La rédaction
Compétition Nationale de Soudure : Les Chaudronniers Sénégalais à l'Honneur.
L'Association des Chaudronniers, Tuyauteurs et Soudeurs du Sénégal (ACTSS) organise une compétition nationale de soudure qui se déroulera du 3 au 6 décembre 2025. Cet événement est une occasion pour les professionnels et les jeunes talents de la chaudronnerie et de la soudure de se mesurer et de démontrer leurs compétences.La compétition nationale de soudure est un rendez-vous attendu par les professionnels du secteur.Selon le président de cet association ACTSS, M.khouraychi Diallo, cette compétition permettra aux participants de se confronter aux meilleurs et de valoriser leurs compétences. Les organisateurs espèrent que cet événement contribuera à promouvoir les métiers de la chaudronnerie et de la soudure.
Les compétences évaluées lors de cette compétition incluent la lecture de plans, la maîtrise des techniques de soudure et la connaissance des matériaux. Les trois meilleures seront jugés sur leur capacité à réaliser des travaux de qualité et à respecter les normes de sécurité et vont représenterle senegal au Mozambique pour tanter un trophée continental.La compétition nationale de soudure est également une opportunité pour les jeunes talents de se faire connaître et de lancer leur carrière.
La compétition nationale de soudure sera un événement placé sous le signe de l'excellence et les participants seront évalués par des professionnels du secteur et les meilleurs seront récompensés. Cet événement sera une occasion pour les chaudronniers et soudeurs sénégalais de se rassembler et de partager leurs expériences.
Alioune ndiaye
Madame Camara Fatoumata Fall honorée : un doctorat Honoris Causa pour une pionnière de la formation professionnelle en Afrique
Le Symposium international Innovation et Développement durable en Afrique, organisé par l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA) et le Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis (CVPT), en collaboration avec le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire du Sénégal, a été marqué cette année par la distinction exceptionnelle décernée à Madame Camara, née Fatoumata Fall.
La consultante en architecture, formatrice de formateurs et cheffe d’entreprise a reçu le titre prestigieux de Docteure Honoris Causa, une reconnaissance saluée par l’ensemble des participants du colloque.
Une carrière dédiée à la formation et à l’employabilité des jeunes, diplômée d’Allemagne dans le système BIAL – un modèle alliant école et entreprise – Madame Camara est aujourd’hui Présidente-directrice générale d’ASF Lamb-Digo, organisme reconnu par l’État français depuis 2007 et par l’État sénégalais depuis 2008.
Elle dirige également l’École des chantiers BTP, reconnue par arrêté ministériel depuis 2013.
Depuis plusieurs années, elle forme des jeunes aux métiers du bâtiment :
maçonnerie
électricité
plomberie
menuiserie
carrelage
peinture
étanchéité
plâtrerie
conduite de chantier
création et gestion d’entreprise dans le BTP
À ce jour, plus de 500 jeunes sont devenus ouvriers qualifiés, chefs d’équipe ou entrepreneurs grâce à ses programmes.
Un engagement panafricain salué au symposium car présente au colloque depuis deux jours, Madame Camara souligne la richesse des échanges :
« J’ai travaillé avec tous les Africains venus au symposium. Les ateliers ont été très intéressants et je félicite les instituts, les panélistes, ainsi que le ministère de l’Économie sociale et solidaire. Le ministre a fait un excellent exposé et accompagne véritablement les femmes et les jeunes vers l’entrepreneuriat par la formation, la formalisation et le financement. »
Interrogée sur sa nomination en tant que docteure Honoris Causa, elle exprime sa reconnaissance :
« Je suis très contente d’être nommée Docteure Honoris Causa, parce que nous l’avons mérité à travers nos compétences. Ici, on nomme selon les compétences. Je dédie cette distinction aux femmes du monde, aux femmes africaines, ainsi qu’à mon mari. »
Innovation, IA et nouvelles perspectives car déterminée à poursuivre son engagement, Madame Camara confirme vouloir redoubler d’efforts et renforcer les formations proposées :
« Nous avons déjà des diplômes nationaux et internationaux, mais nous allons encore renforcer nos programmes, notamment avec l’intégration de l’intelligence artificielle. Si nous n’adoptons pas l’IA aujourd’hui, nous serons dépassés demain. Nous sommes prêts à travailler avec l’IA
au niveau international. »
Mamadou Touré
Chantiers Navals de Dakar : le retrait de Lisnave révèle les risques d’une transition mal préparée
L’annonce officielle du retrait de Lisnave International de l’appel d’offres pour la reprise des Chantiers Navals de Dakar (ex-Dakarnave) a provoqué une véritable secousse dans le secteur maritime ouest-africain. Loin d’être une décision impulsive, le groupe portugais affirme avoir mené une analyse approfondie du cahier des charges et des conditions économiques proposées par l’État du Sénégal. Son départ pose désormais une série de questions fondamentales sur la crédibilité et la viabilité du processus de sélection en cours.
