mercredi 10 juin 2026 | Login
La rédaction

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Le Mouvement des Femmes d’Actions (MFA) a exprimé sa satisfaction à la suite de la formation du second gouvernement du régime Pastef, saluant une équipe qu’il considère comme porteuse d’espoir et de renouveau pour le Sénégal.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, l’organisation a particulièrement mis en avant la volonté du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, d’accorder une place importante aux femmes dans les sphères de décision. Pour le MFA, cette orientation constitue une avancée significative en faveur de la représentation féminine et de la participation inclusive à la gouvernance publique.

Le mouvement a notamment félicité les nouvelles personnalités féminines appelées à exercer de hautes responsabilités au sein de l’État. Il s’agit de Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Djiréye Clotilde Coly, Amy Mara Dièye et Mame Coumba Diop, dont les nominations illustrent, selon l’organisation, une volonté affirmée de promouvoir davantage le leadership féminin au sommet de l’administration sénégalaise.

Au-delà des félicitations adressées aux nouveaux membres du gouvernement, le Mouvement des Femmes d’Actions les invite à travailler dans un esprit de cohésion, de responsabilité et d’inclusion afin de relever efficacement les défis qui les attendent. L’organisation souligne également l’importance de mettre en œuvre les orientations stratégiques du Référentiel Sénégal 2050 au bénéfice des populations.

Le MFA appelle par ailleurs le nouvel exécutif à privilégier des solutions concrètes, des résultats rapides et des réponses pragmatiques aux préoccupations quotidiennes des Sénégalais, notamment dans les domaines économiques et sociaux.

Enfin, le mouvement a rendu un hommage appuyé à Aminata Touré, Superviseure générale, saluant son leadership, son engagement constant et son patriotisme au service de la Nation.

Par cette déclaration, le Mouvement des Femmes d’Actions réaffirme son soutien à une gouvernance inclusive et son attachement à une participation accrue des femmes dans les instances de décision du pays.

Mamadou Touré 

 

 

L'un des enseignements majeurs qu'on peut tirer de la formation du nouveau gouvernement est que l'éthique politique est mise à rude épreuve. Il est indéniable qu'il n'est pas donné à n'importe qui de renoncer à des privilèges et autres sinécures. Mais est ce bien une raison valable pour se renier et ravaler son vomi pour un poste de responsabilité ministérielle dont l'acceptation devrait obéir à une ligne de conduite préalablement établie de façon consensuelle? 

C'est de ce point de vue qu'il faille, à haute et intelligible voix, s'incliner devant la posture de Monsieur Malick Gackou. Bien que n'ayant jamais bénéficié d'un poste de responsabilité ni de parrain encore moins de lobbies comme on en voit souvent, il est resté digne dans l'épreuve, si c'en est une, de la non figuration dans les centres de décision étatique en dépit de ses compétences avérées et de son expérience riche dans la conduite des affaires publiques.

 Manifestement Malick Gakou est en passe de devenir le dernier Mohican des hommes politiques vertueux dont la loyauté, la fidélité aux principes fondateurs de son groupe politique dirigé par Ousmane Sonko et directeurs de la gouvernance vertueuse n'ont jamais été prises à défaut. 

Pour les générations actuelles et futures en quête de repère pour une pratique politique saine arrimée à l'éthique, en voilà bien un nouveau type de politicien, de politique devrions-nous dire, qui demain une fois traduit devant le tribunal de l'histoire politique du Sénégal sortira victorieux du face à face avec le juge pour ne pas avoir sacrifié ses convictions politiques fortes et salvatrices sous l'autel des intérêts particuliers.

 Pour ceux qui ont trahi, ils inspirent beaucoup plus de la pitié que de l'envie pour cette raison simple mentionnée par François la Rochefoucauld: "On fait le plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir".

Abdoulaye Gueye 

Citoyen sénégalais

Dans le cadre d'une initiative transformative axée sur l'autonomisation des jeunes, le développement des talents et l'impact communautaire, QNET, une entreprise internationale de bien-être et de style de vie, et partenaire officiel de vente directe de Manchester City depuis une décennie, a organisé avec succès une clinique de football élite à Accra pour 25 jeunes footballeurs ghanéens prometteurs âgés de 7 à 11 ans.

