La rédaction
Formation, Éthique et Innovation : Les RODAK 2025 Tracent la Voie d’une Odontologie Renouvelée
Les 12èmes Rencontres Odontologiques de Dakar (RODAK) ont été officiellement lancées ce jeudi, réunissant des experts, praticiens et acteurs institutionnels autour d’un thème majeur : « L’Approche Holistique en Odontologie ». Organisé jusqu’au 13 décembre, l’événement met en lumière trois sous-thèmes stratégiques : les thérapies innovantes, les enjeux éthiques et l’odontologie durable.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Professeur Ousmane Cissé, Directeur général de la Santé, a souligné l’importance capitale de ces assises pour le système national de santé.
« Les conclusions et recommandations issues de ces rencontres contribueront directement à améliorer la santé de nos populations, conformément à la vision du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko », a-t-il déclaré.
Le Pr Cissé a rappelé que les RODAK s’inscrivent pleinement dans la dynamique de formation continue, indispensable pour élever le niveau de compétences des professionnels du secteur.
« La formation initiale ne suffit pas. La formation continue est un levier essentiel pour renforcer durablement la qualité des soins », a-t-il insisté.
Des avancées notables mais des défis persistants car le Directeur général de la Santé a salué l’acquisition d’un centre de traitement de dernière génération par l’Institut d’Odontologie et de Stomatologie (IOS), une infrastructure qui sera opérationnelle dans les prochains mois et qui renforcera considérablement l’offre de soins.
Cependant, il a rappelé l’un des défis majeurs du secteur :
« Nous n’avons pas encore suffisamment de ressources humaines de qualité. Or, cette ressource constitue l’un des trois piliers essentiels pour garantir une offre de soins performante. »
Il a assuré que le ministère, en collaboration avec l’IOS, travaille à renforcer la qualité et la disponibilité des professionnels de l’odontologie.
La Professeure Diouma Ndiaye, présidente du comité scientifique, a clarifié la portée du thème choisi pour cette édition.
« La dent n’est plus considérée comme un organe isolé. Elle s’inscrit désormais dans un système global qui est l’être humain. L’approche holistique place donc l’individu au cœur de nos décisions thérapeutiques », a-t-elle indiqué.
Cette approche intègre plusieurs dimensions :
sociétale,
éthique,
environnementale,
diagnostique,
thérapeutique.
Elle a également rappelé l’importance de l’éthique, pilier fondamental de la pratique odontologique.
« Comme les journalistes, nous sommes régis par un code éthique strict qui guide nos actes, de la prise en charge au choix des thérapeutiques », a souligné la Professeure Ndiaye
En mettant en avant les innovations scientifiques tout en réaffirmant les principes fondamentaux de responsabilité et d’humanisme, les RODAK 2025 s’imposent comme un carrefour majeur de réflexion et de prospective pour l’odontologie sénégalaise.
Durant trois jours, les participantes et participants réfléchiront aux orientations susceptibles d’améliorer la santé buccodentaire et globale des populations, dans un contexte où les attentes sont aussi fortes que les défis à relever.
Mamadou Touré
Renforcement de la coopération pénitentiaire : une délégation gambienne en visite officielle au Sénégal
Dans le cadre de la consolidation de la coopération sous-régionale en matière de gestion pénitentiaire, le Directeur général des Services pénitentiaires de la Gambie, Ansumana Manneh, accompagné de hauts responsables de son administration, effectue une visite officielle au Sénégal du 7 au 11 décembre 2025. Cette mission s’inscrit dans une dynamique stratégique visant l’amélioration des pratiques de détention, la promotion de la réinsertion sociale, le renforcement des capacités du personnel pénitentiaire et l’approfondissement des relations bilatérales entre les deux pays dans les domaines de la justice, de la sécurité et des droits humains.