Un partenaire historique qui a façonné l’industrie navale sénégalaise car arrivé au Sénégal en 1999, Lisnave — à travers la société Dakarnave — a profondément transformé l’outil industriel local. Le groupe a modernisé les infrastructures, formé des générations de techniciens et structuré un écosystème complet de sous-traitants et de partenaires économiques.
En 26 ans, il a repositionné Dakar comme un hub régional majeur de la réparation navale.
La sortie d’un acteur ayant autant investi et accompagné la montée en compétence locale ne peut être considérée comme un simple incident : elle marque la fin d’un cycle et ouvre une phase d’incertitude où les risques industriels, sociaux et opérationnels sont particulièrement élevés.
Pourquoi Lisnave a renoncé : un cahier des charges jugé « non soutenable » car dans ses communications publiques, Lisnave pointe plusieurs faiblesses structurelles du projet proposé. Le groupe estime que les conditions financières, réglementaires et contractuelles ne garantissent ni la continuité d’exploitation ni la sauvegarde des emplois.
Les principales zones d’incertitude concernaient :
la sécurisation des financements nécessaires à la reprise ;
les modalités de transition entre l’opérateur sortant et le futur gestionnaire ;
la prise en charge des risques en cas de ralentissement ou d’arrêt d’activité ;
la protection et la continuité des acquis sociaux des travailleurs.
Face à un montage considéré comme trop fragile pour garantir la viabilité du chantier à long terme, Lisnave a préféré se retirer plutôt que de s’engager dans un projet incertain
Avec cette sortie, l’État du Sénégal — via la SIRN, le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et la Primature — se retrouve devant trois impératifs stratégiques :
1. Préserver les acquis sociaux
Les travailleurs disposent d’une ancienneté, de droits consolidés et de dispositifs organisationnels construits sur plusieurs décennies. Un repreneur insuffisamment préparé pourrait fragiliser cet équilibre.
2. Assurer la continuité industrielle
Un chantier naval ne se limite pas à ses installations : il repose sur un portefeuille clients, des compétences techniques pointues, des fournitures spécialisées et une chaîne d’activités intégrée. Toute rupture opérationnelle pourrait avoir des conséquences durables.
3. Sauvegarder la crédibilité du processus d’appel d’offres
Si le cahier des charges repousse les opérateurs les plus compétents, le risque est de déboucher sur une attribution par défaut, ou sur un échec pur et simple. Le retrait de Lisnave constitue, à ce titre, un avertissement sérieux.
Selon plusieurs sources médiatiques, seules deux offres auraient finalement été déposées — notamment par Damen et Jobson Italia — après le retrait d’autres acteurs initialement intéressés.
Une question centrale se pose donc : les candidats encore en lice disposent-ils réellement de la solidité financière, de l’expertise technique et des garanties sociales nécessaires ?
Les critères à évaluer avec la plus grande rigueur sont :
la capacité financière et l’engagement d’investissement ;
l’expérience prouvée dans la gestion de chantiers comparables ;
des engagements fermes concernant les emplois, la formation et les acquis sociaux ;
un plan d’exploitation crédible assurant la continuité des contrats et des services
Sans garanties solides, le risque est de confier un outil stratégique à un opérateur incapable de maintenir le niveau d’activité ou tenté de réduire les coûts au détriment des travailleurs et du tissu industriel local.
