits et légumes de contre-saison.
Dans un deuxième temps, le mil, le sorgho, le maïs, le coton et l’ail pourraient intégrer le second cercle concentrique de priorité et, au fur et à mesure de la mise en œuvre du PRACAS, d’autres filières nouvelles pourraient remplir les critères d’éligibilité au PRACAS.
Le développement des filières citées se fera dans un esprit d’intégration agricole, notamment avec les productions animales,voire agro-forestières.Les stratégies globales ainsi que les mesures d’accompagnement et d’atténuation des risques prévues par le PRACAS auront des impacts sur toutes les filières agricoles.Les objectifs de ce programme prioritaire visent :
- L’autosuffisance en riz en 2017 avec une production de 1 600 000 tonnes de paddy ;
-L’autosuffisance en oignon en 2016 avec une production de 350 000 tonnes ;
- L’optimisation des performances de la filière arachidière avec une production en 2017 de 1 000 000 tonnes et un volume d’exportation de 100 000 - 150 000 tonnes par an ;
-Le développement des filières fruits et légumes de contre-saison avec un volume d’exportation de 157 500 tonnes en 2017.Le coût de mise en œuvre des objectifs du PRACAS se chiffre à 581 milliards de FCFA, ainsi réparti :
-424,7 milliards de FCFA pour le riz ;
-20,9 milliards de FCFA pour l’oignon ;
-92 milliards de FCFA pour l’arachide ;
-43,5 milliards de FCFA pour les fruits et légumes de contre-saison.L’originalité de ce programme réside dans le fait qu’il intègre toute la chaîne de valeur allant de l’approvisionnement en intrants à la mise en marché du produit, ce qui renforce sa pérennisation.En outre, il innove par une démarche qui repose sur : le choix des filières structurantes qui ont un effet d’entraînement élevé sur l’économie agricole et rurale ;
-le renforcement des acquis et des résultats probants obtenus par des programmes et projets existants ;
- l’exploitation optimale des avantages comparatifs de l’agriculture sénégalaise. L’approche exige l’implication de plusieurs acteurs ou institutions et leur coopération étroite pour atteindre les résultats. L’ensemble des actions de tous les acteurs des chaînes de valeur agricole doit concourir à l’atteinte de l’objectif.
Ainsi, les services de base qui s’appuient sur les infrastructures, l’énergie, en particulier l’énergie solaire, l’adduction en eau, le réseau de télécommunication (téléphonie, internet) doivent viser en priorité tous les circuits de la chaîne de valeur de production agricole.
Les programmes d’enseignement et de formation professionnelle doivent également intégrer les nouveaux métiers de l’agriculture, aussi bien sur le plan des techniques de production mais aussi et surtout au niveau des stratégies d’organisation qui assurent la sécurité des approvisionnements en intrants, le stockage, la transformation, le transport, les techniques commerciales et de gestion des produits agricoles.
Le PRACAS est en parfaite cohérence avec l’option de territorialisation des politiques publiques en ce qu’il s’appuie sur les dotations factorielles de chaque zone agro-écologique pour promouvoir les productions agricoles qui présentent des avantages comparatifs.
Autrement dit, cette démarche, fondée sur la promotion des territoires ruraux est le seul procédé permettant de garantir un aménagement du territoire cohérent, équilibré et durable.
La mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation constitue le socle de cette vision globale de responsabilisation des acteurs à la base. Ce document comprend six parties.
La première partie passe en revue les atouts et les potentialités et fait le diagnostic des politiques mises en œuvre par le passé pour la levée des contraintes et défis pour une exécution rapide des actions de développement agricole.
La deuxième présente les éléments du PRACAS à travers un programme prioritaire de sécurité alimentaire et nutritionnel sur la période 2014-2017. La troisième développe la stratégie de mise en œuvre du PRACAS et précise aussi les mesures d’accompagnement.
La quatrième définit les mécanismes de pilotage, de coordination et de suivi évaluation du PRACAS. La cinquième évalue les impacts du PRACAS sur l’économie nationale. Enfin, la sixième traite des risques et des mesures d’atténuation.
*Le Mackyste Convaincu, Samba Ndong*