Au cours de cette visite, la délégation gambienne participe à une série d’activités comprenant des rencontres institutionnelles de haut niveau, des visites d’établissements pénitentiaires, des échanges techniques et la finalisation d’un mémorandum d’entente initié plus tôt dans l’année. Le Directeur de l’Administration pénitentiaire du Sénégal, Aliou Ciss, a rappelé que cette coopération trouve son ancrage dans les orientations définies lors du Comité mixte des forces de défense et de sécurité tenu en janvier 2025 entre la Gambie et le Sénégal. Ce cadre stratégique, élaboré sous la supervision des adjoints chefs d’état-major des deux pays, recommandait à chaque force de défense et de sécurité de renforcer sa collaboration sectorielle avec son homologue.
C’est dans cet esprit que l’Administration pénitentiaire du Sénégal avait effectué une mission de travail en Gambie, durant laquelle plusieurs inspecteurs avaient contribué à l’élaboration d’un protocole d’accord en étroite concertation avec leurs collègues gambiens. Les quatre journées de travail avaient été marquées par des visites institutionnelles de haut niveau, dont le Palais présidentiel, où la délégation sénégalaise avait été reçue par le Conseil national de sécurité gambien, ainsi que par des rencontres avec le ministère de l’Intérieur et la direction générale de la police. Selon Aliou Ciss, la visite actuelle au Sénégal vise précisément à parachever les engagements déjà entrepris. Le protocole d’accord étant désormais signé, il s’agit, dit-il, de veiller à sa mise en œuvre effective, notamment en matière de formation continue, de réinsertion sociale, de partage de renseignements, mais également de transfert de personnes détenues. Lors de leur séjour en Gambie, les autorités sénégalaises avaient en effet rencontré plusieurs détenus exprimant le souhait d’être transférés dans leur pays d’origine. Le Directeur de l’Administration pénitentiaire du Sénégal a salué l’engagement, l’ouverture et l’accueil chaleureux de ses homologues gambiens.
Pour sa part, Ansumana Manneh a exprimé sa profonde satisfaction quant au niveau de coopération atteint entre les deux administrations. Il a souligné que cette démarche vise à « se donner la main » afin d’améliorer durablement la gestion des établissements pénitentiaires. Il a également annoncé que ces rencontres seront organisées chaque année pour assurer un appui mutuel et un renforcement continu des compétences. Le Directeur gambien a par ailleurs insisté sur l’importance de la formation, précisant que son pays consacrait jusque-là des moyens financiers considérables à la formation de ses agents à l’étranger. Sa visite à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) du Sénégal lui a convaincu que désormais, la Gambie n’a plus besoin de chercher ailleurs : toutes les conditions sont réunies au Sénégal pour offrir des formations de haute qualité, largement accessibles grâce à l’existence de documents pédagogiques disponibles en anglais. Ansumana Manneh a tenu à remercier chaleureusement Aliou Ciss pour son ouverture, sa disponibilité et son esprit de collaboration, ainsi que l’ensemble de l’Administration pénitentiaire du Sénégal pour l’excellence des relations entretenues avec chaque membre de la délégation gambienne.
Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération pénitentiaire entre la Gambie et le Sénégal, ouvrant la voie à une collaboration durable fondée sur le partage d’expertise, l’harmonisation des pratiques et la volonté commune d’améliorer la gouvernance du système pénitentiaire dans l’espace sous-régional.
BNDE : Une nouvelle dynamique pour soutenir les PME grâce au crédit-bail et au factoring
La Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) a réaffirmé son engagement auprès des entrepreneurs sénégalais en organisant une journée d’échanges dédiée à la promotion de solutions financières innovantes. L’objectif de cette rencontre était de rapprocher les principaux clients de la banque de ses partenaires techniques, afin de leur présenter en détail deux produits devenus essentiels pour les petites et moyennes entreprises : le crédit-bail et le facturage.
Selon la direction générale, cette initiative s’inscrit dans la mission première de la BNDE : accompagner les PME/PMI dans leur développement, qu’il s’agisse du financement de l’investissement, de la trésorerie ou d’outils permettant de renforcer leur compétitivité. Les responsables ont rappelé que ces deux solutions, souvent mal connues, représentent pourtant des alternatives efficaces et crédibles aux modes de financement bancaires classi
Au cours de la rencontre, les experts de la BNDE ont présenté les caractéristiques et avantages du crédit-bail, un outil permettant aux entreprises d’acquérir des équipements sans mobiliser immédiatement leur trésorerie. Le facturage, quant à lui, offre aux entrepreneurs la possibilité d’anticiper leurs encaissements et de sécuriser leurs flux financiers.