Une attribution précipitée ou mal préparée pourrait entraîner :
des suppressions d’emplois ou des mises en chômage technique ;
l’effondrement du réseau de sous-traitants et fournisseurs ;
la perte de clients régionaux au profit de chantiers concurrents ;
un recul de la position stratégique du Sénégal dans la réparation navale en Afrique de l’Ouest.
Autant de scénarios que Lisnave dit vouloir éviter, expliquant son retrait
face à un montage jugé trop fragile.
Point de vue critique du FDR: Le Sénégal sombre
Qui peut raisonnablement soutenir qu’il n’est pas plus que temps d'en finir avec ce gouvernement d'humiliation nationale ? L'État du Sénégal traverse sans conteste la crise la plus aiguë de son existence. Ni en 1962 pas plus qu’en 1968, en 1988 ou en 2021, le Sénégal n'aura présenté un spectacle aussi désolant que celui auquel nous assistons.
L'échec de la gouvernance de PASTEF, incapable de transformer le Sénégal comme promis, ni même de préserver les acquis, constitue le principal facteur explicatif de cette situation d'une gravité exceptionnelle.
Un échec qui se manifeste tant sur le plan économique qu'institutionnel.
Sur le plan économique, le Sénégal est devenu, en l'espace de vingt mois de gouvernance de PASTEF, un des pays les plus endettés d'Afrique, désormais transformé en proie facile pour les fonds vautours. Notre État est ainsi et quasi officiellement au bord de la faillite, en raison de l'amateurisme et du populisme de ses dirigeants.
Les Sénégalais, plus particulièrement les plus démunis, souffrent dans leur chair des entraves à l'économie, de la prolifération de taxes en tous genres, de l'incapacité croissante de l'État à s'acquitter de ses obligations internes et engagements avec les travailleurs, notamment du règlement des créances dues au secteur privé national, du paiement des bourses estudiantines, des allocations de sécurité familiale, d’une bonne organisation de la commercialisation de l’arachide et de la campagne horticole, etc.
Sur le plan politique, les Institutions de la République connaissent un sort tout aussi désastreux. Il suffit de souligner, à ce sujet, que le chef du gouvernement a accusé de hauts magistrats de complot à son encontre, tandis qu'un député de PASTEF vient d'accuser, publiquement, le Président de la République de perpétrer un « coup d'État » contre le Premier ministre ! Parallèlement, de graves accusations d’atteinte à la sureté
de l’État et de subversion, portées contre le Premier ministre, demeurent à ce jour sans traitement connu.
Tout laisse ainsi présager que l'échec de la gouvernance de PASTEF, de même que la nature véritable de cette organisation, sont en train d’engendrer une crise au sein de ce parti qui risque, à son tour, de provoquer une implosion à l'échelle nationale.
Pour sa part et depuis une dizaine de mois, le FDR a tiré la sonnette d’alarme et entamé le combat autour d’une plateforme minimale qu’il a déjà communiquée et qui comprend bien entendu la défense des Institutions et de la Constitution ainsi que la libération immédiate et sans condition des détenus et otages politiques.
Face à la catastrophe imminente, le FDR est convaincu qu’il faut un sursaut national de toutes les forces vives du pays. Il est plus que temps de se lever et de s'unir pour mettre un frein à ces dérives qui conduisent aujourd'hui notre pays vers une situation absolument périlleuse.
Le FDR continuera la mise en œuvre, dans les jours à venir, de son plan d'action visant à concrétiser cet Appel à un sursaut salvateur pour la sauvegarde du Sénégal. D'ores et déjà, le FDR invite tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises à une mobilisation
soutenue autour des actions qui seront entreprises.