Animée par des entraîneurs officiels de Manchester City du 21 au 24 mai 2026, la clinique de football a rassemblé de jeunes garçons et filles talentueux de différentes communautés à travers le Ghana au parc de l'école AIS, East Legon, pour une occasion unique de bénéficier d'un coaching de football de classe mondiale, de mentorat et de formation aux compétences de vie inspirés par l'un des principaux clubs de football au monde.

Pour de nombreux participants, l'expérience représentait plus que du football. C'était une occasion de rêver plus grand, de renforcer leur confiance et de croire qu'à travers le travail acharné, la discipline et la détermination, les jeunes Ghanéens peuvent atteindre leur plein potentiel tant sur le terrain qu'en dehors.

Le football occupe une place spéciale dans la culture et l'identité ghanéennes, inspirant des générations de jeunes à travers le pays. Grâce à cette initiative, QNET et le Manchester City Football Club visaient à contribuer de manière significative à l'avenir du développement des jeunes au Ghana en créant une plateforme inclusive où les enfants peuvent apprendre, grandir et s'épanouir, quelles que soient leurs origines.

Trevor Kuna, responsable du développement du réseau chez QNET, a déclaré : « Le football fait quelque chose que peu de choses peuvent faire — il transcende les langues, les origines et les circonstances et donne aux jeunes un langage commun d'ambition. Lorsque vous regardez ces enfants sur le terrain, vous voyez non seulement leur talent, mais aussi leur envie de grandir, de se prouver, d'être vus. Chez QNET, nous croyons que cette soif mérite d'être satisfaite par des opportunités, et c'est exactement de cela dont il s'agit dans cette clinique. »

La clinique s'est concentrée non seulement sur les compétences footballistiques et le développement tactique, mais également sur le travail d'équipe, le leadership, la discipline, la persévérance et la confiance en soi, des valeurs essentielles tant dans le sport que dans la vie.

Cherif Abdoulaye, directeur général régional adjoint de QNET pour l'Afrique subsaharienne, a déclaré : « Lorsque QNET a lancé cette initiative au Nigeria en 2023, nous avons vu de première main ce qui se passe lorsque les jeunes ont accès à un coaching de classe mondiale dans leurs propres communautés — cela change quelque chose dans la façon dont ils se voient et ce qu'ils croient possible. Apporter cela au Ghana semblait être la prochaine étape naturelle. Le Ghana a une culture du football ancrée et une nouvelle génération prête à la faire avancer. Nous sommes fiers que QNET et Manchester City puissent faire partie de cette histoire. »

Philipa Harrison, responsable du marketing des partenariats pour la région MENA du City Football Group, a déclaré : « Au cours des derniers jours, nous avons été témoin d'une passion, d'une énergie et d'un engagement énormes de la part de ces jeunes joueurs. Cette clinique de football vise à aider les jeunes à développer leurs capacités, à profiter du jeu et à croire en ce qu'ils peuvent accomplir à l'avenir. Nous sommes fiers de nous associer à QNET pour offrir cette expérience aux jeunes joueurs du Ghana. »

Depuis plus de 10 ans, QNET est le partenaire officiel de vente directe du Manchester City Football Club. QNET a également entretenu un partenariat de longue date avec la Confédération Africaine de Football (CAF), soutenant les grandes compétitions interclubs africaines, y compris la Ligue des champions CAF TotalEnergies et la Coupe de la Confédération CAF.

Ces partenariats reflètent l'engagement plus large de QNET envers l'autonomisation des jeunes, l'engagement communautaire et le développement des sports à travers l'Afrique.

Au-delà de ses initiatives sportives et communautaires, QNET continue de promouvoir des pratiques commerciales éthiques, la transparence et l'éducation du public dans ses marchés tout en travaillant en étroite collaboration avec les parties prenantes et les autorités pour lutter contre l'utilisation abusive de sa marque par des individus non autorisés.