Ces deux dispositifs répondent aux réalités des PME, qui constituent le tissu économique le plus important du Sénégal.
Pour mieux accompagner les utilisateurs de ces produits, la banque met à leur disposition des équipes spécialisées, formées pour expliquer les procédures et optimiser la prise en charge des dossiers. “Il suffit de se rapprocher de la BNDE, que ce soit en agence ou au siège, pour formuler une demande. Si le projet est jugé bancable, nous l’accompagnons”, a précisé un cadre de la banque.
La BNDE revendique une identité forte : celle d’une institution 100 % sénégalaise, au service du développement national. Cette spécificité se reflète dans son approche plus rigoureuse, plus proche et plus exigeante vis-à-vis de sa clientèle.
Consciente des critiques adressées au secteur bancaire en général, la direction explique avoir engagé ces dernières années une réforme interne en profondeur : diagnostic organisationnel, formation continue du personnel, révision des process, mise en place d’outils digitaux et amélioration de la relation client.
Ces efforts ont permis de réduire significativement les délais de traitement, souvent pointés du doigt dans le secteur. La BNDE affirme aujourd’hui disposer de délais parmi les plus performants du marché, ce qui se traduit par son classement : elle est désormais la 4ᵉ banque du pays en termes d’encours de financement, avec une présence marquée sur des segments économiques que beaucoup d’établissements hésitent encore à soutenir.
Un partenaire de confiance pour les secteurs à forte valeur ajoutée car dans un environnement bancaire réglementé, où le risque est parfois élevé, la BNDE se distingue par sa capacité à mobiliser des équipes techniquement compétentes, capables de comprendre les enjeux spécifiques de secteurs parfois délaissés.
La banque insiste sur le fait que sa bonne qualité de service, l’expertise de ses conseillers et la rapidité de ses processus en font aujourd’hui un acteur incontournable du financement des PME au Sénégal.
Mamadou Touré
ZONE DE CAPTAGE (GRAND YOFF) : Les jeunes se dressent contre la construction d’un poste de santé sur leur unique terrain de football
La tension monte dans le quartier après l’annonce d’un projet municipal visant à ériger un poste de santé sur le seul terrain de football qui sert également d’espace de loisirs aux jeunes de la Zone de Captage. Réunis au sein d’une association locale, ces derniers ont exprimé, dans une déclaration rendue publique, leur « désaccord total » face à ce choix d’emplacement qu’ils jugent « incompréhensible et préjudiciable » pour la jeunesse.
Pour les jeunes du quartier, le terrain visé n’est pas un simple espace vague. Il constitue le cœur de leur vie sociale : un lieu de rencontres, de pratiques sportives et de cohésion communautaire. « Sa suppression priverait des centaines de jeunes d’un espace sain et structurant », alertent-ils.
Dans un contexte où les infrastructures sportives sont déjà rares, ils estiment que toucher à ce terrain reviendrait à aggraver des problématiques telles que l’oisiveté, le décrochage social et le manque d’activités encadrées.
Les représentants associatifs rappellent également que la commune souffre d’un déficit chronique en espaces de loisirs. Remplacer une installation sportive existante même vieillissante par un bâtiment administratif ou sanitaire serait, selon eux, un contre-sens. Ils invoquent les politiques publiques en faveur du sport, souvent présentées comme un levier de cohésion sociale et de santé publique : « Démanteler une infrastructure utile va à l’encontre des discours et des priorités nationales en matière de jeunesse. »
Les signataires de la déclaration ne contestent pas l’utilité d’un poste de santé, qu’ils jugent même « crucial » pour la communauté. Leur désaccord porte exclusivement sur l’emplacement retenu. Ils affirment qu’il existe « d’autres terrains ou espaces inutilisés dans la Zone de Captage ou les environs » susceptibles d’accueillir l’infrastructure sans sacrifier un espace public indispensable.