Relèvement du taux d'encadrement, capitale humain... Les exigences du Mesri aux lauréats du Cames
Ouvert depuis lundi dernier, la 22ème edition du Concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES a été clôturée hier. Le ministre Moustapha Ndiekk Sarré en charge de l'emploi et de la Formation professionnelle et technique qui a prononcé le discours de clôture au nom de son collègue de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’innovation Pr Daouda Ngom,a lancé un vibrant appel aux lauréats. S’adressant aux lauréats du prestigieux concours, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique leur lance ceci: «Après avoir fait briller vos différentes universités de relevance et à travers elles aussi, vos pays respectifs, il vous reviendra de vous élever à la dignité professorale en acceptant le sacerdoce qui s’attache au prestige de votre rang. Il a une déclinaison plurielle comme vous devez du reste le savoir ». Il s’agit entres autres du relèvement du taux d’encadrement de la recherche ; de la participation active à la vie scientifique de vos institutions respectives de rattachement. Mais aussi du développement du capital humain ; de l’élaboration de stratégies endogènes à travers vos contributions savantes pour fonder les bases de sociétés plus justes et plus inclusives.
Également, il a formulé ses sincères encouragements aux candidats qui n’ont pas hélas été cooptés dans le corps des Maîtres de Conférences Agrégés. «Je n’en doute point, les doutes et la déception qui vous habitent aujourd’hui construiront vos succès futurs et ne dénient en rien votre place très honorable dans la communauté scientifique porteuse des ambitions transformationnelles de nos États », a - t - il lancé. «Chers Maitres de Conférences Agrégés, de nombreux défis hâteront la période de grâce qui marque l’épilogue des nombreux sacrifices consentis pour accéder à ce grade qui fait de vous dorénavant des enseignants de rang magistral dans les universités respectives de l’espace CAMES » explique le ministre Sarré.
Territorialisation des politiques pharmaceutiques : l'ARP met en place le cadre régional de dialogue des acteurs.
L’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) poursuit son déploiement stratégique sur l’ensemble du territoire national. Ce jeudi 20 novembre, un comité régional de développement (CRD) s’est tenu à Saint-Louis, marquant une étape importante dans la structuration et la territorialisation des interventions de l’Agence au niveau des pôles.
Présidée par le Gouverneur adjoint, Sidy Guisse Diongue, la rencontre a réuni les principaux acteurs locaux : autorités administratives, élus des collectivités territoriales, services techniques, partenaires régionaux ainsi que des représentants d’autres secteurs clés tels que le commerce, la famille et l’Intérieur. L’objectif central était de présenter la vision de l’ARP, ses orientations et les dispositifs opérationnels prévus pour accompagner le développement du secteur pharmaceutique dans la région.
La participation du Directeur général, Dr Alioune Ibn Aboutalib Diouf, et du Secrétaire général de l’ARP a conféré une dimension particulière à ce CRD, traduisant la volonté de l’institution de renforcer son ancrage territorial et de travailler en étroite synergie avec les acteurs locaux pour une mise en œuvre cohérente et efficace de ses missions.
Au cours de la rencontre, plusieurs présentations techniques ont été partagées, portant notamment sur les dispositions juridiques encadrant le secteur pharmaceutique, les plateformes réglementaires de l’Agence ainsi que les missions dévolues à l’antenne régionale du pôle nord. Ces échanges riches et constructifs ont permis d’éclairer les parties prenantes régionales sur les opportunités offertes par l’ARP et de préciser les contours d’une collaboration fluide et durable.
Ce comité régional de développement de Saint Louis a été une instance de dialogue entre les différents acteurs du secteur.
Convention C190: Kaffrine réclame un travail sans violence
LETTRE OUVERTE DE ME DIARAF SOW, PRÉSIDENT DU PARTI ADAE/J, AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE BASSIROU DIOMAYE FAYE
PAR DEVOIR ENVERS L'ÉTAT ET LA RÉPUBLIQUE : MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, POURQUOI AMINATA TOURÉ ?
Monsieur le Président de la République,
L'objectif de ce document n'est nullement de mener une attaque personnelle contre Madame Aminata Touré, ni de jouer les pions pour quiconque. Je ne suis pas de cet acabit.
Cependant, lorsque les intérêts supérieurs de l'État et de la République sont menacés, je me dois, en tant que sentinelle de la démocratie, de me lever et de jouer mon rôle d'avertisseur.
Monsieur le Président, je n'ai aucune intention de vous empêcher de chercher une assise politique en dehors des structures actuelles du parti PASTEF ou de poser des questions sur vos ambitions politiques futures mais la question qui me taraude l'esprit est pourquoi Mimi Touré ?