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, kaspersky tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des arnaques en ligne ciblant les supporters de football à travers le monde. Dans un rapport publié le 28 mai, l’entreprise de cybersécurité révèle avoir détecté plusieurs campagnes frauduleuses exploitant l’engouement autour de la compétition, allant de faux sites de billetterie à des courriels promettant de prétendus dons de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Selon les experts de Kaspersky, des sites de phishing imitant les plateformes officielles de la Coupe du Monde circulent déjà sur internet. Ces faux portails proposent notamment la vente de billets pour les rencontres du tournoi, avec des paiements acceptés dans plusieurs devises. Les utilisateurs sont invités à suivre différentes étapes d’inscription avant de transmettre leurs coordonnées bancaires et informations personnelles.

Une fois les données saisies, les victimes risquent non seulement de perdre l’argent débité sur leur carte bancaire, mais également de voir leurs informations sensibles récupérées par des cybercriminels. Pour renforcer leur crédibilité, les fraudeurs reproduisent les codes visuels du tournoi 2026 et proposent divers moyens de contact, notamment via des messageries instantanées.

Le rapport fait également état de faux sites marchands spécialisés dans la vente de prétendus produits dérivés officiels liés à la compétition. T-shirts, peluches et souvenirs à l’effigie de la mascotte du tournoi y sont proposés à des prix cassés afin d’attirer les acheteurs. Certains affichent même des labels trompeurs tels que « Boutique de confiance » pour rassurer les internautes avant de leur soutirer leurs données bancaires.

Autre menace signalée par Kaspersky : les campagnes massives d’e-mails frauduleux. Ces messages, rédigés dans un ton officiel et convaincant, invitent les destinataires à cliquer sur des liens malveillants ou à contacter de prétendus organisateurs. Dans certains cas, des supporters ont reçu des messages annonçant un supposé don de 500 000 dollars destiné à financer billets, transport et hébergement pour assister au tournoi.

《 Les grands événements sportifs attirant une audience mondiale constituent toujours une cible privilégiée pour les escrocs. Des messages apparemment anodins peuvent dissimuler des liens dangereux ou des pièces jointes malveillantes susceptibles de compromettre les appareils des utilisateurs 》, avertit Anna Lazaricheva, analyste senior spécialisée dans le spam chez Kaspersky.

Face à cette recrudescence des cybermenaces, l’entreprise recommande aux internautes de redoubler de vigilance. Elle appelle notamment à vérifier systématiquement l’authenticité des sites consultés, à privilégier exclusivement les plateformes officielles de billetterie, à examiner attentivement les adresses URL et à activer l’authentification multifacteur sur les comptes sensibles.

Kaspersky conseille également de ne jamais cliquer sur un lien reçu par e-mail sans avoir vérifié l’identité de l’expéditeur, d’utiliser une solution de sécurité performante et de surveiller régulièrement ses relevés bancaires, afin de détecter toute activité suspecte.

À quelques semaines du coup d’envoi de la compétition, le message est clair : pour vivre pleinement la passion du football, les supporters devront aussi jouer la carte de la prudence numérique.

Le Président du Grand Mouvement pour le Développement du Sénégal (GMDS), Serigne Momar Sokhna est très remonté contre Cheikh Bara Ndiaye.

Réagissant sur l’affaire du député de Pastef, qui a échappé hier mardi à une arrestation, Serigne Momar Sokhna tire sur lui, estimant que c’est « un manipulateur ». Il demande aux autorités d’arrêter Cheikh Bara Ndiaye.

« Le député Cheikh Bara Ndiaye est dans la manipulation. Il fait des accusations très graves à des honnêtes citoyens. Et tout ce qu’il dit il s’est que ce n’est pas vrai. Il le fait juste pour chercher un nom. Il veut coûte que coûte être célèbre. C’est malheureux d’avoir un député qui agit ainsi », a déclaré Serigne Momar Sokhna.

Selon l’homme politique de Latmingué, ce qu’on reproche au député de Pastef rentre dans le cadre de flagrant délit. « Je ne suis pas de Pastef ni de Diomaye Président. Je ne connais pas Cheikh Diba. Mais, en tant qu’homme politique, on doit défendre la République. Et ce monsieur est un habitué des faits. Il accuse tout le monde sans aucune preuve ni de base légale », regrette Serigne Momar Sokhna, par ailleurs opérateur économique.

 

Pour clore, il demande aux autorités judiciaires de corriger Cheikh Bara Ndiaye. 