Les jeunes appellent les autorités municipales à « reconsidérer le projet » et à engager un dialogue constructif avec les habitants. Ils se disent prêts à participer à une concertation afin d’identifier un site alternatif qui permettrait de répondre aux besoins sanitaires de la population tout en préservant l’unique espace de loisirs du quartier.
La mobilisation locale s’organise et pourrait prendre de l’ampleur dans les prochains jours. Un signal clair, pour ces jeunes, que leur terrain n’est pas un luxe, mais une nécessité.
Ngir Tabac ëlëgu Rew Mi : La Convention Nationale de la Jeunesse lance une nouvelle ère de dialogue et d’inclusion à Dakar
La capitale sénégalaise a accueilli ce jeudi une étape majeure de la participation citoyenne des jeunes avec le lancement officiel de la Convention Nationale de la Jeunesse (CNJ), organisée en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Fruit d’un processus participatif d’un an, cette initiative portée par près de 150 associations de jeunes issues des 14 régions du pays ambitionne de créer un cadre durable de dialogue, de concertation et de co-construction entre la jeunesse, l’État, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.
Placée sous le thème « Ngir Tabac ëlëgu rew mi », cette journée a été marquée par une représentation théâtrale éloquente retraçant les réalités, les espoirs et les aspirations des jeunes de tous horizons. Une mise en scène unanimement saluée pour sa capacité à faire entendre, avec force et sensibilité, la voix de la jeunesse urbaine, périurbaine, rurale et numérique.
Représentant la ministre de la Jeunesse et des Sports, le porte-parole du ministère a rappelé la place essentielle accordée aux jeunes dans l’agenda national. Depuis l’alternance politique de 2024, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ont fait de la jeunesse l’un des piliers de la Stratégie Nationale de Transformation – Vision Sénégal 2050.
Avec 75 % de la population âgée de moins de 35 ans, selon les derniers chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, la jeunesse constitue un levier stratégique incontournable pour un Sénégal souverain, juste et prospère.
Création du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal est l'un des faits marquants annoncés lors de cette cérémonie est l’adoption, en Conseil des ministres du 12 novembre 2025, d’un décret instituant le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal.
Cette nouvelle instance aura pour missions :
d’émettre des avis sur les politiques publiques dédiées aux jeunes ;
d’assurer leur représentativité dans les espaces décisionnels ;
de favoriser le dialogue entre les jeunes, les pouvoirs publics, le secteur privé et les partenaires ;
de contribuer à des réformes structurelles en faveur de l'inclusion et de l’employabilité.
Cette innovation institutionnelle se veut le prolongement naturel du processus participatif mené tout au long de l’année 2025 dans les départements et régions du pays.
La CNJ se présente comme une plateforme ouverte et durable permettant aux jeunes de :
formuler leurs attentes et recommandations,
proposer des solutions adaptées à leurs réalités,
renforcer leur engagement citoyen,
construire un leadership éclairé.
Les thématiques prioritaires telles que l’emploi, l’entrepreneuriat, l’éducation, la formation, l’inclusion sociale et la participation citoyenne seront au cœur des travaux de cette convention.
Le ministère a réaffirmé son engagement à accompagner les organisations de jeunesse à travers un projet de convention nationale visant à renforcer leur impact au niveau communautaire et national.
La rencontre a rassemblé une pluralité d’acteurs : représentants de l’Union européenne, du patronat sénégalais, de l’Agence française de développement, directeurs régionaux de la jeunesse et des sports, partenaires techniques et financiers, ainsi que des journalistes et jeunes leaders.
Le Consortium Jeunesse Sénégal a été particulièrement salué pour son rôle moteur dans l’organisation des consultations départementales et la conclusion des conventions régionales.
Un appel à la responsabilité, à la créativité et à l’unité car dans un discours empreint d’optimisme et de responsabilité, les autorités ont encouragé les jeunes à continuer de croire en leur potentiel, à innover, à se former et à s’informer pour consolider leur rôle central dans le développement du pays.
En citant Jean-Jacques Rousseau — « La jeunesse est le temps d'apprendre la sagesse et la vieillesse le temps de la pratiquer » — le représentant du ministère a officiellement déclaré ouverte la Convention Nationale de la Jeunesse 2025.