Quelle est sa place dans l'échiquier politique que vous dessinez ? L'introduire dans ce jeu, et pire, lui conférer un rôle central, constitue à mon sens votre plus grande erreur stratégique.
Votre formation politique, Le PASTEF a bien raison de s'alarmer. Si Aminata Touré était mue par la vertu, elle refuserait d'être l'actrice principale d'une potentielle division de PASTEF. Elle s'efforcerait plutôt de jouer un rôle de médiatrice.
Si elle possédait ne serait-ce qu'un minimum de sagesse et de morale politique, elle n'accepterait jamais d'être l'instrument d'un scénario visant à fracturer le PASTEF en deux entités et à vous séparer d'Ousmane SONKO, lui qui l'a accueillie lorsqu'elle a quitté Benno Bokk Yaakaar après avoir fait preuve d'une loyauté douteuse envers le Président Macky Sall.
Monsieur le Président de la République, Mimi Touré ne vous apportera absolument rien de substantiel. C'est une opportuniste avérée, prête à exécuter les besognes les plus ingrates, sans morale et sans vergogne. Le jour où ses ambitions personnelles et hypocrites ne seront pas satisfaites, elle vous jettera sans remords aux oubliettes.
Demandez à Macky Sall, qui lui a pourtant tout donné en la nommant Premier Ministre alors que personne ne la connaissait, comment elle l'a remercié.
Elle l'a fait en pleine période de troubles, créée en partie sur la base de son incapacité manifeste à remporter les élections législatives et à offrir une majorité confortable, alors qu'elle était pourtant la tête de liste désignée après ses manœuvres machiavéliques.
Cette campagne des législatives a été pour Benno Bokk Yaakaar la plus affreuse que la coalition présidentielle avait connu malgré les moyens colossaux mis par Macky SALL a sa disposition.
À Kébémer, elle n'aurait rien distribué, et à Gossas, elle aurait donné des sommes dérisoires aux griots, j'ai même entendu 5000 F !!! Résultat : Macky Sall s'est retrouvé en ballottage avec seulement 82 députés !
Malgré cet échec cuisant, elle a exercé un chantage politique sur le Président pour l'obliger à faire d'elle la Présidente de l'Assemblée nationale. Le Président, déçu, a catégoriquement refusé, et vous connaissez la suite.
Si ce n'était pas la rescousse du député de Bokk Guiss Guiss Pape Diop, Macky Sall n'aurait pas de majorité pour gouverner et malgré cet échec à donner une majorité a votre predecesseur, l'opération de chantage politique envers ce dernier pour devenir Présidente de l'Assemblée nationale a fini par la jeter entre les main d'Ousmane SONKO et le parti PASTEF qu'elle a poignardé aujourd'hui pour diviser et mieux régner.
Monsieur le Président de la République, Mimi ne joue pas pour vous. Elle joue uniquement pour elle-même. La possibilité de revenir à la Primature ou d'autres opportunités qui s'offrent à elle dans cette affaire sont ses seules motivations.
Mimi ne voit que ses intérêts. Le reste lui est indifférent.
Monsieur le Président, qu'espérez-vous réellement d'Aminata Touré ? Quel bilan positif a-t-elle à présenter au Sénégal ?
Elle fut la pire Première Ministre et la pire Ministre de la Justice de notre pays, notamment durant l'épisode de la traque des biens mal acquis où elle affirmait qu'environ 200 milliards de FCFA imaginaires ont été recouvrés par l'État cependant, l'opacité a régné sur ces chiffres, qui ont été fortement contestés par des sources crédibles comme le Forum Civil.
De plus, un rapport de l'Inspection Générale d'État (IGE) de 2022 a épinglé sa gestion à la tête du CESE, révélant des dysfonctionnements financiers importants. Le rapport indique que 2,136 milliards de FCFA ont été budgétisés et dépensés de manière non conforme à la réglementation, avec des destinations inconnues.
Sur cette somme, 1,481 milliard de FCFA ont été retirés en liquide et remis directement à Aminata Touré sans décharge. Plus de 150 millions de FCFA auraient été dépensés pour des opérations de communication visant à promouvoir son image tout comme cette liste de 213 faux partis politiques dont l'écrasante majorité sont inconnus et par l'État et par les sénégalais.