Le président du GMDS,

Serigne Momar Sokhna

À l’approche des périodes de forte affluence comme la Tabaski et les grands pèlerinages, la société Dakar Dem Dikk (DDD) organise des convois spéciaux de bus vers l’intérieur du pays.

Le top départ est donné ce mardi à Colobane par Thierno Seydou Diop, Secrétaire général de DDD. Selon lui,«ces convois sont mis en place chaque année pour répondre à la forte demande et assurer un transport sécurisé aux populations qui rejoignent leurs familles.L’objectif est d’éviter la surcharge et la spéculation dans les gares routières durant ces périodes».

Pour ces opérations, l’embarquement se fait généralement à la gare de Colobane ou à l’Arène Nationale de Pikine. Ces deux sites ont été retenus pour leur capacité d’accueil et leur accessibilité, permettant d’organiser des départs groupés dans de bonnes conditions.

Thierno Seydou Diop précise que «les tarifs restent subventionnés et les horaires seront communiqués 72h avant sur les canaux officiels de la société».Il invite les usagers à se rapprocher des points d’information DDD pour éviter les intermédiaires.

Contactée,la direction de DDD assure que toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité et la régularité des convois.

Par Alioune Ndiaye

 

 

 

 

 

Dakar, le 25 mai 2026

Le Nouveau Centre exprime sa profonde indignation face aux manœuvres politiques et institutionnelles actuellement en cours au sommet de l’État et qui constituent une menace grave pour la stabilité de notre démocratie et le respect de nos institutions républicaines.

Le limogeage du Premier ministre, suivi de la démission précipitée du Président de l’Assemblée nationale puis de la réintégration express d’Ousmane Sonko comme député, dans des conditions fortement contestées, traduisent une volonté manifeste de passage en force institutionnel visant à préparer une captation progressive des principaux leviers de l’État.

Le Nouveau Centre considère que cette démarche constitue une véritable forfaiture politique et institutionnelle.

Les Sénégalais ne peuvent accepter que les institutions de la République soient transformées en instruments de conquête personnelle du pouvoir au mépris des principes démocratiques, de l’esprit de la Constitution et de la stabilité nationale.

Pendant que le peuple souffre.

le pouvoir semble davantage préoccupé par des stratégies de contrôle politique et des repositionnements institutionnels.

Le plus grave est que cette situation intervient dans un contexte régional et international extrêmement dangereux :

tensions autour des États de l’AES ;

cybermenaces croissantes ;

risques géopolitiques mondiaux liés à la guerre autour de l’Iran ;

et fortes incertitudes économiques internationales.

Dans ce contexte explosif, le Sénégal a besoin de stabilité, d’unité et d’institutions fortes, et non de passages en force susceptibles d’ouvrir une crise politique majeure.

Le Nouveau Centre appelle solennellement le peuple sénégalais à la vigilance citoyenne, à la mobilisation républicaine et à la défense pacifique des institutions de la République.

Nous appelons :

les forces vives de la Nation ; 

les démocrates ;

les organisations citoyennes ;

la société civile ;

les intellectuels ;

les jeunes ;

ainsi que tous les patriotes attachés à l’État de droit, à se mobiliser pacifiquement et démocratiquement afin d’empêcher toute tentative de confiscation des institutions et toute forfaiture à l’Assemblée nationale.

Le Sénégal appartient au peuple sénégalais et non à un clan politique ou à des ambitions individuelles.

Nous demandons au Président de la République, garant de la Constitution, de prendre ses responsabilités historiques afin d’éviter à notre pays une crise institutionnelle grave aux conséquences imprévisibles.

Le Nouveau Centre rappelle que la démocratie sénégalaise s’est construite sur :

le respect des institutions ;

l’équilibre des pouvoirs ;

le dialogue ;

et le refus du passage en force.

Aucun projet politique ne mérite que l’on fragilise la République.

Le Sénégal doit rester une Nation de droit, de stabilité et de démocratie.

Face aux dérives, le silence n’est plus une option.

Vive la République.

Vive le Sénégal.