Mamadou Touré
Valorisation économique de la recherche au Sénégal : une journée d’échanges pour transformer le savoir en richesse nationale
Dans un contexte où la recherche scientifique et l’innovation sont reconnues comme des leviers majeurs pour le développement économique et social, le Sénégal a organisé une « Journée d'Échanges et de Partenariat sur la Valorisation Économique des Résultats de Recherche ». Cet évènement, co-organisé par l’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée (ANSRA) et le système des Nations Unies au Sénégal, s’est tenu récemment afin de rapprocher chercheurs, secteur privé, décideurs politiques et partenaires financiers autour d’une ambition commune : transformer les résultats de la recherche en véritables moteurs de croissance et d’emploi.
Un défi majeur pour le Sénégal : passer de la recherche à l’application économique
Le Sénégal s’investit pleinement dans la promotion de l’innovation et la transformation structurelle de son économie, en lien avec son Agenda National de Transformation Sénégal 2050. Cet agenda mise sur une économie du savoir inclusive et compétitive, fondée sur la recherche, l’innovation et la valorisation des compétences. Malgré des investissements croissants et la reconnaissance de la recherche comme un programme phare du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), la valorisation économique des résultats scientifiques demeure insuffisante.
« Nos laboratoires produisent des résultats de grande qualité, capables de répondre aux problématiques locales », a souligné le Dr Lamine SANÉ, directeur général de l’ANSRA. « Le défi réside dans la non-application de ces résultats pour résoudre concrètement nos problèmes. »
Cette faible transposition des découvertes en produits, services ou procédés exploités économiquement s’explique notamment par l’absence de dispositifs robustes de transfert technologique, de véritables ponts avec le secteur privé, et de financements adaptés à l’innovation.
Un réseau national au service de la valorisation et du transfert technologique
Face à cette situation, un changement de paradigme est en marche. Depuis le 29 juillet 2025, le Sénégal a mis en place le Réseau Sénégalais de Valorisation des Résultats de la Recherche, du Transfert de Technologies et de la Coopération scientifique (Sen_ReVaRT). Ce réseau regroupe universités, instituts de recherche, secteur privé ainsi que partenaires techniques et financiers.
« Ce dispositif constitue l’épine dorsale de nos actions futures », a précisé le Dr SANÉ. « Nous avons signé une convention qui lie ces acteurs autour d’un calendrier précis pour définir des mécanismes d’accompagnement des chercheurs et des inventeurs, favorisant la transformation des résultats en initiatives économiques durables. »
Diversification des sources de financement, clé de la réussite
Le financement est une pierre angulaire pour réussir cette transformation. Le Professeur Mamadou SARR, directeur général de l’Université Rose DIENG France-Sénégal, représentant des universités publiques au sein de cette journée, a insisté sur la nécessité de diversifier les ressources pour soutenir la recherche.
« Il faut mettre en synergie les universités, les réseaux scientifiques et les bailleurs de fonds pour développer une stratégie de mobilisation des ressources additionnelles », a-t-il expliqué. « Cela inclut aussi bien la vente d’expertises, les bureaux d’études, que la captation de fonds compétitifs au niveau international via des bureaux spécialisés de montage de projets, souvent appelés ‘grant writing offices’. »
Cette approche stratégique doit aussi s’accompagner d’un renforcement des fonds contractuels internes aux universités afin de garantir une autonomie financière partielle et de mieux appuyer l’écosystème de la recherche.
Un appel à la collaboration multi-acteurs pour accélérer l’innovation
La journée a aussi permis de mettre en lumière plusieurs expériences réussies, qui témoignent du potentiel de la recherche sénégalaise à devenir un moteur d’innovation et d’impact socio-économique. Les acteurs présents ont partagé leurs défis et leurs succès, tout en soulignant l’importance d’un partenariat durable entre chercheurs, secteur privé, financeurs et décideurs publics.
En s’inscrivant dans la vision « Nations Unies 2.0 », ce rendez-vous vise à intensifier les efforts pour accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment ceux liés à la recherche, à l’innovation, à l’éducation et aux partenariats stratégiques (ODD 4, 9 et 17).