Allez vérifier par vous-même combien de partis politiques légalement constitués figurent réellement dans cette liste. Est-ce qu'ils font-ils dix partis politiques ? Et quel est leurs poids électoral ?
En outre, de nombreux leaders ayant découvert avec stupéfaction qu'ils y étaient cités à leur insu et sans leur aval ont fait des communiqués de démentir:
À titre d'exemple, le parti politique M.J.R (And Ligguey Nguir Reew Mu Naat), le parti R.E.P.E.R.E.S (Responsabilité Éthique et Patriotisme pour l'Émergence et le Rayonnement du Sénégal), le Mouvement Seck Ndour sans frontières ainsi que d'autres mouvements dont les noms ont été écrits et cités dans le document des partis politiques qui composent Diomaye Président comme Madieye Mbodj et Mamadou Lamine Dianté qui ont tous écrit un démenti formel en exigeant que leurs noms soient rapidement retirés de cette liste confectionnée par Mimi Touré.
Finalement, soyez assuré que vous serez sa prochaine victime. Il n'est pas encore trop tard pour reculer, Monsieur le Président. Tout sauf Mimi !
Monsieur le Président de la République, je connais bien cette dame et à titre personnel, j'ai moi-même contribué à lui donner une certaine crédibilité en mobilisant une centaine de femmes leaders, "les Linguères du Président", au niveau national et international, derrière elle, à un moment où beaucoup refusaient le choix de Macky Sall porté sur elle. Elle manque d'honnêteté et de reconnaissance.
Voilà donc le genre de personne que vous avez choisi. Une opportuniste sans base politique réelle, dénuée d'honnêteté et de morale.
C'est pourquoi je vous recommande vivement de changer de cap et de personne.
Si votre ambition est de participer aux futures échéances électorales, non seulement vous ne gagnerez rien avec elle, mais elle vous trahira inéluctablement et vous serez très déçu.
Par contre et au vu de ces éléments troublants et par devoir de redevabilité envers le peuple sénégalais, la seule conclusion qui s'impose est qu'Aminata Touré démissionne immédiatement de toutes ses fonctions politiques et se mette à la disposition de la justice pour faire la lumière sur ces accusations, afin de vous mettre à l'aise, Monsieur le Président, et de préserver l'image de l'État et de la République.
Respectueusement,
*Maître* *Diaraf* *SOW*
Président national de l'Alliance Démocratique pour une Afrique Émergente/Joowléene
Kaffrine : Installation officielle de la coordinatrice du Centre d’Accueil Unique pour les victimes de VBG
La région de Kaffrine a procédé ce jeudi à l’installation officielle de Madame Ndeye Coumba Diagne Ba, nouvelle coordinatrice du Centre d’accueil unique pour la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG). La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur, des directeurs régionaux, des chefs de service, du partenaire Enabel ainsi que de nombreux invités.
Prenant la parole, Mme Diagne Ba a exprimé sa gratitude envers les autorités administratives, en particulier le gouverneur, pour la confiance placée en elle, "Je vous remercie pour la confiance placée en moi en me désignant comme coordinatrice du centre d’accueil unique".
Elle a tenu à rendre un vibrant hommage à Mme Tall Ndeye Sylla, directrice régionale de la Famille à Kaffrine, saluant son leadership, son engagement et sa disponibilité, qui ont fortement contribué à l’ouverture du centre.
La nouvelle coordinatrice a rappelé l’importance de ce centre nouvelle génération, conçu pour éviter aux victimes de VBG une "victimisation secondaire" liée à la multiplicité des démarches.
"Désormais, toute la chaîne de prise en charge est centralisée : soins médicaux, soutien psychologique et social, assistance juridique et réinsertion".
Elle a également souligné l’engagement personnel du gouverneur, qu’elle considère comme déterminant dans la mise en service rapide de cette infrastructure. Native de la région, Mme Diagne Ba a affirmé vouloir consacrer toute son énergie au bon fonctionnement du centre.
Intervenant à son tour, Abdoulaye Cissé, sociologue et expert en prévention et lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre à Enabel, a rappelé l’importance stratégique du centre de Kaffrine.