Le Nouveau Centre du Sénégal

Le président du parti Sunu Natangué Réew, Maïssa Damel Fall, est sorti de son silence pour interpeller le président de la République Bassirou Diomaye Faye sur la situation politique du Sénégal et les tensions présumées avec son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration au ton ferme, il a également appelé le peuple sénégalais à se mobiliser pour défendre les institutions républicaines, notamment à travers une présence à l’Assemblée nationale.

Dans son intervention, Maïssa Damel Fall a rappelé les positions défendues par son parti depuis sa création, affirmant que toute personne aspirant à diriger le Sénégal doit porter le pays « dans ses tripes, dans ses veines et jusque dans les replis de son cœur ». Selon lui, les deux premières années du régime actuel ont été marquées par des pertes de temps et un manque de hauteur dans l’exercice du pouvoir.

Le leader politique estime que le président Bassirou Diomaye Faye doit désormais démontrer qu’il « habite pleinement sa fonction » en tant que garant des institutions et de la stabilité nationale. Il considère que la rupture avec son ancien Premier ministre ne peut se limiter à un simple limogeage, mais doit se traduire par une gestion responsable des tensions politiques qui, selon lui, menacent l’équilibre du pays.

Revenant sur une déclaration faite le 20 juillet 2025, Maïssa Damel Fall affirme avoir interpellé les autorités après des informations faisant état de groupes qui chercheraient à acquérir des armes. Il appelle ainsi l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la sécurité nationale et empêcher toute tentative de déstabilisation.

Faisant référence à la crise politique de 1962 au Sénégal, il met en garde contre un retour aux divisions du passé, estimant que le Sénégal doit au contraire poursuivre le renforcement de sa démocratie.

Dans son adresse au peuple sénégalais, le président de Sunu Natangué Réew a insisté sur le rôle des citoyens dans la préservation des institutions. Il a invité les Sénégalais à manifester leur soutien à la République et à défendre les valeurs communes du pays, notamment à travers une mobilisation autour de l’Assemblée nationale.

« Être Sénégalais, ce n’est pas simplement une carte d’identité. Être Sénégalais, c’est un comportement et une détermination à défendre la République », a-t-il déclaré.

Maïssa Damel Fall a également critiqué le parti Pastef, qu’il accuse de manipulation politique. Revenant sur ses anciennes déclarations, il affirme avoir qualifié autrefois Ousmane Sonko de « Premier ministre président » puis de « Premier ministre opposant », dénonçant ce qu’il considère comme une confusion entretenue dans l’opinion publique.

Tout en estimant que le peuple sénégalais « n’est pas dupe », il avertit que toute tentative de manipulation politique pourrait être sanctionnée dans les urnes lors de l’élection présidentielle de 2029.

Une sortie qui relance le débat politique car cette prise de parole intervient dans un contexte politique marqué par des interrogations sur les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien chef du gouvernement, ainsi que sur l’évolution du climat politique au Sénégal. Les prochains mois pourraient ainsi être déterminants pour la stabilité institutionnelle et l’avenir du débat démocratique dans le pays.

M. Touré 

Lors d’une conférence de presse tenue ce week-end à Dakar, les députés du groupe parlementaire Tacku Wallu Sénégal ont vivement dénoncé ce qu’ils qualifient de « grave dérive institutionnelle » à l’Assemblée nationale. Face aux journalistes, les responsables du groupe d’opposition ont accusé la majorité parlementaire de vouloir imposer, dans « la précipitation », le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, en violation du règlement intérieur et de la Constitution.

Prenant la parole au nom du groupe parlementaire, les responsables de Tacku Wallu ont présenté cette sortie médiatique comme « un exercice républicain d’alerte » destiné à informer les Sénégalais sur ce qu’ils considèrent comme une menace contre les institutions. Selon eux, les événements récents à l’Assemblée nationale pourraient « jeter le trouble dans le pays » si le processus engagé n’est pas stoppé immédiatement.

Les députés de l’opposition ont notamment contesté la démission de Malick Ndiaye de son poste de président de l’Assemblée nationale. D’après eux, cette démission n’a pas respecté les procédures prévues par le règlement intérieur de l’institution. Ils soutiennent que seule une constatation officielle du bureau suivie d’une information de l’Assemblée plénière pouvait valider une telle décision.