Le plan de plaidoyer envisagé à l’issue de cette journée aspire à renforcer le réseau Sen_ReVaRT et à créer un environnement plus favorable à la valorisation économique des résultats du savoir scientifique.
Vers une transformation durable et inclusive
Le Sénégal entend ainsi franchir un cap décisif en garantissant que la recherche scientifique ne reste pas cantonnée aux laboratoires, mais devienne un véritable levier de croissance inclusive, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. Cette volonté est un message fort adressé aux acteurs nationaux comme internationaux pour soutenir cette dynamique innovante.
En somme, cette journée d’échanges a posé les jalons d’une coopération accrue, en mobilisant expertise et ressources pour faire émerger un écosystème solide où la connaissance devient richesse. La mise en œuvre concrète des mécanismes proposés pourrait définitivement ouvrir la voie à une économie sénégalaise plus compétitive, basée sur la transformation du savoir en impact durable.
Alioune ndiaye
WANEP-Sénégal mobilise la jeunesse pour bâtir une gouvernance plus participative
WANEP-Sénégal a organisé un dialogue multi-acteurs consacré à l’engagement citoyen des jeunes dans les initiatives locales et nationales, dans un contexte ouest-africain marqué par l’instabilité politique, les tensions sécuritaires et une contraction progressive de l’espace civique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet EMAM, un programme de suivi de la violence électorale financé par l’Union européenne.
La jeunesse : majorité démographique, minorité politique
Avec près de 75 % de la population âgée de moins de 35 ans (ANSD, 2023), le Sénégal dispose d’un véritable « dividende démographique ». Pourtant, cette majorité peine encore à se faire entendre dans les instances de décision.
Malgré les quotas prévus par les textes, les jeunes demeurent souvent cantonnés à des rôles symboliques dans les partis politiques et les institutions.
Plusieurs rapports, dont WYDE (2025), soulignent la faible application des dispositifs légaux censés favoriser l’inclusion. La centralisation du pouvoir, le clientélisme, les stéréotypes de genre et les obstacles économiques freinent fortement la participation citoyenne et politique des jeunes.
Conséquences :
montée de la frustration sociale,
abstention électorale,
radicalisation de certains discours,
migration comme alternative.
Un cadre national pour l’inclusion
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique internationale portée par la Résolution 2250 sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, ainsi que par l’Objectif de Développement Durable n°16.
Elle s’appuie également sur la Charte africaine de la jeunesse, qui garantit le droit des jeunes à participer à toutes les sphères de décision.
« Nous ne cherchons pas à réinventer la roue, mais à nous inscrire dans les dynamiques communautaires et à renforcer les mécanismes de participation citoyenne », a expliqué WANEP-Sénégal en ouverture du dialogue.
Le dialogue a réuni environ 50 participants venus de toutes les régions, y compris les zones identifiées comme sensibles (Ziguinchor, Kaffrine, Kédougou, Matam, etc.).
Jeunes leaders, experts électoraux, acteurs politiques, institutions publiques et partenaires techniques ont partagé leurs analyses, leurs défis et leurs propositions.
L’objectif :
identifier les obstacles à la participation politique,
formuler des recommandations,
co-construire un document de plaidoyer destiné au ministère de la Jeunesse,
élaborer un plan d’action national en vue des élections locales de 2027.
Des recommandations pour une participation durable
L’initiative vise à transformer les constats issus des missions d’observation électorale en actions concrètes :
renforcer l'implication des jeunes dans le suivi citoyen de l’action publique,
créer des mécanismes institutionnels plus inclusifs et plus résilients,
assurer la mise en œuvre effective du Plan JPS Sénégal actuellement en préparation,
mobiliser les financements nécessaires pour garantir sa pérennité.
WANEP-Sénégal insiste sur le fait que la réussite de ces engagements dépendra de la volonté politique des autorités à traduire les textes en actions mesurables.