"Kaffrine est la première région à rendre opérationnel son centre d’accueil unique après Kaolack et Fatick. Il s’agit du premier centre de ce type au Sénégal en matière de prise en charge holistique des victimes de VBG". Il a précisé que l’accompagnement d’Enabel est déjà planifié, notamment grâce à un budget consacré exclusivement à ces structures. La priorité, selon lui, sera la vulgarisation du centre dans toute la région.
Avec ce centre fonctionnel, Kaffrine devient une région pionnière dans la lutte contre les violences basées sur le genre, en offrant un dispositif complet et intégré pour soutenir les victimes.
Les acteurs locaux et les partenaires techniques ont réaffirmé leur volonté commune d’assurer la réussite de cette phase pilote.
Mamadou Ndiaye
Lutte contre la pêche INN : Un symposium régional réunit les syndicalistes autour de la protection des ressources halieutiques Le Symposium régional ouest-africain sur la pêche illicite
Le Symposium régional ouest-africain sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), organisé par la Fédération Internationale des Ouvriers du Transport (ITF), a réuni à Dakar plusieurs acteurs institutionnels et syndicaux autour d’une même préoccupation : la protection des ressources halieutiques et des travailleurs de la mer. Intervenant à l’ouverture, Mamadou Goudiaby, directeur de cabinet du ministre de la Pêche, a rappelé que « la lutte contre la pêche INN constitue aujourd’hui l’un des enjeux majeurs du secteur ». Selon lui, « cette forme de pêche illégale continue de menacer la sécurité alimentaire, de provoquer une raréfaction des ressources et d’alimenter une concurrence déloyale qui pénalise lourdement les pêcheurs artisanaux ». Il a également souligné que « l’exploitation des travailleurs embarqués sur des navires opérant en dehors de tout cadre réglementaire demeure une réalité préoccupante en Afrique de l’Ouest ».
De son côté, Bayla Sow, secrétaire régional adjoint de l’ITF pour l’Afrique, a rappelé l’engagement constant de l’organisation en faveur d’une gouvernance transparente du secteur et d’une lutte active contre les pratiques frauduleuses. « L’ITF, qui représente aujourd’hui plus de 16,5 millions de travailleurs du transport dans le monde, intervient dans différents segments : transport routier, ferroviaire, maritime, portuaire, pêche industrielle, entre autres. Forte d’une expertise reconnue, la fédération bénéficie d’un statut d’observateur au sein de plusieurs institutions onusiennes comme l’OIT, l’OACI ou encore l’OMI » a-t-il dit. L’ITF a également profité du symposium pour rappeler la vision adoptée lors de son dernier congrès mondial tenu à Marseille. Face aux crises sanitaire, climatique et sociale, l’organisation plaide pour un nouveau pacte social fondé sur l’égalité, les droits fondamentaux, le progrès économique partagé et la paix. « Six revendications majeures structurent cette vision, dont la liberté syndicale et l’égalité entre femmes et hommes, migrants et nationaux. Cette dynamique s’accompagne d’un projet spécifique destiné à renforcer les syndicats africains, promouvoir le travail décent, encourager la ratification de conventions internationales comme la Convention 180, et mettre en avant la Déclaration du Centenaire de l’OIT ». Les participants ont également tenu à rendre hommage aux travailleurs de la mer, dont les conditions sont souvent précaires et marquées par des risques élevés. Ils ont rappelé la nécessité d’assurer la sécurité, une rémunération décente et une gestion durable des ressources halieutiques.
A côtés des défis des progrès ont été réalisés par le Sénégal en matière de gouvernance du secteur. Plusieurs intervenants ont salué la publication récente de la liste des licences de pêche pour les années 2024 et 2025, une réforme considérée comme une avancée majeure dans la transparence. « Pendant longtemps, l’opacité entourant l’attribution de ces licences avait été dénoncée comme un facteur favorisant la pêche illicite ». Cette nouvelle démarche, selon l’ITF, contribue à réduire les zones d’ombre, à restaurer la confiance des acteurs et à renforcer la capacité du pays à lutter efficacement contre la pêche INN.