Mais le principal point de friction demeure la situation parlementaire du Premier ministre Ousmane Sonko. Les députés de Tacku Wallu estiment que la Constitution sénégalaise interdit à un membre du gouvernement d’exercer simultanément un mandat parlementaire. Ils rappellent qu’au moment de son élection comme député lors des législatives de 2024, Ousmane Sonko occupait déjà les fonctions de Premier ministre.

Selon leur interprétation des articles 54 de la Constitution et 123 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement aurait implicitement renoncé à son mandat de député en choisissant de rester à la Primature après les élections. « Un député devenu membre du gouvernement est considéré comme démissionnaire de son mandat parlementaire s’il ne fait pas de choix dans les délais prévus », ont-ils insisté.

Les responsables de l’opposition jugent ainsi « illégal » tout retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Ils dénoncent également une « manœuvre politique » menée dans l’urgence, après des convocations transmises par WhatsApp aux membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Dans un ton grave, les députés de Tacku Wallu ont lancé un appel solennel au président de la République Bassirou Diomaye Faye. Ils lui demandent de saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur la légalité du retour d’Ousmane Sonko au Parlement. Pour eux, le chef de l’État doit jouer pleinement son rôle de garant des institutions et éviter ce qu’ils qualifient de « coup de force institutionnel ».

« Le Sénégal a toujours été un État de droit respecté pour la solidité de ses institutions. Nous refusons qu’une situation politique personnelle fragilise l’Assemblée nationale », ont conclu les députés de Tacku Wallu Sénégal, appelant à la préservation de l’équilibre institutionnel du pays.

Mamadou Touré 

Sabou Capital, société d’investissement à impact basée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, vient d’annoncer une entrée remarquée dans le cercle des gestionnaires soutenus par le Mastercard Foundation Africa Growth Fund. Ce fonds de 200 millions de dollars vise à promouvoir une croissance inclusive en accompagnant des véhicules d’investissement détenus et dirigés par des Africains à travers le continent.

Selon le communiqué de presse diffusé la semaine dernière, ce partenariat s’attaque au déficit de financement qui pénalise nombre de PME à fort potentiel, notamment celles implantées dans des villes secondaires et des régions souvent négligées par les circuits d’investissement classiques. Ces entreprises, actives dans des secteurs cruciaux tels que l’agriculture, la santé, la logistique, la fintech et les technologies climatiques, génèrent pourtant des revenus solides et créent des emplois, mais continuent de se heurter à un manque de solutions financières adaptées.

Sabou Capital propose des financements flexibles – de 300 000 à 2 millions de dollars – et un accompagnement sur-mesure dans quatre pays : Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal et Nigeria. Son ambition : contribuer à la création de quelque 4 200 emplois directs et 50 000 emplois indirects, tout en mettant un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et des jeunes. L’objectif est de finaliser la levée de fonds au troisième trimestre 2027.

Au-delà de l’apport en capital, Sabou Capital œuvre à réduire les obstacles structurels auxquels sont confrontées les PME, en renforçant leur préparation à l’investissement : amélioration des rapports financiers, de la gouvernance, de la documentation, puis suivi post-investissement axé sur la croissance opérationnelle et la résilience climatique.

« Nous ciblons les villes secondaires et les régions que les financements traditionnels contournent », explique Surayyah Ahmad, associée de Sabou Capital. « Beaucoup de ces entreprises sont prêtes à recevoir des investissements : les revenus sont là, le modèle fonctionne et le marché est réel. Pourtant, elles sont exclues parce qu’elles ne disposent pas des infrastructures de préparation exigées par les investisseurs conventionnels. »

Christian Amouo, également associé de Sabou Capital, abonde : « Ce que nous constatons sur le terrain, ce n’est pas un manque d’entreprises viables, mais un décalage entre la structure des financements disponibles et la réalité de développement de ces entreprises. Notre mission est justement de combler ce fossé, afin de leur permettre d’avancer avec des modalités en phase avec leurs besoins. »

En offrant des solutions de financement adaptées, Sabou Capital entend ainsi ouvrir la voie à une nouvelle génération de PME africaines et soutenir l’essor économique de régions trop longtemps restées en marge des grands circuits d’investissement.

Moctar Sissoko

CMU
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