À l’occasion du 10e anniversaire de la Résolution 2250, l’organisation a lancé un appel solennel à la jeunesse :
« Notre potentiel démographique doit devenir une force motrice de paix et de démocratie. Continuons à nous engager, à revendiquer notre place dans l’élaboration des politiques publiques et à construire une gouvernance inclusive. »
Mamadou Touré
Macky, rendons hommage à un homme d'exception !(Par El Hadji Assane Sall)
10 décembre 1961-10 décembre 2025. Voilà 64 ans, jour pour jour qu'a vu le jour un enfant baptisé Macky Sall, à Foundiougne
(Fatick), sous les berges du fleuve Sine. Ce fils de Amadou Sall et de Coumba Timbo va connaître un riche parcours avant de devenir le quatrième Président de la République: une charge suprême pas dévolu à tout le monde. Parti presque de rien, le petit-fils de Fatoumata Sall a su forger un destin jusqu'à atteindre le Graal. Héroïque !
Le Président Macky Sall est, de toute évidence, un cas d'école pour les générations actuellles, montantes et celles futures. Il a su faire preuve de discipline, de persévérance et de résilience jusqu'à toiser le sommet. Son "backround" est tout simplement exemplaire.Oui! Le quatrième
(4ème) Président de la République du Sénégal est un homme d'exception, un grand africain et partisan de la paix dans le monde.
Son passage à la tête du Sénégal s'est donc révélé comme une véritable épopée. Tant ses empreintes sont visibles et positives à la fois. Sur les plans social, infrastructurel, institutionnel et j'en passe..., il a su marquer à jamais les esprits. Son bilan bâti en or massif continue d'impressionner plus d'un sénégalais, voire africain. L'auteur des livres "Le Sénégal au coeur", "L'Afrique au coeur" est un infatigable Bâtisseur du Sénégal moderne et un panafricaniste convaincu. Il est à célébrer, à magnifier, à féliciter pour service rendu fièrement à notre chère Nation. En ce jour particulier et faste commémorant son anniversaire, nous lui disons "Déwénati". Que Dieu lui maintienne aussi longtemps en vie et l'octroie unr santé de diamant. Joyeux anniversaire, mon très cher Président. A tes 122 ans, inch'Allah.
El Hadji Assane Sall,Médina Baye Niass (Kaolack).
62 Jeunes Africains Diplômés du Programme COYWA : Une Nouvelle Génération d'Entrepreneurs Préparés à Révolutionner le Continent"
Le programme COYWA, soutenu par l’Agence de Développement de l’Union Africaine en partenariat avec le Gouvernement d’Espagne et AECID, forme actuellement plus de 60 jeunes Africains, majoritairement des femmes, dans des domaines essentiels tels que les compétences numériques, l’éducation financière, le marketing et le branding.
Ce programme vise d’abord à améliorer leur employabilité avant de les accompagner vers l’entrepreneuriat, afin de favoriser la création d’emplois durables et l’autonomisation des entrepreneurs.
Parallèlement à la formation, un appel à propositions a permis à plusieurs participants d’obtenir des subventions pour financer le démarrage ou la croissance de leurs entreprises, renforçant ainsi l’impact social et économique du programme.
Cette double approche, combinant formation et financements directs, incarne la stratégie de durabilité de COYWA.La sélection des 62 participants a été rigoureuse, assurant une diversité géographique et linguistique représentative des cinq régions africaines, avec un équilibre hommes-femmes.
Cette cohorte incarne l’engagement de l’Union Africaine à mobiliser les talents jeunesse du continent pour stimuler le développement économique et social. L’initiative crée ainsi un modèle de succès inspirant, prêt à être étendu à un plus grand nombre de jeunes entrepreneurs africains dans les années à venir.
Adja DJITÉ
PrimatureSN (la bonne pioche du PM)*
Le Gouvernement du Sénégal a accueilli à la Primature, une délégation des Émirats Arabes Unis conduite par le ministre du Commerce extérieur. Dr Thani Bin Ahmed Al ZEYOUDI, effectue ce 10 décembre 2025 une visite de travail à Dakar.*
Placée sous la coordination du ministre des Finances et du Budget Cheikh DIBA, cette visite sera marquée par d’importantes séances de travail avec le Gouvernement sénégalais.
Les échanges portent entre autres, sur des secteurs stratégiques tels que la Santé, les Énergies, les Mines, le Pétrole et le Gaz, les Télécommunications et l’Agriculture.
